AME
point de dents au palais; queue ronde garnie, ainsi que le ventre, d écailles carrées ; ils habitent l'Amérique, et ressemblent à nos lézards, dont ils ont les mœurs et les habitudes. Parmi les espèces, on peut citer le Teijns ameiori, Spix, long de 0'",3'>, vert, le dos plus ou moins piqueté et tacheté de noir; le 7". n/nni'.mt, de Merrem, de même taille, bleuâtre, à taches rondes, blanches sous les flancs.
AMÉLIE-LES-BMNS (Médecine). — Village et bains à 3 kilomètres d'Arles (Pyrénées-Orientales) et .32 de Perpignan. Il y existe de nombreuses sources thermales sulfureuses, dont la température varie de 4i) à «4° cent., et la sulfuration de O8',0isà W','n\. Employées contre les dartres, les rhumatismes, les scrofules, etc. Pour le. maladies de poitrine, on respire le gaz sulfureux dans des appartements spéciaux. Le gouvernement y a créé un établissement permanent pour les militaire-.
AMELLE (Botanique), .•!///£//«', Cass. Virgile a mentionné sous ce nom une belle plante qui croissait sur les bords du fleuve Melln. — Genre de la famille des Comiviséet. Il comprend des herlies ou des arbrisseaux du Cap à feuilles inférieures opposées, à feuilles supérieures alternes, à fleurs ordinairement bleues. V ImeUc-œil-iJu C/irîxf, rentre dans le genre Asler, sous le nom de As(er amelhti. Lin.
AMÉN.VGEMEiNT (Sylviculture). — On appelle ainsi cette panie de l'explo.tation des bois qui consiste à diviser une propriété boisée en parties égales, destiuées i être mises en coupe à des époques déterminées et régulières. Plusieurs raisons s'opposent à cequ'une grande propriété en forêt soit exploitée d'un seul coup, surtout si elle est d'une étendue considérable ; car, outre l'inconvénient d'être obligé de vendre à plus vil prix une tro]i grande masse de buis, il y a encore celui de ne pas avoir à compter sur des revenus annuels. Il est donc d'une bonne administration de diviser les bois en autant de parties qu'on voudra, pour que les produits soi jnt plus avaniageux à la vente; ainsi U), l.S, V5 parts, de telle façon que tous les lu, là ou V5 ans, les mêmes porlioi.s soi 'Ut remises en coupe périodiquement; c'est ce qu'on appelle mné/iayer une forêt. Voir, pour plus de détails, Maison riuliijiie du XIX' iiéc/e, de la Librairie agricole, t. IV; — Enci/clopédie de t'oyriculture, F. Didot, lt'69, t. I ■'', article Amén.\gement.
AMENDEMENT (Agriculture). — On appelle ainsi toute opération qui consiste £l introduire dans le sol arable des éléments qui ont pour effet d'en modifier plus particulièrement la nature physique dans le but déterminé de l'accroisiemeut des produits agricoles: il ne sera pas question ici des enqruis (voyez ce mot), dont le rûle est plutôt destiné à modifier la nature chimique du sol. L'agriculteur doit considérer la nature physique de ses terres sous deux points de vue princiiiaux : 1" leur degré de cohésion; ï" leur degré de sécheresse ou d'humidité. Dans le premier cas, si le sol est serré, compacte, argileux, il faudra le diviser en y incorporant du sable, des pierres concass,/es, les débris provenant de la réduction des métaux dans les forges, connus sous le nom de luttien, des schistes, des marnes calcaires ou siliceuses, etc. Si, au < ontraire, on a alTairo à une terre sablonneuse, friable, li'gère, on la modifiera au moyen de l'argile naturelle ou calcinée, des marnes argileuses, etc. Les terres pour être fertiles ont besoin d'un certain degré d'humidité, en rapport toujours avec la nature des plantes qui doivent y végéter; mais, poussée au delà de certaines limites, cette humidité devient nuisible : on y remédie au inoy™ des fossés, des empierrements, des labouragi"» en bilions, et surtout du dmirKh/e : le in/m'ilar/e, les labourages profonds ont aussi leur degi é d'utilité. La chaux est un de ces am-ndeuieiits plu ^icocliiioiques dont l'i-inploi demande la cinnuiss.i.Ki' de la coiiiposiiiuu intime du sol ; ainsi il peut convenir aiusi bien dans certaines terrés arjxileiiM's que dans d'autres composées de débris gcbisieux. gram'iic|u(S, siibloniioux, etc. (voyez Encrais, Diiviwi.r, l\l.\iiN\<;n, Anr.ii.K).
A.ME.N TAtiEICS (liolanii|uel, de amenlioii, lien, corde, toute cho-ealloiigée. — Famille de plantes Di'Oh/lcdoties a/iiHn'es établie par de Jussicu, et correspondant aujourd'hui aux familles des Cupulifcres cl dos Iw'Iii/ucl'cx, généraleuiein adopliios par les botanistes modernes (voyez Bi:tii.im';i:» et (iurULiriaiiis). M. Brongniart désigne sou» le nom d'.\iniMilaeées sa soixanto--i\ièoio classe caraclériséo pardeslleuis diclines, à calire imparfait, souvent adhérent à l'ovaire, corolle nulle, nu pi^iil ;\ .', .; ou i: carpelle.», surmonti de J, i ou u stigmates. Les ovules sont solitaires ou gi'minés; W fruit est liKléliisc'ol, mono-
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sperme; les graines sont di^pourvuos d'ulbiiniei), et présentent un embryon oïdinairement à radicnlc in ériciire. Cette classe comprend les familles des Jui/InnUéei, Sa/icitiéeSy Q lercinée.^. Ht^iuhnéfs, Mj/r/Cfe-^t Cn^unrinép^ (voyez CCS mots) ; on y trouve les grands et beaux arbres ((ni font la richesse de nos forûts. G — s.
AMliR (Anatomie). — On désigne ainsi quelquefois la M'sicule du fiel du bœuf, du cochon, etc.
AMIiRS (Matière médicale . — On donne ce nom, en médecine, à un grand nombre de substances végétales caractérisées par une amertume plus ou moins considérahle; les plantes qui présentent cette propriété appartiennent principalement aux familles des Gentianées, ilis Polygonées, des Rubiacées, d s Eupliorbiacées, mais |)lus particulièrement à celles des Labii'es et des Composées. Tous les amers doivent être rangés dans la médication tonique ; cependant on peut les distinguer de la manière suivante; r les /oniquen proprement dits comme la gentiane, le trèfle d'eau, la petite centaurée, le quassia, le columbo, le quinquina à petite dose : W les ttomiic/nqii-s, la camomille, l'absinthe, la gerniandrée, l'écorce d'orange, la cascarille; 3" les f/e/iwrad/ç, la fumeterre, la pensée sauvage, l'hysope, la menthe; 4" les fëlinfiige'-, l'écorce dequinquijia, celles de cliéne, de saule, de marronnier d'Inde; 5" les;"//'(/«'(/"v, la rhubarbe, l'aloès, la scammonée. la gomme-gutte, etc. Les substances amères doivent cette propriété tantôti un principevola;il OTomatique, une huile essemielle, comme di\ns l'écorce d'orange tantôt à un principe le plus souvent gommorésincux intérieurement uni à un extractif féculent comme dans le fruit du marronnier d'Inde. On désigne sous le nom A'e.spères «)//è' ev, <in mélange par parties égales de sommités fleuries d'absinthe, de petite centaurée et de feuilles séchées de gerniandrée.
AMÉTHYSTE (Minéralogie), n»ief/iiiftps, en grec. — Variété de quartz hyalin, coloré en violet par de l'oxyde lie manganèse, probablement à l'état de silicate. Cette coloration n'est pas uniforme dans toute la masse, et le cristal ainsi coloré semble formé de lamelles perpendiculaires à l'axe, de quartz et d'ométbyste. Cette substance diffère en outre du quartz hyalin ordinaire en ce qu'elle est dépourvue de la polarisation rotatoire. L'améthyste taillée est eniployée comme parure (vojez Quartz).
Améthvste oniENTAiR. — Voycz ConisDON.
AMÉTHVSTÉli (Botanique), A'nei/n/.-te'i, Lin., ainsi nommée à cause de la couleur de ses fleure qui rappelle la pierre précieuse connue sous le nom d'améthyste. — Genre de plantes de la famille des Lahiee-., tribu des Ajugoï'/ëei. VA. hlpue {A. rœi-uliii. Lin.) est une jolie petite plante annuelle présentant une teinte bleuâtre dans toutes ses parties. Ses corolles dépassent ^u les calices qui sont colorés aussi. Cette espèce est originaire des monts Altaï ; ses fleurs répandent une odeur suave ; on la cultive dans nos jardins. Caractères du genre : corolle à tube glabre Intérieui-ement, plus court que le calice, à 6 dents égales, limbe découpé en 5 lohes dont un, l'inférieur, plus grand; V étamines fertiles faisant saillie à la surface antéiieuro de la corolle; anthères i 2 loges divariqnées. G — s.
AMEUBLI SSliMENT (Agriculture*. — On ameublit une terre par des labours fréquents, plus ou moins profonds, et dont l'effet est de mi'ttre toutes ses particules en rapport avec les éléments ambinnts, la lumière, le calorique, l'air atmosphérique, l'humidité, la pluie, la neige, etc., et c'est lorstiu'elle a été modifiée par toutes ces influences qu'elle est apte à recevoir les •fm/v. Les amendements divers dont il a été parlé ont aussi une grande part dans rameublissemcnt des terres. Il ne faudrait pourtant pas pousser trop loin ce degré do friabilité, de légèrclé : d'abord le sol trop perméable se dessécherait plus facilement; d'autre part, les plantis pourraient avoir h. souffrir de cette division extrême de la terre, et la ;;ermin;Uion s'y développer irrégulièreini^nl.
AMIANTE, AsiiKSTE Minéraliigie). — Voyez Aspeste.
AMIDES ;(;iiiniie). — Il en existe deux groupes : les uns neutres, les autres acides.
1° Aiiiiiles nimtnts. — Groupe de corps qui dérivenl d'un sel ammnuiacid neutre, par la perte de u équivalents d'eau. Le type de celte famille est l'oxamide découverte par M. Uumas en calcinant l'oxalate neutre d'ammoniaque.
AzIf.IIO/ 50^ — 2II0 = r.so^.Azii-'.
Les amides s'obtii'iiiieni d'une inanirri' plus commode
AMI
en décomposant les éthers composés par l'ammoniiique en dissolution dans. l'eau; ainsi l'étlier acétiipie, en réagissant sur l'ammoniaque, donne de l'alcool et de l'acétamide
C'H50,C'*H'0' -1- AzH' = C*H602 -|- C'H'Oî kiW-.
Alcool. Acetijinule.
si bien que chaque éther composé a toujours une aniide qui lui correspond.
Par une action hydratante prolongée, le contact avec l'eau bouillante, p;ir exemple, les amides prennent ".' équivalents d'eau pour reconstituer le sel ammoniacal duquel elles semblent dériver. Ces amides qu'on nomme neutres se comportent cependant quelquefois comme des bases faibles; le caractère commun qui les dis.'ingue des étliere, c'est de dégager de l'azote au contact de l'acide azoteux en reproduisant l'acide du sel qui lésa produits.
2" Aiiiule^ iicii/ew — On a donné le nom d'amidcs acides on d'acides amides aux corps qui résultent du dédoublement des sels anmioniacaux acides sous l'influence de la chaleur. L'acide oxamique découvert par M. Balard a été obienu par la distillation du bioxalate d'ammoniaque.
Azns.s.r.îo^iio; =îno -i- r.'.ii\wo«
.\cide oxaniitiue.
A leur tour, les amides acides peuvent reprendre leurs .' équivalents d'eau pour régénérer le sel acide d'amraoni;i(iue.
Aucune amide n'a encore d'usage pratique, l'importance de ces corps est surtout théorique; Gerhardi les fait dériver de l'amnioniaque par la substitution à l'un des équivalents d'hydrogène d'un radical variant d'une aniide à l'autre.
Az ) H
Traités par des agents de déshydratation, les amides abandonnent v équivalents d'eau et engendrent de nouveaux corps, les uilriles,
r.Mfoî.Azii! = 2H0 + c-m \z
Arelamiilc. Acéto-iiilrile
Les nitriles sont aux amides ce que ces dernières étaient par rapport aux sels ammoniacaux neutres ; ce rapprochement est fondé, car, sous l'influence des alcalis, les nitriles s'assimilent 4 éipiivalents d'eau et font reparaître le sel ammoniacal neutre.
A leur tour, les acides amides peuvent abandonner 2 équiv:deiits d'eau et engendrent les imides. On peut donc avec les sels ammoniacaux obtenir deux séries parallèles :
Selsn
al aciile.
Dans chaque série chaque ternie diffère du précédent par 2 équivalents d'eau eu moins. B.
AMIDOGÈNE (AzH^. — Composé hypothétique d'azole et d'hydrogène dérivant de rammonia(|ue AzII'. Ce composé n'a jamais été isolé, mais on retrouverait ses éléments dans les «//!«/«/« et les aiindes {voyez ces mots).
AMIDON (Chimie) (Cai "O »). — Corps neutre se développant comme un produit organisé, dans les cellules des plantes et parliculièrement dans le périspcrme de certaines grtines, dans quelques tubercules et bulbes. On ré.scrve plus particulièrement le nom d'iin'i'ldii ;'i la matière iiiiniliicce des graines de Graminées, de céréal' s, de I.i'gnmini'usis, et on appelle fécule celle qui existe dans les iiilieiciiles,conimela / onunei/e len-c, l'ù/z/ame, la/)«- Irtlr: dans les bulbes du rulcluqur, de Yuirhis-moriii^&JMn la racine de la liri/nnc, dans la tige du )<iitii>iei: L'amidon est constitué par des granules b'ancs, distincts, arrondis, fornii's de couches concentriques, aboutissant loulcs en un inèn;e point placé à lu iiérijibéiie du granule et qu'on
AMI
nomme le )iil': C'est ))ai- ce point que le grain d'amidon adliùie à la paroi de la cellule qui lui a donné naissance; c'est par là qu'il reçoit les sucs nourriciers qui l'accroissent. La structure pai- couclies est rendue sensible quand on écrase le grain d'amidon entre deux corps dure, les deux lames de verre du porte-objet du microscope, par exemple. Les grains d'amidon sent en général trés-petils. il faut pour les distinguer recourir à la loupe ou au microscope; leur diamfctre est variable avec leur origine. Tandis que l'amidon du blé a un diamètre de 0'""',l'jù environ, celui do la pomme de terj-e est
Oe i.""",lil)
du sagou (I ,070
des pois 0 ,050
des lentilles 0 ,0(;7
des liaricots 0 ,0.3(1
des graines de cheuopndium quinoa. . . 0 ,002
L'amidon, qui est insoluble d:'ns l'eau froide, au contact de l'eau chaude se convertit eu e/npoix. La transformation commence entre 50 et (ii'" ; l'épaississement de la matière ;uigmcntc ensuite jusqu'à 100". Il est dû à l'bydralation et surtout au gonflement des couches qui forment II' grain d'amidon. Aussi, par un froid convenable, ces couches se contractent-elles et l'empois se trouve à peu près détruit. A ÏOO" , l'amidon sec éprouve une modification isomérique, il devient soluble et est converti en ilexiiiiie. Sous l'influence des acides étendus, tels <t<ic l'acide sulfurique et l'acide chlorliydriiiue, il passe d'abord à l'état de dextrine C'-H'^O'", puisa celui de glucose C'-H'O". L'acide acétique est le seiil acide soluble qui ne produise aucune action ; l'acide azotique concentré dissout l'amidon et le transforme en ay/oj'/z/c. Sous l'influence de la riiiislase, l'amidon est converti en Sucre; cette dernière transformation se produit spontanément dans les graines des céréales au moment de la germination. — Les caractères distinctifs de l'amidon sont : l» d'être précipité en blanc, quand il ist dissous dans l'eau bouillante par l'acétate de plomb ammoniacal; le piécipité a pour formule (PbO)-Ci-ir'O'; "J" de former avec l'iode un composé bleu, soluble dans l'eau et qu'on nomme iodure d'amidon; ce composé se décoloie vers 70" pour reprendre ensuite sa couleur en refroidissant : l'iode est pour l'amidon un réactif d'une trèslii-andc sensibilité; 3" d'être précipité de sa dis^olution par l'acide tannique. — L'amidon de blé s'extrait par deux procédés : Dans le premier, la farine de blé mélangée à une assez forte propo, tion d'eau est soumise à l'influence d'un ferment, les eaux sure' obtenues dans une opération antérieure. Une fermentation lente se développe, à la faveur de laquelle le gluten que contenait la lariiii' devient soluble; l'amidon inaltéré peut être ;Uors faeileuient isolé à l'aide de lavages suflisamment répétés. Dans la seconde méthode, la farine est malaxée d'une manière continue au contact d'un filet d'i au qui entraine les grains d'amidon et laisse le gluten de nature visqueuse. L'amidon tombe dans un vase plein d'eau et se dépose au fond, en vertu de sa plus grande densité. Dans les deux ras, la couche d'amidon ramollie est divisée en frugmenls '^t étrnultc'-c; on la lait ensuite sécher «u contact de l'air et liiiali':ii''iii ihins un four à airchaud. Le-s fragments d'amidon, 'n n.' ^.-i Ii;uii, éprouvent un re Irait qui amène un feiidillrmeiit assrz régulier dans leur masse, de là le nom iWiiiiiilun en lui/Hiltes.
La /ecii/f de iionune de terre est obtenue par un procédé semblable. La [rnlpe de ce tubercule est malaxée »ur un tamis en présence d'un courant d'eau par un agitateur que fait mouvoir une machine. La fécule est i;nlralnée mécaniquement à travers les trous du tamis et se dépose. I/eau laiteuse qui fornu^ !'■ ilr\iM ii ijul
contient de l'albumine est enlevée par il'' mimi i plu-
sicurs fols ri'mplacée l>ar de l'eau pure. I.,i l- > nh' n i iiril Ile est séchée avec précaution par les ni'j^i-ns ordioairts (voyez KÉcuiK, KiauiKiiiK).
L'étude chimlqui: de l'amidon est due principalement à MM. Pnyen, liraconnot, l'olouze, Kellcu-, IlolTmaim, l.assaign.'. B. ■
AMIDOWKRir-:. — Voyez FÈcui.EniE.
AMIUlJltK !f;iiinilc). — Gom')inaison d'azote, d'hydrogène el d'un métal, argent, mercure, etc., dont la composition à l'état libre est encore incertaine. Quand on verse de l'annnoniiique dans une dissolution de bichlorure <le mercure, il se forme un dépût d'une poudre blati- <lie (llgr,l)',\zll'llg qui est une combinaison de bichlorure non décomposé et d'un corps formé pur la substitution d'une proportion de mercure à l'une des trois proportions d'hydrogène de l'aunnoniaque. C'est ce cori)s
.\xM.M
AzH-'Hg que l'on ap|ielle amiilure ih: i/ierciirf. Grâce à ce dépôt, le bichlorure de mercure est le réactif le l)lus sensible de l'anmioniaqueen dissolution dans l'eau.
Les amidures que l'on peut former directement en dissolvant les oxydes de mercure, d'argent, d'or dans de l'amniouiaque sont dangereux à manier parce qu'ils détojient violemment sous l'influence des plus faibles causes.
AMIE (Zoologip), Ainin, Lin. — Genre de Poiss"if malnco/iléi-ygieiis uMomititiix; famille des C/u/iex, trèsvoisins des Erythrins, pour la fmme de son corps qui n'est point comprimé, l'.l. c/mure (A. m /m. Lia.), la seule espèce qu'on coimaissc habite les rivières de la Caroline, elle se nourrit d'écrevisses.
AMIRAL (Zoologie). — Nom donné à une coquille du genre Cône (voyez ce mot), de la classe des (iosle'ropiides. Cette espèce offre des variét'S assez nombreuses, dont plusieurs sont très-recherchées dans le commerce. L' I. (jrenu [Conus yrauu/atu») est particulièrement estimé des amateurs.
AMMi (Botanique), Ammi\ Tourn., du grec a>7imns, sable. (L'ammi croit dans les lieux sablonneux.) — Genre de plantes de la famille des Omlit'lhfère'., type de la tribu des .immii.éex. Ce genre ayant beaucoup de rapport avec la carotte, est facile à en distinguer par ses li-uits qui sont lisses, tandis que ceux de la carotte sont hérissés d'aspérités. VA. grand (A. ?/i'y 'v. Lin.) est une espèce indigène dont les graines aromatiques sont apéritives. L'.I. vishage {A. visnuga., Lamk), appelé aussi Hrrhe iiux cure-ilenis parce que les rayons de ses ombelles sont employés comme cure-dents en Turquie, possède des propriétés aromatiques dont on tire parti. Elle croit aussi spontanément ou France. Caractères: feuilles peimatiséquées ou multipartites; calice entier; pétales obovales; fruit ovale-oblong, comprimé latéralement; carpelles à .S cotes filiformes, égales. G — s.
AMMliNÉES (lîolaiiique). — Tribu de plantes adoptée par Endlicher dans la famille des 0 "''c/'iVe/v.v. Caractères : fruit coaiprinié latéralement ou contracté au milieu ; carpelles à 5 côtes filiformes ou ailées, toutes égales ; graines arrondies ou renflées, convexes. Genres princi paux: Cl y lie (Ci: al a. Lin.); Ache [Ain 'in, HofTm.); fersii [Pelroieliniim, Hoflui.); Ammi, Tourn.; Carin [CacKi», Koch.); Iluiicnye {l'im/jinel/Oy Lin.). G — s.
AMMOCCETE (Zoologie), du grec ««wfOï, sable, et kuiié, gite. — Duuiéril avait classé l'ammocoete comme un Poisson de la famille des Ci/closlomes : les travaux récents de M. Aug. Muller, de Berlin, ont prouvé que ce n'était qu'un état transitoire, que l'ammocœle est la larve de la Lamproie de rivière [Peiromyzon planeri, Bl.), et*qu'elle subit une vraie métamorphose (voyez LampnoiE). Dans tous les cas, elle se présente sous la forme d'une petite anguille longue de ()'",îo, le dos verdâtre et le ventre blatic. Elle vit profondément dans le sable et se nourrit de petits pois^oils. On la trouve à l'emboiichure de nos grandes rivières et pariiculièrement de la Siine.
AMMODYTES (Zoologie), An.iiioi/i/le', Lin. ; E'/iiil/e', Cuv. ; du grec iiinmos, sable, et diionuii, pétiélrer. — G(!nre de Poismns nia/ocoiileiy</iriix iiiini/r<, famille des A)i;/iii//i/'oriiiri ; les principaux cai;!!-!; i-rs sojit : corps alloiigi'', rylindric|ue, n;igeoires doiv:ilr viin|ilect longue, anale également assez étendue, caïul ili' di^iitu-ie el fourchue, pectorales petites; pas de nageoires ventrales. Le museau de ces poissons est aigu, leur mâchoire supt'rieurc est susceptible d'extension ; ils n'ont pas de vessie natatoire, et se tiennent etifoncés dans le s;ible, ce qui leur a fait donner le nom d'Anyiiitles ih sulili\ à cause de leur ressemblance avec ce poissoji. On trouve sur nos n.iis i'.l. Liiiirnu [A. lobiiiHiis, lilock), qui a la mâchoire mil I irini' plus'pointue; ce poisson s'enfonce dans le sable A 1,1 |iiiir.indeur de 0"',ÏO et y reste presque constamojint pendant l'hiver; une seconde espèce, VKifiille, pioprement dite (.1. /aurea, Cuv.), a les maxillaires plus courts, et la nageoire dorsale connneuce vis-à-vis du milieu des p ctorales; elle est très-commune sur nos eûtes; ces deux espèces, longues de 0"',v(l h 0'",2.S, d'un gris argenté, sont très-bonnes à manger. On s'en sert aussi comme appât pour la pèche, ce qui fait donner à la première, le nom A' Hiiuille a/ipiU.
AMMON(CoiiNKSi>') (Zoologie). — C'est le nom vulgaire de Vniiijiiouiie, il vient delà re^seudjlance de ses volutes avec colles de la corne d'un bélier.
AMMOiNÉliS (Zoologie fossile). — Famille établie par Lamarek, parmi les coquilles Mullilurulniref téuliulo- //..//ev, très-voisines des Nautiles ; elles se distinguent par des cloi-ons sinueuses, lobées el découpées dans
leiir contour. On ks tronvc en gi;uid nombre dans les couches secondairos, lis phis anciennes de la lo:r\ Los !;<'nres Amiiiniiiiri. lUirnhlr^ ot Turnlilps appartiennent A cette famille, ttniiiées d'abord et classées par Laniarck, elles ont fait l'objel d'une publication de de Haan, sous le titre de Mminfpojilnn det Aiunonites (Leyde, \*2i'), et plus i-L'oemment de de Buck, dans un ouvrage allemand traduit et inséré dans les Annales des sciences naturelles (t.XXiX).
AMMONIAC iSii,;. — Voyez AMMOM\QtE (Cni.or.iiY-
DDATE d'L
AMMONIACAUX (Composés ot Sii.s) (Cln'mio). — Combinaisons formées par l'union de l'ammoniaque avec un autre corps jouant le rôle d'acide. On les reconnaît aux caractères suivants :
Ils sont presque tous solubles dans l'eau ; levir dissolution traitée par le chlorure de platine donne un précipité jaune caractéristique de la présence de l'ammoniaque. Tous sont volatils ou décomposés par la chaleur ; tous abandonnent leur ammoniaque en présence d'une base soluble (potasse ou soude), et donnent ainsi des vapeurs qui bleuissent le papier rouge de tournesol, deviennent blanches et épaisses en présence de l'acide chlorhydrique et possèdent l'odeur piquante caractéristique de l'anmioniaque.
L'ammoniaque anhydre se combine directement .ivcc les hydracides également anhydres pour former de véritables si^/s. Avec les acides oxygénés, l'intervention d'une proportion d'eau est nécessaire, sinon pour que la combinaison s'opère, du moins pour que le produit obtenu présente les caractères des sels. Le chlorhydrate d'ammoniaque a pour formule CIH,AzH^ ou ClAzH'* ; celle du sulfate d'ammoniaque est S0',A2H HO ou SO',AzH''0. Dans ce dernier composé, l'ammoni.ique hydratée AzH'O peut être remplacée par une autre base, potasse, soude I,e résultat de l'union de l'acide sul!urique anhydre a\( r l'ammoniaque anhydre, S0',AzH', ne se prête plus à un semblable échange, ce n'est plus un sel. Cette particu larité qui rapproche beaucoup plus l'ammoniaque des alcaloïdes que des alcalis proprement dits, a fait admcttic par plusieurs chimistes l'existence d'un radical h\ po- Ihétique AzH' nommé nmnionmm qui jouerait le iule d'un véritable métal et dont l'oxyde AzH'O, formerait la base des sels ammoniarsinx à oxacides. Cet oxyde, en s unissant avec l'acide rlilirrliy'liiqiii' par exemple, donne rait lieu à un équivalrut d'rnu r-liniiné, comme cela se pîisse avec la potasse. O'tte manière de voir, très-commode k certains égards, a perdu toute son importance devant les progrès de la chimie, et comme elle entraînerait l'admission d'autant de radicaux hypothétiques qu'il l'xiste d'alcaloïdes, elle n'est généralement plus adoptée. On ne peut plus admettre, en effet, que ce soient les derniers éléments des corps qui s'unissent les uns aux autres dans leurs combinaisons. Il est infiniment plus probable que les réactions se passent entre des groupes moléculaires plus ou moins complexes. Et si on n'est plus surpris de voir le ryii7io;/pne /C*.\z), composé de charbon et d'azote, se comporter comme un corps siiiiple et jouer le rôle du chlore, nous ne devons pas faire plus de difficulté d'admettre que le groupe moléculaire AzH'O joue le rôle de base, comme le fait le groupe KO. Si la plupart des bases sont formées par l'union d'un métal avec l'oxygène, rien ne nous montre dans cette union la condition exclusive de leur existence. M. D.
AMMONIAQUE, Gaz asimomac (Chimie), AzH^. — Composé reconnaissable à son odeur vive et pénétrante qui provoque la suffoc.ition et le larmoiement, à sa saveur acre et brîlante, et à sa propriété de ramener au bleu la teinture de tournesol rougie par un acide, de verdir le sirop de violette, de brunir le curcuma, de donner d'épaisses vapeurs blanches en présence de l'acide chlorhydrique, et de former un précipité blanc abondant avec le bichlorure de mercure. C'est une des bases les plus puissantes : elle sature complètement les acides les plus énergiques.
L'ammoniaque k l'état de pureté et sans eau est Sazeuse à la température ordinaire; elle se liquéfie par le froid à une tempér.itnre de iO° au-dessous de n", ou à la température ordinaire sous la pression de li ou 7 atmosphères. M. Faraday est même parvenu à la congeler sous l'irilluence d'un froid très-vif. Dans cet état, son aspect est celui d'une substance blanche cristalline et transparente ayant peu d'odeur à cause de la très-faible tension de sa vapeur.
L'ammoniaque est extrêmement soluble dans l'eau, qui, à la tenijiéialure oïdinaire, en peut absorber do U
à 700 fois son volume : aussi, quand on débouche sous l'eau un (lacon d'ammoniaque bien pure, l'eau s'y précipite-t-elle avec tant de force qu'elle le brise quelquefois. La plus petite quantité d'air ou d'un autre gaz sufTit pour ralentir considérablement l'absorption. C'est cette dissolution appelée nmnioninque liquiile ou simplement ammoiiiiif/iie, qui est exclusivement employée dans les laboratoires et l'industrie. Elle jouit des mêmes propriétés que l'alcali gazeux ; mais elle est peu stable ; l'ébullition snfTit pour en chasser tout l';inimoniaqiie qui se perd également peu à peu par évaporation an contact de l'air. Elle doit être conservée dans des flacons bouchés avec beaucoup de soin.
L'ammoniaque est employée dans les laboratoires de chimie à la préparation d'une foule de composés; elle sert aux teinturiers pour dissoudre ou nuancer certains principes colorants, aux dégraisseurs pour nettoyer les tissus, etc. Appliquée sur la peau, elle la rubéfie et la cautérise ; elle est employée pour combattre les eftets de la morsure des animaux venimeux ou malades. Son rôle dans la nature est encore plus important, car elle entre pour une proportion notable dans la nutrition des plantes.
On se procure l'ammoniaque dans les laboratoires en mélangeant du chlorhydrate on du sulfate d'ammoniaque avec de la chaux caustique et introduisant le mélange dans un ballon de verre B [fig. lOU) que l'on chaufle mo-
dérément. La chaux prend la place de l'ammoniaque qui se dégage. Le gaz desséché en D est recueilli dans des éprouvettes reposant sur la cuve à mercure C. Quand on veut préparer l'ammoniaque en dissolution, on fait passer
legazd.ins une série de llacons à trois tubulures f^.y. I m) (appareil de WoolO, contenant de l'eau qui le dissout. En grand on remplace le ballon pa' une chaudière un fonte ou en tôle, les flacons par des vases en lerre ou en plomb, dispoï^és de même en série. Le premier vase, appelé larcur, sert à purifier le gaz. La dissolution ammoniacale livrée parle commerce marque oïdinaiuneni de Vf A 2'i° à l'aréomètre de Baume et contient en poids IS ou 20 p. 11^0 d'ammoniaque, s2 ou 80 p iim d'eau.
Depuis quelques aimées, on utilise avec succès pour