AMM
1 extraction de l'ammnniaiiue les eaux ammoniacales provenant de la purilicatioii du (/nz 'le l'éc air-iye. Ces eaux de condensation du gaz renfermenl entre autres produits du carb 'iiate et du sulfliydiale d'amnioii aque, et maïquent à l'aréomètre de 1 à S", en moyenne. On les distille dans di's vases en tôle ou en plomb sur de la clianx i-tiiiite; l'animoniaque, mise en libeité par la cliaux, se dégage et est recueillie comme plus haut. Les produits a n^i obtenus sont généralement colori'S par un peu d'iiuile empyreumalique-, mais outre qu'on peut les en débarrasser, elle ne nnit en rien aux usages industriels de l'ammoniaque. On trouve cependant quelquefois plus davaniape à employer direc ement ces eaux comme eigiais liquide pour les prairies ou les champs de céréales. On soumet à un uaiiement analogue les eaux vannss provenant des urines des vidanges.
L'ammoniaque gazeuse est formée par la combinaison d'une proportion (M) d'azote, et de trois proportions (3) d'hydrogéiie, ou bien de v vol. azote et (i vol. hydrogène se cnndejisant par leur union en 1 vol. ammoniaque. L'oxygène est sans action sur ce composé dans les conditions ordinaires ; mais si l'on fait arriver un jet d'ammoniaque dans un ballon plein d'oxygène et qu'on allume ce jet, il continue à brûler avec une flanmie pâle; si on mélange i vol. d'ammoniaque gazeuse et 3 vol. d'oxygène, qu'on y ajoute un mélange d'oxygène et d'hydrogène dans les proportions nécessaires |)our former de l'eau et qu'on en approche un corps enflammé, ou qu'on y lasse passer une étincelle électrique, u.ie détonation a lieu : il se forme de l'eau par l'union de l'oxygène et de l'hydrogène, et l'azote est mis en liberté ; le mélange d'hydrogène et d'oxygène intervient dans ce cas par la chaleur qu'il dég:ige pendant la combinaison de deux gaz, et cette chaleur favorise la combustion de l'hydrogène de l'ammoniaque; de même, si l'on fait passer sur de l'éponge de platine (platine très-divisé et très-poreux) légèremetit chauffée un mélange d'ammoniaque gazeuse et d'air, il se fait une combustion lente de l'ammoniaque, et l'on obtient de l'acide azotique. Le chlore en dissolution décompose également l'ammoniaque liquide; il se fait du clilorhydrate d'ammoniaque, et l'azote si; dogage; mais si le chlore est en excès, il peut s'unira I azote et forme alors avec lui .un composé (chlorure d'azote) très-détonant et très-dangereux à manier. Le bronje et l'iode donnent dans des conditions semblables des bromure, et iodure d'azote également détoiranis quoiqu'à un degré un peu moindre. Le biciilorure de mercure (IluCI) mis en contact avec l'ammoniaque donne un précipité blanc ti es -abondant ;ilgCl',Azll-Ilg) qui permet de reconnaître les moindres traces d'ammoniaque dans une liqueur.
L'aninioniiique prend naissance tontes les fois que l'azote et l'hydrogène se rencontrent i l'état naissant au sortir de combinaisons qui en contenaient et qui se dctruisenl spontanément ou non. Elle est donc le résultat presque constant de la putréfaction des matières organiques azotée» à la surface du sol. Reprise par les plantes, elle leur fournit en partie l'un de leurs éléments les plus essentiels, l'azote.
Elle appâtait également dans la calclnalion do ces matières pri'alahlenieiit mélangées à de la soude on à de la chaux, 'l'ont l'azote qu'elles contiennent se dégage sous forme d'ainmnnia<iuc, ce qui fournit l'un des moyens les plus commodes et les plus précis de déterminer la quantité d'iizolc contenue dans une substance et en pariirnlier dans les engrais (voyez CAnuoNATE, Sulfate,
ClILOIlllV 1)11 AIE n'AMMOMAQI e).
L'ammoniaque en dissolution était connue des alchimistes, mais ce fut Pricstley qui le premier l'isola à l'état gazeux. Les anciens Égyptiens et après eux les Arabe» «avaient préparer le sel ammoniac dont nous relirons encore raininoniaquc dans nos laboratoires.
AuuoMAQie (Ciii.oniiVDnATE u' ) , Siii. ammomac, r.lll,Azll'. — Comliinai,on il volumes égaux d'acide chliuliydrique et d'aininoniaqne. On le trouve dans le commerce soik l'onni' de massifs blanihes transincidi;-;, il ra*.Hiin! llhri'iise, douées d'une certaine flexibilité cl diflicilos & réduire en poudre. Il se volatilise au ronge sans fondre; se dinsoiit darii son poids d'eau bouilla ito et dans Ï.7 fois son poidu d'eau froide, en produisant un refroidlsHPiiient très-niuri|ué dans l'eau. Chauffé avec le fer, le zinc, le enivre..., il se décompose en donnant nnl^naiirc d'unn part A un rhioriire de fer ou de zinc, et de l'aune i de l'hydrogène et de l'azQle. Ces propriété':
le font employer dans les arts pour le décapage des métaux et en particulier du cuivre, pour l'éttunage et la soudure à l'étain. Daus les laboratoires il sert à préparer l'ammoniaque.
Autrefois, tout le sel ammoniac que l'on consommait en France provenait de l'Egypte, oii on le retirait d" la suie provenant de la combustion de la fii'nte de> chameaux. On se le procure aujouid hui à beaucoup meilleur marché en France, en traitant le carbonate d'ammoniaque fourni par la calcination des matières animales, par de l'acide chlorhydiique, lorsqu'on peut se procurer ce sel à bas prix, ou, dans le cas contraire, de la manière suivante. On verse du snlfa e de chaux (plâtre) dans la dissolution de carbonate d'ammoniaque. Une double décomposition a lieu : du carbonate de chaux moins soluble que le sulfate se dépose et du sulfate d'ammoniaque reste dans la liqueur. Celle-ci est concentrée jusqu'à I!) ou vO'' de l'aréomètre; on y verse alors du chlorure de sodium (sel marin) ; une double décomposition nouvelle a lieu ; une partie du sulfate de soude ainsi formé, se précipite et est recueilli, on concentre de nouveau. Le sulfate de soude étant moins soluble à chaud qu'à froid, tandis que le sel ammoniac est au contraire beaucoup plus soluble à chaud qu'à froid, pendant la concentration du sulfate de soude seul-se déposera, tandis que, par le refroidissement, ce sera le sel ammoniac, dont la séparation est alors facile. Le produit ainsi obtenu est impur; on l'introduit dans des bouteilles en grès que l'on chauffe avec précaution, le sel se sublime et va se condenser dans la partie supérieure et moins chaude du vase.
Ammomaqie (Sulfate d). — Combinaison d'acide sulfurique et d'ammoniaque hydr.itée (SOSAzIF'O), sert aux mêmes usages que le précédent, et se prépare de la même manière. Dans les usines où on fabrique le sel ammoniac au moyen du carbonate d'ammoniate, du plâtre, puis du sel marin, on obtient le sulfate en s'arrétaut à la première phase de l'opération. On obtient alors un sulfate à meilleur compte que le chlorhydrate et qui est employé do préférence pour la pi'épaiation de l'alcali. Le carbonate est trop volatil pour servir à ce dernier usage. >
AsiMONiAgrE jCARiio.XArES 1)'). — Combinaisons d'acide carbonique et d'ammoniaque. Il en existe un assez grand nombre. La plus répandue dans le commerce est le sesquicarbonate (sel volatil d'Angleterre); il est formé par "J proportion^ d'ainmunia(|ue et d'eau unies à 3 proportions d'acide carbonique; sa formule est 3C0-, 'AzH'O- Il est en masses blanches, translucides et à texture fibreuse; il répand une odeur fortement ammoniacale sans être désagréal)le. Sa saveur est urinense, sa réaction alcaline; il est soluble dans son poids d'eau, mais par l'ébuUition tout le sel disparait entraîné par les vapeurs.
Le carbonate d'ammoniaque s'extrait par la calcination dans des cylindres en fonte des matières animales de toute nature, à l'exception des graisses. Les urines en renferment des quantités notables, et les vidanges d • Paris en fournissent à elles seules presqu'un million à^kilogrammes. Il est employé en médecine, dans les laboratoires aux an;ilyscs chimiques, dans l'industrie à l.i préparation des autres sels ammoniaeaux, et paraît appelé à jouer un grand rôle comme source d'azote dans l'agriculture, lorsque sur toute la snrf;ice de la France on se sera habitué à ménager davantage les matières excrémentitielles. Le sesipiicarbonaie doit Ctre conservé dans des vases clos, car à l'air libre une parue de son ammoniaque se dégage peu à peu, et il so transforme en bicarbonate d'ammoniaque.
Ammoniaque (Nithate d'), Azotate d'aimmoniao' e. — S'obtient en traitant le carbonate ammoniacal par l'acidi' nitiique ou le nitrate de chaux; n'a d'importance que pour la préparation du protoxyde d'azote.
Ammo\iaoi;b (Si'i.KiivDUArKs d'). — Composés très-volatils et d'une odeur extrêmement fétide se produisant spontanément dans les fosses d'aisances par la décomposition des matières qu'elles renf'MUi.'nt. Mis on présence d'un sel de plomb, de fer, de cuivre, ils so.it décomposés; l'aride bulfliyilriqno s'unit à l'oxyde pour former un sulfure lixe et sans odeur. Ces sels sont donc désinfectants. Les sulfliyilraies d'ammoniiiquo sont des réactif» très-employés en chimie. M. 1).
AiiMONiAoïiE i.igiiiiiK, Alcali volatil (Matière médicalel. — Substance fréquemment «mployée en médocine tant h l'intérieur qu'à l'extéiieiir; à I intérieur à la dose de quelques gouttes dans l'eau ou dans un autre