A MO
véilicn'^^ elle excite génc'ralement le systi'ms nerveux, la circulaiioii et. les sécrétions, inuis d'une manitro pa^S'gi're; dfes l(irs on y a eu recours toutes les fois qu'il s'agit do donner une secousse violente à l'éconoiTiie : ain ,i lorsqu'une éinptioii cni:iiK'e ne peut se faire, ou niûms Ini-si|ue rOrnplion est développée et qu'il y a prostration profonde, comme dans (|uelqiies scarlatines. On l'a vantée cnnime an.ispasmniliipif, surtout contre la nvgraine ;\ la dose de ;> à (i s;onttes dans une infusion do tilleul ; elle a été prescrite contre l'épilepsie, le rluunatisme, la syphilis constitutionnelle ; mais on l'a préconisée surtout pour SCS qualités alcalines dans le diabète sucré. Les méde,- 1 ii\s vétérinaires l'ont employée avec succès contre le oiétéorisme chez les ruminants ; enlin on en a éprouvé de bons elVets dans la chorée, dans quelques laryngites ihroniques avec aphonie, dans l'empoisonnemenl par les acides, dans l'asthme nerveux, dans quelques ophihal mies chroniques (surtout en vapeurs), enlin pour combattre l'ivresse. A l'extérieur, comme rubéfiant, et mémo comme vésicatoire instatitané, elle a rendu de grands services, surtout lorsqu'il s'agit d'appliquer sur la peau dénudée un médicament énergique, dans des cas urgents, lille entre dans la composition de la pnDimnrIe nuimoniucale ou de Cnui/ret, du /jaunie Opodeliloch^ de \'e(in de Luce, etc. Le ciu-hmnle d'ammoniaque a les miinies propriétés, mais plus faibles; le sirop de Poi/i-illie en contient une petite iiuantité, etc. Le chloilv/dralr d'unipiuniaque [se/ animoniac i entre dans la compo-ition (les buis lie Fisc/ier, des saclielr: re'.iulutif-:, etc. linlin Viiiélate rf »i?.»ioH /n7«p, prescrit dans les mêmes cas, mais à plus haute dose, est un agent diaphorétiqae trèsemployé. L'ammoiiiai|ue à haute dose à l'intérieur est un poison caustique très-énergique. F — N.
AMMOMDÉliS (Zoologie). — Voyez Ammonées.
AMMO.'^ITES (Zoologie), •l/i/n,'"/!/e>-, Brus., du grec iiiiimo^, sable. — Genre de coquilles fossiles de la classe des Ce'i'liid'qiO'Ies, famille des Ammoneex: c'est une coquille discoïde, en spirale, à tours contigus, tous appa rents; distinguées des Nautiles parce que les tours de spire sont tous visibles, leur syphon est placé près du bord, leurs cloisons anguleuses, queUiuefois ondulées, mais le plus souvent déchiquetées sur leurs bords comme des feuilles de persil ; on les trouve PII abondance dans les couches des terrains salifères, et surtout dans celles de l'étage néoromion des terrains crétacés; on n'en tiouve plus au- Jessii-derélaïe séiionien. Ces coquilles sont connues aussi sous le nom de Cornes d'Am mon. Leur grandeur varie depuis celle d'une lentille, jusqu'à Fis, ii!i. - Aiiimoiiiit perlée. celle d'une roue
de voiture; l'espèce décrite par Schlotheim sous le nom ù' Amman eoluOni/n^^ a, dii-on, jusqu'à -V mètres de diamètre; leur test étant fort mitice, ce n'est que sur leur moule intérieur qu'on peut les étudier; celui-ci est iiuehpiel'ois à l'état pyrilenx, ou quartïeux, offrant dans son iniérieur les plus helles couleurs métallifiuc» ; d'autri^s sont convertis en agates, et pcmcnt receKor le plus beau p.ili.
A.VIMOML'M. — Nnm dorme ù un coinposé hypothétique d'a/.oie et dhydrogène AzII'' qui jouerait le rOle d'un métal dans les composés iiiniiiiinuiriiii.v (voyez Amjiomaque). L'ammonium n'a jamaisété obtenu k l'état libre; cependant, si l'on fait dissoudre du potassium dans du mercure et qu'on verse sur l'amalgame une dissolution de chloihydiate d'ammoniaque, oti voit le mercure se (♦inder, doubler ou tripler de volinne et prendre une consistance bmj tciisc. Le iioiassium u décomiiu^é Icau
piur s'emparer de son oxygène et former de la potasse; l'hydrogène devenu libre se serait uniA l'aminonifique déplac''e par la potasse de sa cninbiiiaison avec l'acide clilorhydrique, et l'ammoiium I' H' se serait uni
ivec le mi'rcure. On arrive à un lésuliiii s(;mblable en f.iisant comminiquer une petite coupelle de sel ammoniac avi'c le pôle positif d'une pile et versant dans la coupelle un peu de mercure dans lequel on fait plonger le pôle négatif de la même pile; le sol aininoniao cl l'eau sont décomposés en même temps; l'oxygène et l'acide chlorhydrique ou simplement le chlore se portent au pôle po-itif; l'hydrogène et l'ammoniaque se portent au pôle négatif, oii ils s'unissent au mercure qui augmente rapidement de volume en devenant pâteux.
Dans l'un et l'autre cas ramalgame abandonné à luimèm3 se décompose peu à peu en dégageant de l'hydrogène et de l'ammoniaque.
AM.VIOIMIILES (Ziologie), Ammnphlla. Kirbi, du grec '!(«//! n', sable, plii/ei'i, aimer. — Genre d'In ertet liijinéii'tp'ère': , famille des Fnuii\eurf, Cuv., Gw^pes i :liwumnn-\ Réaum. Ils ont les muidibules dentelées; les palpes filiformes presque égaux ; la languette très-longue en forme de trompe, fléchie en dessous. L'.J. d".i ■iuldes {S/iliex snl/ufa\-n. Lin.) est noire, l'abdomen d'un noir bleuâtre, rétréci à sa base. Il est curieux de voir, sur le bord des chemins, la femelle creuser un trou dans le sable, et y déposer une chenille qu'elle tue avec son aiguillon ; elle y pond un œuf et ferme le trou avec des grains do sable, cette précaution a probablement pour but de nourrir la larve qui sortira de cet œuf. On peut citer encore VA. des- chemins { Pepiis nremiriu, Fab. ) ; ces insectes, communs dans nos pays, vivent du suc mielleux des fleurs.
AMNESIE (Médecine), du grec a privatif et mnésis, souvenir. — Porte de la mémoire; elle est le plus souvent symptomatique d'une maladie ou cachée ou apparente : ainsi elle peut dépendre d'une affection profonde du cerveau, on être le résultat de coups, blessures, ii'.flammation ; elle pont offrir des différences nombreuses, être complète ou incomplète; certaines personnes perdent le souvenir des noms propres, des dates, des gens de leur connaissance, de certains détails, sans autre dérangement des facultés intellectuelles; d'autiesfois l'amnésie est incomplète, et dans ce cas elle est presque totijours déterminée par les progrès de l'âge.
AM\'10S lAuatomiei. — La plus interne dr's membranes qui etiveloppent le fœtus, dont elle n'est séparée que par un liquide limpide, un peu jaunâtre, que l'on nomme eau '/•' /'amiiins (voyez Chohiun).
A.MOME (Botanique), Anininnmy Lin., du grec, nmô mon., nom d'une plante. — Genre de plantes de la famille des Ziiii/i'ieiaréef:, tribu des Giii'jfmln-es. La plupart de ses espèces ont servi à former le genre (tuiqemh.e (Xmqihe -, Ga^rtn.) (voyez ce mot). Voici, tel qu'il est établi aujourd'hui, les caractères qui le distinguent : feuilles distiques; inflorescences radic;iles, en épi; calice tubuleux à 3 dents ; corolle à tube court, à limbe extérieur divisé en :i lobes dont les I.iiéranx sont plus étroits que le postérieur, à limbe intérieur sans lobes latéraux et réduit ainsi à un labelle grand, étalé et aplani; filet pourvu de deux petits lobes; capsule le plus souvent charnue s'ouvratit en 3 valves. Les espèces de ce genre sont des herbes vivaces, à racine articidée rampante; elles habitent les contrées intertropicales do l'aticien continent. L' I. Me ei/i'ele {A, Me/eyurln, lioxb.) est une plante élevée de ".' mètres et donnant do magnifiques fleurs jautics marquées de lignes rouges. Elle produit cette sorte de poivre que l'on connaît dans le commerce sous le nom de Me/i/neta.L'A. Irès-i/nniil [A. maxiiiium, Koxb.) donne des fleurs jaune-citron. Il est originaire des îles de la l\Ialaisie. G — s.
AMO.MÉES (Botanique). — FaiTiille de plantes ,1/unocii/i//e'di),ii:>: établie par Ant. Laurent de Jussicu, et désignée généralement aujourd'hui sous lo nom tic Ziiuidiémcres (voyez ce tnot).
A.MONr. — Coié d'oLi vient un cours d'eau. M'er en ninoiil signifie remonter le coiu's d'eau. Lo bief d'amont est la partie de ce cours d'eau situé au-desSUS d'un barrage. Am lut est l'opposé d'aval.
A.MOI'J'II V I Botanique), du grec ninorphns, informe, i c;iusede l'irrégidarité de sa corolle. — Genre de plantes de la famille des Piifuhiniwées, tribu dos hiii-es, sec lions des il ilei/res dont la corolle ii';i ni ailes ni carène. Il comprend des arbi-isseaiix glanduleux à feuilles impa, qientiéos, composées de fol. oies très-nonibrouses