A MO
ponctuées. Ciilico ;'i 5 dents ; étendard concave, onguiculé, dressé, le reste de la corolle papilionacée est avorté ; 10 iHamines nioiiadelphos, saillantes ; ovaii-e sessile, biovulé ; style droit, filiforme, glabre ; stigmate simple ; gousse ublongue, comprimée, à I ou 2 graines. Les espèces d'amorplia habitent l'Amérique septentrionale et principalement la Caroline. On les cultive dans nos jardins comme bordures de massifs où elles sont d'un joli cflet.
VA. frutiq'ieux {A. frulicsa. Lin.), nommé vulgairement indir/o Mlnni, parce que ses feuilles ressemblent à celles de l'indigo, donne en juin et juillet des fleurs pourpres disposées en longs épis. L'.*!. laineuse lA. crocen-lniialii. Walt.) est un arbrisseau pubescent grisâtre. L'.4. hirb'icè {A.
herhacen, Walt.) a des tiges herbacées, ses fleurs en épis sont bleues.
VA. de LfWif: {A. I.ewisit, Loddig.) est glabre, et ses fleurs sont d'un violet foncé. G — s.
AMORPHE, sans forme fixe; — ' Se dit d'un corps non cristallisé.
AMORTISSEMENT. — Extinction d'une dette ou d'un capital employé {voyez Dictionnaire des lettres et arts et Annuité) AMOURETTE (Botanique), nom vulgaire du genre
AMP
Plj. in. - Aiuoiirfllr Wrlzn mcJr.i, l.ni.).
Biitc {Urizu, Lin.), du grec trit/icin, ponclier. — Les
épillels de cette plante se pencliont et se balancent gracieusement au moindre vent ; ils ont une forme en cœur tiès-élégante, et c'est cette double circonstance qui lui a fait donner le nom à'nnionrelle : elle constitue un genre appartenant à la famille des Grnmnii'pt, tribu dcs/''eï/«i-iirees. Il comprend en généi'al des herbes annuelles, indigènes, à panicule formée d'épillets pédicellés, contenant plusieurs fleurs distiques et imbriquées ; glume de 2 folioles presque arrondies, membraneuses, concaves et ventrues ; ',' paillettes membraneuses dont l'inférieure est presque arrondie, en cœur à la b.ise, arrondie au sommet, tandis que la supérieure est beaucoup plus petite et bicarénée. La Hrize Irès-r/rande { /(. maj îma, Lin.) est une très-jolie plante qui croit spontanément dans le midi de la France et de toute l'Europe. On l'emploie souvent pour faire de gracieuses bordures autour des corbeilles de fleurs d:insle< jardins. La II. moyenne (/). meilia. Lin.), porte aussi avec le nom d Annmretle ceux de Pain d'oiieau, de Gramen irrinhlanl. C'est la plus communément répandue dans nos environs. Elle est vivace, s'élève souvent de Oi",:5i à iin>,(i(). Elle fait un beau fourrage très-recherché par les moutons à cause de sa finesse; elle a l'avantage de réussir très-bien dans les terrains arides et sablonneux, et sa présence dans les herbages est, pour le cultivateur, l'indice de leur bonne qualité. Enfin la Pi-ftie tt. {D. niinor]^on II. à prtilp priiiirn/e, quoique plus petite, est d'un très-bel efl'et dans les champs.
On donne encore le nom d'Amourette: I» à \3.Saxifrnr/e omhrenxe {Saxi/raga oi/ihrosa. Lin.); 2» à une espèce du genre Patnnn, le Pntiirin crayroslis. Lin., dite aussi Petite Amourette; S" à la l.i/climde fleur-de-coucou {Lt/flinis fl'ii-rnculi, Lin.l, luni/irflte, œillet des prés.
AMPÉLIDÉES (Botanique). — Famille de plantes O/colfilèdnnps dialypétnles^ à étamines hypogyncs, ovaire ;\ 'i loges, baie globuleuse, adoptée par Kunth et correspondant aux Vinifèies de deJussicu et aux Snrmentacées de Ventenat. Cette famille tire son nom du genre Vitis, \igne, en grec am/ielos : elle contient les trois' genres t'ùwf. Lin. ; .)7h;)c/o/)?«, Mich. ; l'iVc-, Lin. G — s.
AMPELIS (Zoologie). — Nom donné par Linné aux oiseaux du genre l'nlini/a, Cuv. (voyez cq n.ot).
A.MPÉLITE, PiERiif: A vic.mî Minéralogiel. —Espèce de schiste noir, bitumineux, connu aussi sous le nom de Plinrniiicîte; la propriété qu'elle a de s'elfleurir à l'air pernieltait de la répandre au pied des vignes, soit comme engrais, soit pour détruire les insectes. Une variété de celte pierre, nommée par A. Broiigniart A grapltique, est connue sous les noms de Pierre noirp, Pierre à desxiner, Pierre dex etiar/jenliers, et est très-employée par les gins de b.itiment, et surtout les menuisiers et les charpentiers. Ce minéral est coinpjsé d'uutliracite avec sch st 'S talqieux et pyrites.
AMPÈRE (Tabi F. I)'). — Appareil de physique imaginé par le physicien dont il porte le nom et servant à étudier les actions exercées par les courants électriques soit sur eux-mêmes, soit sur les aimants (voyez Ét,ECTRO-
hïNAMIQt'E).
AMI'HIARTIinOSE (Analomie), du grec amplv', dci deux cotés, et 'i/'/A/ii", embciitement. — On appelle ainsi une articulation dans laquelle les surfaces articulaires planes sont unies dans touie leur étendue par un librocarlilnge iiiler .'uliiiilaire, qui ne permet que des mouvenienls bnini's, sans glissement : ainsi \'iii t fiilattioi du nirp^ 'A-v r,': trl.n-^, la sl/niplii/sr du pi. lus, etc.
AMPIIllilK Z"olugie), du grec aii,phi, des deux côtés, et //!'», vie. — On a donné ce nom à la quatrième classe des animaux Venélirés, formée par de Blainville et adoptée par Duvernoy, aux dépens de la classe ;les Reptiles (le Cuvier, Ils présentent nécessairement a\C' celle-ci des conformités remarquables. Oripar-s ou nvo-vi\ipares comme les reptiles, ils ont, comme eux, le snn//- froid, \;x (ir'-ulalwn incnniplèle. un seul veniricu/e aa coeur, la respiraiion pulmonaire. Mais tous ces caractères ne se montrent qu'/( l'iye utlu/te. Les jeunes amphibies soi^ lent do loeuf avec une forme et une oip;inisation trèsanalogue à celh's des poissons, et u'arrivi'iii & cet ftge adulie qu'après avoir subi des mélu'norptmses et dans li'urs foj mes exiéiienres et dans leurs organes internes. I.c jeune, que l'on ncmmio souvent Ti'Hiril, et doi t ms eaux Blagnanies renferment do nombreux exemples (Ifilaids de grenouilles, de crapauds), a un corps ramas'é, dépnm'vu de membres, et terminé par une queue aplatie et une Inngue nageoire verticale. Ce lélard resjiire par de.s branchies; il a 1 organisation intérieure d'un poisson. Avec i'ago il jierd peu ft peu ses branchies; ses deux
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poumons se développent, et son appareil cii'culntoire se modifie pour se priitor au mode de respiration pulnioiKiire; les membres se développent, la queue diminue ou disparait complètement. Quelques espèces conservent à l'âge adulte leurs branchies avec des poumons (les axolotls, les prêtées, les sirènes). La classe des ampliibies ne peut guère former qu'un seul ordre, celui des Balracieiis, divijé en quatre familles : les Cœcilien, les Annnres, les Urodée", les Pérennihranche.t (voyez BAri!ACii;\s). j Amphii!IE (Zoologie). — Petite tribu de mammifères carnivores aquatiques, qui comprend seulement les fhor/ues [P/irjca, Lin.) et les Morses {Trieheclius , Lin.), leur mâchoire supérieure est arni'^e d'énormes défenses dirigées en bas. On leur fait la chasse pour en recueillir l'ivoire, particulièrement propre à la fabrication des dents artiliciellcs ; leur peau est aussi trèsrecherchée pour la carrossei'ie. Us viennent des mers polaires. Ce sont des animaux monodelphes, à quaire membres très-courts organisés pour la nage; corps (affilé postérieurement en forme de poissons; membres postérieurs dirigés en arrière, de façon à former une double nageoire à l'extrémité postérieure du corps; poils ras et serrés contre la peau ; régime Carnivore ; dentition analogue à celle des carnivores terrestres.
AMPHIBOLE (Minéralogie), du grec rnn/ihi, ambigu, à cause de son analogie avec d'autres minéraux. — Sous le nom de Sc/io)'l, on avait réuni une multitude de pierres de-toutes sortes et de couleurs variées. Haiiy vint à bout d'en extraire un genre, le Scltorl noir, auquel il donna le nom d'Amjihibo/e, avec les caractères suivants : structure lamelleuse dans un sens, raboteuse dans l'autre; éclat assez vif; dureté plus grande que celle du verre; pesanteur, 3,0 à :t,3; cristaux dérivant d'un prisme rhnmboïdal à base oblique , dont l'angle obtus varie entre 124» 3o' Pt 127°. Celte roche est formée d'un silicate «louble de chanx et de magnésie, coloré par une quantité variable de protoxyde de fer. On en distingue deux espèces principales: 1" la Tre'mo/ile,de la vallée deTremola, près du mont Sainl-Gothard, où on la trouve surtout; elle comprend les variétés à couleurs claires, est moins dure que l'autre espèce, et affecte souvent une texture fibreuse, flexible, constituant dans ce cas une espèce d'Amiante ou Asbeste : lorsqu'elle est cassante, elle prend le nom de Grammatite, blanche ou verdâtre; 2° VAclinote ini Aiiij:lulj(ilife comprend des variétés noires, vertes, bleu foncé : elle est beaucoup plus dure que l'autre espèce et rîiye le verre; sa texture est lamellaire, quelquefois massive : unie an feldspath, elle constitue la Dinrile; au granit, la Si/e«i/e d'Egypte; l'actinote noire est VHorn- I lende. L'amphibole est peu employée; on en a cependant fait des boutons, des manches de couteaux, etc.
AMPHICOME (Zoologie). — Genre d'Insectes colenplèrei petit amères , de la tribu des Scarahéiiles, établi par Latreille ; confondu autrefois avec les Hannetons, ■dont il difl'ère surtout par les mâchoires, la languette et la saillie du labre; ces insectes vivent sur les fleurs, •dans les pays méridionaux.
«AMPHIGftNE (Minéralogie). — Sorte de pierre rosfcmblant par sa forme ;'i une variété de grenat, connue .iuissi sous les noms de Grenat blanc, de Grenatite, do LeiiC'le ivoyez Leccite).
AMPHINOME (Zoologie), Am/ihinoine, Brug. — Genre d' Anneliilet dorsitirnnches^ qui a une paire de branchies en forme de houppe ou de panache ; l'.-l. chevelue, iîrug. (Teietii-lla fUico, Gm.), est très-rema]quahle par ses longs faisceaux de soies couleur do citron et les panaches pourpres de ses branchies; une crête verticale sur le museau. Elle habite les mers de l'Inde.
AMPIIIOXUS (Zoologie), du grec amp'.t, double, tt nxus, pointu. — Animal considéré d'abord comme une ■sorte de ver, puis reconnu pour le plus imparf;iit des t'ertébiéi et placé à la fin do la classe des l'nissont. Son sang p;e-quo incolore est mu par des vaisseaux contractiles, à défaut de cœur; la colonne veitébrale n'est pins qu'un cordon fibreux, le cerve;iu est un simple renfle^ ment nerveux. Il a l'aspect d'un petit poisson, long de •l.",05. et pointu à chaque extrémité. La bouche porte ■des cirrlies regardé* ;\ tort cnmme des branchies; ce ■qui lui a vnlu aussi In nom de llrnnrbinitunii' (v. Anti. des Sr. ,, t., IR.l.M'; .Vcmoici? de M. A. de Qualrefagesl.
AMPIIIPODES (Zoologie), du grec nm/^'i/Tciui evpriinc le doute; et mus. podcs. pied. — Les Aniphipodes forment le troisième ordre de» f'nisloces malnroxtruiés, les seuls qui aient des yeux scssiles et immobiles: ils ont les numdi'ulesminiii's d'une palpi', et lesappendices sous-cau- «laux toujours très-apparents l'esseniblent ti de fausses
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pattes (d'oti leur nom d' Amphipodes) ou à des pieds-nageoires. Plusieurs offrent des bourses vésiculaires placées entre les pattes oui leur base extérieure, dont l'usage n'est pas encore bien déterminé ; ils ont la tète distincte du tronc, avec deux yeux et quatre antennes presque toujours sétacées, et le corps le plus souvent comprimé et arqué. Le tronc est divisé en sept anneaux portant chacun une paire de pieds, et se termine par une queue de six ;\ sept articles a\ec ci q paires do picds-nagcoiies.
Ces crustacés na-
gent et sautent avec agilité et toujours de côté. Les uns habitent les ruisseaux et les fontaines, les autres les eaux salées. Cuvier, dans son Règne animal, n'en forme qu'un grand genre, les Crevettes iGamma- )Kt, Fab.) qu'il subdivise en sections et sons genres, dans
lesquels on distingue surtout les Phronymes, les Tali- Ires, les Crevettes ou mieux Clievrettes, les Mcliles, les Corophies, etc.
AMPHIROE (ZooIogie\ —-Genre de Po/ij/es établi par Lamouroux aux dépens des Corallines de Linné ; ils sont artieulés, rameux, à rameaux épars ; articulations séparées les unes des autres par une substance nue et cornée. Plusieurs espèces se trouvent dans nos mers, s
AMPHISBÈNE (Zoologie', du grec ampliis, des deux côtés, et énind, je marche. — Nom que les Grecs, grands amateurs de merveilleux, donnaient à un serpent auquel ils attribuaient la faculté de marcher en avant ou en arrière, parce qu'ayant un volume égal dans toute l'étendue de son corps, ils avaient pensé qu'il avait deux têtes. Les naturalistes modernes ont adopté ce nom d'après Linné, pour désigner un genre de Serpents d'Améri<|ue et des Antilles qui présentent cette singulière conformation d'être à peu près cylindriques et d'avoir la queue aussi grosse que la tête : classés dans l'ordie des Ophidiens ou Serpents, famille des i'rais Serpents, tribu des Douljtes marcheurs, ils ont pour caractères, la tête obtuse, ariondie, la bouche petite, peu dilatable, les yeux peu ou point visibles, l'anus transversal, placé très-près de l'cxtréuiité postérieure; des dents petites, presque égales; un seul poumon. Ils se nourrissent d'insectes et surtout de fourmis. Ils ne sont pas venimeux. L'.-l. albo de Lacépède et l'^-l. futiginosa de Séba habitent l'Amérique méridionale; et, comme elles se tiennent souvent dans les fourmilières, le peuple a cru que les grandes fourmis 1rs nourrissaient : ces amphisbènes sont ovipares. Il y en a une autre à la Martinique, VA. ro-cn de Cuvier, entièrement aveugle, dit cet auteur. Lacépède se contente de dire qu'elle a les yeux très-petits; Sjiix avait dit: Les yeux sont à peine visibles iocxilivix eonspicuv.
AMPHISTO.MA (Zoologie), Ampliistoma, Rudolphi. — Genre de vers de la classe des l/destinaiix, ordre des t'areiichiptiateuT, famille des Trematodes, voisin des Douves, dont il a été détaché par Rudolphi. Us ont une ventouse à chaque extrémité, un corps mou, aplati, peu allongé, une couleur blanchâtre. On les trouve dans l'intestin des oiseaux, des amphibies et de quelques mammifères.
AMPHITRITE (Zoologie), A.npintrite, Cuv. — Genre à' Annëlides tuliicoles, vulg. Pinceaux de mer. Les Amphitrites ont pour caractères d'être renfermées dans des tubes plus ou moins homogènes; d'avoir à la partie antérieure de la tête des pailles de couleur dorée, rangées en poignes ou en couronne, sur un ou plusieurs rangs ; autour de la bouche sont de nombreux tentacules, et sur le commencement du dos de chaque côté, des branchies en forme de peignes. Parmi leurs espèces, les unes se construisent des tuyaux légers en cônes réguliers, qu'elles transportent avec elles ; ce sont 1'^. uuricoma hel- ;/ica, Gmel., dont le tube a Ooi^rtà do longueur, et qu'on trouve sur nos côtes; et l'.-l. anricoma capensis. Palh, nncnre plus grande, qu'on trouve dans la mer du Sud. D'autres habitent des tuyaux factices fivés à différents r(ir|)S : ainsi sur nos côtes l'.-i. à ruche fSidicUa alreilala, Gni. ; Tultiponi rirennsn. Lin.) dont lis tuyaux unis les uns aux autres ressemblent aux alvéoles des abeilles; enfin Y A. ostrcarin. Cuv., établit ses tubes sur les coquilles d'huîtres, et nuit, dit-on, h leur propagation.»
AMI'IIIUME (Znolngic), Aurphiuma, Garden. — Genro
AMI'
de ItcpItles'Bulraciens, pUicùs pu- Cuviei- à lu snile des ^alrmiundr^s (voyez ce mol), auxquelles ils resscnihlenl beaucoup; comme ils les perdent sans doute de tiesh une heure, ils passent pour n'avoir jamais de brancliies. Corps fusiforme très-allongé, quatre pieds tres-cuurts, très-distants l'un de l'autre. On ne connaît que lA. a rieux dnqt'i et VA. à trois dniqts. Ce dernier atteint jusqu'à un mètre de longueur. On les trouve en Amérique d uis la vase des étangs. Us sont inoffensifs.
AMPHORE (Métrolog'ei {ijuail imita/, un pied romam eu tous sens). — Unité de mesure des Uomains pour les liquides, valant 26"',8yo4-2. On conservait une amphore éuilon au Capitole.
AMPLEXICAULE (Botanique). — On donne ce nom aux organes de végétation qui embrassent la tige. Les feuilles du salsifis des prés, du cliardon-niarie, du pa vot etc., etc., qui de leur base élargie embrassent la tige, sont par conséquent dites amp/rxiamlfs. Les mûriers, les figuiers ont des stipules nmidi^xicau'es.
AMPLITUDE (Géométrie). — Grandeur d'un arc, ou distance qui séi)are ses deux points extrêmes. V'iiiip/ih.ile d'o-ii-illulion d'un pendule est l'angle formé par les d''ux directions extrêmes qu'il prend à chaque oscillation. V'imiililude de jet d'un projectile est la dislance qui si'pare son point de départ de son point d'arrivée.
Ampliïube (Astronomie). — Arc de Tliorizon compris entre le point du lever et le point du coucher d un »sire On a dos tables donnant pour chaque jour de l'iuinée l'amplitude diurne du soleil à diverses latitudes. Ou peut en faire usage pour trouver la direction du méridien (voyez M^;^,lulE^.^E|. „ , ,
AMPOULE (Médecine), du latin ampulUi, fiole à gros ^^.„t^e — Le mot mnpnule, synonyme de cloehe, plili/ctèiie , a été réservé pour désigner plus particulièrement de petites tumeurs qui surviennent aux pieds ou aux luaiiis à la suite des frottements répétés, des compressions violentes par des corps durs : ainsi, des marches forcées, des chaussures trop étroites et dures, des travaux manuels rudes surtout pour des mains peu habituées, etc.; quelle qu'en soit la cause, il faut ouvrir le plus tôt possible ces ampoules, évacuer la sérosité qu'elles contiennent, et si elles sont douloureuses, les panser avec de 1 eau blanche, sans enlever l'épiderme, à moins que l'ampoule ne soit ancienne et quela sérosité qu'elle contient ne soit devenue purulente et féiide. . , , ,
Le» ampoules se développent quelquefois à la langue du bœuf, dais une maladie grave nommée i/lùssaiiilinix. Celte affection se déclare spontanéinenl avec le caractère épizoolique et fait périr beaucoup d'animaux si 1 on ne l'arrête pas h temps (voyez Gi.ossanthkax). F — "• AMPULEX (Zoologie). — Genre d'/nvec/e.s-, établi par Jurine dans l'ordre des lli/ménoptères, famille des houisseurs- l'espèce qui sert de type à ce genre, est le thlorion cmipressum de Fabricius, Aiiipttlex compressa de Jurine. Il est commun à l'Uc de France, où il fait la guerre aux Hlnltes hdtevlucs ou Ravels, au grand coiitentemniit des habitants. ,, . , , j i ••
AMPULLAIliE (Zoologie), /lrti/)H//n<vo,Laiiik, du lalm omuulla, vase à gros ventre. — Genre de Gastéropodes vectiuibranihe^, famille des Trodioides de Cuvier, établi parLamarck dans une petite famille à laquelle il adonné le nom de Vénstonnens. Il est caractérisé par une coquille ronde, ventrue, i spire courte comme celle de la
plupart de» hélices ; ouvcrlurn plu» haute que large, munie d'un opercule; columello niiibiliquéc. Une espèce, VA. idole A. ruiinsm, habile In Mississipi; c'est une do» plu» (çrossc» que l'on connaistc : se» slrii^» d'accroissc-
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meut sont très-prononcées. L'.4. enrdon bleu {A. fns'-iala) est reconnaissable par les zones bleues qui teignent son dernier tour.
AMPUTATIO.N (Chirurgie), du latin nnipulare, coupci'. — Opération chirurgicale qui consiste à enlever au moyen de l'instrument tranchant un membre, une portion de membre ou quelque autre partie du corps, comme le sein, etc. Cependant ce mot s'applique plus spécialement aux membres. L'amputation peut se pratiquer (lans. les articulations : alors on l'appelle ampidatio'iilansrarii-ie: mais le plus souvent c'est dans la continuité des membres qu'elle se fait ; quoi qu'il en soit, on ne doit retrancher d'un membre que le moins de parties possible, si ce n'est à la jambe, où l'usage d'un membre artificiel devient très-gèiiant lorsque l'opération n'a pas é;é pratiquée au lieu dit d'élection, c'est-à-dire quatre ou cinq travers de doigt au-dessous de la tubéiosité du tibia. On a pratiqué les amputations des membres d'après deux procédés autour desquels viennent se grouper un grand nombre de modifications : ce sont les awpiilatious circulaires et les aoipiiiations: ii lambeaux, l" Vamputalion circulaire consista d'abord à faire, comme son nom l'indique, une incision circulaire et d'un seul trait, jusqu'à l'os; il en résultait un moignon conique, puis la saillie et la dénudation de l'os, et par suite ru)itui-e fréquente de la cicatrice, etc. Plus tard J. L. Petit, si l'on en croit les Erançais, Cheselden au dire de« Anglais, firent l'opération en deux temps; ils incisaient d'abord la peau par une section superficielle, puis, celle-ci étant fortement tirée en haut, l'opération était complétée par une seconde incision des muscles jusqu'à l'os. Cette méthode offrait déjà de grands avantages sur la première; cependant la rétraction des muscles n'était pas égale. Louis en eut bientôt reconnu la cause; il porta la première incision et sur la pr-au et sur la couche superficielle des muscles, en terminant par la section des muscles profonds : cette méthode, par les succès quelle donna, eut de nombreux imitateurs. Enfin Dupuytren, voulant abréger tous ces temps de l'opération, l'exécula de la manière suivante: la peau étant loi tement tirée en haut, il faisait son incision à deux ou trois travers de doigt de l'endroit où il voulait scier Vos, ; il pénétrait circulairement d'un seul trait jusqu'à l'os; puis, l'aide continuant la traction en haut, il en résultait, un cône dont il incisait la base par une nouvelle section encore jusqu'à los. Par ce procédé on a un moignon convenable, où l'os ne fait pas saillie, et c'est sans contredit la modification la plus heureuse de la méthode circulaire, méthode qui est la plus généralement employée aujourd'hui. 2» Vaniputation ii /um beaux consiste k tailler un ou plusieurs lanibe.iux destinés à couvrir l'extrémité du moignon, comme une espèce de coussin. Nous n'insisterons pas sur les nombreux inconvénients qui résultent de l'existence d'une plaie aus^^i étendue que celles des amputatioiisà lambeaux ; il nous sufliiade dire qu'elles sont pres(|ue toujours réservées aujourd'hui pour les cas où il s'agit d'opérer dans les atliculations, parce que là on n'a pas le choix de la méthode et qu'il faut aviser à recouvrir le mieux et le plus tôt possible les surfaces articulaires; c'est ce qui se fait pour les amputations des doigts, du pied, du poignet, mais surtout pour l'épaule et piuu- lai-ticulation de la cuisse avec le bassin. Sans entrer dans ladescription de ces opérations de grande chirurgie, nous dirons seulement qu'elles oui donné de beaux succès entre les mains de l.edran, de l.afaye, do Larrey, de l)npuylreii,etc. Une dernière modilicalion de ce pi-océdé est celle <|u'on dési;j:ne sous li- nom iVumputatioii olihque et que H. Scouti-ti(-n ]u-op(ise d'appeler oivi/rnn-; cette opi-ration consiste à cnu|H'r les pnrlics molles oblniue- I „ nt en bec de lluti-. On.-I .pie -.ui Ir nioile suivi pour la ■Miiiii ihs iKirlIrs inniirs, il irsli' à siirr lus ou les os et à ;m I l,s ;illrl-.s, ri .T irr,l'pas Uni :i!rillilll IrlIO OU tOlle,
1.1,11 . tuuiis lelles i|iii ilnniieiii du siiiiu. les pansement* \ai-ient suivant los indications qu'on se propose: ainsi la n-union dite par première inleiiliim se fait au moyei> lies agglutinatifs recouverts de charpie, de compresses, lie bandes, etc. Celte méthode, (pii compte des succès renianiuables, a été suivie parfois d'accidents formidahles. L'autre méthode consiste à préparer la suppuration lies parties par un paiiiiin-iii à l'Iai avec lesgiMeaux (le charpie, soutenus par il'- . niii|iirs,(s, i-ic. I.u chirurgie moderne emploie di-pui. i|iirl.|ii,- imips, sons les noins ù'AiiesIbesiiines, des moyens propii-s à éieindre la sensibilité, pendant le» opérations, et pariiculièremoiit pendant les ampiitatinns (voy z les mots AM;.sTiii:siK, Cm.Oiio-
lOllMK, I-'.IIM U1SAT10^).
Les aiiipiit.iiiiiiis exiginint un arsenal comi'let et spé-
cial, on a formé des appareils ou boites à am/Mtotions contenant tout ce qui est nécessaire pour pratiquer ces opérations. Ainsi, des moyens anestliésiques, des objets de pansement, des ligatures de tout genre, des aiguilles, des pinces, des tourniqnets, des couteaux de toutes formes, des scies, di's bistouris, des tenailles incisives, des bandelettes, des éponges, etc., etc. F — N.
Amputation (Vétérinaire . — On n'est que très-rarement appelé à |iratiquer les amputationsdes membres cliez les grands animanx domestiques : un cbeval, un bœuf, privés d'un membre, ne peuvent plus rendre de services, et, lorsqu'ils ont éprouvé un de ces accidents qui en rendent la conservation impossible, il vaut mieux les abattre pour utiliser leurs dépouilles : on a pratiqué quelquefois des amputaiions sur le chien. Du reste, ces opérations, soit par les méthodes à employer, soit par les modes de pansement, soit par les précautions à prendre, rentrent dans les règles qui ont été exposées pour celles que l'on pratique sur l'homme. Il ne sera donc question ici que des amputations spéciales des cornes, des oreilles, de la qnenc, renvoyant pour tout le reste à l'article précédejit.
Vitmpiitiittnn d''S cornes se pratique quelquefois pour des cas pathologiques, le plus souvent pour remédier à des vices de conformation, à une mauvaise direction des cornes dans l'espèce bovine, et aussi dans les cas où un animal de cette espèce, ou bien un bélier, deviejit indocile, méchant et dangereux. On se sert le plus souvent de la scie pour couper la corne d'un bœuf ou d'un bélier ; on a aussi proposé, dans ce dernier cas, d'employer le ciseau et le maillet, en raison di' la dureté de cette corne, mais ce moyen ne donne pas une section nette et a l'inconvénient d'ébranler trop fortement la têle de l'animal.
h^ampula/itm des oi et/les du che\al était de mode vers la fin du dernier siècle ; à ce point de vue, c'était une chose ridicule, et on no doit y avoir recours que pour remédier à un ras pathologique. Cette opération se pratique assez souvent sur les chiens, quelquefois sur les chats, et nous dirons, comme pour le cheval, qu'on ne doit y avoir recours qu'en cas de maladie. Klle n'offre, du reste, aucune difticullé, et on peut se s rvir ou du bistouri ou de foris ciseaux.
Vatniintalion de la queue, bien quelle soit souvent aussi une affaire de mode, est quelquefois nécessaire, surtout pour les chevaux de tiait ou d'attelage et pour ceux qui font le service de halage. On coupe la queue ; I" en halui, lorsqu'on laisse dans toute leur longueur les crins qui adhèrent à la portion conservée; pour cela, on se sert d'un instrument nonmié rnupe-quene, et, après avoir relevé les crins au-dessus de la pai tie où l'on veut faire la section, on l'opère d un seul coup; si l'hémor- I hagie est inquiétante, on cautérise avec le fer chauffé à blanc. Les maréchaux la font tout siuiplemeni en appli- (juant la queue sur un Imnkjir (voyez ce mot) et en frappant dessus avec un bâton; c'est un mauvais procédé. '.!'• La iiiieiie énourlée est celle qui a élé coupée à (l™,:iO environ de sa racine, et sur laquelle les crins ont été aussi coupés au même niveau. H" Dans la queue en catognn on laisse de chaque coté du moignon une mèche de crins le dépassant de U",7 à (i"',8. On coupe la queue des chiens avec des ciseaux ou un bistouri. On coupe souvent la queue des n/ennn^, parce qu'elle leur est inutile et qu'elle a l'inconvéiiient de se couvrir d'ordures; c'est vers la fin du premier mois qu'on fait cette opération aux agneaux. F — N.
AiMYGDALlÎES (Botanique), du grec nmui/du/é , amande. — Fanjille de plant<'s l)ii-i>lfiliidimes dia/yiié- /h/«.v, extraite d s linsncres de de Jussien par les botanistes contemporains. Elle comprciul des arbres ou des arbrisseaux stipulés, à feuilles allerni's, simplets. Caractères : fleurs axillaires en frappe, ({itymlie ou ombelle; calice régulier à .S divisions; .S pi'iaNs inséi-és sur nu disque charnu; élamines indéliuies insérées aussi sur ce disque; ovaire unique, libre, à une seule loge renfermant deux ovules collatéraux pendants; le fruit est une ilrupe charnue ou coi'iace fibreuse, à noyau ossenx, ou ligneux. Les Amy,>d lées habitent principalement les régions tempérées de l'hémisphère boréal. On en rencontre peu dans l'Asie et dans les Amériques tropicales. Genres principaux : Arnaud ier {Amijgdalus, Lin.), I'rii)tîer{l'ru- 7i«f, Lin.). G — s.
AIWYGDALFS (Analomie). — On donne le nom d'«ihiiqdales ou l>msil/es à un groupe de fullieules muiineux qui occupent de chaque cOté l'iniervalle des piliers d I voile du palais. Klles ressemblent assiv, bieji à une amande. Chez certains sujets elles exisienl h peim'; chez d'autres elles iunt volumineuses au jioint de gêner la dé-