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glutition et la respiration. Les amygdali^s sont constituées par une agglomération de follicules qui font suite à ceux de la base de la langue. Ces follicules s'ouvrent dans de petites cellules qui communiquent au dehors par des trous dont est criblée la face interne de la glande, et qui la ssent suinter un mncns transparent et visqueux destiné :"i lubrifier le fond du gosier pour faciliter la dégluiition et la digestion: malgré l'importance de cet. e fonction, on est obligé, dans certains cas, d'en faire la résection (voyez Ahïodales [Hes-erlion des]. Amygdalite). F — N.
Amïcdales (RÉsEcno.N des) (Chirurgie). — Il arrive fréquemment qu'à la suite d'amygdalites répétées voyez AMVCDAi.irE), chez certains snjiUs, ces organes restent durs, gonflés; il y a un engorgement extraordinaire de tout leur tissu : de là, gène de la pjirole, de la déglutition, sentiment de sirangniaiion, de suffieation continuel; il n'y a pas d'autres moyens que d'enlever tout ou partie des amygdales. On a proposé, pour cela, le caustique, la ligature, la résection avec l'instrument tranchant : le dernier procédé est le seul employé aujourd'hui. Indépendamment du bistouri ordinaire, plusieurs instruments spéciaux ont été invejités pour cette opéra'ion; le plus usité de nos jours est le ieca/eue rfe Fu/inestock. Il se compose d'une canule terminée par un anneau ellipiique; dans cette canule, glisse un mandrin armé en haut d'un autre anneau tranchant, et terminé en bas par un manche ; vers le mili u de la longueur de la canule existe un chevalet à bascule, sur lequel est montée une aiguille terminée en fer de lance, et qui, enfoncée dans l'amygdale, sert à la fi^er et à la faire saillir dans l'anneau, au moyen du mouvement de bascule imprimé à l'autre extrémité de l'aiguille par le doigt de l'opérateur Lorsque ces préliminaires de l'opération sont terminés, le chirurgien tire vivement à lui le manche de l'anneau sécateur, et la résection a lieu d'un seul coup. Le plus ordinairement, il n'y a qu'un écoulement de sang insignifiant, et la guéiisnn ne se fait pas attendre longtemps. Plusieurs modifications plus ou moins heureuses ont été faites à cet instrument. F — N.
AMYGDALINE (Chimie), C''»II"Az0^i + GHO. — Principe immédiat, de composition très-complexe, qui existe tout formé dans le tissu des amandes amères ; on l'obtient en lessivant des tourteaux d'amandes amères par l'alcool absolu et bouillant. La li(|ueur alcoolique, ultérieurement concentrée, laisse déposer des paillettes cristallines d'aspect soyeux ; ce sont des cristaux d'amygdaline. Mis en contact avec de l'eau et un ferment particulier, la ^ynaptuse, ce corps éprouve un dédoublement spontané qui lui permet de fournir, à l'aide de la distillation, l'f ssenre d'amandes auièns-. En elTet, dans I équivalent d'amygdaline C'H-'AzO-' se trouvent à la fois les éléments do I équivalent d'acide cyanhydrique, de 2 équivalents d'essence d'amandes amères, de 2 équivalents d'acide formique, de 1 équivalent de glucose et de 3 équivalents d'eau.
L'amygdaline pure ne paraît pas vénéneuse; pourtant, les amandes amères prises en trop grande quantité ont causé des empoisonnements véiilables : cela tient probablement à la présence de la synaptase qui produit dans l'estomac le dédoublement dont nous venons de parler et met ainsi en liberté de l'acide cyanhydrique, quoique l'influence de la synaptase soit notablement affaiblie par le contact du suc gastrique.
L'amygdaline a été découverte en 1830 par MM. Robiquet et Boutron-Charlard ; MM. Liebig et Wcehler en ont proposé l'emploi en médecine à la place de l'eau distillée d'amandes amères et de laurier-cerise. B.
AM'ÏGDALrrii (Médecin.'), du gKcnimigdalé, amande, et de la terminaison île, inflammation des amygdales; on lui donne aussi le noni A'Anyine tousilluiie ^voyez Ancine). — Elle peut être simple ou compliiiuée de l'in flammation des autres parties de l'arrière-gorgc : le plus souvent elle affecte li's diuix amygdales à la fois, quelquefois successivement. Un refroidissement subit, l'humidité du soir, sont les causes principales de cette maladie; mais les prédispositions individuelles jouent un grand rdie dans sa production, et la rendent souvent iris-fréqnenle diiZ les mêmes inilividus'. La maladie débute par un malaise subit, le frisson, la fièvre, le mal de tète ; bientôt survien lent de la difliculié à avaler, de l.i gêne dans la respiration, un certain empâtement dans la parole, de la sécheresse dans la gorge; la bnuche laisse échappiM- une quantité plus ou moins cnnsiiUrable de mucus que le malade ne peut avider; en aliaissant la langue, on aperçoit, OJitre les piliers du voile <lii palais, les amygdal''sr.iuges, saillantes, quelquefois a.i point d'inlercepter