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« du Mouron
iif:<; {Ana'jaLl<
ammii). -
Calice pLTSisla
m. - ,,, Pen-
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i^taclie en oper
cu'e 0. - g.
raines formanl
une aggiomé-
lion globiileiis
aulour d'un
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Leur nature est donc douteuse, et de grands naturalistes, tels que Pallas et autres, les 0)it regardés comme des plantes : cependant il en est plusieurs qui les regardent comme des polypiers à polypes et à cellules extrêmement petites. »
ANAG.\LLIDE Boîaiique), .■(nn7a//ts,Tourn., du grec anpgelaô, je ris : allusion aux propriétés de celte plante qui passait pour exciter la gaieté. — Genre de plantes de la famille des P/'i»i«/(ic^M, tribu des Prit/iuiees. Caractères : corolle caduque, en roue, dépassant plus ou moins le calice, 5 étamines ;\ filets barbus; anthères fixées par le dos, introrses; le fruit est une pyxide ou capsule [ftg. 11!)) dont la déhisccnce s'opère transversalement de manière à simuler nue boîie avec son couvercle; la placsntation est centrale et les graines sont anguleuses. Ce genre est désigné vulgairement sous le nom de Mou7-on.L' Anayul/ide oa Mouron des champs [A. arvensis.
Lin.i est une herbe annuelle qui croit dans les endroits cultivés; ses tiges sont couchées, rameuses, et sa corolle roiacée dépasse peu le calice .Deux variétés de cette plante ont été considérées comme deux espèces distinctes, l'une à fleurs rouges [A. pliœ/dcea, Lamki, et l'autre à fleurs bleues {.i. cœrulea, Schrb.). Il ne faut pas confondre le Mouron des champs avec le .\tou7'on des oiseaux {Alsme, Lin. ; S/e//ano me^/m, Villars) (voyez Alsine'. Li: Moui-on des cha77ips a été très vanté autrefois pour guérir de la folie, de la rage, de l'épilepsie et des morsures venimeuses. Ses propriétés sont un peu déchues de leur réputation. Les variétés li fleurs bleues et à fleurs lilas de \'.4/iaga//ide des collines {A. coliina, Schousb. ), sont d'un très-joli effet dans les jardins; elles sont originaires du sud de l'Afrique. L'.l. délicate (A. tenella. Lin.) est une herbe indigène qui croit de p'éférence dans 1rs endroits humides. Elle se dislingue du Moui'ou des cliamps par ses corolles dépassant de bcaucou|) le calice. Ses fleurs sont rosées. G — s.
ANAG.\LLIDÉES Botanique). — Tribu de plantes de la famille des Primulace'es, et caractéri-ée principalement par un fruit en pyxide, c'est-à dire un fruit qui s'ouvie à la maturité connneune boîte à savonnette (/l'y. I i:i). Genres principaux : Mouion [.inayallis.Tourn.^, Centeni/le (Cer/luucu/us. Lin.'. G — S.
ANAGYRE (Botanique), .4nn(7î/ci'.$, Lin., du grec anagv- ™s-, nom d'une plante chez les Grecs. — Genre de plantes de la famille des Papilionncéei, tribu des Piduh/riées, dont l'unique espèce cultivée dans les jardins est VAnaip/re fétide [A. fœtidu. Lin.), appelée aussi Bois puant. C'est un arbrisseau qui s'élève souvent à plus de 3 mètres, et qui ressemble assez par son port au faux ébénier. Seyfolioles sont lancéolées, aiguës, entières, pnbescentes en dessous, et sa gousse est terminée en pointe. Il donne en avril et mai des fleurs jaune pâle, à étendard taché de brun. L'anagyre fétide se trouve, dans le midi de la France, en Espagne, en Italie et en Grèce, sur les rochers, dans les lieux montagneux. Ses feuilles, légèrement froissées, réi)a[ident une odeur très-désagréable, que les Grecs avaient constatée. Ils avaient même un proverbe qui peut se traduire par secouer l'ana;jyre. Selon Mordant-Delautiay, c'était pourcarac ériser l'imprudence de celui qui parle de faits qu'on peut lui reprocher, manière de s'exprimer que nous rendons plus délicatcinent par l'antiphrase remuer le pot aux roses. Certains thérapcutistes ont prescrit les feuilles d'anagyre comme pur-gatives, et ses graities conmie étnétiques. Caractère t Feuilles trifoliolées, d'un vert p.àle, calice campanule à :> dents, étendard arrondi; carène de 2 pétales distincts, droits, un peu plus longs que les ailes et l'étetidard; fleurs en grappe feuilléc à la base; gousse pendante stipitéi', comprimée, à une loge interrompue p.ir des lames qui séparent les graines. G — s.
ANALCIME (Minéralogie), du grec a, privatif, et alkimos, fort, parce que ses propriétés électriques sont trèsfaibles. — Substance minérale dans la compo-ition de laquelle entrent la silice, l'alumine, la chaux, la soude et l'eau ; elle varie de couleur du lim|iideau blanc mat veiné de ronge incarnat; cette pierre est as^cz dure pour rayer le verre. Elle n'a encore été trouvée que datis les produit} des volcans, en Sicile, près du mont Etn,i, et dans les
ANA
ANA
,,vesdeDun.barton..Éo.se.On^enc^
bcuillons g.-as '- ^^«"^^"clu. Tes'œ .' , sont des «/,viandes s"f<^";'^''^f ''^f^'ifpoarta'u faire une remarque ,nenfs "'"'^''"'"/.l-J'.e ces moyens sont emplayfc en très-importanie, c est ^^f <l^^.'^"-\j délicats, ou dans des général, <^1'« '«y„",^,^"e'rc,uT^e ma^ctnt pas francheconvalescences lentes et qu différents états soient ment; or il peut ''■•"."J^. ,'^f^.ton latente d'un organe
dre. — Rédaction d un tout eii ''<^^. P'";"-, ug je „os
sa signification g^néra^. ,vn,emblc des opéra-
AxALïSE CHIMIQUE. — SB "" "= , Jécoiiiposer un
tiens à l'-idc desquelles on parvie.>t à déconip^ ^^^^^
s::s^=ci:éfm^r3n.as^^^^^
^^xriS:zfn^^^--^S->î:i^ ^^^fr-^i^iider^n-^^i-"-^^^^^^
d-cn faire l'analyse q""'"')"^';-, .:,:„„. dans lesquelles
fait alors usage de '.''«f (;; ^"""'T^^^^ nouvelles com-
on hésite en classes ou '>'^"'"., >; ,dre autant que
Cl,acu.,e de ces sections '^^'^'^.^PX corps, possédant
possible, un tionibre à peu p^s ga de c»rp, p ^^^^
tous au niùne degré les réac ions co ^^^ ^^^^
t:î;:L^Ks ^^^s nlrs^.;:iivisions da.. chaque
section. . . ^;,.„„n«ri-ii de nlus en plus, par
,e eus l"-'^ ^^ ,;„ '^'connù dans une con.bi.mison stabl..
;:i:s'tudé;i;;Lf;ci.e.i^i..retdon,,ac,,n^^
soit connue avec précision. Le I' "•">'"' '
sium, par exemple, qui accuse d m. m , .
plus léKères traces de fer ou de ni. m i. -
- P""-"'^ ''•rii^Jn^'^^nr^e^'ir .1 U^ce^ n-int 'pas
l'ordre suivant =, 0" "'"^^^nient réduite et dont on a substance à analyser P"-*|?°7"'''J ' .^t ensuite dans un
doser. Ce P^-^X^atef de'' oute substance' étrangère soin potir le débanasser ae lo ^^^^^ ^^,.
desséché d'une nianieie très compe,^^ ^^^ ^^^.^.^^ ^^
ciné au rotage, et .^j'" .P^L Y'élémpnt. Cette première déduit par le ^?'<="'^P"'d%utre objet que d'isoler plus précipitation n a soi.ve.it d autr. o J ^^ ^^^
-7îîr^re^=rd^ag^JfV--'-entu^
dissoluticis nécessaire pour pr'-cp. 1 .^^^^ ^^ ^^.
substance il doseï^. D" ^'^'^^J^^,^ ^^ jl, substance. Cette
MjSt-i::r:.:/f|^:^--f-^^rr
^diri^uï^a^fi^del^trnt^accuséed'une manière très-nette. , • ^^ cj^i-e de notre
-^tr^;^;^i^ëff:a^Ptau.^aitésde^leni.i Rose et de Gerhardt et C limicel « ,^
„,|^^^?e=^rel^ës5^X^dive£,J^>P^
ra«a/use dé,neuln[re. onération par laquelle on
j A,.a'nse "'""^'''«'f- - ^P^'^e but de les doser, les sépare les unes des auUes dans '« i„„nédials)
substances à «^onjP"^;''"" f,^? ^'e.it les di'lTére.its produits qui, par leur "-'f 'f f,' ^ f vé" é tal. Le mode de séi>adu règne atuma et d '\f "«j;"-^^ propriétés du corps ration dépend, dans chaque "«v?^' P ^i; principes imà analyser et des aptitudes ch^nques te
une base avec '"^^'^^ ^:', P^i'e^stulté.ieurementtrai é lubledansrean-.cesell - .neest ^^ ^^^ ^^
par un acide minéral qui '"' ^ '' ff ; ,.e,i mélangeant liberté l'acide organique. ^ ,^^"^%,'l^ .f/ „ ; avecl'acéle suc clarif.é de 1 oscille "<'^«' précipité
,ate de plo...b '^'''''^^^'"^^^Urr.^.tion de l'acide snld'oxalate de plomb .»' f°"Xnb insoluble et de l'acide furique, donne du sullate de P «mb i.^^»^ i^g,^, „ „„ „.aliq..e 'i'>-- Les eomP - ^-Sn'.tres, leu? sépaprocéde analogue^, yuant.uxp „^„éral , difficile ; il
ration à létat de P'"-<='ti.VisMer recourir à d, s disfaut, le plus souvent P^' ■■„'i;Vr ' 1 i.niquc : eau, alcool, solvants appropries à "ei»; >>? "^ \,,;^^i cssenti.'Ues, et S;^'^ir"rdiS.n"r^g;S'dè température et de
conccuralion le P"'^ f-'/''^'^''^' .jncipe immédiat étant Auimjsc '''"'"'''' 'f--. „.!.„it dest .lier la proportion obtenu tout à fait pur, il » 'V " ^ oxygène, azote,
des élénicts simples, carbone hydob^ m oxy g ,
soufre, P»o?i;";-<,;:'-;.,'"^ ."at^se^''-'' '""'"■--'• '>'""
-r:n^cirit^ .^^^--,:it=;:':tT;;r
,„a,.ière à doser « «^ '•^'^;",,^ ^^,^ sera obtenu par ri Ihydrogène à 1 .ilat d tau , ".^^1' , ^ ^^ „,;,tièro
diiré.ence, e.i >'e>™'e^'"'^f, ' i:t.bo.'e et do l'hydroorgai.i.iue e.i.ployé , le o'ds (U. c ^^^^^^^,^^.^ ^ „,
gène. précédeninientéyalULS. ..oxyb (,„,)^
Combustion est fo.ir.ii P»^ ' "^^ f ,^'^ ,d do l'azoJato .le provenant de "«. fco.i.po -o ; - a»d,^^ ^^^ ^^^^^ cuivre ou du K'''"at;o desp,. . w ■ ^^^ ^^^^^^ ,
fournil en présence de "."•''■ ^ ,„mplè e. Cela posé, gène nécessaire .\ une ,e'».f "^ " ,."^' .' voici le» principu.x détails ..peiatoi.ts .
ANA
ANA
Dans un tube de verre vert de 0",G0 de longueur tfig. 12(1), fermé à la lampe à l'une do ses extréniilés, laquelle a é\.è d'avance eflilée, est introduit d'aboi-ri de l'oxyde de cuivm sec et chaud dans une longueur do CI™, 08 à Oi",lO, puis un mélange de nouvel oxyde de cuivre avec la ni;itière à analyser pcsé(j d'avance et sécliùo avec soin. On remplit ensuite la partie restante du tube d'oxyde noir mélangé de planures grillées jusqu'à Qu'.n'i ou ll"-,0:i de l'extrémité ouverte. Ci'tto dorniire est fermée par un bouchon de liège muni d'un tube A contenant du chlorure de calcium ou de la pierre ponce imprégnée d'acide sulfurique concentré. A la suite du
tube à chlorure, et communiquant avec lui, est placé 1,'appareil à boules B de Liebig, contenant une dissolution de potasse causti<|ue ; vient enfin un de: nier tube C contenant des fragments de potasse sèche. Le tube de verre vert repose sur une grille de fer semblable à celle qu'emploient les repasseuses. On commence par chauffer au rouge la portion de ce tube la plus voisine du tube à chlorure, en plaçant sur la grille des charbons allumés, et protégeant le bouclion et la partie moyenne du tube qui coniient la maii're organique par des écrans en tôle placés conmie à cheval sur le tube à combustion : de proche en proche, les diirérentes parties du tube sont soumises à une température élevée, jusqu'à l'extrémité fermée, afin que la matière organiciue puisse brûler complètement. L'eau qu'elle fournit à l'état de vapeur est retenue par le chlorure de calciinn et l'acide carbonique par la potasse du tube à boules ; de peur que quelques bulles n'échappent à l'action condcnsatrice de la dissolution alcaline, la pota se du tube C ist là pour les retenir. Enfin le tube à combustion est maintenu au rouge pendant quelques instants dans toute sa longueur, et la fin de l'opération se trouve indiquée par la cessation du dég:igement des bulles dans le tube B. On laisse refroidir, puis on recueille les dernières portions de vapeur d'eau et d'acide carbonique qui remplissent encore le tube à combustion en y faisant circuli r un coûtant d'air. A cet effet, on casse la pointe eflilée, qu'on met en communication avec un appaieil de dessiccation, on aspire par l'extrémité ouverte de G. Les tubes condenseurs, qui avaient été pesés avant l'expérience, le sont encore après-, l'augmentalion de leur poiJs donne les quantités d'acide carbonique et d'eau produites dans la combustion et, par suite, les proportions de carbone et d'hydrogène contenues dans la matière organique.
i° Analyse il'nne matière organique azotée. — 11 faut une seconde combustion pour doser l'azote ; cette fois, la partie du tube de verre vert voisine du bouchon contient une longue colonne de nignures de cuivre. On inai]i-
tieiit rehii-ci au rouge pendant toute la durée de l'opération, afin de détruire les composés ovygénés del'azole qui peuvent se produire et le laisser di'gagir tout à l'ait pur. Seulement , comme on recueille en mCnio temjis
l'azote atmosphérique qui remplit le tube, on commence par laver celui ci avec l'acide carbonique que lais'^e dégager, en le chaulTant, du bicarbonate de soude placé veis l'extrémité eflilée; ce même lavage est répété à U lin de l'opération pour balayer les dernières traces d azote. Tout le gaz fourni par la matière organiipie est ainsi réuni en totalité dans une éprou\elie V. placée sur la cuve à mercure G : on mesure son volume à une température et à une pression connues, et du volume on déduit le poids. Quelquefois on dose l'azote à l'étal d'ammoniaque. Pour cela, on incorpore à l'avance un poids connu de la matière organique à un excès de ihanx so'/ee 'mélange in:ime do chaux caustique et de soudi>), puis le tout est calciné dans un tube à combustion. De cette façon, l'azote est converti en gaz ammoniac et lecueilli dans une dissolution titrée d'acide sulfnrique, qu'on place dans un tube à boules. On a déterminé d'avance ([uel est le volume d'une certaine litiueur alcaline qui est nécessaire pour neutraliser le volume de la dissiiUition sulfuricjue empluyée; on refait le même essai snr l'acide qui vient d'absorber le gaz ammoniac : cette fois, le volume de liqueur alcaline qui produit la neniralisation est moindre, la difl'érence fait coiuiaitre quelle est la fraction du volume de l'acide que le gaz ammoniac a saturée, par suite la proportion de ce dernier, et enfin celle du gaz azote. La liqueur alcaline habitnellemi'nt employée est produite par une dissolution de choux dans l'eau sucrée (saccharate de chaux).
Enfin, le produit organique contient-il du soufre ou du phosphore, ces corps sont dosés séparément par les méthodes usitées en chimie minérale.
Lavoisier avait entrevu la méthode précédente d'analyse élémentaire ; mais c'est surtout aux travaux de Gay-Liissac, de 'rhénard, de iVlM. Dumas, de Liebig, de Will, de Warrentrapp, de Bineau et de Pél got qu'on en doit la décoiiverte et les perfeciioimemonts. B.
Analyse matiiématiqie. — Branche des mathéinatiques ayant pour objet l'élude des propriétés des grandeurs considérées d'une manière abstraite et indépendamment de toute valeur numérique. On embrasse aujourd'Iiui sous le nom commun à'aimlijte diverses parties des niathénia'iqne?, telles que l'algèbre ou analyse algébrique, le calcul différentiel et le calcul intégral ou analyse infinitésimale. On peut dès lors distinguer dans les mathématiques pures trois branches principales : aiii/iine'liqiif, aiia/i/se et ge'ODie'trie. Les applications de l'analyse à l'arithmétique constituent la l/iéorie des nombre.'; l'application à la géométiie s'appelle ijéoméire aiiulylique.
V.lnu'y^e algébrique comprend les règles du calcul ou la transformation des expn'ssions algébiiqnes, la résolution des équations, la théorie des séries. L'Anali/ie infiiiitésiiiiiile renferme le calcul difTéretitiel et intégral, celui des différences finies. Mais aussitôt que l'on dépasse les éléments de ces sciences, on reconnaît qu'elles se touchent et se confondent même fort souvent, ce qui explique l'emploi du mot vague d'aïui/i/se pour embrasser à la fois tontes les recherches qui en dépendent (voyez Mathématiques).
On emploie quelquefois le mot analyse, par opposition au mot si/ul/iè-:e, pour représenter un certain mode de démonstration ou d'exposition. Employer la méthode analytique, c'est prendre la marche de l'inventeur, c'est-à-diie procéder constamment du connu à l'inconnu. E. R.
Analyse indétehminée (Mathématiquesi. — Partie do l'algèbre qui a pour objet de ■ rémudic en nombres eutirrs les problèmes indéterminés. Lorsqu'un problème conduit à un nombre d'équations inférieur à celui des inconnues, il est indétenmné, et l'on y peut satisfaire d'une infinité de manières. Pour fixer les idées, considérons une seule é(|uation entre deux inconnues x et y : en donnant à l'une d'elles une valeur tout à fait arbitraire, on pourra trouver pour l'autre inconnue une valeur cnuvi'iiable. Mais si la nature de la question exige que les v.ileurs de x et v soient entières, cette nouvelle condition pourra restreindre beaucoup le nombre des solutions.
Prenons pour evcniiile l'équatioii Si- -J- 3y = 11- Tirons lu valeur de '/
puis donnons à x trois valeurs consécutives 0, I, 2, par exemple. De ces trois valeurs, l'une rcndia y entier, et, donnera par consé<|uent une solution : ici c'est j' = l, il'oi'i 1/^'.'. Ce piocédé est général et peut être aisOaicnt démontré.
AN A
loi
AN A
Les autres solutions entiùrcs sont rcnfei-mtes dans les formules
/ étant une indéterminée à laquelle on peut donner telle valeur entitre qu'on voudra. On vérilie, en eiïet, que l'équation devient identique par la substitution de ces expressions.
Les solutions ainsi obtenues peuvent être positives ou négatives : or la question peut exiger qu'elles soient positives. Dans chaque pas, on fera la discussion nécessaire, c'est-à-dire qu'on cherchera les valeurs de / pour lesquelles x et y sont positifs. L'équation précédente n'a qu'une solution entii-re et positive, qui est x^i/ = 'i. Le problème qui aurait conduit à cette équation serait donc déterminé.
Voici une question se rapportant à l'analyse indéterminée : On veut payer 28 francs avec des pièces de 5 francs et de 2 francs, sans aucune autre monnaie. Soit x le nombre des pièces de 5 fiancs et y celui des pièces de 2 flancs, on do\ra avoir
Cette équation est vérifiée par x = 0, y = 14 ; et on en déduit toutes les autres solutions ; mais comme l'énoncé n'admet que des valeurs entières et positives de x et >/, on ne satisfait à la question que de trois manières diflércntcs :
savoir, en donnant 1 1 pièces de 2 fi ancs, 9 de 2 francs et '2 de o francs, ou bien 4 de 2 francs et 4 de h francs.
On peut également chercher à résoudre en nombres entiers les équations indéterminées du second degré. Mais ici le problème se complique ; car, pour que les valeurs des inconnues soient entièies, il faut préalablement qu'elles soient rationnelles. Aussi n'entrerons-nous dans aucun détail sur ce genre de question. E. R.
AiNAMOUPHOSES (Physique. —Jeux d'optique fondés sur la déformation qu'éprouvent les images des objets vus dans un miroir conique, cylindrique ou de toute autre forme. On trace sur des cartons différents dessins d'une
ractère un périantlK anthères introrses,
ntce du boii<]uot de feuilles qii.
FiK. m. — .^namorpliofc.
apparence bizarre, mais qui ont élé construits do façon qu'en plaçant le miroir sur un point du carton, l'imago vue dan» le miroir rcprésenle lui objet déterminé. La consTurlion de ces dessins est d'ailleurs très-simple, car il Hufru de représenter l'objet qu'on veut obtenir, pareil 4 l'image qu'on aperçoit, quand on jdaco cet objet luimi'mi' dc!V.nnl li; miroir.
ANANAS (Botani(|ue, Horticulture), Aiinnn.tsii, Lindl. (Jenro de la famille des Wrom^/mcc'eï. — L'espèce iiitéresftniitcdu Kcnre, r.(«o««ïcomffiu»i (llrnmelia imaiin.i.lin.) est une jilaiilc vivace,4 racines fibreuses, qui ne forme sa tigi- qu ft l'époque de la floraison j & feuilles linéaires entière» ou épineuses, dentelée», couvertes d'une poudre ttlauque. Vem la Iroisituic armée, il s'élève du centre do ce» feuille» une tigo firle, droite, cliarnuc, succulenle, irè»-siniple, de n"",.!.'! & ()",:n, terminée par un faisceau de pcliles fetilili's, appelé ajiirniinc, luideiwou» duquel bu développent de» Hi'urs nombreuses, bleutlrcs, Hcssilcs, rurniant un éjil, et qui ont pour ca-
épigyne, C étaniines aussi épigynes,.
biloculaiiei i ovaire infère, Iriloculaire, style filicrme, stigmates dressés, frangés; baies ordinairement uniloculaires, graines solitaires à testa membraneuse. Lorsque les fleurs sont fanées, les ovaires soudés ensemble grossissent, deviennent charnu?
et forment un seul fruit ovoide ou conique, taillé à facettes comme une pomme de pin, jaunâtre ou violacé lorsqu'il est mûr, exhalant une odeur des plus suaves, et contenant dans sa chair fondante une eau sucrée, légèrement acidulée, d'un parfum qui rappelle la framboise, la pèche, la fraise, etc. La culture a produit beaucoup de variétés plus ou moins nuancées de rouge, de violet, de noir, etc. L'ananas, découvert par Jean de Léry dans un voyage au Brésil en I.S55, importé d'abord en Angleterre, ne fut cultivé en France que sous Louis XV, en n:i;i, pour la première fois, et encore dans les jardins royaux et chez quelques grands seigneurs. Il fut oublié pendant la Révoluiioii et l'Empire, et sa culture ne fut reprise que sous le règne de Louis XVlll, par un ancien ' gardien du château de Choisy-le-Uoi, qui en avait con- I serve la tradition ; aujourd'hui elle parait arrivée à son I plus grand degré de perfection. Cette culture, tout artili- I cielle, se fait soit sous les châssis, soit en serre; la terre de bruyère est celle qui convient le mieux, et la température la meilleure est celle de S0° cent., il faut beaucoup arroser au pied et sur les feuilles, excepté dans les grands froids et lorsque le fruit commence à miirir ; c'est du leste une culture qui demande une longue pratique et des soins assidus. Le mode de multiplication se fait au moyen des œilletons poussés à cété des pieds qui ont fleuri, ou de la couronne de feuilles vertes qu'on plante en terre sur une couche préparée spécialement à cet effet. llans ces derniers temps on en a aussi obtenu au moyeu des graines ; c'est par ce procédé qu'on fait des variétés nouvelles ; mais alors la plante ne donne de fruits qu'à la quatrième ou cinquième année. Parmi les nombreuses variétés de l'ananas, on peut citer : l'.l. camiiiuu ou tie 1(1 MarlinK/iie : c'est la variété préférée par les confiseurs; l'.l. de Cin/fnueii feuilles lisses, très-gros et trèsbon; VA. JdiiKihiue violety qui atteint jusqu'à 0",:iO de hauteur; l'.l. Sainl-Doixinyiie, fruit en pain de sucre; VA. lie lu Hiniine; VA. d'Oliiili; V.4. poti blanc, gros, cylindrique, etc. Pour la culture de l'ananas, consultez le /(")( Jiirilinier, par Vilmorin, etc.
Am%as des bois (Botanique). — Nom vulgaire d'une esjircc de Tilluntlsie (voyez ce mot'.
A^A^AS■^•nAISl^!ll (Botanique), espèce de Fraise. Ananas de mek (Zoologie). — Nom vulgaire de VAsIiée animas. {Mn/lre/xna anunas,l.u\.) (voyez Astrée.)
ANARNAK (Zoologie), Annruacus, Mnuoiton s/nirius, Vah'., Aiicylodon, Ilig. — Espèce de Cétncé du genre f\'arval, qui habite les iners du Groenland ; il n'a quedeux petites dents à la màclioire supérieure et une nageoire dorsale ; il ne doit pas beaucoup s'éloigner des Hij/iérniuioni.
ANARRHIQUE (Zoologie), du grec onanhichàmai , grimper. — l'uissnii nommé ainsi parGessner, parce qu'on a dit qu'il montait sur les rochers, ce qui e;t loin d'elle prouvé : c'est le type d'in genre (jui appart c il à l'ordre des Acaiillii>i)li'ryi/iciis, famille des Gul/ificles, très-voisin des BIcnnies, et qui s'en dislingue par l'nb^ence de nageoires venlr;iles. Ses caractères sont : la nageoire dorsale, composée de rayons. simples, commence à la nuque et s'élend, ainsi que l'anale, jus<|u'aupiès do celle de la queue, qui est arrondie aussi bien que les pectorales ; leur corps est li».sc et muqucux ; mais ce qu'ils présentent do plus remarquable, c'est que les os palatins, le vonier et les mandibules, sont armés de gros lubeirules osseux qui portent à leur sommet de petites dénis émaillées ; les dénis aniérieuros sont plus lon-ues et coiii(|ues; celle organisalion ronstilue une armure redoutable, et en fail un poisson des plus féroces et des |ilu^ dangereux pour les luibilaiils des u.ers, et niéiue lunir
ANA