AXA
lus pèclieurs qui ont limprudcnce de s'en approcher de trop près. L'esptce la plus commune, qu'on appelle vulgairement le to«/j iniirùi. Chien marin, Cliat mariyt {Anar, /iipus-. Lin.), habite les mers du Nord et vient souvent sur nos côtes; il atteint plus de 2 mètres de long; il est biun avec des bandes nuageuses plus foncées. Sa pfcho est une grande ressource pour les Islandais qui le manjcent séchi! et salé, emploient sa peau pour leurs usages domestiques et son tiel comme savon.
AN.\S (Zoologie). — Nom donné par Linné au genre Canard (voyez ce mot).
ANASARQUE (Médecine), du grec aim, à travers, sarx , sarkus, cliair, sous-enlendu eau, c'est-à-dire eau à travers les chairs. — C'est une tuméfaction ffé)iéra/eou partiel le du corps, déterminée par une infiltration dans le tissu cellulaire intermusculaire et souscutané. Lorsqu'elle est partielle, elle prend le nom d'œdéme, et a son siège particulièrement aux paupières, au\ pieds, aux mains, au scrotum, etc. L'anasarque est encore ou essentielle ou syniptonnitique; dans le premier cas, elle reconnaît pour cause le tempérament lymphatique, la vieillesse, l'habitation dans des lieux humides, dans les prisons, les cachots ; la suppression d'une transpiration abondante, d'un écoulement; une convalescence longue et pénible; les suites de la rougeole, de la scarlatine , lorsque les malades se sont exposés trop tôt à un air fjoid et humide. Dans ces différents cas, la peau devient pâle, luisante; il y a une tuméfaction générale qui conserve l'empreinte du doigt après la pression, les urines deviennent rares, il y a perte d'appétit, etc. Les principaux moyens curalifs consistent dans l'emploi des diurétiques, des purgatifs, des excitants à la peau, de la chaleur, des toniques, d'une bonne nourriture , etc. L'anasarque syniptomatique se développe sous l'influence d'une hydropisie ascite; d'une maladie organique du cœur ou des gros vaisseaux, du poumon, du foie, de la rate, de l'estomac ; du développement de tumeurs dans la cavité abdominale, etc. Dans tous ces cas, l'anasarque se présente sous le même aspect que nous avons décrit plus haut; sa gravité est en raison dos maladies dont elle n'est qu'un symptôme, et elle réclame les mêmes traitements (voyez les mots Ascite, Hyiuiopisie}. F — N.
ANASPli (Zoologie), du grec n, privatif, et ospis, bouclier rond, et par extension écusson, — Genre de Coléoptères liétéromi'res, famille des Trarhélicles, tribu des Mordellones, voisin des Murdelles propres (voyez ces mots), dont ils se distinguent par leurs antennes simples et qui vont en grossissant, par l'échancrure de leurs yeux et leurs quatre tarses antérieurs. Ils sont très-petits et se trouvent sur les fleurs dont ils sucent le miel et sur les feuilles des arbres qu'ils dévorent. On y remarque les espères A. frontulis. Lin., luteralis. Lin., thoractcu, Fabr., flnva. Lin., atra, Fabr.
ANASTATIQUE (Botanique), Anasintica, Gœrtn., du grec auastasis. résurrection : allusion à la propriété que possèdent les branches desséchées de cette plajite, de se relever lorsqu'on la met dans l'eau. — Genre de plantes de la famille des Crurifères, type de la tribu des Anastaticées. Caractères : silicules terminées par X' appendices ailés; valves à cloisons tron(|uées obli'iuenient. h' A. ou Jérôme Inji/nirnétrc [A. hieriidiuntuin. Lin.), plus connue sous le nom de liose de Jéricho, est une petite jilante annuelle, velue. Ses feuilles sont spatulées, dentées, duvetées. Ses fleurs sont blanchâtres. Elle croît dans les lieux arides de l'Arabie et de la Palestine, oii elle est coiuuie suus le nom de A'"/' maryani, mots arabes qui signilient iniiin lie Marie. Lorsque la plante se dossèche sur pii^d, ses branches et ses rameaux se ramassent en une boule de la grosseur du poing. Un vent un peu fort la déracine facilement et la fait rouler comme une 1 ouïe dans les sables des dé erts. Vient-elle i toucher un lieu humide, cllr rc|>rind tout son éclat. Cette propriété existe mêini', (|i,i'|i|iii- si'clie que soit la plante. Aussi se
sort-on de cellr-c i c nr d'un hygromètre. Dans les pays
où elle croit, la Hase de Jéricho est l'objet d'une superstition très enracinée. Lorsqu'une femme est en mal d'enfant, on place le bout de la tige de cette plante à l'état sec dans un v:Lse rempli d'eau, et l'accouchement a lieu, dil-oii, lié-. i|ii'rlle a replis sa fraîcheur. G — s.
AN ASrOMOSIC (Anatomie), du grec oîc/, ensemble, et sliiiiia, hiHiclic. — C'est la connnunication on l'aboufbemi'iit de ilen\ vaisseaux; les anastomoses sont d'auluiit plus fréquentes que les vaisseaux sont plus petits. lille» peuvent se faire par inosruiatnm ou par arcade, lorscpie deux vaisseaux venant en sens opposés s'abou-
chent par leur extrémité; p^r conminica lion transversale, lorsque deux troncs parallèles se comnmniquent par une branche transversale; enfin par co irerc/ence, lorsque deux branches se réunissent à angle aigu : celles des veines sont plus nombreuses que cellis des artères. — On a admis iiu-si ilis 'ihai'onvises nerueuies, parce qu'on supposait l'ivi^icii, 1,1 un fluide circulant dans les nerfs; mais l'anatoniir ilnnoniro que, dans ce cas, il n'y a pas abouchement, mais seulement juxtaposition des filamenls qui arrivent de points dilVérenls. F — N
ANATASE. — Acide titani(jue naturel, de couleur bleue, et cristallisant en prismes droits à base carrée (voyez Hurn.E).
ANATlDÉtS (Zoologie).— Famille de l'ordre des Palinipédei de Cuvier, qui répond à celle des Lamelliros- Ires (voyez ce mot).
ANATIFE (Zoologie), Anaiifa, Brug., du latin anas, canard, et fera, je porte, à cause de la fable qui eu faisait naître les canards. — Genre d'animaux Articulés, ordre des Cirrhipèdes, classe des Crustacés. Ses caractères sont : coquille à 5 valves, deux de chaque côté, la cinquième sur le bord dorsal, rapprochées et réunies en forme de cône par une membrane qui les borde et les maintient; ces valves sont soutenues par un pédicule tubuleux, à parois musculaires et menibianeuses, flexible, susceptible de s'allonger et de se contracter, et toujours fixé sur différents corps marins, le plus souvent sur la cale des vaisseaux, ce qui fait probahlemoni qn''in les
retrouve dans toutes les mers. Ses espèces sont peu nombreuses, et Lamarck n'en compte que cinq ; l'espèce la plus commune dans nos mers est Winatifère (Lepas anatifera. Lin.), ainsi nommée à cause de la fable dont il a éié parlé plus haut. C'est sur l'anatife qu'ont été faits les beaux travaux de M. Martin Saint Ange, pour son mémoire intitulé : Oljsemations faites sur les Anntifes v:vanls: et qui, en définitive, ont déterminé les zoologistes à retirer de l'embranchement des Millusqucs l'ordre des Cirrhipcdes , pour le reporter dans celui des Articulés (voyez Cinniiii'ÉDES,.
ANATINE, Anàtinr, Lamk (Ziologie). — Genre d'.-lcephales lesta' es, faniilU' des Enfermés, voisin dos .Mip's proprement dites (voyez ces mots . Us s'en distinguent parce (|ue clia<iue valve a une petite lauie saillante en dedans, et que le ligament va de l'une à l'autre Les espècne les plus rcniarqiiablrs siuit l'.l. v"/™, Cliemnitz, et l'.L hispidula. Cuv., rein.iri|ualilij parce qu'elle est couverte do petites épines. Ce genre est très-voisin des Corbules et des Bupicoles.
ANATOMIE (Sciences na urelles , du grec temno, je cou|)e, et ana, parmi, traduit exactement par le mot </.<srcliim. — L'Anatomie est la science qui a pour objet l'étude et la connaissance des parties (|ui com|io>ent les êtres organisés, de leur forme, de leurs dimensions, de leurs rapports, de leur structure, etc., soit au moyen de la dissection, soit par tout autre mode d'investigation et de ivcherclios.
llistvi-tiiue. — Dans rauliciiiité, les mœurs, les doclrinoi
ANA
ANA
philo'iopliiques, les croyances religieuses, tout s'opposait aux étu esaratomiqucs, dont les dissections sont la base ; aussi n'eu tiouve-t-on aucune trace chez les Égyptiens, les Indiens, les Chinois, etc. C'est seulement chez les Grecs qu'on commence à entrevoir le goût de ces études : un des di-niiei'S disciples di' Pythagore, Alcniéon de Crotone, qui vi\ ait vers le milieu du vi' siècle avant J.-C, parait Être le premier qui ait disséqui^, mais seulement des animaux, c'est-à-dire que l'anatomie hun.aine a été précé dée par celle des animaux : moins de cent ans après, pendant le v siècle, Démocrite, l'S Asclépiades au milieu desquels brille le grand nom d'Hippocrate, Empédocle, Anaxagore, se livrent à des dissections sur les animaux et font des découvertes importantes. Enfin Diodes de Caryste, le plus célèbre des successeursd'Hippocrate, écrit le premier sur les préparations et les démonstrations anatomiques; dès lors l'anatonue est constituée co.i nie science et comme uri. Puis Aristote parait (quelquesuns ont prétendu qu'il avait vécu avajit Dioclès, c'est un point obscur d'histoire difficile à élucider^ ; il enseigne vers 3.311, et dès lors, sous la protection et par les encouragements d'Alexandre, le c!omaiiie de l'anatomie et l'e l'histoire naturelle s'accroit prodigieusement ; cependant on igno.e si Aristote a disséqué des cadavres humains : Tliéophraste, son disciple et le compagnon de ses travaux, crée l'anatomie des végétaux. Moins d'un demi-siècle s'écoule et la fondation de l'école d'.^lexandrie, la pioteciion des Ptolémées, appellent les savants de toute part; Hérophile, Era-isirate, dissèquent des cadavres humains et font faire à l'anatomie des progrès remarquables ; mais à dater de cette époque, sous la domination romaine, tout s'éteint jus(|u'au règne de Néron, c'est-idire pendant un siècle et demi -, enfin, vers le milieu du 1" siècle de l'ère chrétienne, Marinus, cité avec élnge parGalien, qui le ncmme le restaurateur de l'anatomie, reprend l'étude de cette science: Rufus d'Ephèse. sous le règne de Trajan, Galien, sous Marc Aurèle, viennent clore la série des travaux «matomiques de cette époque; Galien surtout, qui est, de tous les médecins de l'antiquité, celui qui a écrit avec le plus d'exactitude sur l'anatomie : n'oublions p:is non plus les travaux deCeUe, de Pline, d'Arétée. Cependant l'Europe tombe dans la barbarie, le foyer des sciences s'éteint, uh faible rayon sculemeni est recueilli par les Arabes; mais la loi de Mahomet inspire l'horreur des cadavres; et les Arabes ne font que traduire, dénaturer les livres de Galien ; les éîudes anatomiques sont abandonnées. Enfin, après la chute de l'empire grec, Fri'déric II, empereur d'Allemagne, en lï38, défend aux i hirurgicns d'exercer leur art s'ils n'ont étudié l'anatomie ; on ne disséquait pourtant encore que des animaux, lorsqu'on UOu et en 131.'), Mondino étudia enfin publiquement à Bologne sur deux cadavres de femme; après lui, viennent Nicolas Bertuccio, Pierre d'Argelaia, Bencdetti ; ai xvi' siècle paraissent Achilliui, Mas'-a, Eustachi, Fallnpe, Ingrassias: la Trance leur oppose déjà avec orgueil (Charles Etienne, puis Bondelet, Sylvius, Vénale, et notre immortel Ambroise Paré qui ne fit faire lant de progrès a l'art chirurgical qti'au mciyen de ses profondes connaissances en anatomic. En 161!», Ilarvey démontre la circulation du sang; un peu plus tard Bartolin et Rndbeck découvrent les vaisseaux lympli.iîiqi.cs ; puis vcn lent Pec(|UCt, Si' non, Willis; enfin Tliéoph. Bonnet réunit dans un ouvrage complet les découvrjtes faites avant lui. Le xviiif siècle s'ouvre par rappariii(jn de Vaisniva, de Lancisi, de Hcister, de llnyscli; enfin paraissent Hall' rit Bnérhaave, ces brillaïus Kénies qui laissent pouiianl enccjre à glaner à Winslow, à Liculaud cl à Vicq-d'A/yr. La fin de ce siècle avait vu naître à la science celui que le m\' d. \,ù\. voir mourir presque à win aurore, Bi(hal,l'un ilr^ |iln~ ^i ;nKK liomnies de notre époque et qui nous a lai-M ii'stru\:ui\ iniuioricls ; nous n'avons pas besoin de dire que dipuis Inrs la f-ci3nco a continué ses progrès incessants, mais ils npparliennini à une époque trop rapprochée pour qu'on puisse encore les juger.
AxATUuir. vu r;i^NniAi.. — Elle 'embrasse les* deux grandes divisions du règne organique. Lorsqu'elle s'occupe de l'élude des animaux, elle prend le nom ù'Atmloiiiif iniiiiiiile ou znalamic {zônii, animai). On r;ippelle Analiiiiiie ii^ijdliile ou l'Iii/lfiirmiie (jihid'.v, plante) loisqu'ellc 8 pour objet la connaissance des végétaux en général.
AxATOUiF, ANIUAI.K. — Suivant les différents points de vue soug ligquciBon l'envisage, on l'u subdivisée de la manière suivnrili!; l'analoniie spéciale do l'homme a reçu le nom d'Aiilhiapoloniie (tmtluôjms, honmie); l'aiialomie
ue7eV»ia/;-e est celle qui a pour but denousfaii'e connaiii'c la structure des animaux domestiques. Quand l'analomic embrasse dans une étude gi'nérale la série des animaux, en examinant comparativement chacun des organes dans les divers groupes, elle prend le nom d'.-l. compaiée et celui d'A. iiliilosuphique, lorsque de la réunion et de la comparaison des faits particuliers, elle déduit des résultats généraux, des lois générales d'organisation. Considérée dans son ensemble, l'anatomie se divise en A. yéiiémleet A. descriptive. VA. geue'rii/e ne s'arrête pas aux qualités extérieures, à la surface des parties, elle pénètre par l'analyse dans leur substance, les décompose en tissus simples, générateurs, en éléments anatomiques, qu'elle étudie indépendamment des organes qu'ils forment, et montre les secrets des organisations les plus complexes et les plus différentes en apparence ; elle s'occupe successivement des parties simples ou élémentaires, des principes immédiats, etc., et enfin, sous lenomd'//js/o/oy!ei/i;ito, trame, tissu), elle embrasse l'étude des tissus qui entrent dans la composition des organes. VA. descriptive, au contraire, s'attache spécialement à faire connaître la fornje des parties, leur situation, leur volume, leur figure, leurs rapports ; elle nous apprend leurs noms, nous en donne la nomenclature; elle trace en un mot la topographie de l'être orgaui^îé. L'anatomie descriptive prend diflérentes dénominations, suivant les diflérents points de vue sous lesquels on l'envisage : 1° l'.I. descriptive proprement dite s'occupe de l'étude successive de toutes les parties du corps, sans autre but que la connaissance de tous les organes ; elle comprend : la Squetettu/ngie (skelctiis, desséché), étude dès partiesdures, divisée elle-mCme en Osléologie {osleon, os), étude des os, et Syiidesnologie {syiidesmus, lien) ou étude des ligaments ; et la Sarcolcgie {savx, sarkos, chair), étude des parties molles, que, l'on divise en Myn/ogie (»<!(?, muns, muscle), étude des muscles; Angetologie (owjeion, vaisseau), celle des vaisseaux; Nevrol'igie [neuion, neif,', celle des nerfs; enfin Spiaticlinotogie i'^planchna, entrailles), qui s'occupe de l'étude de tous les organes intérieurs, tels que ceux de la digestion, de la respiration, etc. 1° L'."!. chiriirgiva/e ou A. de régions s'occupe de l'ensemble des applications pratiques qu'on peut faire des connaissances anatomiques à la médecine et à la chirurgie; elle a pour but de déterminer dans une région ou une étendue quelconque de la surface du corps, les parties qui y correspondent à diverses profondeurs, et l'ordre de leur superposition. :." V.i. artislii/ue des peintres et des scu/pleiirs se rattache à l'A. descriptive, comme étant une de ses dépendances ; c'est la connaissance de la surface extérieure du corps, soit dans le repos, ?oit dans les différents mouvements; elle comprend l'étude des formes extérieures dans les animaux aussi bien que dans l'homme.
Dans tout ce qui vient d'être dit sur les diflérentes manières d'envisager l'anatomie, on a supposé que cette élude avait pour objet les êtres organi^és à l'état sain : lorsqu'elle s'occupe de rechercher, de décrire et d'analyser les altéiations que peuvent éprouver les organes, leurs tissus, li'urs principes élémentaires, elle i)rend alors le nom d'A. piiihologii/ue. Celle-ci ne date véritablemetit (juc du xvi« siècle; Vésale, Fernel, A. Paré, Colombo, Fallope, et surtout Théoph. Bonnet et Morgagni, etc., en furent les créateurs.
Enfin on a appelé .4. artipcielle, l'ai-t de modeler, et de représenter avec de la cire, du carton ou toute autre matière, les diflérentes parties du corps de l'homme ou des animaux ; lorsque ces pièces peuvent se démonter pour la facilité de l'étude et dos démonstrations, on lui a donné le nom d'.-l. c'astique (c/wd, je brise).
Nous avons dit que l'anatomisio avait recours à plusii^urs modes d'invesligalion autres que la disseclion ; en effet, les actions iihysiques et cbimiipies, les réurtifs (liver-^, les inqu-essions tactiles, l'odeur et la saveur, la dessiccaiinii, la coclicn, la l'eriurnliitieii, la putrélaclion, l'iu-tion de l'élcitriiilé, elc.,^onl des auxiliaires puissants cpi'il met à profit; mais kir.^Mu'il pinèiie dans l'élude des éléments aiuiliiini(iues, des I un H ipr ninnr(lials,ouler.ipie ses recherches ont pour ni i- i ■!' -, ^ n. inlininient petits, le microscope est appelé a iviahr 1rs )ilus grands sei^ \ite>, i.a son emploi nous jévele un ordre de faits qui cnnstiluont \'.\itiilm)ne nticrosrop.ijw , iiemniée aussi Micngropliic nniilontiniic, ou bien eiicnro lli-ilo/ogie, '
Ouvrages généraux a consnller : r pour l'anatom e du coips humain, ceux de liidiat, de J. Cruveilliior, du (;. Sapi)ey, et les atlas de II. Clni|uei, de Hmirgi-ry et Jacoli, de Bonamy, Rioca et Beau; i" | cuir l'anatomie enmparée, ceux de G. Cnvier, i!e Mecki'l, île C.irns, du
AN A
lî. WagiiiT; :i" pour l'anatomip gi!iiérale, cen\de Bicliat, de liLcl.u-il. di' kolliker;i"' pour l'anatomie vétùi-inair;-, ceux de Giiard, de Iligot et Lavocat; 5" pour l'anutomie microscopique, ceux de Maudl, de Cil. Robin. F — N. Anatômii; vii(;i:TAi.E (Botanique). — C'est cette partie de la science qui a pour but l'étude et la connaissance des organes chargés d'exécuter les différcnics fonctions qui constituent la vie d'un végétal : on la divise en Analomie descnptiie ou ries orcjai.ex, et Antitoniie f/nérui'e ou des tissus; il ne sera question ici que de cette dernière : pour la première, il en sera traité aux mots
OnûANES et VÉGÉTAI..
Les parties qui constituent un végétal ne sont formées que d'un petit nombre d'éléments. Le microscope nous montre tout organe d'un végétal comme composé de cellules ou utniule^; ce sont de petits sacs variables dans leurs formes ou leurs dimensions, mais toujours beaucoup trop petits pour être aperçus à l'œil nu. Ces cellules accolées en tous sens les unes aux antres forment un tissu général qui est la matière première de tout organe végétal.
On distingue dans les végétaux trois tissus élémentaires; tous trois sont composés d'utricules ou cellules, et sont également des tissus cellulaires ou utriculaires; mais la forme des cellules, trts-ditlérente dans chacun d'eux, leur donne un aspect, des propriétés et des usagC'^ parfaitement distincts. Ces trois sortes de tissus végétaux élémentaires sont : 1° le (issu ulnculaire ou cclluluire proprement dit; 2° le tissu vtiiculaire fibreux; 3' le tissu titrtcii luire viiscu'aire.
l" Tissu utiirulaire ou cellulaire. — Ce tissu, auquel on donne le nom de mnelle, tissu tnéilulloire, piirenchyme, est caractérisé par les dimens'ons égales en tous sens que montrent ses utricules. Elles conservent leur forme arrondie, globuleuse ou ovale dans les organes où elles ne s 'Ut pas serrées les unes contre les autres; mais dès qu'elles se pressent entre elles, on les voit prendre l'aspect de polyèdres réguliers ou irj'éguliers. Lorsque le tissu peu serré laisse aux cellules leurs formes arrondies, on observe entre elles des intervalles ( fi;/.
U'6) que l'on nomme les niétits intercelliiliiire'. Parfois on trouve au milieu des cellules des espaces vides plus con--idéiables compris entre elles, qui ont reçu le nom de lacunes. On remarque dans certains tissus cellulaires les cellules disposées par rangées parallèles rectilignes ; alors elles pré-
, Mcals intercellulai
3u tissu abrifiil. Celle Ssure montre IV|iBisseur des parois des iiio-
senlent ordinairement un léger allongement dans le sens même de ces rangées.
Parmi les cellules du tissu cellulaire proprement dit, il en est quelquefois qui sont ponctuées, riiyées, spirales (marquées d'un réseau irrégulior). Dans certains tissus cellulaires, les parois des cellules s'épaississent peu à peu, de façon que leur cavité s'amoindrit ou même s'oblitère complètement : la chair des fruits, la farine, sont lies tissus de ce genre.
2° Tiss'n fihrfu.T. — Ce second tissu élémentaire est composé de fibres accolées parallèlement; mais ces fibres résultent de cellules allongées toutes dans un même sons. Ordinairement ellilées aux deux bouts, et souvent assez longues pour former de véritables tubes fermés en pointe aux deux extrémités, elles constituent on saccolant une niasse fibreuse dont le bois, par exemple, est essentiel leincnt composé. Le tissu fibreux a reçu de certains botanistes le nom de prnseuthyine. Ces cellules peuvent aussi être pMicIwIcs, rayifes, spirales, etc., comme celles du tissu précéde'it.
,10 Tissu vasculnire. — Les cellnlos du tissu vasciilaire sont aussi très-allongées dans un même sen«, et on leur donne alors le nom de vriisseniix Le tissu l'asculinre des plantes est formé de ces cellules ellilées, dont chacune peut former déjà par elle-même un long tube d'une finesse généralement capillaire.
La surface des vaisseaux n'est jamais lisse, mais toujours on y aperçoit dos rayures spirifornies, annulaires, réticulées, ou des ponctuations telles que certaines cellules en montrent assez souvent dans le tissu utriculairc proprement dit. En outre, le diamètre des cellules vascuîaires ne demeure pas uniformément le même : la disposition sjiirale des dessins que l'on aperçoit sur leurs parois leur a souvent fait donner le nom général de vaisseaux s/,iraux, et parmi eux l'on distingue habituellement les vrais, ou trw.lices et les faux, qui reçoivent les noms de vaisseaux annulaires , réticulés, ponctués, rayés, etc.
Les liachées sont des tubes cylindriques contenant dans leur paroi un fil spiral continu, régulièrement enroulé d'un bout à l'autre de la cellule va^culaire, et qui souvent se déroule lorsqu'on vient à la rompre en déchirant le tissu dont elle fait partie. Cette circonstance leur a valu parfois le nom de />■«c/iées deriiulables, par opposition aux fausses trachées ou uai^seaiix annulaires et réticulés. Leur enroulement marche ordinairement de gauche à droite, en supposant le végétal dans sa position naturelle, et l'observateur en face de lui. Les tra-
tii. 128. — TiMclii
I liées se trouvent habituellement, chez les Dicotylédones, 'lans le canal médullaire, au centre du bois; dans le pétiole et les nervures des feuilles, et dans la plupart des parties de la fleur. Dans les Monocoiylédones, les trachées s'observent à la partie interne des faisceaux ligneux.
Les vaisseaux annulaires ou unneiés ont été souvent nommés fausses Irai-hces , parce qu'ils simulent grossièrement l'aspect des vrais vaisseaux spiraux. Leurs parois membraneuses sont soutenues intérieurement par des anneaux é|)ais, régulièrement placés les uns à la suite des autres. Lorsque les anneaux moins réguliers dans leur direction se joignent en outre par de nombreuses bandelettes intermédiaires, les vaisseaux sont réticulés. D'autres vaisseaux sont simplement rnyés, et souvent alors ils afl'cctent la forme d'un prisme dont chaque face porte une série de raies parallèles et régulièrement superposées. Cette disposition rappelle celle des barreaux d'une échelle, et leur a valu le nom de vaisseaux raves sculari formes {scala. échelle).
Les v'iisscaur ponctués sont ceux qui atteignent les plus grandes dimensions. De distance en distance, ou aperçoit sur le vaisseau un espace circulaire complètement dépourvu de points ; souvent i ce niveau se niiinifeste un étranglement qui, répété régulièrement, donne au vaisseau l'aspect d'un chapelet et lui vaut alors les noms de monilifinue {uuinile, collier) ou vermiforme {vernies, vcr|. Les vaisseaux ponctués, qui s'aperçoivent très-bien sur une coupe traiisviirsale du bois, sont communément désignés sous le nom {ic pures.
Tissu liijucux et liljies textiles. — Les botanistes ai>-
ANA
ppllent en général fiîstt ligneux (lignum, bois) le tissu dur. évidemment fibreux, qui forme le bois. Lorsque, sur un fragment d'arbre, on exaniin ■ la constitution du ijois, on y reconnaît deux tissus élémentaires : 1° le tissu fibreux; 2" les faux vaisseaux spiraux. Chaque couche de bois est une masse àe fibres végétales an milieu dcsq ;el- Ics sont dispersés des vaisseaux ponctués, des vaiS':eaux rayés, et rarcnientdes vaisse'iux annulaires. Les cellules qui forment ces fibres sont allongées ; leurs parois épaisses renferment des couches dont le nombre augn ente a\ec l'âge. Souvent elles présentent des ponct latio is nom
ANC
il 1 5 u Qb X liu bo s
blouses, particulièrement reniar(|uables dans le bois des aib:es verts ou conifères. Dans la tige de nos arbres, chaque couche ligneuse est interrompue à de courtes distances par des lames de ti-su cellulaire qui la traversent perpendiculairement à sa direction ; c'est ce que nous nommerons plus tard les rai/nns jnédulluires; ils font partie du bois, mais non pas du tissu ligneux,
Les fibres textiles sont entièrement analogues, pour la stjucture intime, aux fibres ligneuses dont je viens de parler. Ce sont également des cellules allongées, que plusieurs couclies intérieures ont fortifiées et enruidics ; mais au lieu d'être unies et accolées, comme on les trouve dans le bois, elles sont restées isolées par petits faisceaux ou petites bandelettes flexibles, et forment des fils résistants que nous tissons pour en obtenir nos toiles de fil et de lin. C'est sous la face interne de l'écorce des végétaux dicotylédones que se trouvent habituellement les fibres textiles (le Cluiuvre [canna/nssutivi], le Lui [/inum usitatiisimutn]). Un grand nombre d'arbres ou de plantes herbacées pourraient, suivant les p.iys, rendre des services du même genre. D'autres écorces fournissent d ■> tissus plus grossiers; ainsi les cordes à puits sont fabriquées avec la couche interne des fibres ligneuses ou liljer de l'écorce du tilleul. Les Monocotylédones présentent souvent dans leurs feuilles, ou même dans leurs tiges, des faisceaux ligneux plus ou moins isolés et plus ou moins grêles et flexible» que l'on a pu utiliser comme fibres textiles : les lintinmeif (.l/i/»« sapienluin; M. trxlilis, etc.) sont particulièrement dans ce cas, et l'on peut 'citer aussi les fibres de VAr/nve, vulgairement Al'téii (Aijove americana), si répandu dans les contrées chaudes et sablonneuses.
Vaiisrinix de lu sève et ilu sue propre. — Les vaisseaux dont il s'agit niainlennnt sont d'une double nature : la ■'ié'e et le sue prn/ re ou Intex S(mt deux liquides que la plupart des bnianistcs s'accordent k regarder comme bien distincts l'un de l'autre, et les tissus où on les observe sont bien différents. Ln néuedu printemps, ou sève ascendante, circule dans le tissu cellulaire, les vaisseaux et les niires du bois ; la sévc élaborée, ou «éve descendante, dans les fibres et les vaisseaux de l'écorce. Les \»iMi<'aux décrits sous le nom dn Irnrtiéet, /'<ius-e.i Irarhéen, elr., ne sont pas les principales voies que In sévo doit suivre; loin de 14, on les trouve lo plus souvent rempli» do gaz qu'ils Keml)leril conduire ainsi 4 travers les diverses parties dn la plante; c'est surtout dans le tissu relhilaire et dans les cellules tiibuleuses du tissu fibreux, que la béve parait se mouvoir Imbiluellenieul.
IX'S VIII. lieu UX /x'O/irct. vnissnnix lulicifèret, OU rlu ifur propre, sont des tubes nieiiibraneux diîvelfippés (Milre le» cellules du tissu environnant, et qui ne se nion- Ireni Jamais eux-mêmes comme comprises de cellules. Ils puraiMcnt dans l'origine être de simples canaux lacuneux
formés par l'écarlement spontané des cellules environnantes ; pui; ces canaux se revêtent d'une membrane qui leur constitue des parois, et leur organisation est alors complète. Ces tubos membraneux communiquent entr' eux p\r di's branches transversales qui Irur doniienl l:i ili-p i-iiion d'un réicau très-compliqué, et ils of-
fient une bien grande analogie avec les vaisseaux des.
maux. Le talex ou suc pro,ire. qui circule dans ces ré- ■^eiux vasculaires, est un liquide incolore ou coloré, chargé de grmulations opaques (voyez Latex, Séve, Tissu).
Oi consultera uiilemem pour I ajiaiomie végétale: Ad. de Jussien, Lours é/cnt. d'Uisl. riat,, Hota/iique; .V. l'iichiu-d, Nouv. étém de Botuuique, 1' édition, et un grand nombre de mémoires de Dut'Oihet, .\mici, de MiibL'l, Il Molli, Ad. Brongniart, Uecaisnc, etc., dans les Anu. des Se. mit., 1*, i', :l', i' séries.
A.NATliOPlî (Botanique), du grec unatrùpé, renversement. — Terme appliqué par de Alirbel à une direction de l'ovule végéial (vovez Chaîne).
AACIIILOPS (Médecine), du grec anchi, près de, et np<!, œil. — On donne ce nom à une petite tumeur inflammatoire située à l'angle interne de l'œil, à cûté et au-devant du sac lacrymal ; quelquefois elle intéresse ce sac, et alors elle constitue une véritable tumeur lucri/iriale (voyez ce mot', le plus souvent elle en est séparée et forme un petit abcès isolé ; il peut arriver que l'innammation disparaisse, et il en résulte un kyste (voyez ce mot). Ordinairement la tumeur s'abcède, il s'en éi-oule du pus, et il survient un petit ulcèie qui porte le nom d'.lîi/ilopi ivoyez ce mot). 1'" — iv.
ANCHOIS (Zoologie), Enyraulis Cuv., en grec «,9i/raulis. — Ce petit poisson , dont la longueur ne dépasse pas (I">,i5 à l)"',!», forme un genre dans l'ordre (les Miilncoptéryyiéns alidmniuaux, famille des Clupes, assez voisins des Harengs (voyez ce mot) ; ils en diffèrent par la bouche, fendue jusque loin derrière les yeux, par des ouïes plus ouvertes; un petit museau pointu, SOIS lequel .sont fixés de très-petits intermaxillaires, fait saillie en avant de leur bouche; les maxillaires
sont droits et .illongés, et le plus souvent hérissés, ainsi que la mftchoiré inférieure, d'uiu' infinité do dents extrêmement fines; leur corps est allongé, étroit, couvert d'éraillcs qui se détachent si fncilcni'nt qu'on a cru qu'ils en étaient dépourvus. La couleur do Viiticliois est brune, nuancée de vert sur lo dos, naci*ée sous le ventre. Les princip;iles espèces sont l'.l. vulgaire I Cliipea cucrii .tirtioliis. Lin.), qui se pêche en ipiantilé iniioinbrable dans la Médilerranée, et qui conslilue un des mets les plus répandus; le Mr et (Kngruut. uii-lrtla. Cuv. , plus petit et ta profil moins convexe, qui habite aussi la Méditerranée ; enfin l'Amériiiuc on a plusieurs espèces, parmi lesquelles on doit en rili'r une entil'iement privée de d''iils, l'A'/iy. edentulus-, Cuv. C'est dans les moi* tic
ANC
■ANC
mai, juin et juillet que se fait la pi>rhe dos ancliois ; vers cette L'poque, aprrs avoir quittiï A la fiu de l'hiver les profondeurs de la mer, où ils vivent en troupes comme les harengs, ils s'avancent vers le déiroit de Gibraltar, et pénètrent dans la Méditerranée pour venir frayer sur les côtes; alors la pèche a lieu pendant les nuits obscures. Les pêcheurs réunis sont pourvus de trois barques, l'une ponant des feux allumés s'avance jusqu'à 6 ou x kilom.; les poissons se réunissent en troupes autour de ci tte lumière, et les deux autres barques portant chacune une extrémité d'un long tilet qui a au moins ^0 brasses de longueur sur 8 à lO mètres de hauteur, avec des mailles serrées, entourent la première. Cela fait, le feu e^téteint, les pCclieurs battent l'eau de leurs rames et les poissons effrayés vont, en se sauvant, se mailler dans le filet. La pOche faite, on coupe la tète aux anchois, on leur ôte les entrailles ; ils sont ensuite lavés plusieurs fois, puis placés par lits dans les barils, alternativement avec une couclie de sel en poudie mêlé d'un peu d'ocre. Ainsi préparés, ils peuvent se conserver plus d'un an. Les bons anchois, dans cet état, doivent être petits, nouveaux, blancs dessus, vermeils dedans, le dos rond. C'est avec ce poisson , déjà connu des Grecs et des Romains, que l'on préparait la sauce que ceux-ci appelaient yiirum. La chair des anchois excite l'appétit et aide à la digestion ; elle est estimée sur toutes les tables.
ANCHOMÈNES (Zoologie). — Genre établi par Bonclli, parmi les Cnléoplères pentanières, tribu des L'arabique':. Ils ont le corselet en forme de cœur tronqué, le corps peu aplati ; ce sont des insectes de petite taille, ordinairement verts ou cuivrés : on les trouve au bord des eaux, dans les lieux humides; l'.-f. alOipex, Fab., est très-commun sur les boids de la Seine.
ANCHUSE (Botanique). — Voyez Blci.osse.
ANCHUSÉES (Botanique). — Sous-tribu de plantes appartenant à la tribu des liorraqiuées dans la famille du même nom. Elle se distingue par ses akènes au nombre de i, distincts, uniloculaires, se fendant ensuite, circulairement de la base au sommet, enfoncés dans un réceptacle épais; un style gynobasique ; une corolle régulière, garnie de poils ou d'écaillés à la gorge. Les Ancliusées, qui doivent leur nom au genre Aucliusn, appelé vulgairement Buylosse, renferment des genres importants dont voici les principaux : Nomma, Medik ; Itourriiclie {llon-ayn, Touruefort) ; Consmtde ( Si/mji/ii/- /(/m, Tourn.) ; Lycopside (ii/cojD.«'s-, Lin.); et enfin la Buy/oxsv, dont il vient d'Être question. G — s.
ANCILLAIHE (Zoologie), .■l'ic;7/n;-ia, Lamk. — Genre ieMnllusqufs établi par Lamarck dans sa famille de Enroii/f'x, ordre des Tradié/i/iudes, entre les Porcelaines et les Olives; adopté par presque tous les coiichyliologistes, il n'a pas été admis par Cuvier, qui en fait un sous genre du genre Buccin , famille des Hiicci/widpx, ordre des Pecliiiihranc/ies : voisines des Olives, les Ancillaires s'en distinguent par leurs plis columellaires réunis en forme de torsade, et par l'absence du canal spiral. L'animal ressemble à celui des Olives, avec le pied plus développé. Ce genre, composé aujourd'hui d'une quarantaine d'espèces, dont la moitié fossiles, renferme des coquilles toujours rares et très-recherchées des amateurs.
.\NCOLIE (Botanique), Aquilegia, Tourn. Ancolie est la corruption à'aqid/egia, qui \eut dire unie, parce que ses pétales ont cette forme ; d'autres disent que SCS nectaires sont contournés, aigus, et ont été comparés à la serre d'un aigle. — Genre de.
l)lantes de la famille des Renonculate'''.'!, tribu des He//e'/i'ire'e'. Il comprend liis plantes vivaccs à calice cduipiisé de; .'> sépales colorés, à à pétales bilabiés. Leurs ovaires, au nombre de h, deviennent des follicules dressés, distincts, terminés en une pointe, qui n'est autre chose que le style persistant ; ces fruits renferment des graines nombreuses. L'A. commune (/l. vu!- (/artx, Lin.t, Gunix du Nolrc-Dnriif, Aifi/auline. Colnmhine , est une herbe rameuse, un pou velue. Se feuilles sont découpées en seg menis et en lobes incisés d'un vert foncé en dessus et glauque en dessous. Ses fleurs sont terminales, pendantes , colorées d'une teinte qui varie du bleu au rouge, au violet et au blanc. Cette plante croit dans les bois et le long des haies de lu plu-
part dos contrées de l'Europe. On a attribué autrefois à l'ancolie ^ vulgaire des propriétés médicinales importantes. C'est à la fois dans sa racine, ses feuilles, ses Heurs et ses graines, qu'on avait cru reconnaître des principes apéritifs, diurétiques, aiitiscorbutiques. On fait aujourd'hui très-peu usage de cette plante. En général, les espèces de ce genre sont, ainsi qu'un grand nombre de plantes de la famille des Rcmmcu/acées, un peu acres et narcotiques. L'A.fj/anduleuse{A. gtandulosa, Fisch.) de Sibérie a les rameaux terminés le plus souvent par une seule fleur d'un beau bleu. L'.L dit Canada {A canadensi", Lin. ), 1',-!. rlesAlpes{A. A/pina, Lin. ), 1'^. dé Sibérie {A. Sihinca, Lin.), sont toutes des espèces qui font rornoment de nos parterres. G - s.
ANCONÉ (Anatoniie), du grec ankôn, coude. — Muscle du coude. Il va delà tubérosité externe de l'humérus (épicondyle) au coté externe de l'olécrane et au bord postérieur du cubi lis (e'picondi/lo-cubital deChaussier.
ANCVLODON (Zoologie). — Nom donné par lliger à un Célacé du genre Narval, Anarnale de Lacépède (voyez ce mot). ^ ■'
Ancvlouos (Zoologie), du grec aiikulns , crochu, et du génitif odonlnx, dent. — Genre de Poixsons a'-nnl/ioptcnjgient, famille des Sciénoides, très-rapproché des Otoliihes,à museau très-court, canines excessivement longues, queue pointue. On n'en connaît que deux espèces, qu'on trouve à Cayenne, VA. à dents en flèche {A.jarulidens;Cuv.; A. Innc/iuni.i, Bl.), et l'.l. à petites nageoires (A. pnrvipinnus, Cuv.).
ANCRE (Terme de marine). - Pièce de fer à double crochet variant de grosseur et de poids suivant la force du navire, dont on se sert pour l'arrêter dans sf. marche lorsque l'on arrive dans un port ou sur une rade. L'un de ses crochets, que l'on appelle ber, s'enfonce au fond de la mer, dans le sable ou d;ins la vase. A l'extrémité de la verge de l'ancre , c'est-à dire de la forte pièce de fer B à forme cylindrique qui s'élève du milieu des deux becs, et qui lient à eux par deux autres pièces également en fer, un peu recourbées C, 1", nommées /)a//ev, se tron\e un anneau A, appelé oryaneau, sur lequel est fixé le cable, soit en filin, soit en fer, qui vient entrer dans le navire par une ouverture pratiquée sur son avant,
ouverture que l'on nomme écubier, et qui y est solidement fixé. Le l'ax de l'ancre est la pièce, soit en for, soit en bois, qui, placée au dessous de l'organeau en IT, transversalement aux deux pattes, sert aies faire tenir au fond de l'eau dans une position droite, de manière qu'un des deux becs puisse mordre dans la vase. Les forts bâtiments de guerre ont généralement cinq ancres à peu près de la inèmcdinieiision pour le mouillage, et plusieurs
autres bien moins fortes qui servent à divers usages. Toutes ces ancres se placent, en nombre à peu près égal, on dehors de ch;tcun des eûtes du navire, excepté toutefois la plus forte do toutes, que l'on appelait aulielois ancre d'espcnmce, qui se trouve souvent dans l'intérieur