‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 79 sur 396 · nto · texte numérisé non relu

nto

rhromate de plo

Diamant

Soufre

Zircon

Grenat

Spinelle

Saphir

Rubis

Topaze

Flint

Crown

Quartz

Alun

Eau ^liquide].. . .

Angle visiel ou optiqie. — Angle formé par deux lignes droites allant du centre de 1 œil aux deux extrémités d'un objet. Nous jugeons de la grandeur d'un objet d'après sa distance présumée et l'étendue occupée par son image sur la rétine ; or, celle-ci dépend de l'angle visuel de l'objet, lequel angle est toujours déterminé. Toute erreur dans l'évaluation de la distance en entraînera donc une correspondante dans l'évaluation de la grandeur, ou réciproquement.

Angle ce polarisation maxima. — Angle d'incidence correspondant au maximum de polarisation de la lumière par réflexion (voyez Polarisation).

Angles (Instruments pour mesurer les) (Astronomie, Géodésie). — Presque toutes les recherches de géodésie et d'.-istronomie conduisent à mesurer des angles. Les anciens employaient à cet effet un Imtbe ou cercle gradué muni de deux règles ou alidades (voy. ce mot), mobiles autour du centre du cercle, et portant à leurs extrémités deux petites plaques dites pi/mules perci'es de deux fentes parallèles. Si l'on se place au sommet de l'angle à mesurer, et qu'on vise l'un des objets à travers les deux pinnules d'une alidade, la direction du rayon visuel mené à cet objet se trouve fixée. Avec la seconde alidade on visera de même l'autre objet. L'angle compris entre les deux alidades se mesure sur le limbe. Tel est le principe du graphinnètre.

Les instruments employés en astronomie sont tout à fait .inalogues, mais ils donnent une plus grande précision, parce que les alidades y sont remplacées par des lunettes munies de deux fils croisés à angle droit au foyer de l'objectif. Viser un point, c'est placer son image à la croisée des fils; le rayon visuel coïncide alors avec l'axe optique de la lunette, c'est-;\-dire avec la droite qui va de la croisée des fils au centre de l'objectif.

Comme exemple de ce genre d'instruments, nous citerons le théodolite, le cercle répétiteur, (voyez ces mots).

La direction de deux r.tyons visuels étant fixée, il reste ;\ apprécier sur le limbe laiiKle qu'ils font entre eux. Or, à moins de donner au limbe des dimensions extraordinaires, ce qui .lurait de graves inconvénients, on ne peut y tracer les secondes. Sur un cercle de O'Oj^.S de diamètre, par exemple, un digré occupe un arc de ii",0r3!t, une minute un aie de n^.oniitiâ et une seconde un arc de ()",li(iO()"l. On ne pourra le diviser réellement que do !> en .'i minutes, encore faudrat-il nne loupe pour lire les divisions. Afin d'apprécier les arcs plus petits, on emploie un veitiiera [fig. 145), au

ANG

ANG

moyen duquel on pourra obtenir la lOo' partie des divisions tracées, ce qui fera ^ = — = 3". Un cercle «' jsi construit donnnera donc les angles à .1" près.

En employant un cercle de dimension plus grande, on peut arriver à mesurer les angles à 1" près; mais c'est là une limite extrême, difficile à atteindre; on le concevra très-bien si l'on remarque que l'angle de I" est celui sous lequel on voit une longueur de 0",1, à la distance de 22 kilomètres.

Cependant, si l'angle est très-petit, comme celui que sous tendent les étoiles doubles, en employant des procédés particuliers, on peut atteindre à une approximation de 1/10 de seconde. C'est l'objel au miciwiiétre.

Le micromètre à lils parallèles, qui sert à déterminer le diamèti-e apparent du soleil ou des planètes, consiste dans un réticule pUvoé au foyer de l'objectif et formé de deux lils parallèles dont l'un en fixe et l'autre mobile au moyen d'une vis. On aiiiène les deux fils à être tangents à l'image circulaire qui se forme au foyer. La vis est graduée de manière à connaître, pour chacune de ses positions, le diamètre apparent de l'objet. Il suffit pour cela d'observer, à une grande distance, des objets connus, tels que des cercles blancs placés sur un fond noir. Le rapport de leur diamètre à la distance fournit immédiatement le diamètre apparent, et l'on peut ainsi former une table de correspondance entre ces diamètres apparents et le nombre des tours de la vis. L'épaisseur des fils limite le degré d'approximation qu'on peut obtenir dans les mesures de ce genre. Aussi emploie-t-on des fils très-fins, fils d'araigjiée ou de platine : ces derniers ont l'avantage de n'être ni combustibles ni hygrométriques.

Le micromètre lui-même pi'ut remplacer avec grand avantage le vernier dans la mesure des angles. Lnrsqu'une division ne tombe pas exactement sur la croisée de la lunette micramétrique (/ï'/. i'l(l), on déplace cette croisée au moyen d'une vis dont la tête est graduée, jusqu'à ce que la coïncidence ail lieu. L'angle dont la vis a tourné indique la fraction ri' II». - MictumJlre. <le divisiim dont la croisée

était éleignée de la division Hor laquelle ou a amené la coïncidence.

La figure 1-17 peut donner une idée de la valeur d'un angle de 1°.

Pig. in. - Angle Je !•>.

AMii.B HoiiAiiiK. — .\ngle formé par deux plans menés par l'axe du monde (voyez Cooii»o\néks).

A:i(ii ï lAciAL (Aiiatomic, Physiologie). — Angle qu'on suppose résulter de la rencontre de deux lignes, l'une liorizoniale, qui passerait à la hauteur du conduit auditif externe et de l'épine du maxillaire supérieur, et l'autre approchant plus ou moins de la perpe: diculaire, passant par le point le plus saillant du front et l'épine nommée ci-de»tus. Camper a prétendu mesurer la capaciié du crilne d'nprès l'angle formé par la rencontre de ces deux lignes; quoique celle assertion ne puisse pas être considérée comme cîxacte, d'une manière slisokie , en niison de la saillie plus on moins connidéruhle des éininencns désignées et do la proéminence potsible de» inùchniies, il faut reconnaître pourtant <|iril y B là quel(|UO chose do généralement vrai, «l ipic phi» cet angle est ouNCit. plus il y a chance d'avoir un grand développement de la masse encéphalique, nt par auile ilu l'intelligence. Ainsi l'angle facial im Kiiropéeii» muniirc do 8'r" b. n.'i"; il est de 7.'i° dans la rare rnoiiKole ; do '.>•' cliez les nègres; !o Jupiter olympien et l'Apollon du B(;lvédtro di-paosont 00". Au

contraire, si l'on examine les singes, on trouve une dégradation progressive depuis l'orang-oulang, '•6°, jusqu'aux derniers représentants du genre où l'angle n'a que -Kl". A mesure qu'on descend dans l'échelle animal'', l'angle facial devient de plus en plus aigu ; ainsi il est de 25" à 30" chez le chien ; de 24" à 25" chez le mouton ; de 1 1" chez le cheval, etc.

ANGORA iZoolO(:ie). — On a donné ce nom à une variété d'animaux de genres difl'ércnts, originaires i' Angora en Anatolie ; ce sont le Chul, le Liifiin et la Chivre (voyez ces mots). Ils sont remarquables par l'extrême finesse et la blancheur de leur poil.

AiNGKEG 'Botanique), Angrœcum , Dupetit-Thouars, mot formé du nom indien Aiif/urek, que portent plusieurs espèces. — Genre de plantes de la famille des Orchidées, qui croissent sur d'autres plantes sans en tirer leur substance, tribu des l'andée-'. Il comprend des plantes épiphytes caulesccntes. L'.4. ivoire {A. ebiirneum, Dupetit-Thouars, présente la hampe axillaire terminée par S à 12 grandes (leurs dirigées du même côté. Leur labelle est d'un joli blanc d'ivoire. Cette espèce croit dans les parties chaudes de l'Afrique, à Maurice, à Bourbon, eic. L'.-l. « queue (A. coudutum, Lindl.), originaire de Sierra-Leone, est très-original par ses fleurs pendantes, verdâtres, avec le labelle blanc et l'éperon ruussàtre, bilobé au sommet et atteignant souvent plus de (i°',v5 de longueur. G — s.

ANGUILLE (Zoologie), Murœtto, Lin. — Grand genre de Poissons malncopte'ri/'/iens a/jode':, caractérisé par des opercules petits, entourés par les rayons, branchies abritées par la peau qui enveloppe ces parties et ne s'ouvre que fort en arrière par une espèce de tuyau : disposition qui explique comment ces poissons peuvent demeurer assez longtemps hors de l'eau sans périr. Les anguilles ont le corps long et grêle : leur peau grasse et épaisse ne permet de bien voir les écailles que lorsqu'elle est desséchée. Ce genre a été subdivisé en un grand nombre de sous-genres, dont les principaux sont : Les Aiigui/les subdivisées encore en Anijuitlei proprement dites et AnijUtUes i-riiies; les Conyres, les Oi/hisures, les Murhiei propr ment dites, etc.

.\NCLii,LEs coMMLNES, Ail ,uillu murcBiin, Lin. — Sousdivision des anguilles vraies; ces poissons bien connus, aux formes longues, grêles, effilées, qui nagent avec une grande rapidité, qui peuplent en si grande quantité et indistinctement les eaux douces, saumàtres, salées, de tous nos cours d'eau, des lacs, des étangs, du littoral de la mer et de l'embouchure des livières, sont recherchés sur r.os lables pour la délicatesse de leur chair. Déji, chez les Romains, les anguilles étaient estimées à l'égal des fameuses murènes ; on les élevait avec tous les soins imaginables dans des viviers spéciaux, où elles étaient même apprivoisées comme des animaux domestiquer. Chez les Sybarites, dit-mi, les pêcheurs d'anguilles étaient exempts de toute coniribution.

Pendant le jour, les anguilles se tiennent au fond des eaux, dans la vase où elles s'enfoncent, et dans des trous qu'elles se pratiquent elles-mêmes, et dans lesquels on en rencontre souvent plusieurs ensemble ; mais pendant la nuit, surtout si le temps est sombre, s'il est tombé de la pluie, sou\cnt elles soricnt de l'eau et s'éloignent jusqu'à des distances as--ez con-idérables, trente ou quaranti? pas. Les anguilles sont très-voraces; elles mangent des frais de poissons, des petits poissons, des larves, des vers, etc. On dit même r|n'elles attaquent de petits quadrupèdes et '!'■ "i iii\ .M|ualiques; mais, à leur tour, elles sont .|.\"i I I l'uii'es, cerlains oiseaux aqua-

ti(|ues, 1''^ i;i"- | i '. "laces. Dans tous les cas, il

faut éviter d en rni'iiie li.ins une pièce d'eau qu'on \ondra repeupler de petits peissons.

Il est à peu près avéré anjonrdliui i|ue In reprnduelion des anguilles s'opère dans la mer, jnès de l'embouchure dos rivières; au printemps, les jeunes s'avancent en troupes serrées et profondes dans les cours d'eau, qu'elles remontent jusque près de leurs sources, en se divisant en colonnes do moins en moins nombreuses A mesure qu'elles rencontrent des allluenls : près des bords de la mer, lorsque la migration commence, ce sont des myriades do petits vers blancs transparents qui encombrent les petits ruisseaux, les prairies inondées, et qui, sous le nom de moulée, se pèchent en quanlilés prodigieuses; mais bientôt on n'apiierenit plus rien, parce qui; les petites anguilles prennent ra|iidenient lacoiiUnirgris'! d abord, puis brune de leur :it;e adulte, et ([u'elles éclnippent aux regards. Ce poisson ernit avec iiiK! grande lenteur et peut vivre, dit-on, plus d'un siècle.

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