ANO
ANNULAIRE (Éct.ipse). — Une éclipse est annulaire lorsque le soleil éclipsé déborde autour du disque de la lune comme un anneau lumineux (voyez Éclii-se).
ANOBIUM Zoologie;, Anotium, Fabr., du grec uneii, sans, et Aïo.î, vie. — Insectes coléfplérei, ainsi nommés parce qu'ils font les morts quand on les touche; ils sont plus connus sous le nom de Vriilelles (voyez ce mol).
A>ODINS (Matière médicale), du grec oïlioié, donleur, et a privatif. — On donne ce nom à des médicaments qui ont la propriété de calmer les donleurs. Les émollients, les mucilagineux, les gélatineux à l'inlérieur et à l'extérieur ; les bains, les cataplasmes, les corps gras à l'extérieur sont des anodins ; mais cens qui méritent plus particulièrement ce nom, ce sont les narcotiques à petite dose : ainsi le jjovuI, la laitue, la moiel/e, la ciyue, la jusquiariie, la belladone, mais surtout l'o^iuni et toutes ses préparations.
ANODOiNTE (Zoologie), Amdontes, Brug., du génitif grec nnO'/o/i^ojf,éder.té. — Mollusijues (ice'fjfiules ttstacés, famille des .Vytihicés, forme un genre de coquilles fluvialiles, très-voisin des Mulettes, avec lesquels il offre si peu de différence, qu'il faudra probablement les réunir. C'est une coquille équivalve, à charnière linéaire, sans dents, avec un ligament qui en occupe toute la longueur ; elle est mince et médiocrement bombée, l'angle antérieur arrondi comme le postérieur. L'animal manque de byssus, son pied, très-grand et comprimé, est à peu près quadi ilatère et lui sert à ramper sur le sable ou sur la vase : c'est 'a Moule des étangs. Les Anodontes vivent dans les eaux douces. L'.-l. dilatée {.Mi/tdus cycneus, Lin.; A. ajcuea),<iae l'on trouve dans toutes nos eaux à fond vaseux, atteint jusqu'à W^i et à 0",1.S. Ses valves, minces et légères, servent à écrémer le lait. Elle est d'un goût trop fade pour être mangée. On peut citer encore VA. des canards (A. aiialiuri], plus petite que la précédente.
ANOLIS (Zoologie), .inolius., Cuv. — Nom indigène d'un Refililesauiien de la famille des Iguauien', section des lyuauiens profiles. Les Anolis forment un genre qui, avec tomes les foimes des Iguanes et surtout des Marbrés, ont un caractère distinctif très-particulier : la peau de leurs doigts s'élargit en dessons en un disque ovale, strié en travers, qui leur permet de s'attacher aux surfaces où i s se cramponnent; la plupart portent sous la gorge un fanon ou un goitre qu'ils enflent et font changiT de couleur dans la colère. Plusieurs ont, cojnme le «Nunéléon, la faculté de faire varier la couleur de leur peau ; ils habitent les Antilles et le continent de l'Amérique. Les Anolis sont vifs et courent très-vite ; ils mordent fortement, mais leur morsure n'est pas venimeuse. Les espèces les mieux déterminées sont : le Grand A. à néle{A. velifer, Cuv.', le Petit A. à crête [A. bimacutata, Sparm.i, le Grand A. à écharpe (A. equestris, Merr.j, l'.'i. rayé {A. linealw!, Daud.i, etc.
ANOMALIE. — On donne ce nom, en astronomie, à l'angle décrit par le rayon vecteur mené du soleil à une planète. On distinguo VA. ornie, VA. moyenne, VA. excentrique; tons ces angles sont comptés à partir du périhélie (voyez Pl.ANIiTES).
AiNOMALUUE (Zoologie), du grec anomidns, qui n'est pas régulier, et oun. (|iieiie, — Cenre de MiDnnii/ères ronjeur.v, établi par M. W ah ilimis. |hiiu- rl.isser un animal que M. Fraser ava.l lapperti' de fei nando-Po. Ucmarquables par une membrane <iui s'i teud sur les flancs entre les quatre membres, et leur permet de voler facilement d'arbre on arbre, ces animaux se distinguejit aussi par un caractère particulier, ce sont des écailles solides, 8uiisla base de la queue; d'où vient Icui nom. Au reste, ce nianjmifère a paru ilifllcile à placer parmi les Hongcurs : les uns l'ont rangé à cûté des polalouches, à cause de rcsptce d'ailes dont il est pourvu : M. Waterhouso le croit voisin des loirs; enlin M. Gorvais, après uii examen sérieux, le range provisoirement dans sa famille de» llmlrtcidi's, qui a pour type le porc-pic. Quoi qu'il en soit, il a beaucoup de rapports extérieurs avec les polaloucheH, dont il dilTère pourtant par sa membrane Bliformes'élendant entre les cuisses et la base de la queue qui y est engagé"'; mais le ca actère le plus singulier, c'est l'cxi~lenc(; des grosses écailles dont il a été question, imbriquées les nues sur les uuties, ({ui garnissent la base de la queue en dessous; celle-ci est longue, terminée en forme de panache, et l'animal la porte relevée à la manière des écureuils dont il a le», allures vives et légères. On n'en connaît que deux espèces: l'.l. de l-'rnner {A. t'iasiri, Water. ), qui a h: poil <loMX et moelleux : dix écailles sous la qni'iie. On l'a trouvé A Fernando-Po, côte occidentale d'Afrique, el 1' I. de Véice (.1. l'vtei,
Temm.), ventre blanc, brun nqiràtre en dessus; quinze grosses écailles sous la queue ; côte occidentale d'Afrique. ANOMIE (Zoologie), .inomia, Brug., du grec ononios, irrégulier. — Genre d' Acéphales testncés, famille des Ostracé', voisin des Huîtres; à deux valves minces, inégales, irrégulières; la plus plate profondément échancrée à côté du ligament, qui est petit et logé, de part et d'autre, dans une fossette comme dans les huîtres (fig. Uil). La plus grande partie du muscle central traverse cette ouverture pour s insérer à une troisième pièce ou plaqe.e par laquelle l'animal s'attache aux autres corps, et le reste de ce muscle sert à joindre une valve à l'autre. L'animal a un petit vestige de pied qui se glisse entre l'échancrure et la plaque et sert peut-être à faire arriver l'eau fers la bouche qui est voisine. On trouve les Anomies fixées à différents corps, comme les huîtres. Il y en a dans toutes les mers. L'espèce la plus commune habite la Méditerranée, la Manche, l'Océan. On la connaît sous le nom de Pelure d'oignon, et les habitants des cotes la mangent comme des huitres. On a encore classé dans les Anomies la Pntelle anomale de Muller; mais Cuvier l'a placée dans le genre Orbiiule, classe des .Uollusques Ijrachiopodes.
ANOMOURES (Zoologie) , du grec anomos, irrégulier, et oiirn, queue. — Dans sa classification des Crustacés, M. Milne-Edwsrds a proposé d'établir entre la section des Brochyures et celle des .Macroures un sous-ordre, au- ([uel il a donné le nom à' .inomoures. Les caractères de ce sous-ordre se confondent par leur point de conta(;t avec ceux des deux sections précitées, de telle sorte qu'il est difficile d'en donner qui lui soient propres; cependant on peut dire que le cépbalo -thorax est beaucoup plus développé que la portion abdominale , qui est presque toujours mince et lamelleuse; en général, les antennes internes sont grandes et ne peuvent se reployer sous le ventre; le plus souvent le dernier segment du thorax ne se soude pas au précédent. Les branchies sont toujours lamelleuses, comme chez les Ihachyures, mais elles sont plus nombreuses. M. Milne Edwards les divise en deux familles : les Aptérares et les Pléryynres.
ANONACÉES (Botanique).— Famille de plantes (/mli/jiétalcs que M. Brongniart range dans sa classe des Magnniinérs, entre la famille des Myristicées et celle des Magnoliacées. Elle comprend des arbres ou des arbrisseaux à feuilles alternes simples, sans stipules. Leurs fleurs sont à calice composé de 3 sépales, à corolle de C pétales insérés sur deux rangs. Les élainines sont nombreuses ou délinies. Ces plantes habitcMit les pays intertr(q)icaux do l'ancien et du nouveau continent. Elles sont en général très-aiomatiques. Les genres principaux sont ; .iuoue I^Anona, Adans. I, Axiiiiinter {Asitniiia, Adans.), Guallene iGualleria, Ruiz et Pav.l, etc. Dunal a donné, en isn, une importante Monographie du cette famille, et M. Alp. de Candolle des observations dans les Mémoires de la Soc. de phyi. et d'hist. natur. de Genève en 18a?. G — s.
ANONE (Botaniquo\ .-inona, Adans., Lin. D'après Rliumphius, ce mot vient du nom malais tnanoa. Aux lies Moluques, on nomme ce goure .)lrnona. Linné fait venir Anona do annona, en latin aliment, vivres, parce (|ue les Américains se nourrissent de ses fruits. — Genre de plantes type de la famille des Anomocis, dont les espèces que l'on cultive ici en stTi-o cluiude (ounno siuqilo curiosité, sont, en Amérique et dans les hides, cultivées pour leurs fruits, dont la plupart sont d'un g.iùt délicieux. L'/i. à fruits hérissés A. niuiicatii, Liii.), appelée aussi Pomme de cannelle, Cachimentier et Corossol , est un nrbre peu élevé. Il est originaire dos Antilles el présente de grandes fleurs solitaires, d'un blanc jaunâtre. L'.l. </i«