‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 87 sur 396 · ANO · texte numérisé non relu

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Pérou (A. clieri>ni)lia), Clierimolier, est un arbrisseau à fruits arrondis dp. la grosseur d'une pomme et frès-agréables au goût. L'.-l. reiiculéi' ou cœur de liœiifiA. reliculiita, Lin.) est un grand arbre à feuilles lancéolées, pointues et à fleursverdatres.il vient del' Amérique moridionale et produit un fruit brun ayant la forme d'un cœar, qui

zénia, une afl'(^clion organique de la muqui'use, Ole, peuvent aussi en ùlre. la cause. F — ^.

A.NOSTOME (Zoologiel, Annswma, Lamk. — Coquille tris singulière du grand genre Escarynt Helu, Lin.), qui a pour caractère que la spire, après s'être enroulée de la manière habituelle, se recourbf subitement au der

n'est mangé que par les animaux de basse-cour. Son écorce nier tour et prend une forme irrégulière et pli--sée. C'est a été vantée contre la dyssenterie. Caractères : 3 sépales à peut-être de cette disposition que lui vient son nom, du

base réunie; 6 pétales épaissis, les intérieurs plus petits ou nuls; étamincs nombreuses; carpelles nombreux, monospermes, réunis en baie sessile à écorce muriquée, pulpeuse eu dedans. G s.

ANONYME (Mammifères)! — Ce nom a été donné par Buffon au Fennec, de Bruce, Canis zerda de Gmel. (voyez FElN^ECl

roc a, qui indique le commencement, et no.^/ns, retour; retour sur le commencement. Cette irrégulariié en fait une des coquilles les plus rares et les plus rei hrrcbées : c'est r."!. riqeiis de Chemjiitz, Tomoyére de Montfoit.

ANOURES (Zoologie , du grec a pri< atif, et oura. queue. — Duméril et la plupart di>s naturalistes modernes désignent sous ce nom Un groupe, compris dans la

ANOPLOTHÉRIUM (Zoologie), du grec anop/ox, sans ; sous- claste dos Amphibies ou Hufm

armes, t/ie'riou, animal. — Animal fossile trouvé pour la première fois, en 1800, par G. Cuvicr dans la grande carrière à plâtre de Montmartre, au milieu des terrains dits tertiaires inférinurs, terrains jiarisiens, terrains éocènes. Ces débris, épars sur cinq fragments différents, ont été restaurés avec tant de soins et d'inielligence, que, malgré quelques lacunes dans le squelette, Cuvier a pu en donner les caractères avec autant de précision que pour les animaux dont les espèces nous sont conservées. Depuis cette époque plusieurs autres ont été encore retrouvés à Montmartre, à Pantin, etc. Il a été possible à Cuvier de reconstituer, au moyen de ces débris Ib3s]l'-s,ie i^cnrc entièrement perdu de puis tant de siècles et auquel il a assigne jiour caractères : 44 dents, disposées en séries

lui vivnt dans

l'eau et respirent par des brancliies pendant leur jeunesse, tandis qu'ils respirent par des poumons et pei^ dent leur queue lorsqu'ils deviennent teixesin'S. IN forment le premier ordre dans la sons-classe de* Anip/u'iies établie par Duvernoy. Ce sont les genres Vrenuinl/e , Crapnii//, Riii/ii-tle et Pi/ui.

ANSER Zoologie). — Nom latiu donné par Brisson au genre Oie voyez ce mot).

ANSÉRINE (Botanii|ue), C/ienopndin/n, Lin., du grec c/ièn, oie, et ;)')«.«, jior/us, pied; pied d'oie. Plusieurs espèces de ce groupe de plaines présentent des feuilles larges et anguleuses qui ressemblent à la patte palmée de l'oie. — Genre de plantes de la famille des C/iénipidi'ei. Il comprend généralement des herbes à feuilles alternes.

[irobable des furmes

continues comme dans l'hnmme, (i incisives à chaque ' Les fleurs sont hermaphroditi>s ; les éiammes, presque mâchoire, 2 caunies, 14 molaires; 4 pieJs didactyîes I toujours au nombre de 5, insérées au fond du calice ; l'ovaire déprimé. Ce genre renferme de i:ombreuses espèces. VA. f'unsse 'imluonie, Tlie //il .Mi:ri-iiii: T/f- des Jésuilei, Ambroisie I ( 'lir,ii,i>i,>ivitn nmlirnsinides, Liu. est eue I s|)rD' naturalisée dans l'Europe méridionale, mais originaire du Mexi(|ne. Elle est aromatique sa saveur ressemble à celle du cumin. Elle passe pour s'orna hique. VA. iintlielinintliiqiie (C. anlliehiindtiicur/i, Lin.i a été rangée aussi parmi les plantes médicinales i cause des propriétés vermifuges qu'on lui attribuait. L'A. aromatique oa Holn/s, ou l'imeni C. borys, Lin.l est originaire de l'Europe méridionale ; elle est douée do pro|)riétés assez aroniatiquesqiii l'ont fiit empUiyr en infusion dans les maladies rie poiiriui'; on s'en est servi aussi pour chasser les teignes des étoft'es de laine. Parmi les espèces indigènes des environs de Paris, on distingue : l'-i blimrhe [C. album. Lin.), extrêmement abondante dans les champs à la fin de l'été, et VA. vulmire, Arroclie puante \('. vulvnria. Lin.), e'^pèce répandant une odeur très-fétide; on lui avait attribué la propriété de cahner les douleurs après l'accouchement. G — s.

ANSÈRINRS Zoologiel, du latin miser, oie. — Sousfamille établi)' dans l'ordre des Pnlmiiièd's de Cuvier, dépeiidnnt de l.i funille des Anilides- àe la clas-i liciition d'Is. Geoffioy Saint-Hilaire ; elle ne comprend que le seul gOLire Oie du mémo antoiu-, qu'il divise en di'ux sousgenres, les Oies et les Hernucbes.

ANSÉaiNKES (Bolaniqup|. — Tribu de plantes établie par M. Moi|uin-Tandiin dans la famille des Clicnopo lées, sous-ordre des CyruilnLée-i. carariérisée par un embryon annulaire. Elle coinpnnil ili s |il:iiii.s hn b;ici'es à feuilles souvent triangulaires i linirilniulrs. lii mes p)-iiici|)anx : tietlerawilleia.'ïouvn. ; \usrr,iic [i.'liciripodutni. Lin.); lili^te nu H elle (Htthiw, Lin.l, etc. G — s.

ANTAGONISME iMédecine), du grec anii, contre, et agônilzoïnui, cimibattre. — C est une puissance ou une résistance (|ui s'oppose à une autre puissance. Ou a ,ippli(|ué la doctrine de VAntayinitme à cerlaine-s maladies p;ir rapport à d'autres; ainsi on a dit qu'il y avait aniagonisme entre.les fièvres palustres et la phihisie pnliuonaire: cette assertion est loin d'être prouvée, et ccp(Mid.'uit il est possible (|uc le problème juisé fournisse des données curieuses pour l'observation.

Antacomste (Anatomiei. — On nonim<' muscles aniayiin-iim ceux qui agissent en sens contraire les uns des autr.s ; ainsi dans les membres les muscles flécinsseura sont antagonistes des extenseurs, et vice versii; tous les muscles ont leurs antagonistes.

ANTEDILUVIEN Paléontologie). — Ce mot, qui a la préleutiou d'ûlro scicutilique, nu peut avoir une délernii-

comme les Ruminants, et séparés conmic dans le chameau. Les deux principales espèces sont : l',4. commune, grand comme un petit cheval, bas sur Jambes, queue foile et longue; on pense qu'il habitait les l)ords des eaux, oii il séjournait le pins souvent et oii il allait chercher les tiges et les racines des plantes aipiaticpies : c'est l'espèce dont on a retrouvé le plus de débris. VA. médium présente des formes bien dfTérentes; les membres sont allongés, la taille paraît pins élancée et plus svelte ; l'animal devait être léger à la course; il deva't paître les herbes des plaines, des collines voisines de la place oii Paris existe aujourd'hui. Ces deux espèces sont do l'éiage tertiaire parisien, oii elli's ont été retrouvées depuis peu dans l'Ile de Wi(.'ht en Angleterre cl en Suisse; la troisième est de l'étage tertiaire subapennin d'Asie.

A.NOPSIE (Médecine), du grec o/jv, œil, et nnô, en haut. — Strabisme dans le'pu^l l'mil est tourné en haut (voyez Strabisme I.

ANOREXIE (Physiologie , du grec orexis, appétit, et a privatif. — Absence d'appétit ; c'est le synonyme d'inappélemc (voyez ce mot).

ANOS.VllE (Midecine), du grec osm^, et a priv.atif. — Diminutiim ou perte complète de l'odorat; l'anosinio n'est veiitablem Mit une niïertion essentielle que lorsqu'elle dé|)end du séjour liabitm-l au milieu d'une atmosphère chargiîe ri'od.urs f .ries et irritantes, comme cela a lieu snriout chez les purl'unicurs ; le moyen de la guérir consiste alors sijTq.leninu à se soustraire h ci^ite cause, encore faut-il (pi'c-ll.. n'aii pas agi trop li.nglcnips : diins tous le» antres cas, l'unosniie est syinploinali(|iio dune autre maladies et rimnandi' le inêine traitmiinit ciuelle. Ainsi le coryza, la fièvre lyphoide, l'hysiérie peuvent la déterminer en amenant, soit la sécheresse de la membrane pituitaire, soii une sécrétion idxindtinte de mucu* plus ou moins altéré; plusieurs autres maladies, telles que Icc-

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nation fixe et précise; ciir pris au point de vue du di-luge de la BiWe, il devrait comprendre toutes les phases de l'évolution du globe terrestre, l'apparition sur la terre des plantes, des animaux, de l'homme, en un mot, de tout ce qui a existé avant le déluge. Telle n'a pas été pourtant l'idée de ceux qui ont voulu l'introduire dans la science; par cette expression, ils ont entendu particulièrement l'époque pendant laquelle ont vécu les êtres organisés dont on a retrouvé les traces dans le sein de la terre à l'état fossile, et particulièrement les grands quadrupèdes, dont les espèces ont disparu, tels que les Palieolhériums\ les A)to/ilolhértum.i,\ts MasIodoiilcQic. Mais si on réfléchit combien cette expression est vague, on comprendra pourquoi elle doit disparaître du langage scientifique voyez FosMi.i;).

ANIÉMÉTIQUE et Anti-émétiqle (Médecine), du grec anii, contre, et emeliliufi, vomitif. — Remède contre le vomissement déterminé par une trop forte dose d'émétique ; on a administré dans ce cas avec succès la décoction de quinquina, qui paraît avoir une qualité anti-émétique spéciale; cependant un autre médicatnent a joui et jouit encore d'une vogue bien plus grande , c'est celui qui est connu sous le nom de poUon anti-émétique île Hivièrf. Voici comment elle est formulée et administrée : Pie :ez eau connuune, (lO grammes; eau de menthe poivrée, 30 grammes ; bicarbonate de soude cristallisé, 2 grammes; sirop d'écorcc de citron, 15 grammes; faites dissoudre le tout ensemble : ayez, d'aittre part, 15 grammes ou une cuillerée à soupe de suc de citron ; l'aitcs avaler la moitié de la potion et du suc de citron, pour que le gaz acide carbonique se dégage dans l'estomac ; au bout d'un quart heure donnez la seconde moitié. F — N.

ANTEX.NÉES iZoologie). — Dans la classification de Lamark, le deuxième ordre des Annéliiles portait le nom à' Aiilcniiéf.i : il coriespond aux Dorsibinnrliei du néi/iie animal de Cuvier et aux Annélides errants des naturalistes modernes.

ANTENNES (Zoologie), Antennœ, ainsi nommées par analogie avec les antemies des navires. — Petite orgaiKS en forme de cimes, articulés, mobiles, situés sur la tète des Insectes, des Myriapodes et des Crustacés, que les naturalistes regardent comme la première paire de membres : elles sont au nombre de deux dans les Insectes, et de quatre dans la plupart des Crustacés. Le nombre et la forme de leurs articles varient beaucoup. Elles peuvent être fitifarwe^-, cyliiulrii/ues, m<mili/hrmes, sétacéei, ensi/orini'S, fus' formes, en lamelles, en palettps, etc. Les fonctions de ces organes ont donné matière à do grandes discussions parmi les naturalistes. Les expériences d'Huber lils semblent confirmer qu'elles sont des organes do lnucher. Cependant, tout en se rangeant à cette opinion, Latreille adopte le sentiment de ceux qui regai dent égalemetit ces organes comme le siège de l'odorat, se fonilant surtout sur ce qu'ils sont généralement plus dével(ip|iés chez les m-Mes toujours orcupés à la recherche de leurs femelles et de leur nourriture.

A.NTENNULES Zoologie'. — Fil(!ls articirlés et mobiles faisant partie de la boni lie chez la plupart des Insectes (voyez Pai.pi-s'.

ANTENOIS (Af.NP.Aii) Économie rurale''. — On donne ce nom à l'agneau qui a ses deux premières dents d'adulte l/iiiiei-s ; il ist alors dans sa deuxième année, et il coir-urvera ce nom Jusqu'à la sortie des premières mitoyennes.

A.NTIÎVICHSION (Médecine^ du latin versus, tourné, nule, en avant. — On appi^lle ainsi une alfection maladive dans laquelle l'utérus subit une inclinaison de telle Boric que le fond est en avant, appuyé sur la vessie, et le col en arrière sur le rectum. Le traitement de cette atTeciion ronsiste dans le repos, un bantkige approprié, et l'iMnpIoi des aiiiiphlogisliques, si l'on reconmilt l'existence d'un état iiinammatoire; mais, au contraire, des toniqucii et d'une bonne alimentation si l'on a alfairo & une fr'nime aiïaiblie et débilitée. V — N.

AISrilliLI'! Itolanique), du grec anihi'li', panicnio velue. - Dans su Moniii/rap/iie (In genre Junrn\\ qui renferme presque tonte la famille des .Imirrri, Meycr a doiNié r» nom à l'inllerescenci- de ces phmles.

ANTIIÊLIX Anatomiei, du girc iinli, à l'opposé, «a liétis, spirale. — C'est celle (iminencc du pavillon do

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l'oreille sjtiiée entre la conque et l'hélix, au devant do celui-ci. ■

ANTHEL'MINTHIQUES (Matière médicale) , du grec anti, contre, et dugénitif /leZ/ninMo*, vers intestinal. — Ce sont les remèdes contre les vers (voyez Vermifui.es\

ANTHÉMIDÉES (Botanique). — Sous tribu de plantes appartenant à la tribu dos Sénécioniilées, dans la grande f.imille des Composées, et ayant pour type le genre de plantes connues sons le nom de Camomilles {Anlheniis, Lin.) (voyez Camomille).

ANTHÈRE (Botanique), du grec antltèrof, fleuri. — Pariie supérieure de l'étamine qui se présente ordinairement sous la forme de petites bourses ou sacs presi|ue toujours jaunes, et renferinant la matière fécondante des plantes, autrement appelée le pollen. Chaque cavité

oiitant la partie siipérietire des ètamine^ (1)

de l'anthère porte le noin de /07e. Quelquefois l'anthère est uniiiicu/aire, c'est-à-dire qu'elle ne comprend qu'une seule loge, comme dans la guimauve. Dans la plupart des végétaux, l'anthère est Inlocnlnire. Elle est rarement formée de 4 loges ou r/uiK/i-iluculaire. Ces loges forment chacune une saillie distincte, visible à l'extérieur. La iléhiscenee (de dehiseere, s'ouvrir) (voyez ce mot) de l'anthère est l'acte par lequel les loges s'ouvrent pour émettre le pollen. Elle a lieu le plus souvent par une fente longitudinale. L'anthère présente alors deux faces bien distinctes. Lorsque la face qui offre l'ouverture est tournée vers l'intérieur de la fleur, l'anthère est dite inlrnrse ; celle-ci est, au contraire, ertrorse, dans la pivoine, les magnoliers, quand ses loges semblent regarder l'extérieur de la fleur. — Pour les diiveloppoments et l'organisation de l'anthère, voir l'intéressant travail de M. Pnrkinje ( De cellnlis uniherarum fibrosis, etc., in-i», 18 pi. Iîn;s':ui, 1830). G — S.

ANTHÉHIG, Aniliericum (Botanique), de nntherikos, nom grec de l'Asphodèle. — Genre de plantes de la famille des Liliai'ées, réparti aujourd'hui entre plusieurs familles. Il comprenait des plantes habitant les parties chaudes de l'Eut ope, de l'Asie, et même de la Nouvelle- Hollande et du Cap. L'A. rameux [A. ramosum. Lin.) est le l'halnnyium ramosum, Lamk. Vulgairement Werée à l'araignée ; VA. à fleurs de lis (A. Iiliiiyo, Lin.\ est le l'halangium lilingn, Schieb. Enfin VA. culijculatum. Lin., répond au Tofieldia palnstris, Huds. (voycz CCS mots).

ANI'IIÉHICÉES (Botanique). — On donne ce nom à une tribu de plantes monncotylédones, adoptée par Endlirher et i|ui appartient à la fairiille des l.iliarées. Elle se distin;:iic par un périanthe étalé, un fruit capsulairo et une raciiie liluciise ou tubéreuse. Genres principaux : Aspitndèl,' tAspliodelus, Lin.); Asphodétine {Asp/iodeline, lidib.); Ilrmérocalle {llemeroriillis. Lin.); Pliahinqcre { l'/inlam/inm , Juss. ) ; l'aradise {l'nrudisia, Mnzz.l; llnllime Ululhinr, Lin.). G — s.

ANTHl'.niDlE (Bolaniiiuc). — Nom donné à certains corps reproducteurs qui, dans les végétaux cryptogames, passent pour représenter l'organe niàle ou anthère des ])lantes phanérogames. Ilodwig est le premier qui lit connaître ces organes. Ils se présentent sous la forme d'une sorte dosac dont la disposition varie suivant les familles. Il renferme dans son intérieur un amas do corpuscule» qui observés à un certain grossissement paraissent doués d'un niouvenient de rotation assez prononcé,

(I) Arlli«rit> el itliimmrl : — t, Ho liii>u|;e: a, toeo terlito àe l'onllu'ire ; (1, t..so.|.Tilr;r, coiiiierlir-I Do lu piTvi.iiclK : n, niillure.; «. Illol. - :l, n'iiii Iniinen a lutr di'l'niillu^ie niiierlo; (1, lllel; c, l'IoiiiinM avurlren.

— 4, Dv ta butirrarli» ' a, nm ctiilire ; b. tllcl. — t;. Du nerprun : tt, niilhùro ; b, ttiul. — It, llu l'iilrtiiiiillto, im^nivH Ivllro», oinji qii« pour Ui» sulvoul".

- 7, Du lUIi'ul. - H, Uu iiciriuplidr Jnune.

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qui devient encore plus sensible dans Peau, où ils prennent ra|)parence complète des animalcules infusoires. Ils ont, comme ces derniers, un renflement qui simule en quelque sorte la tête, et une extrémité effilée qui représente la partie postérieure de l'atiimal ; ces espèces d'animalcules ont reçu le nom d'antliérozvïdex. Dans les Cintras, ces corps se trouvent dans des cellules unies bout à bout. Ou a comparé cliacune de ces cellules à un graiti de ^lollcii et les animalcules i la fovilhi.

ANTHtSE ^Botanique". —Ou nomme ainsi une époque particdlière de la vie des végétaux : colle où, les organes de la fleur ayant atteint lotir entier développetnetit, l'épanouissemeiu a lieu et se trouve accompagné liés souvent par la délùsceuce des anthèies et lémitsion du poUon. En un mot, ce terme est synonyme de floraison (voyez FiEiR, FtonAisoN).

ANTHIAS Zoologie;. — Nom donné par Block à un genre de foissons percoïdes, qui appartient au genre liarhier ou Serran.

ANTHIDIE .Zoologie), Anihidhim, Fab., du grec an- Ihos, fleur. — Genre à'insecles de la famille des Me//i- /ëre.î, section des A/iUiires ivoyez ces mots) , qui a les palpes maxillaires d'un seul article, caractère unique dans cette division ; le labre est en carré long, l'abdomen est convexe. Ces insectes , auxquels Latreille donnait d'abord le nom d'Abeil/es cardeusesy sont en général propres aux pays chauds et paraissent dans nos climats vers le solstice d'été ; on voit bientôt les femelles voltiger sur les fleurs des Labiées surtout, et y arracher un duvet cotonneux dont elles remplissent en partie le trou oti elles déposent leurs œufs ; elles préparent ensuite la pâtée miulleuse qui doit les nourrir, puis elles bouchent le trou avec le même duvet. Les insectes en sortent dans le courant de l'année suivante. Parmi les espèces de nos climats, on doit citer VA. ù cinq crochels {A. >nanicatum, Fab. ), longue de 0",(I10 àO"',(ll5, noire, tachetée de jaune, les cuisses postérieuros jaunes ou rougeàtrcs dans les femelles; l'A. florentinf {.i. florentinum, Fab.), un peu plus longue que la précédente, qui se trouve dans le midi de la France, en Italie, etc.

ANTHIE (Zoologie', Anthia. Web., Fab. — Genre d'Imecles co/éo/jtéres pentamères, Iribu' àcs Carubiqnet. Ce sont de grands car;:bes noirs, souvent tachetés de blanc, qui habitent l'Afrique et l'Asie méridionale. Ces insectes, très-recherchés des amateurs, jettent par l'anus, dit Lcscbonault, une liqueur caustique lorsqu'on les iii- <|uiète. h A. à IX youtten A. seiyntlnln , F;ib. , dont la larve est longue de plus de 0"',0U habite le Bengale : l'insecte jiarfait a au moins li"*,!!!.

ANTHOMYIE (Zoologie),. •ln///OîHi/(0, Meigen, du grec nntlioi, fleur, et rniiia, mouche, la mouche des fleurs. — Genre à'inspcten rf//j/è/'e.v, sous-tribu des Anthomyzides. Ils ont le port des mouches ordinaires, et vivent sur les fleurs où ils pullulent à linfini. L'espèce A. des pluies {Musia lUitriiilis , Lin.) est très-commune dans notre pays ; elle est cendrée, avec des taches noires sur le thorax ; elle est fort incommode dans les temps de pluie, parce qu'elle s'attache aux yeux des hommes et des animaux.

ANTHOMYZIDES iZoologie), du grec antkos. fleur, et tnuin, mouche. — Sous-tribu d'In-ertes dipléres, de la tribu des Mnscides; ils vivent dans les bois, dans les herbes des champs, sur les excréments, sur les fleurs. Les larves vivent dans les débris des végétaux et sur les animaux en putréfaction. Les Aiillmini/ies. les Uri/niéies, les t'œnosies, les Eripliies, en sont les principaux genres.

ANTHOIMIORE (Zoologie), Anilinpiioro, Latr., du grec antluis, pli', ni, vol des fleurs, parce que ces insectes enlèvent le pollen des fleurs en voltigeant rapidement de l'uncà l'autre. — Ils font parliedes .]Ie//ifcre\ de Cuvier, tribu des Afinires, et forment un genre à mandibules nnidcntées au coté interne et à palpes maxillaires composés de six articles distincts ; ils ont de remarquable que, dans les femelles surtout, le côté externe des pattes et des tarses postérieurs est fortemen garni de poils roides, fort allongés dans «pielques malos. Leur vol rapide l'ait . toujours cnicndre un bourdonneuienl assez fort. L'.l. des iiiiirs (.1. jiniielmn, Fab.) se trouve aux environs de Paris; c'est elle qui construit sur les murs cos tuyaux cylindri<pios au fond desquels se trouve le nid, pi-éservé ainsi des parasites.

"•ANTHUACITE (Minéralogie), Dolomieu, du grec anllira.c, charbon, i cau^e de sa couleur noire. — Matière noiro. II- plus souvent brillanlo, sècho an toucher, bri^ luiil a\i'c d;lliculté tous l'aclioii du chalumoau, sans

flamme ni fumée, et se couvrant d'un léger enduit de cendre blanche, ne produisant autre chose que de l'acid ■ carbonique ; c'est donc un corps simple. Plus lourde que la houille, elle a un poids spécifique de 1,4 à 1,^'. On lui a donné les noms de lioiulle ér/atante, houille sèche^ cliaiton de terre inœmljuslible. L'anthracite est d'un noir bleuâtre ou grisâtre parfaitement opaque; elle se présente en masse tantôt compacte, tantôt feuilletée, quelquefois granulaire; elle appartient aux terrains de sédiments, quoiqu'on la rencontre aussi dans les terrains primitifs, où elle se trouve quelquefois enchâssée au milieu des dépôts de cristallisation. Elle ne paraît pas constituer des gîtes étendus comme la houille. Cette matière peut être employée comme combustible, et produit une chaleur très-intense ; mais comme elle est diflicile à allumer, elle exige des fourneaux où l'air puisse passer en grande quantité. C'est surtout dans les fonderies qu'on s'en sert avec avantage, i cause de la haute température qu'elle donne ; mais comme elle ne brûle qu'autant qu'elle est en masse, on ne peut l'utiliser que dans les travaux en grand. Un des inconvénients de l'anthracite, est d'éclater au feu, et de s'y bnscr en petits fragments qui s'entassent et interceptent le passage de l'air. Avec l'anthracite et la houille pulvérisées et un peu d'argile, on forme ce qu'on appelle les bûches économiques qu'on met au fond du foyer des cheminées. On rencontre cette matière en Savoie, dans différentes parties des Alpes, dans le Graisivaudan et surtout dans les terrains de transition de la Tarantaise. Au petit Saint-Bernard, le schiste bitumineux qui accompagne les couches d'anthracite, présente des empreintes végétales distincles qu'il est impossible de nier ; on en trouve aussi de semblables près de Moutiers.

On distingue plusieurs variétés d'anthracite dont les principales sont :

\°V.A. feuil.ele'e, c'est la plus commune: on la trouve dans le département du Nord surtout ; 2" l'.l. compacte : on en trouve au Crcusot qui est irisée et très-éclatante.

Les principaux auteurs qui ont écrit sur cette matière sont : Guyton-Morveau, Mémoires de VAcaiiémie de Dijon; Daubenton, Dolomieu, Héricart de Thury, dans le VoHrnu/ des mines, t. XIV, p. Kil ;\ 187; Brochant de Villicrs, Journal des mine--; t. XXIll, p. 36* et suiv., etc.

ANTHRAX (Zoologie', Anthrax, Fab., ainsi nommés à cause de leur couleur noire, du grec anthrax, charbon. — Gented'Iirseclis diptères, famillodes Tanijstoine':, très-voisin des Buinbillos, volant comme eux avec une grande rapidité, planant au-dessus dos fleurs sans s'y poser, en iutroduisant seulement leur trompe dans le calice pour y puiser les sucs; le lout avec un bourdonnement aigu : souvent ils se posent à terre, sur les murs exposés au soleil et sur les feuilles ; ils ont le corps déprimé, la tète haute et large, les antennes et la trompe courtes, quelquefois même celle-ci retirée dans la bouche. Ils sont généralement velus. On en a formé plusieurs sousgenres, parmi lesquels le sous-gciire Anthrax propiement dit renferme une espèce, l'.l. nwrio, commune dans les environs de Paris.

Anthrax (Médecine), du grec anthrax, charbon (bois brûlé). — Tumeur inflammatoire du tissu cellulaire souscutané (sous la peau); on en distingue deux espèces; l°r.'l. malin ou pestilentiel ou simplement le Cl arhon (voyez ce dernier mol); i" l'.l. hcniii. Il ne sera question ici que de ce dernier. C'est une tumeur inflammatoire dure, très douloureuse, circonscrite, d'un rouge foncé, chaude, offrant l'aspect du furoncle, mais avec tous ses symptôuies beaucoup plus développés; il s'accompagne ordinairement de lièvre, de perle d'appétit, d'insomnie, etc. Cette maladie, dont les causes sont peu appréciables, est caractérisée par l'inflammation de plusieurs des prolongements du tissu cellulaire souscuiaué, et chacun de ces prolongements, étranglé par les progrès de l'inflammation, ne tarde pas à se détacher et à former ces honrbillimt dont le furoncle nous offre un exemple eu petit. Le traitement de cette maladie consiste à modérer l'inflammation par de lai'ges applications de sangsues, des culaplasmes émollienls et anodins, des hains, le repos, la diète; il faut ensuite pratiquer dos incisions en croix sur la tumeur pour opérer le dobridomojit. Pendant les premiers pansement-s on fait sortir par la pression le pus et les bourbillons qui se déiachent; on pause avec des |ilunn>ssoau\ do charpie enduits de. corat, et le tout est romuiort ilo caloplasmos, jusqu'il ce que la maladie soit réduite à une plaie simple qu'où

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panse avec la cliarpie à plat. Il ne faut pas oublier qiw l'aiuliras, en raison de son étendue, est une nialadn' dune assez longue durée, qu'elle peut se compliquer d'un embarras gastrique ou intestinal, ou de quelque autre alTection plus ou moins grave qui doit exiger un traite ment spécial. ' '*•

ANTHRÊNE (Zoologie), Ant/irenus, Geo[. — bous genre de Coléoptères penlamries du giand genre Dfi- „ieste de Linné. Ce sont dos insectes très-petits, à deux ailes membraneuses cachées sous des étuis durs, dont U corps est ovale, presque globuleux; les pieds sont courts et se rapprochent du corps au moindre danger On les trouve par milliers sur les Heurs, où ils lont 1 efiet de gouttelettes d'un li(iuide (lu'on y aurait répandu, d ou vieut leur nom, du grec ««//los, fleur, et ra/wJ, j ai rose On les trouve aussi dans les maisons et dans les collections zoologique-s où leurs larves font de grands r.i vages. Parmi les espèces on doit mentionner l',-!. ow/e (4. scruijhuUiriœ.V-Ab., 01iv.),d'un noir foncé, V i u Oaudes {Biirrhm lerbasci. Lin., Oliv.l, et Y A. ilt-huc leur [A. mus(Bi,runi, Fab., Oliv.). lie^t renncmi lu plus redoutable des collections d'histoire naturelle.

ANTHRIBE (Zoologie), AHihribus, Geof. — Sous genre d'i/(»t'C/cx coleoiAeics iélrawrfes, genre des biu hi-i Corps oblong, ovoide; yeux entiers; les étuis ne lecouvient pas l'anus. Ils ont un peu le port des charançons quelques espèces habitent notre pays où on les troine, sou sur les fleurs, soit sur les vieux bois, ou sous lecoici des arbres. L'.-l. latiruslie, Fab., long denvirou ir,OlJ, d'un noir enfumé, le dessous de l'abdoracu jaunâtre, habite les enviions de Paris. ,

ANTHROPOÏDE (Zoologie), du grec a»ihio}ioi,, lionimc, et eolos, apparence. — Ce nom a été donné pa. Vieillot à un genre d'Oiseaux qu'il a créé aux depeiiv des Grues de Cuvier, et qui ne contient que deux espc ces: 1° la Ueinoiselle de Numulie \Ar<lea vtvyn. Lui ) T l'Oiseau roija/. Grue cr,uioniiée [A. jtmouiu. Lin (voyez GnuE). . , , , ,,

ANTllllOPOLlTIlE, (Paléontologie), AnihrowhHius, Lin.; /o'iUllius liominis, Gcssn. ; du grec aulliiofj '^ homme, et lUIios, pierre. — On a donné ce noiu à di préiendus os humains fossiles, découverts en difléients endroits. Ainsi, en HUd, auprès d'Aix en Proveme, des ossements fossiles furent pris Jiour des os humains, dy i près de là, en i6sa, on avait trouvé des débris bciublab'.es : Guettard IDIem'.ires de l'AaKlnnw ,/rs sneiict,) Lamanon iJounial de physique, nso), et enhn Cuvui, dans son lrav;:il sur les Tortues /hssihs, prouveient qui CCS débris n'appartenaient pas i l'homme : les deux derniers éiablircnt que c'é aient des os de tortues. Un autre fossile plus célèbre, le fameux homme fossile, I Homme témoin ,lu delu,,e, de Scluuclizer, trouvé dans les sclus^. s calcaires d'œuingen (duché de Bade), fut reconnu par Cu vierpourun-r/.(<^eA«/'ocù.-« f>J- iK2;. On a drcouvci t dans les Uréches osseuse^ (voyez ce mol) des rochei-s tpu bordent les côtes de la Médiieiranéo et les îles de I Archipel, de véritables osseim nts humains, nims on sait (|uc ces bitches osseuses coniiennent des dépots d'alluvion de formation récente qui se sont amassés sur les ossements déjà accumulés iiendant une longue période; pour iidmellrc «pie l'homme a été contemporain des espèces auxquelles appartiennent ces os, il faudrait sii|)poser qu'il a vécu ù l'époque pliocène, et les terrains de cette époiiue n'en gai dent aucune tiacc : il est donc bien évident que ces débris humains ont dû être apportes postérieurement et mêlés aux restes dune époque antérieure; on peut en dire autant des squelettes humains trouves dans cette partie de la Guadeloupe nommée la Groiide- Tcrrc; il* sont englobés dans une iiicire très-dure, composée de petits grains de calcaire compacte et de débris de ro'iuilles, de madrépores ei autre» zoophytes. l'.xaminés et décrits par Cuvier dans son Dncuurs sur les révoiutùms du (//»/><!, et par Alex. Urongmarl (A""''llu/lel.de in S;c,été philo,,,., l8i'.., ils avaient déjà fait l'objet d'un Mrmoii-e do Ch. Konnig. Enlin, en I8jI, unepoition de squelette humain, mêlée avec des coquilles marines, a été trouvée dans les brèches osseuses (lelllo deCimdie; elle ligure dans les galeries du Mu Féum d'histoire naturelle de Paris; ot, comme il a ele dit. tous ces terrains sont des couches d'alluvion modjr'nc voyez Ai.i.i vici.Ni.

ANTIIHOPOI.OlilE (Zoologie), du grec aidh,-ôpns, iiomnir', et to,j;s., discours, histoire de l'iioiinno (voyez

"À'n 1 il llOP()MOKPIIi;S. - Grotip<- de ."^m.V»-» M'^'"'""" «jui resbcmblenl le plus à nioiiinie par leur intclligoncc,

Ic'ur visage, lonr forme, la construction de leur squelette c: leur défaut de queue. C'est ce que I ou a voulu indiquer par le nom sous lequel on les a souvent réunis. Ils constituent quatre genres égalrment remarquables: les 0,-ai,gs, les Chimpanzés, les Go,illei, les Gibbons (voyez ces mots) o

'''''■'''fli!lllllllll:llll!l!lllli;ii;i!llL,!lli!ii;llllÉ

Kii;. l»2. — Audnas Sclieucliieri (SaUiimiidie vig»iitcs.jue/.

A\THUSIN'':S Zoologie), sous-famille A'Osenux, établ.e par M. de Lafresnaye, dans la famille des Atua didécs (voyrz Alolkiik et PiT-Piis).

ANTiaLLIDE Bolaniipici, Aulliy/lis, Lin., en grec ii'itliullis.— (ienre déplantes de la famille des Vapilwu'ii-écs, tribu des h,té:'S, sous-tribu d nGéiii'^térs. Caracicn-cs: ailes de la corolle adliéreuies à la c.-inne par leur limbe: carène terminée par un petit bec; gmi-se comprimée, stipilée, renferm.'e dans le ealiee nn.ll,' 1, .\.vul„eiiitivli vu/urriiri(i,\:iu.). vulgiuremint I u/i,eiuire, est une hinb.' indigène, à fenillrs couipos.'vs, lerminécs par „„C foliole iHuneunp plusg. ande que les antres. Ses fleurs sont jaunes, disposas en houi|uets lernnnanx. -.Ho Çst très-usitée comme vuliiérane.La plupart des Anthylhdcs soin dignes de figurer connue plantos d ornement. La lloilirjui.iter {A. baiba Joi'i'v, Liii.i est un |nli arbris- . seau de l'»,.'>n, à feuilles persistantes, et folioles lancéolées, soyeuses et aiginléescn dessous, qui donne, en avril, de nelites fleurs jaunes en bouipiots.

ANÏIAIUS (lintanicpie médi.iile).- Genre peu nombreux qui contient quel nés arbres laiteux, et qui appartient à la lamille des C/.or.v; on y trouve particulièioment l'I. Inxiitiiin, grand arbre de .Un i\. Par illeisioii il déroule du tronc de cet iirhre un suc jaunâtre,

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laiteux, qui est un poison trte-violent connu sous le nom (VVpnx aiilinr, Hnhon Uras. On a prétendu, sur la foi d'un cliirurgien hollandais, (jue dans l'intérieur du pays il y avait une forCt de ces arbres, dont on ne pouvait approcher sans s'exposer à la mort; le souverain de Java, ajoutait-il, envoyait des condamnés pour recueillir ce poison si difficile à obtenir, et il n'en revenait qu'un petit nombre possesseurs de cette substance; mais cette histoire a été démentie, et la seule chose vraie, c'est que les naturels préparent avec le suc de VAiitinns un composé dont ils se servent pour empoisonner leurs flèches (voyez L'PAS". Caractères : tige rude, droite, de vn i 2.i mitres, à feuilles alternes, entières ; fleurs axillaires, monoïques, Ifs mâles réunies dans un réceptacle en forme de chapeau, les femelles solitaires; ovaire surmonté de deux styles; une drupe monosperme.

ANTIDOTE (Médecine), du grec dotna, donné, an/i, contre. — Galion appelait anlidole tous les remèdes administrés à l'intérieur con're les maladies; mais cette signification a été réservée exclusivement pour désigner une substance qui a la propriété de neutraliser les poisons, soit en les décomposant simplement, soit en se combinant avec eux pour former des corps inertes et sans action sur nos organes : ainsi il suffira de citer parmi les antidotes qu'on appelle aussi dos cnntrs-poisotix, le peiosydc de fer hydraté, contre l'arsenic ; le protosulfure de fer hydraté, contre le sublimé coiTOsif et le vert- de-gris ; contre le nitrate d'argent, une solution de sel marin; contre l'opium, le tannin, la décoction de noix de galle ; et k un degré moindre, et avec moins d'énergie, l'eau albn mineuse contrôles sels de cuivre, de plomb, de zinc, d'étain, de bismuth. Il ne faut pas oublier toutefois que, pour obtenir des succès marqués, ces moyens doivent être administrés le plus tôt possible après l'ingestion du poison. Du resie il n'y a pas d'antidote universel : chaque poison ou chaiiue classe de poisons d-jit être combattue par un agent spécial ; aussi pour plus de renseignements, nous renverrons au mot Poison. F — ^ N.

.\NTILAlTl-;tlX (Médecine). — Médicaments destinés à modérer, à supprimer même la sécrétion du lait, ou à combattre les niaKidies dites lniteu.>es. Il n'y a pas de ■véritable spécifique aniilaiteux, il y a seulement des modes de traitement tendant à diminuer cette sécrétion qui se tarit naturellement lorsque l'enfant cesse de téter, 'fels sont : l'éloignement du nourrisson, un régime débilitant, même un peu de diète, les boissons sudorifiques, diurétiques, les bains de pieds, lesj)urgatifs, tout cela administré avec discernement. 11 y a ensuite les accidents, les maladies qui peuvent amener brusquement la perte du lait chez les femmes qui nourrissent: ainsi toutes les maladies un peu graves, un écart de régime, nue indigestion, un accès de colère, etc., sont autant de causes qui produisent cet effet. Mais il importe de mettre le public en garde contre les prétendus nnlilnUeux qui ont eu le plus de vogue : comme la menthe, la pervenche, la racine <le canne de Provence et bien d'autres aussi peu efficaces. Parmi les médicamenis cotnposés, nous devons mentionner le petit-Uiit de ireiw, purgatif dans lequel entrent les follicules de séné et le sulfate de soude ou de magnésie; et l'élixir américain de Ci>urcelli:i, médi- <:ament très-excitant , et qui doit être interdit dans presque tous les cas. Les maladies dites laileuset, les /ails i-ejjDnrlw:, sont des aflections qui surviennent chez des femmes ayant ou non allaité, mais elles n'ont avec cette fond ion qu'un rapport de coïncidence, et non de •cause à offert, et ne demandent aucun traitement particulier et spécial. V — n.

ANTILOPE (Zoologie). — Genre do Miioimifcres niminanls, à cornes creuses, faisant la transition entre les cerfs d'une part, les chèvres, les moutons et les bueufs de l'autre. Les animaux de ce genre se distinguent par leurs cornes creuses, entourant un noyau osseux solide, et sans pores ni sinus comme le bois des cerfs, dont ils •se rapprochent au reste par la légèreté de leur taille, la vitesse de leur course, leurs formes gr.icieuses ; ils se <iistinguent du reste par la finesse de la vue, de l'ouïe et de l'odorat. Timides, paisibles et sociables, ils montrent quelqiuifois une audace et une vigueur remarquables en face du danger, et surtout dans le moment du rut, ou lor qu'il s'agit do défendre leur progéniture. <}uoiqu'ou en trouve en Europe, en Ami'rique et on Asie, c'est surtout en Afri(|ue que la plupart des espèces habitent de préférence. Ce genre, qui rouquvml de nombreuses espèces, a beaucoup occupé les natuiali.stcs imr la difficulté de trouver des cariictcres a^sez saillants

pour les classer; et au milieu des divisions qui ont été proposées par les auteurs, nous choisirons do préférence la méthode du H^gne miimal. Cuvier partage ce grand genre en onze sous-genres, dont il donne les caractèies sans leur assigner de noms : I' Coniex ninie/ées, ù do thle murhure,poin!es en iinmif, ou en dedans, ouen haut, la Gazelle, la Corinne, le Kcvel, le Springbock ou Gazelle à bourse , le Saïga, le Nanguer ; i" Cornes unne/ées à Iri/i/e courbure, l'A. des Indes, l'A. de Nubie ou Addax ; 3° Cornes nmie/ées à double courbure, mais en w«? ronfrairedfs précélenles et /a /loinle en arrière, le Bubale, le Caama ou Cerf du Cap ; 4° Petites cornes droites ou peu courijres, la plupnrt des femelles sans cornes, l'A. laineuse ou Chevreuil duCap, l'A. plongeante, le Sauteur des rochers, la Grimme, le Guevei; 5" Corna annele'cs, courbure simple, la /.ointe en arant,\e Nagor; G° Cornes annelées , droites ou peu courbées, pluslonr/ups que la fête, l'A. à longues cornes droites ou Pasan de Buffon, l'Algazel; '° Cornes annelres à courbure simple, la pointe en arrière, l'A. bleue, l'A. chevaline, l'A. de Sumatra; 8° Cornes à arête spirale, le Coudons, le Canna ou Élan du Cap ; 0° Cornes foun-hues, l'A. furcifera ou le Cabril des Canadiens; I0° Quatre cornes, le Tchicarra; 1 r Drux cornes listes, le Nylgau, le Chamois ou Ysard des Pyrénées, le Gnou ou Niou. (V. GaziiILe).

ANTIMOINE, IiÉ(;tii.E d'antimoine (Chimie), en latin Stihium. — Métal blanc bleuâtre, très-brillant, dégageant par le frottement une odeur alliacée. Sa densité est de l),75. Il présente une structure lamellense, est très-cassant et se laisse facilement pulvériser dans un mortier. Il fond vers 450», se volatilise au rouge blanc, et brûle au contact de l'air eu répandant une lumière vive et d'abondantes fumées blanches d'oxipJe d'antimoine. h'a\r sec est sans action sur lui ; mais l'air humide le ternit; l'acide nitrique l'oxyde sans le dissoudre, et le convertit en acide antimoiiir/ne ou nntimnnieux; l'azotate et le chlorate de potasse forment avec lui des méhanges explosifs à une haute température ; le chlore l'attaque vivement en produisant l'incandescence du métal ; l'eau régale le dissout rapidement, l'acide chlorhydrique avec lenteur en dégageant de l'hydrogène : il se forme dans ces trois cas des c/ilorures it'anttmoine.

L'antimoine s'allie ii tous les métaux, augmente leur dureté et les rend cassants. Les caractères d'imprimerie, les planches i stéréotypes, le métal anglais dit métal de la reine, le métal d'Alger, l'étain de certains ustensiles de ménage, sont autant d'alliages dont l'antimoine fait partie. La facilité avec laquelle il s'unit à l'or lui avait fait attribuer une origine noble par les alchimistes qui l'appelaient régulas, petit roi.

L'antimoine existe dans la nature A l'état riatif ou métallique, mais en trop petite quantité pour être l'objet d'une exploitation régulière. Son véritable miner.ai est le sulfure d'antimoine que l'on rencontre en masses fibreuses ou grenues, de couleur grise et très- fusibles, dans les terrains anciens, en France, on .\ngleterre, en Saxe, en Suède, au Hartz, en Hongrie, en Sibérie, au Mexique, aux Indes orientales, etc. Le minerai concassé, trié, est chauffé dans des creusets ou des fours à réverbère pour séparer par fusion le sulfure de sa gangue qui est généralement formiîe de quartz, do sulfate de baryte ou de carbonate de chaux. Le sulfure [antimoine cru) est ensuite traité par du fer. Il se forme du sulfure de fer et de l'antimoine métallique qui se séparent pendant la fusion. On obtient un rendement plus considérable en métal en mélangeant 100 parties de sulfure d'antimoine, (iO do batlitures de fer, 45 ;'l .50 de carbonate de soude, et m de charbon de bois pulvérisé. Les scories .sont alors plus fusibles, plus li'gèies et se séparent nùeux du métal. Celui-ci est fondu avec un dixième de son poids do verre d'antimoine [nrij^iil fure) pour lui enlever le sulfure qu'il retient en dissolution, puis livré an commerce. Il retient encore des traces de cuivre, de fer, d'arsenic. Une nouvelle purification est nécessaire quand on vent l'appliquer aux besoins de la pharmacie. L'antimoine, en effet, donne lieu à un grand nombre do composés employés en médecine, et dont plusieurs constituent des médicaments trts-énorgiques. Son nom vient, dit-on, des accidents mortels qu'il produisit ilirz des lUMincs qui eu

firent usage les premiei-s sur l.s lu. h. ai s de lîasile

Valentin, moine du xv' sir. le, à .|iu isi du.' I.i découverte de ce métal. Le sulfure d'antim.ùiie était cependant déjà connu d'Ilip-ocrale.

Antimoine diapliinfl://!/!: — Combinaison en proportions très-varialiles d'o\yde d'nnlimiiine et de potasse. Ou le jn-épare en jetant dans un creuset préalablement

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2 r"rt.es de ">"f,^ °f^P,ç^',,^duit repris par Teau laisse ,■ I ,ni,i pt oui est l'oxyde d'antimoine.

r' l'a^iHno nfau Tntact de l'air da,'^ «n creuset nconSnen fermé, ou mieux en versant par Pctne nor fons ne dissolution de chlorure d'aniimome (Sb Cl<) d^ns nno di-^solution bouillante de carbonate de soude, t'xyd d'à utoine se sépare sous forme de petits cris- j nux Si on le cliauffe à m" et qu'on y mette le feu il bràîi comme de l'amadou en se transformant en acide ant^monieux 11 s'unit aux acides et il forme la buse de 1 eme- Z aartr .te double d'antimoine et de potasse). 1 s unit

moine nà urd Le verre d-aniimoine contient 8 parties d'oxvdè e 1 de sulfure ; il est rouge, vitreux et transparent! Le c, oc», contient 8 parties d^o^yde et 'M^^^^^^^^ | il est opaque, d'un rouge jaune. Le/" e « «"""«""f,^,° ' ent s parties d'oxyde et 4 de sulfure ; il est opaque et d un bmn fo.?c". Ces divers composés sont employés pour la •Ll, i.^n de l'émélique et dans la médecine vetéri- • S^dTe Lèt,v«è »"«"'«/ et le soufre ,loré ,ranM,e ?é êr;és à la médecine humaine, sont également des me- Unges de sulfures et d'ovyde d'antimoine obtenus geuer-ilemcnt par voie humide (voyez KtaMEs).

sX e rfVmnr«ome(Sb'S'),.inalogue del oxyde d antimoine que l'on rencontre dans la nature en filons d\Ts les terrains anciens, et qui forme le seul minera, d'antimoine 1 est toujours cristallisé, le plus souvent en i^^ confuse, quelquefois en cristaux isolés, appartemTausyttme prismatique droit à base rhombe. I est E,is?oncé, doué d'un éclat m/^allique V^onou^i-.'^;^

:fe'Sf^t^!^;'deS^i=-

iM,r nu mvlé de sul!"ure non décompose.

""l/hydrogt Cl le carbone '«. décomposent au rouge,

l-extraci Ion de l'autimome. L'acid cl l.ulij li '"^ ^."'V" ré donne avec lui du chlorure d'anlimome e d ' J'Cid'; 8uifl.ydri<ine; l'acide sulfurique concentré et 'ouilKu donnrde l'acide sulfureux, et l'acide azotique |e acide Kiilfurinne cl de loxydc d'antimoine in-oluble Lis iica 11, cûÛh nu es ou c .rbonatés l'attaquent également par voie Se ou par voie humide en donnanl des oxysal-

'^^Ta 'noudrc d'anlinioine, appelée h.hl en arabe est cm plovéeTar î,^ f-""-""^ d'Ori 'ut pour se tcin.lre les sourpojLt pari.". f,,,,,,,„.s Krecq.ien et romaines 1 em-

; :y:i",.'; u m' me X' d;ou le non. d,. ,/„,,o;,/,.,«/. E ;ira.id œil) qu'il l-"'!"" a"C..;.ine.i.'MU.

S-/« rf'a«^»iomf. — Formés par la combinaison d'un acide avec roxyde d'antimoine ; ils sont tous vomitifs c vénéneux à nUble dose. On les reconnaît ch.miqueu^nl lux caractères suivants -. par la poia^se caustique, préi',Ué blanc d'oxyde d'un'ïimome hydraté, -Uib e dan un erand exc.';s d'alcali ; par Yammon,n'p<e et les car l„f,î"«/o«/.Vs précipité blanc insoluble dans un e^^^^^^ d'alcali; par le ?«««'«, pré-ipite b'anCvParl aa,/e s„ /

fineCigeùtre de'si/lfure d'antimoine ; par le .ne ou le fer, précipité noir d'antimoine en poudre. ^^ ^

ANTIMOINE lMi'»5''a'«si^'-,T ^i;ff',"'s'[;de'"LM'' trouvé dans la mine de plomb de Sabla, en Suéde, a. M emont dans t™ auphiné et dans le Hartz; il entre dans la constitution d'un certain nombre de minéraux dont les

principaux sont : . . j'„np ctruc-

AuUmonie arsenical, d'un gris d acier d une struc ture testacée et d'une densité d environ 0,0 . '"V^I^Ëe oxv'/e. Autrefois fort rare « mmera, a rive aujourd'hui abondamment des raines de Seusa,prov.

''^i^^rir^J^l^t^'où ...*/». (Boudant), le plus im- P^ANTIMONUTES. - Sel. formés par la combinaisoa '^^^;?^ÔS;ïïî^1;ÏÉ^i":^>?(Médecine).-Ceso^^ toit lis mïdicamenls que la matière médicae a tirés d s préparations antimoniales; ils sont ^ «-' ^^P^™' '^^ contre-stimulants les P'"^ employés ; et un efle^ à peu près constant de leur ingestmn, cest 1^ vo™s.ement^ quant aux phénomènes éloignés qu'on «^^erve, les plus Constants sont le ralentissement de la c.rcua^^on et de W resniration- la sécrétion urinaire augmente, si iti> ^itSàux'nè déterminent "i vomissements nipurgatinns- du reste ce. préparations assez nombieuscs ei Tn! l'action seVessen'ible', à l'intensité près produisent I d'autant plus d'effet qu'ils sont P •'^,, ° "'^'^ur ' ^a^it tion oeut-être de l'antimoine métallique P"ri..q"> j'ç-';

I indications n-existeront pas <=* ^V" Pp^^iVnneumonie i cours ilsrendrontd'immensesservices,danslapneumonu.

a guë' surtout le tartre stibié à haute dose , d^n^ '^ rhmatisme aigu, dans certaines liemoptjsics dans le ca

E^Si::.t;5^^-S-:ci[^^

Znêral (ifyd o u flfe d'antimoine), très-employé comme

iJ=:^:î,'pS;:(n,;^^^^=Kn^?:^

5s:-à:^-'.^^s^i^Hl k;i'Zjeï^^s:;-^^œmJ^,-

la peau, et surtout dans l.^s pneumonies; ^n^L^r^^

rnc" 01 d m lis ti. -soûible dans une petHe quant té reau; et constituant un. caustique ^"^e^^^j.^.^X >?

--;!:gr^e^t^à;;si/=n^,^e"JÇ?^r^ -ii^^li;fo^;^;;x'^u:;;;'^^';o'"->oudr^umd.^

Aixuiinjiyi^i . romnieune combinai-

îSS^ir Sh'o' +S H^ iSbi^. ¥n em., l'acide tarlrim^e lui e l"enny.l.Mi'anlimoineet laisse l'acide aiiti- ?™M,ime UuKlis .,ue la potasse caustuiue lui enlève V HO, .ùti ionique et laisie l'oxyde d'ant.moine Cest ,; cou P Mf.t' ible que l'^n obtient, smt Ç" ")=•"»"' r.;„u"u!,ine ;\ l'air libre, soil en décomposant 1 acide an-

'":;:ï^K;nrK';Ac:;i, Sb'0».n«om-rf ^ninéraLrond, n 'ou .f.' V propo; lions d'anlimoine avec h d oxjgC On rob'ienl, soit en Iraitan. l'antimoine p.tr de

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