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A NU

IViu ré-'ale contonant un excès d'acide 3zoti<nie, soit en i ANTISCROFULEUX (Médecine). — On désigne ainsi

dérompo'^ant pai- l'eau le perclilorurc d'antimoine. | des substances employées pour combattre les scio ules;

I a constitution moléculaire de l'acide varie suivant le elles appartiennent presque toutes à la classe des amers

Diocédé employé pour sa préparation. Par le premier, et des toniciues en général. Mais celles que 1 on admi-

l'-icide est uni à I proportion d'eau et ne peut se com- nistre avec le plus de succès aiijourd hui, son! les prepa-

bi'ner Qu'avec 1 proportion de base : c'est l'acide rr.éla- rations d'iode et l'huile de foie de morue ou de squales.

anfimmiinup ■ le second fournit l'acide anUmomque pariiii les principales préparations antiscrofuleuses. nous

nioDremcnt dit, uni à 'l proportions d'eau et pouvant se citerons : 1° la teinbu-e de qenUane; racine de g.'nliaiie,

combiner avec '■ proportions de base. La chaleur enlève 30 grammes; carbonate d'ammoniaque, R grammes; al-

lenr eiu à l'un et à l'autre, et donne l'acide anhydre qui cod, lOOll grammes; faites macérer pendant huit jours,

est jaune. Les acides hydratés soiit blancs. . ' passez, fili rez ; la. dose est de 1 cuillerée ou 2 par jour ;

ANTIMONIURES — Combinaisons de l'antimoine avec -1° on prépare VEltxir anti^crofuleux de Peynthe, en

lin autre métal ou avec l'hydrogène. On rencontre plu- remplaçant les 8 grammes de carbonate d ammoiiiar|ue

sieurs antiraoniures dans la nature, notamment Wmli- \ par Kl grammes de carbonate de soude, même dose;

rtmniure d'araent (discrase). Vaidimomuie de plomb 3. on fait aus^,i des /«/«te antiscrofuleufes, dans les

Momb onlimomé' \ quelles entrent la scammonée, le sulfure noir de mercure,

ANTIODONTALGIE (Médecine), du grec nii/i, contre, , l'oxyde blanc d'antimoine, le savon médicinal, et même

odontos dent, cdqo^, douleur. — Remède propre à com- , les cloportes préparés. F— N.

battre lèsdouleurs de dents (voyez Odontalcie). ANTISEPTIQUE (Médecine), du grec anli, contre, et

ANTIPATHES (Zoopliytcs). Antipal/ies, Lin., du grec septikos:, qui engendre la putréfaciion. — On donne ce antivithes contraire; vulgairement corail nuit: — nom aux remèdes qui s'opposent à la putrefac ion ; plu- Genre de Po/(/pM à po/v/'itrs, famille des Cor/icii/a-,- ils I sieurs maladies offrent une tendance particulière à une sont constitués par un axe intérieur dont la substance . dissolution putride; ainsi les fièvres typiioiaes, le typhus, branchue et d'apparence ligneuse est simple ou rameuse, les fièvres des camps, des prisons, le scorbut, la ganépatéeet fixée à sa base; elle est recouverte d'une croûte ! grène, etc. Un grand nouibre de moyens peuvent être gélatineuse qui se détruit par la dessiccation, et il iic • employés dans ce cas, tels sont : le froid, les poudres reste plus que ces axes ou tiges solides, si communes absorbantes comme le charbon, le quinquina pulvérise, dans les collections qu'elles ornent par l'élégance de leurs le koaltar le \maiêre et les a-ides plu, ou moins cou-

r.imification' .

ANTIPÉRISTALTIQUE (Physiologie).— C est 1 opposé du mouvement péristaltique : pour faciliter la progression des matières alimentaires dans le canal digestif, l'estomac ei les intestins exécutent un mouvement de contraction de bas en haut. Ce mouvement s'appelle périsla/liqve (voy. ce mot). Lorsque, par une cause quelconque, les intestins se contractent dans un sens opposé, les matières qu'ils contiennent sont rapportées eu sens inverse, et c'est par un mouvement antipérislallique que s'exécute cet acte anormal.

ANTIPHLOGISTIQUE (Médecine), du grec pblogistos, enfiammé, et anii. contre. — Ou donne ce nom aux médicaments destinés à combattre les inflammations. Le traitement antiphlogistique consiste dans l'emploi des saignées locales ou générales, des boissons aqueuses, mu'cilagineuses et acidulés, des eaux de veau, de poulet, des bains tièdes locaux ou généraux avec les décoctions do son et de plantes émollientcs, des cataplasmes, des lavements émollients, dans l'abstinence plus ou moins complète des aliments, etc.

ANTIRRHINIDÉES (Botanique). — Deuxième groupe de la famille des Scm/'ii/arinées-, établie dans la méthode de De CandoUc. Ces plantes ont une corolle à préfloraison imbri'.uée, bilabiée, à lobes non plissés; on les subdivise en six tribus: les Ca/céolariées,\es Verbiiscées, les Hémiméndées, les Antirrhin^'es, que M. Brongniart adopte comme une tribu, les Chélonées et les Gralmlées. ANTIRRHINUM (Botanique).— On devrait, à l'exemple de Pline, écrire anthin hinon du grec (inthox, fleur, et rm. nez, museau, c'est-à-dire fleur en museau, à cause de sa forme, qui lui a fait donner en français le nom de Mufle de veau. Muflier.

ANTISCOHBUTIQUE (Médecine). — Médicaments employés dans le traitement du scorbut. Cette maladie, qui revêt diftérentes formes (voyez SconBt;T), se présente le plus souvent avec des symptômes de cachexie, de mollesse des chairs, de faiblesse générale: cependant elle peut offrir parfois des symptômes inflammatoires qui réclament des moyens spéciaux ; mais ces réserves l'aites, on peut dire que les antiscorbutiques sont puisés généralement dans la chisse des excitants et des toniques; ainsi le simii aidin'-orbutique se prépare avec le cocliléaria,le trèfle d'eau, la racine du raifortsauvage, le cresson de fontaine, les oranges amères, la cannelle, le vin blanc et le sucre; le vin anlixairbutii/ue. en f;visant macérer pendant huit jours dans 1 kilogramme de vin blanc, 30 grammes d^.' racine de raifort sauvage, l,S grammes de feuilles de cochléaria, et autant de trèfle d'eau et de graines de moutarde noire, S grammes de sel ammoniac et 15 graniiues de teinture de cochléaria; on passe avec expression cl on filtre. Enfin on obtient les sws antiscorbutique'^., avec parties égales de feuilles de cochléaria; de trèfle d'eau et de cresson. Quelquefois on ajuntc à ce» moyens le houblon, la fumeierre, le quinquina, la gentiane, la qiinssia amara, etc., le changement de climat, d'air, de pays sont des auxiliaires puissants des médicauients aniiv.orbutiques. !•' — N.

centrés, les toniques tels que le quinquina, les astr.iigents, les ameis, les aromatiques, les alcoi)Iiques, etc. ANTISPASMODIQUE (Médecine), du grec a«/i', contre, et s/iasinns, spasme. — Remède employé contre les spasmes ou les convulsions. Le spasme peut reconnaître différentes causes. Ainsi il peut tenir à une exciiation générale, à la pléthore sanguine, etc. Il peut dépendre de l'affaiblissement, de l'atonie; souvent les spasmes sont produits par les poisons acres; enfin l'hystérie, la danse de Saint-Guy, l'épilrpsie, en sont fréquemment la cause. On doit donc être extrêmement réservé dans l'emiiloi des médicaments propres à couiba'.tre une affection qui reconnaît des causes aussi diverses. D'aj.rès ce qui pn'cède, nous diviserons les antispasmodiques en : 1° ceux qui ont pour effet de diminuer l'excitation nerveuse, te);, que les débilitants, les calmants, les bains, les narcotiques, les odeurs fétides comme l'assa fœtida et le castoreuin, la saignée; '." ceux qui sont pris dans la classe des stimulants : ainsi les huiles essentielles, volatiles, empyreuniatîques, anunoniacales, la corne de cerf briiiée, l'huile animale de Dippel ; 3" enfin les toniques, le quinquina, les ferrugineux, les aromatiques, et généralement les amers (voyez Spasme). F — M.

ANTISPASTIQUE (Médecine), du grec aidi, conti-e, et spnstiko<i, sujet aux spasmes noyez Anti.pasmouique).

ANTITHÉNAR (Anatomie), du grec auti. opposé, et thénar, paume de la main. — C'est cette partie de la main qui s'étend de la base du petit doigt au poignet, à l'opposé de la paume de la liiain.

ANTITRAGUS (Aiia-omie), du grec antt, opposé, et de Irago'!, bouc. — Languette triangulaire qui limite la conque de l'oreille en arrière et en bas, à l'opposite du tragus.

AN TOFLE ou Amhofle (Botanique). — Ou donne ce nom aux fruits du Giroflier iCarynphg'liis aroiiialicui. Lin.), abre de la famille des Mi/rla:ées. Ils sont oblongs, arrondis, noirâtres, de la grosseur du gland, et renferment une amande ovoide noire, dure, fortement imprégnée d'une matière gommeu-e. Ces fruits, que l'o.i nomme aussi clous-:uatrices, mère da girnflrs, ont une odeur agréable, arom itiquc, et constitueu', couHis dans le sucre, un excellent dessert auquel on attribue de^ propriétés stomachiques et digestives.

ANUS (Zoologie), mot laiiii pa~sé dans notre langue et qui désigne l'ouverture terminale de l'intestin, par laquelle sont rendus les excréments. — C'/tte ouverture est munie d'un sphincter ou anneau musculeux qui empêche que les matières ne s'échappent involontairement. L'anus présente des différence^ iiiar(iuoes dans toute la série animale : ainsi, dans la plupart des .Mollu>ques, il est situé dans un point plus ou moins rap proche de la bouche (la sèche, la limace, eic.);"d'autres fois il est sur les cùtés du corps. Les Insectes et les Crustacés et en général, les Annélides l'ont à la partie postérieure du corps. Un assez grand nombre de Zoophytes n'ont pas d'anus; ils n'ont qu une seule ouverture par la'iuclle ils prennent leurs aliments et eu rejettent le résidu.

A ou I3G

Anis (Cliiriirgii"). — Van-is peut être le siéfie d'u:i grand nombre d'atfections plu* ou moins gaves, tulles que fistule^, fissures, hénionli Hilei, ulcères de toute natarp, (/e<jlni-ui-e<:., ah'-è-; etc.

/Iniis contre nature. — On appelle ainsi une ouverture remplaçant l'anus, et par laquello sortent, en totalité on en partie, les matières fécales; elle peut être siuiée près de l'ombilic, dans l'aine, sur un autre point quelconr|ue de l'abdomen, ou même dans la vessie. Vunuscontre nature est acci'Icnti'l, quand il est le résultat d'une blessure qui a iniéres-^é l'inlestin, ou de la ganp;rfene de ce mûni.; intestin à la suite d'une hernie étranglée; on l'appelle artificiel quand il a été pratiqué par le chirurgien pour remédier à un vice de conformation congénital, connu sous le nom d'imperfnrafici/i de l'anus. Dans ce cas, l'homme de l'^u-t a pu choisir l'endroit le plus convenabl; pour la réussite de l'opération. Littié a pensé, et avec raison, que c'était au-dessus de l'aine; Callisen préférerait les lombes du côté gauche. F — n.

AORTE (Anatomie), en grec aorte. — La plus considérable des ar ères. Klle s'étend du ventricule gauche du cœur jusqu'à sa division eu iliaques primitives, au niveau de la quatrième ou de la cinquième vertèbre lombaire. Sortie, comme il a été dit,du ventricule gauche, qui lui donne naissance par son angle supérieur interne, elle passe ent;e les deux oreillettes, se dirige un peu vers la tète, puis se recourbe pour prendre, entre la colonne vertébrale et le cœur, une direction tout opposée d'avant en arrière. Cette courbure forme ce qu'on appelle' la cowe de l'aorte; ensuite elle prend le nom d'aorte descendante, souvent d'aorte tliorncique ou aorte abdominale., suivant qu'on la considère dans la poitrine ou dans le ventre ; arrivée dans cette dernière cavité, elle va se terminer, comme nous l'avons dit, au niveau des quatrième ou cinquième vertèbres lombaires. Dans ce trajet l'aorte donne des branches importantes : dans la poitrine, on trouve chez l'homme le tronc innominé ou brachio-céphalique, la carotide et la sous-clavière gauche ; dans le ventre, le tronc cœllaque, les mésentéri<iues supérieure et inférieure, etc.

L'aorte, dite aussi grande artère ou artère dorsale, est desiinéj à porter le sang rougo dans tous les organes.

Elle présente des différences assez remarquables chez les animaux ; ain-i, dans les grands Mammifères, peu après son origine, elle se divise en aorte antérieure., qui donne les artères bractiialcs et céphaliques, et aorte postérieure, qui devient l'artère thoracique et abdotninale, et fournit les mémos branches que chez l'homme. Il y a peu de différences chez les Oiseaux. Dans les Crocodiles et les Serpents, l'aorte a deux crosses, l'une naitdu ventricule unique par un orifice piiriiculior. Dans les Tortues on trouve encore deux crusses, mais elles ne se réunissent pas directement pour former un seul tronc ; dans les Poissons où il n'y a pas de cœur gauche, les veines branchiales qui ramènent le sang rouge, se léunisseiit en un tronc unique, qui s'étend le long de la colonne vertébrale, et qui remplit les fonctions de l'aorte. Dans les Mollusques gastéropodes, le vaisseau qui sort du cœur distribue le sang dans tout le corps; il en est de même chez les Crustacés,

Aorte Maladies be i.') iMédecine). — L'aorte peut être le siège de maladies très-graves : la plus fiéquente est l'anévrysme ; lorsqu'il a son siège dans la partie supérieure, à la crosse de l'aorte, i! détermine, 4 peu do chose près, des accidents senililables à ceux des maladies du cœur; quand il affecte l'aorte descendante, surtout à sa partie inférii'urp, quc^lcpies chirurgiens, entre autres A. Cooper, ont tenté la ligulurc, mais sans succès, quoique cette opération ait réussi sur des animaux.

AOU'I'IQl'l') lAnutomie), qui appartient à l'aorte, — Ainsi on a appelé valvules aortiqucs les valvules sigmoides ou scini lunaires; .«■>i«,! wirtiqwis de petites dilatations qui répondent & ces valvules, et une plus considérable qu'on remarque près do la convexité de la crosse; ventricule aurlif/ue, le ventricule gauche; co«;'buve anrtiqiio, la crosse do l'aorte, etc.

AOIITITU (Méilecine). — luflammulion do l'aorte, ou plulAt de sa luni(|iii! externe. On conçoit la diflicullé qu'il y a à se rendre compte de la nature et des syinp tAmes de celle maladie, et à plus forte raison des moyens curai ifs.

AOI'T (Travaux nu moih »') (Agricullure^ — Co moi» est un (les plu» imporlnnts pour le cultivateur; il va commencer wii (jraiideB recolles, ou pliiiAt les coiitinuer, cor une partie de celle» iiui se font en aoi"it ont été

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