‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 89 sur 396 · APE · texte numérisé non relu

APE

commencées en juillet : ainsi le seigle, le méteil, le froment, le blé de mars qu'on a soin de couper un peu avant la maturité, puis l'orge de printemps, l'avoine qu'on fauche,! moins qu'elle ne soit trop élevée ; on récolte encore dans ce mois les lentilles, le millet. Ordinairement on arrache le chanvre m.iln (improprement appelé femelle dan» quelques pays) , le lin, et on procède à leur rouissage.

L'hoiticalteur n'a pas moins à se féliciter des richesses de ce mois que l'agriculteur; indépendamment des fleurs de toute espèce qu'il lui prodigue, telles que roses, géraniums, dahlias,' reines-marguerites, héliotropes, fuchsias, verveines, etc., il donne des fruits en quantité : cerises, abricots, prunes, fraises, framboises, melons, pèches, raisins précoces, etc.

.Mais le travail du mois d'aoit no se borne pas à la récolte, il faut travailler en vue do l'année suivante. Dès que les grandes récoltes sont enlevées, il faut faire un labour pour préparer les semailles d'automne, ou bien fumer les ten-es pour recevoir le colza, les navettes, les vesces, etc., qu'on sèitie vers la fin de ce mois. Dans les jardiiis on sèmera les cliicorées sauvages, les navets, les salsifis, les scor>onèfes, les épinards, des haricots pour l'aitomne, etc.; on plante le céleri, l'oseille, les escaroles, les fraisiers ; on recueille les graines dont on a choisi les pieds avec soin. C'est aussi le moment de pratii|uer la taille d'août, de greffer en écusson, à œil dormant presque toutes les espèces d'arbres à fruits.

Les plantes d'agrément vivaces ou annuelles qu'on prépare pour le printemps nu l'été suivant, seront semées dans ce mois. On fera aussi les boutures de fuchsia, de géranium, de pélargonium, d'hortensia, de rosiers Bengale, etc. ; enfin, on repiquera les fleurs d'automne, œillets d'Inde, reines-marguerites, balsamines, colchiques, muguets, fritillaires, etc.

APALANCHE (Botanique), Prinos , Lin., du grec priein, scier. Les Grecs avaient donné ce nom à l'Yeuse [Querciis ilex) à cause de S's feuilles dentelées en scie. — Genre de plantes de la famille des llicinées; calice et corolle à 1-G divisions ; baies contenant 4-G noyaux à une seule graine. Les espèces de ce genre habitent l'Amérique septentrionale. L'^I. à feuilles caduques, .4. vert (Prinos verticdiafns. Lin.), a des fleurs blanches et des baies globuleuses d'un rouge vif,

APA'riTE (Minéralogie). — Phosphate de chaux naturel. D'après les analyses de M. Rose, ce minéral rcnfern.e toujours du chlorure ou du fluochlorure de calcium, combiné au phosphate calcaire, et sa formule est: CaO,PhO'

+ Ca j p. ! . L'apatite est presque toujours cristallisée

ou du moins cristalline ; on trouve cependant quelques échantillons compactes. Ce corps est assez dur : sa densité varie de 3, ((! à .3,"2S. Les cristaux affectent ordinairement la forme du prisme he\ngonal régulier; ils sont d'une teinte qui varie du virt d'eau au vert foncé et quelquefois au violet : complétenioiit hyalins, ils sont assez rares. La chaux phosphatée appartient aux terr,iins anciens; le granit, les schistes talqunnx ou chloriteux, les roches volcaniques en renferment assez fréquemment : on le rencontre aussi dans les filons métallifères, dans ceux du Gornonailles, ou d'.\rendal en Norwége, par exemple.

APEPSIE (Médecine), du grec pepsis, coction, digestion, et a privatif. — Co mot étant presque synonyme de Di/^pepiie, nous y renvoyons le lecteur.

APEREA (Zoologie). — Espèce de rongeur du genre Coba<i- (voyez ce mot).

APÉRITIfS (Médecine), du latin apçrirc, ouvrir. — Ce sont des médicaments qu'on croyait propres à d> vis r les molécules du sang, do la lymphe ou des humours épaissies par une cause morbide, à faciliter les sécrétions et les excrétions en rendant les liquides plus téinis, en un mot, en ouvrant les voies, en dissipaiit les obstacles qui s'opposaient au cours des fluides : ces théories ont fait place à dos idés plus saines, basées sur les connaissances physiologiques. Ainsi dans les fièvres inflammatoires, dans les plilcgmasics des viscère-, des séreuses, lorsque la source des liquides semble, pour ainsi dire, tarie, les meilleurs apéritifs sont lis calmants, les l'inollients, les boissons aqueuses, rafraîchissantes, reliiilrmies, les lavements. .Vu contraire, dans les an''Ttiiins chroniques avec inflltrations cellulaire», relàclienieiit des tissus, inertie des fonctions do nutrition, co sont di^s purgatifs, des excitants, des toniques, les riicinos d'ache, de fenouil, de petit houx, d'asperge, de chiendent, de chardon-lloland, do fraisier, d'arréte-bœuf; puis des toniques amers, le jiisseulil, la chicorée, quelques ferruyincui, le» eaux minérale»

Page 1