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alcalines, ferrugineuses, etc. On donne le nom d'eynves npérîtices ou diurétiques aux racines de fenouil, de petit houx, d'ache, d'asperge et de persil. C'est aussi avec elles que se prépare le sirop connu sous le nom de sirop des cinq rncii>es apériln es. F — N.

Al ÉTALES (Bola!ii(iue), du grec a privatif, et /^etii/on, pétale, qui n'a point de pétales. — Tounielbrt s'est servi de ce terme pour désigner les plantes qui sont dépourvues de corolle. De Jussieu a ensuite établi la distinction suivante dans sa méthode naturelle; ses cinquième, sixième et septième classes sont comprises dans le sousembranchement des Apétales. La première a les étaminos épigynes et comprend les .iri-<ioloches ; la ileuxiènn', des étamines périgj'nes et comprend les C/iale/s, les Thijmélées, les Protees , les Ijiuriers, les Poli/gnnées et les .irrorhes; enfin la troisième, qui présente des étamines hypogynes, renferme les .imarantes, les Plantains., les N;jc/(igi's, les Dentelnires.

APHÉLANDUE (Botanique), du grec (iphelé-% simple, et du génitif o/«//vjj, maie; anthère à une seule loge. — Plante de la famille des Acanthacées, originaire de l'Amérique du Sud, à feuilles opposées, fleurs en épis ou solitaires. On cultive en serre cliau('e : 1° l'.'l, à créle, qui donne en août de superbes fleurs, longues, tubuleuses, d'un beau rouge vermillon, en épis; ;° V.4. éclatante donne en septembre des fleurs d'un rouge éclatant ; .■i" l'.l. orangée, fleurs d'un jaune d'or, en épis trèsdenses; 4° r.-t. po'i«c/(eV, fleurs en épis terminaux d'un jaune vif. Toutes ces phxntes de serre chaude demandent une terre légère et do fréquents arrosements,

APHÉLIE (Astronomie). — Point de l'orbite d'une planète qui est le plus éloigné du soleil ; c'est par conséquent l'une des estrémiiés du grand axe de son ellipse (voyez Planète).

APHIDIENS (Zoologie), Anhidif, autrement les Purero/is. — Famille d'insctes hémiptères lioinoptrres, dont les tarses n'ont que deux articles, et les antennes sont filiformes ou en forme de soie, plas longues que la tète. Ce sont de petits insectes qui ont le corps mou et les étuis presque semblables aux ailes; ils pullulent prodigieusement et vivent du sue des végétaux ; les ])rincipaux genres sont : les Psylles [Psylln , Geof.), les T/tnps {TItrip'.-, Lin.), les Pucenms {Aphi>:, Lin.).

APHIDIPHAGES (Zoologie), .Mangeurs de pucerons. — On donne ce nom à une famille de Coléoptères trimères; ils ont les antennes plus courtes que le corselet; le corps hémisphérique avec le corselet très-court. A l'état de larves surtout ils détruisent une multitude de pucerons. Les Coccii.elle'i (C'tcciuellu) sont le genre le plus intéress.int de ceie famille (voyez. Coccinelle;.

APHIS (Zoologie). — Voyez Plcebo\s.

APHODIE (Zoologie), Apliodtus, Ilig., Fab. — Insectes qui vivant eu général dans les excréments (du grec aplii'dos, excrément), comme les bousiers dont ils faisaient d'abord partie. Ils forment maintenant un genre parmi les Coléoptères pentamères lamellicornes., tribu des Sr.aratjéides ; ils ont le corps ovalaire, convexe en dessus, plat en dessous, l'abdomen bombé, et sont généralement d'un Doir luisant. Ces insectes forment un genre nombreux ; on trouve surtout en France VA. du fumier {A.fimetarius, Lin.), long de O'",00.i ou 0",007, très-commun dans les bouses; l'A. fossogeur (.i. fossor, Fab.), long do rr,OlO à (i'",ni2.

M'HOME (Médecine), du grec plioné, voix, et a privati-'. — C'est la privation de la voix; elle diffère de la mutité en ce que dans celle-ci il y a des sons émis, mais qui ne sont pas articulés ; et de Veitinction de voix en ce qu'ici la voix est éteinte; elle est brisée, mais peut encore être entendue. Dans l'aphonie, surtout si elle est complète, les mots ne sont pas articulés, et il n'y a pas émission de la voix. Lorsqu'elle reconnaît pour cause une fr.iyeur, l'impression du froid, les etTorts du chant, de la déclamation, les cris, la colère, la frayeur, l'ivresse, certaines névroses, ronmic l'hystérie, etc., cette atTrclion cède ordinaironn nt trcs-liicn et promptement au repos, à une alimcnlution' douce, légère, aux boissons tièdcs, émollientes, aux cataplasmes autour du cou ; mais elle peut tenir à des causes plus graves, et, dans ce cas, le pronostic est plus sérieux. Ainsi les inflammations aiguës ou chroniques du larynx et de la trachée-nrtèi-e, la bronchite, l'angine gutturale, la phlliisie laryngée, le ci*oup, l'angine couenneuse, les ulcères vénériens, la produiNcnt presque inévitablement. Elle est tni des symptômes caractéristiqi:es du choléra. On l'observe qui|i|uefois dans ciTlaines fièvres typhoïdes graves, surtout dans les formes ataxi-

qucs et adynamiques. Le traitement de l'aphonie doit nécessairement varier d'après les causes que nous venons d'énumérer. Les gargarismes émollierits, les infusions de mauve, de guimauve, de violette, les décoctions d'orge, les fumigations émollientes, les saignées, les sangsues, les bains de pieds, les frictions avec la pomm;»dc stibiée ou l'huile de croton ti^lium, les vésicatnires, les sétons à la nuque, les vomitifs, les purgatifs, les insufflations d'alun, la cautérisation avec la solution de nitrate d'argent, etc.; tels sont les différents moyens dont l'emploi doit être approprié aux indications que le médecin veut remplir. On retire 'quelquefois de très-grands avantages des eaux minérales sulfureuses, telles que celles de Cauterets, des Eaux-Bonnes, etc. F — n.

APHRODITE Zoologie), Aplirodila, Lin., du grec .iphrodité, Vénus. — Genre iV.innélides de l'ordre des Dorsihrniiches, à corps aplati , pounu de deux rangées longitudinales de larges écailles membraneuses qui recouvrent le dos, auxquelles on a donné bien à tort le nom d'éli/lrei, et sous lesquelles sont cachées les branchies en forme de petites crêtes charnues; le corps est plus qpurt et plus large que dans les autres .innélides. h' A. hérissée (A.ncnlenta, Lin. I, qui habite nos côtes, est un des animaux les plus admirables à voir, les faisceaux de soies flcxueuses qui naissent de ses côtés, bri'lcnt de tout l'éclat de l'or, et changent en toutes les teintes de l'iris, et elle ne le cède en beauté ni au plumage du colibri, ni à ce que les pierres précieuses ont de plu; vif; elle a 0",18 à (.'",20 de long. Les pêcheurs la nomment taupe de mer.

APHTHE (Médecine), en grec aphlhah — Ce sont de petits ulcères superficiels, qui se développent sur les parties internes de la bouche, sur la langue, sur la muqueuse du canal digestif. On peut à peine donner ce nom à ces légères phlegma'^ies de la bouche qui se présentent sous la forme de plaques plus ou moins larges, qu'elles soient ulcérées ou non. Les vrais aphthes commencent par do petites vésicules transparentes, d'un gris perlé, entourées bientôt à leur base d'un bourrelet gris ou blanc ; au bout de quelques jours elles s'ouvrent et forment de petits ulcères. L'éruption des aphthes peut être discrète ou cotifluenle : dans le premier cas, elle se borne ordinairement à la bouche et ne constitue qu'une légère indisposition; lorsqu'elle est confluente , elle s'étend au pharynx et à toute l'étendue des voies digesiives ; alors il survient de la fièvre, de la soif, la sécheresse de la bouche, de la difficulté dans la déglutition. Le traitement dans l'éruption discrète se bornera au repos, aux boissons douces, telles que l'eau de veau ou de poulet, l'eau de mauve; mais lorsqu'elle est confluente, on ajoutera à ces moyens des colluloires, qu'on portera surtout sur les gencives, dans l'intérieur des joues, avec des décoctions de guimauve, de pavot, miellées, coupées avec du lait ; lorsque les ulcérations seront douloureuses, on les touchera avec un léger pinceau chargé de mucilage de graine de lin, de crème, de jaune d'oeuf, de sirop de pavot ; puis, lorsque les douleurs auront cessé, on aura recours aux astringents, légers d'abord, puis aux acidulés et enfin aux toniques. Chez les enfants on rencontre souvent ime éruption du f,enre des aphthes, nuais qui en diffère par quelques caractères; on lui a donné le nom de Muguet, Millfi, Klnnchel (voyez Miclet).

Les aphthes afTecteut aussi certains animaux domestiques, surtout de l'espèce bovine. On les observe alors non-seulement dans les voies digestives, mais au\ mamelles, entre les onglons des pieds et à leur couronne. Ils compliquent souvent certaines épizooties, et en particulier la c<jcole chez les Ruminants. Le traitement des aphthes sirnples est le même que nous avons indiqué plus haut; quant à ceuxqui accompagnent les épizooties, voyez au mot Cocote. F —

APHYE (Zoologie), liohiiis aphi/n, Lin., Gniel., Lacép. — Piussun du genre Gobie, appartenant aux .Icanthnplérggiens , famille des Goliioides; nojnuiée aussi Loclie de mer, à cause de sa ressemblance avec le Cohite, appelé I.iiclie de rivière: ce petit poisson, qui ;ilteint 0'", 1 fl, se trouve dans la Méditerranée et dans le Nil. Le nom d'.ln/ii/'' s'applique aussi à un amas de peiits poissons, de fretin, tels que goujons, sardines, anchuis, etc.

API (Horticullun), du latin Appius, nom d'homme romain. — Variéli': de ponnue dont la culture remouto aux temps de l'anciemie Rome ; l'arbre qui la produit est de moyenne taille, i rameaux longs et redressés, il donne beaucoup de fruits ; ceux-ci sont petits, jaune pile, d'un beau rouge vif du côté du soleil, fermes et croquants. On peut les conserver jusiiu'en a\ril. (À'Ile pomme est do

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