‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquéesChapitre 93 sur 396 · Ci · texte numérisé non relu

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D" reste, ;\ l'aide de ce tableau, il sera facile d'a\oir l'apothème d'un ilr ■ .s |iiil\ j;c>riis ri''guliers dans une cir-

tonféreuo; qiiilc nn'inr SmH à trouver l'upotliè dr.

riiexugone ii'gulii r insi m d.ms une cirronféience donl le rayon eNl o"',.'>.')V : il suTliia toujours de multiplier ce rayon pur le nombre 0,SU(i correspondant 4 l'apothème de ce même polynone dans la première colonne, colle qui est calculée pour le rayon I uiéire; on a 0,55"JX0,8(iti = U",r'.

APOI IIICAIRE, du grec a/iothc'la', lieu où l'on tient certaines chosC->en réserve. — Un apothicaire est celui qui prépare et vend les remèdes simples ou composés, d'après les ordonnance» do» médix ns ou les formules d'un cidex. Chez les anciens, les médecins préparaient eux-mêmes leuiv niédicunients. Ei\ France, Charles VIII donna aux apothicaires des statut» et des règlements en l'an I ISt, «t ils foniièreiit un corps d<! murrhands ; confondus avec le» épiciers, c'était le second de» six corps de inarchaud». Culeialde cliuic», qui subit >pii-lipie» légère» niodidcation», noluniment «ou» Loui» XIV, dura jusipie vers le milieu du xviii* siècle; ou cumpril enfin que la pharmacie ilnh une profussiuil buvanle, et eu ]'1', un tépara les

apothicaires des épiciers; les premiers ne purent plus vendre au poids du commerce, ni les secipuds au | O'ds médicinal. On érigea le corps des pharmaciens de Paris en un collège de pharmacie, chargé de l'inslruction et de la réception des élèves ; ce collège subsista sans interruption jiis(|u'à la loi degei-miiial au XI, qui établit les l'.-iile-; (le jiliarmacie (voyez Piiaiuiacie).

APOZÈMK (.Médecine), du grec «/l'irei", faire bouillir. — On appelle ainsi une décoction, une sorte de tisane chargée de principes végétaux, auxquels on ajoute divers autres médicaments, tels que des sels, des sirops, des teintures. L'apozème ne diffère du bouillon que parce que celui-ci est fait avec des substances alimentaires. 11 se prépare plutôt avec des racines, des bois, des écorces ou des fruits, qu'avec des fleurs. On fait des apozèmes purgatifs, fébrifuges, etc. Ce médicament est toujours trèschargé de principes, et comme il est soumis à une assez longue ébullitiou, on n'y admet que rarement des substances aromatiques ou volatiles, dont la décoction dissiperait les vertus. Il se prend ordinairement à froid, et ne sert jamais de boisson habituelle comme la tisane. Ou ne l'emploie plus guère aujourd'hui, à cause du dégoiU qu'il inspire aux malades. F — y.

APPAREIL lAuatomie). — On entend par appareil un assemblage d'organes divers concourant tous à l'exercice d'une même fonction; taudis qu'un «ys^ème comprend toutes les parties formées d'un tissu semblable; ainsi le système nerveux ( voyez Système). Bichat a beaucoup insisté sur cette distinction, et il en fait la base de son Anatomie descriptive et de son Anaiomie générale. Dans la première, il divise les appareils en ceux de la vie animale, ceux de la vie organique et ceux de la reproduction. Parmi les principaux appareils, on remarque les appareils locomoteur, Jiyestif, 7-esf.traloirp, ciriulalnire, ahsorban' , etc.

Appareil (Chirurgie), du latin parare, préparer. — On donne le noni d'appareil de chirurgie à un assemblage méthodique de toutes les choses nécessaires pour pratiquer une opération ou faire un pansement ; et on appelle de même le plateau à compartiments sur lequel sont placées les pièces nécessaires pour les pansements, comme bandes, compreises, fils, attelles, lacs, charpie, plumasseaux, etc. L'appareil anti-asphiictique est la boite qui contient les instruments et médicaments destinés à porter secours aux asphi/xiés. On appe le aussi appai-eils les différents procédés de lithotomie; ainsi on dit le haut appareil, l'appareil latéral, etc. (voyez Taille, Lithotomie.)

APPAT (Chasse, Pêche). — Substances animales, quelquefois végétales, que les chasseurs ou les pêcheurs emploient pour attirer les animaux. Les appâts de chasse varient suivant l'espèce animale contre laquelle les pièges sont tendus et suivant leur nourriture habituelle. Ainsi : la chair pour la chasse des carnassiers ; les fruits, les noix, le lard grillé pour celle des rongeurs. Les appâts de pêche sont beaucoup plus employés ; suivant les circonstances, on se sert des vers de toute espèce, parmi lesquels il faut placer au premier rang les vers de viande ou asticots ( V. Mouche i ; viennent ensuite les lombrics, les vers blancs, les mouches, les sauterelles, quelques scarabées et une multitude d'insectes de diverses espèces. Les grenouilles, les limaces, de petits morceaux de viande font un excellent appât pour les pêches aux écrevisses Enfin, pour les espèces ilo poissons trèscarnivores, on trouvera de très-bons appâts dans les petits poissons.

APPEAU (Chasse aux oiseaux). — On appelle ainsi une espèce de sitllet au moyen duquel, vn imiiant leurs cris, on attire dans des pièges les oiseaux, tels ([ne perdri.r, raitti's, aloiii-tlc\-, etc. Il se compose d'une ancho seuililahle ;\ celle de l'urgue, dont le son varie suivant la forme et la dimension de l'instrunient. A ^ou défaut, les chasseurs se servent quelquefois d'une feuille de lierre ou d'un morceau d'écorcc de cerisier amincie ; par ce moyen, si l'on n'imite pas le cri des oiseaux, on parvient ;\ exciter leur atleiiiion et leur curiosité au point de les attirer en assez grande quantité. Cerlaiiies personnes produisent avec leur bouche un bruissement particulier (jui produit le même elTet. La pipée., ou chasse aux ijlitau.r, repose sur l'omploi de ces dilTérenls procédés

APPENDICE (Anatomie), du \>x\\nad petidere, pendre, tenir à. — Partie adhérentu ou continue â un corps i|iielconque, auquel elle est comme ajoutée. Ainsi, en iinatomie, Vappendue xiphaide on stmiat, (pii lemiino iiiféricurement le sternum, les I. (•pipl^npn--^, prolongements qui régnent le long du côlon asceiidaut, l'.'l. ver-

Al'l'

Al'l'

mifornie oit ccc^ot, qui existe à coté du coccum (voyez XiPHOiuE, Éi'iPLOON, Cœciji).

En Z'iiiliigie^ on a donné le nom à'iip/ien lices aux diverses sortes de membres, soii des Vni-lébiés, soit des Al ticu/es : dans les premiei-s, ils peuvent être pairs et constituer les membres, ou imp:iii's et placés sur la ligne médiane comme les nayeuircs des poissons; dans les seconds, ces appendices sont on des ailes, ou deN palier, des niâclioires, des antennes, des branchies, des tiachées, quelquefois des balanciers, etc.

lin Hijtitniqiie, on a désigné sous ce mémo nom des écailles qui entourent quelquefois l'ovaire, des prolongements de la fleur, de la feuille ou d'autres organes, tels que vrilles, stipules, éjjini's, etc. O.i appelle A. lermiiial le petit filet qui se inulonne au-dessus de l'anthère; A. busilaires on soies, de petits prolongements qu'on remarque quelquerois à la partie inférieure des logos de l'anihire.

APPÉTIT (Physiologie). — C'est une sensation, un désir qui nous porte à nicttre'cn jeu certains organes de l'économie: dans son sens le plus ordinaire, ce mot exprime le désir do prendre des alimeiUs solides ou liquides, manifesté par un état plutùt agréable que pénible, bien différent de la faim, qui est un besoin impérieux, plus ou moins pénible. L'appéiit peut, du restei être cousidéré comme le premier degré de la faim ; celle-ci ne peut être ni excitée ni provoquée cominel'ajipétit. Il peut devenir quelquefois un symptôme de maladie, soit par son exagération, comme dans la bnu'imie; par sa perversion, comme dans le piia, la miiUieie; enfin, lorsqu'il est détruit et remplacé par le dégoût des aliments, comme èM\i \' anorexie (voyei ces motsj. Ces difl'érenles anonia lies de l'appétit ne sont que des symptônjps d'autres maladies, le plus souvent des organes digestifs.

APPLICATA (Hj'giènc), mot latin qui veut dire choses c/ipliquces. — Il est employé on hygiè-.ie pour désigner les choses qui sont appliiiuées ii lu surface du corps, llallé les -divisait en cinq ordres : i° les habillements; i" les cosmétiques i^" la propreté': i" les frictions et onctions ; 5° les ii/i/dirations médirainenteuies.

APPLICATION DE L'Ai.r.ÈKnu a la cÉOMiiTiiiE. — On applique l'algèbre à la géométrie lorsque, dans une question de géométrie, o;i représente par des lettres les longueurs, surfaces ou volumes, et qu'on exprime par des équations les relations existant entre ces- diverses quantités connues ou inconnues. Ces équations peuvent servir, soit à établir du nouveaux théorèmes, soit à trouver la valeur de quantités inconnues. Dans ce dernier cas, on peut chercher à conslrnire ces valeurs, c'est-à-dire à déterminer les opérations graphiques qu'il faudrait exécuter sur les lignes coimues pour trouver les lignes inconnues.

Cette méthode de résolution des problèmes de géométrie ne doit pas être cojifiindne avec la ye'oii.ÉIrie analytique. Dans cette dernière science, on représente, suivant une conception de Dc>cartes, les lignes et les surfaces par des équations qui les caractérisent et dont on peut déduire toutes leurs propriétés.

Ex. I. Tionrer le volume d'un tronc de pi/ramirte, connaissant ses haies et sa hauteur. — Soit a le coté du carré équivalent à la base inférieure, 4 le cot<) du carré éiiuivalent i la base supérieure, h la hauteur du tronc. Appelons x la hauteur inconnue de la grande pyramide d'où le tronc a été détaché, et 1/ celle de la petite pyramide. Les- bases de ces pyramides, étant semblables, sont comme le carré des hauteurs. On a donc :

b,. x - 1/ = II.

De

là on tire

h -= -, et ï^ =

"IT-l,'

~'ir^~b'

s volumes

des deux pj

•amidcs

seiont donc :

1 nV.

b-li — b

I.n dilTércncc^ ■^-ZTÎ"'^'''"'''"'^ '"^ volume du tronc. Or, bi l'oii cITrctue la division indiquée, on trouve :

et l'on voit que le volume du tronc est équivalent à la somme de trois |)yramides qui ont la même hauteur que le tronc, et pour bases, la base inférieure, la base supérieure et une moyenne jk i|)ortiomiell;; entre les deux bases.

C • tliéerènie bien connu résulte, comme on voit, d'une >ini|ilr Diinsfnrinatiuu algébrique que l'on fait subir à i i'\piis-iiui p iniiiive de ce volume considéré comme Liant la dillérence de deux pyramides.

Ex. 11. l'iirliujer une droite AU en deux scç/nients dont le rectangle soii éqniralenlù un carré donne — Soient a la ligne donnée, .t et a — x les deux segments, c le côté du carré ; il faut que x{a — x) --=e*, ou x- — ax -t-c- = 0. Do là on tire ;

Jf-

On remarquera que chacutie des deux valeiiivs de x représente l'un des segments demandés. Le problème est résolu analytiquement, et la discussion de la fo:iimle indique les conditions do possibilité, x sera réel si c^<^ -r \ la plus grande valeur que l'on puisse supposer à c* cst donc ^ , et alors x = a — 1:= 2,d'oiii'on voit qucle plus grand rectangle que l'on puisse construire avec les deux segments d'une droite est le carié qui a pour côté la moitié de cotte droite.

Voyons acîuellement comment on pourra construire la ligne X, ou diviser géométriquement la droite donnée «, de manière à satisfaire aux conditions de l'énoncé. Cette construction se déduit de la valeur algébiique de x; le radical représente le côté d'un triangle rectangle dont raut;e

côté est e et l'hypotéunse ".

On construira ce triangle en

décrivant sur la droite donnée

AB une demi-circonférence, et

lui menant une parallèle à la f,^ isi.

dir,tance. AG = c. Joignant M

au centre 0, le triangle IMPO sera le triangle cherché

et 0P= v/ '-^ — C-. On a de plus :

Ar = — op,

BP = - + OP.

Donc le point P divise AB en deux segments dont le rectangle est t'^. C'est eu elfet la constructiou indiquée ei géométrie.

Nous nous bornerons à ces deux exemples, et ren. errons pour plus de détails le lecteur aux traités spéciaus (Lelébure de Fourey, Briot et Bouquet, Suniiet et Eionlera, etc.) Nous dii-ons seulement qu'en appliquant l'algèbre à la solution desproblèiuesde génniétiie, on introduit danscotte solution un degré de généralité que la géométrie ne comporte pas elle-même. C'est de la so. te ipie sou» eut ou trouve des résultats en apparence étrang.rs à la <|ucstion directe, mais qui correspondent à un problème général dont celui qui e.^t directement tj-aité n'est qu'un cas particulier. Les quantités né^alii,cs fournissent notamment des ressources précieuses, eu permettant de tenir compte, non-seulement de la grandeur, mais encore du sens des (juaiitilés.

Toutes les lois que des quantités ont une origine commune et [lenvent être comptées en sens inverse, on ulTicle les uni:s du signe -)- et les autres du signe — , pour les distinguer. Ces deux conditions sont essentielles, car il ne |)eut y avoir de (piaiiliti:s négatives que par.oppo.itiou direcic à d'autres q ;aiitilés du même iiaiure prises |)os; tivement.

De cette façon, s» l'on a posé l'équation d'un problènif; en donnant uiui certaine acception à l'une des données, et si, cette d.muéc conservant la même valeur numérique, on lui donne une acception inverse, il sera généra Icment inutJe de recommencer le calcul : l'équation di. nouveau problème pourra se conclure de celle du premier, en cliangenut le signe de la donnée dont l'acception a varié (voyez Cii-OMKriuK A.vAi.vTiyLt). E K.

APPUI siiu I.KS iiAur.Ks (lli|)piatrique, vétérinaire).— On appelle ainm, pr.iprenKMil dit, en lii|ili,.a. Ique le degré de pression de^ mors sur les /.«/■/v.v (inle.\,ille qui existe entre loi dcnt,-> canine» et les mnlairesy du cheval,

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