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fleurs dioïques. Le feuillage de ces arbres est magriilique et justement apprécié pour l'ornement. L' t. da Cliili {A. iiiidricntu, Pav., A. Clii/ensis\ Mirb.i s'élève souvent dans son pays natal à plus de 50 mètres. Ses branches sont verticillées, dressées, étalées; ses rameaux, opposés ou épars. sont garnis de feuilles ovales, luisantes et terminées par une pointe aiguë. L'A- de Cimuingham [A. CunmtK/iiammi, Ait.i, arbre de Moreton-Bey, VA. éieve. Pin de Vile de Sorfolk [A. exce/sa, R. Browni et VA, de Cook \A. Cookiiy R. Browni rapporté de la INouvelle-Calédonieen l8.ii, sont de très-remarquabl'''set de très-précieuses espèces. Le bois de ces arbres est eu général de qualité supérieure. Leurs graiues, assez volumineuses et préparées de différentes façons, servent d'aliments à de nombreux indigènes. G — s.

ARBALÉTRIER (Zoologie). —Nom vulgaire qu'on do;ine dans le Midi au Martinet noir [Hirundo ajnis. Lin.) ivoycz ce mot).

ARBE\.\E (Zoologie). — Suivant Buffon, dans la partie de la S.ivoie qui avoisine le Valais, on donne ce nom à la Perdrix blanche iTetra'j/aijopus,Lia.} (voyez Perdrix BUNCHE, Lagopède).

ARBORICULTURE. — Ce mot indique l'ensemble des opérations appliquées aux plantes ligneuses en vue d'augmenter la quantité et la qualité des produits pour lesquels on les cultive. L'Arboriculture peut être divisée de la manière suivante :

Arhnriciilture forestière, qui comprend la culture !

Des bois et forêts ;

Des plantations de lignes ;

Des haies vives ;

Des oseraies.

Arboriculture d'ornement, qui comprend la culture :

Des parcs et jardins;

Des plantations de lignes pour l'ornement.

Artjnriculture e'conomi'iue, qui comprend la culture :

De toutes les espèces ligneuses non comprises dans les autres divisions, telles que les mûriers, le sumac, les arbrisseaux à parfums, etc.

Arboriculture fruitière, qui comprend la culture ;

Des vergers ;

Des jardins fruitiers;

Des vignobles. A. De Br.

ARBORISATION (Minéralogie). — Dessins naturels ordinairement noirs, représentant des parties de végétaux plus ou moins considérables, qu'on rencontre dans différentes pierres, surtout dans les agates ; ce sont les plus estimées. On en trouve aussi dans les schistes, dans les ardoises ; il y en a de très-jolies dans la marne dure qui recouvre les bancs de pierre à plâtre de Montmartre. Les arborisations sont formées par des infiltrations d'eau chargée do particules méialliques, qui pénètrent par des joints ou fissures de la pierre, de sorte qu'on peut scier et polir la pierre sans les faire dispanaitre. Lorsqu'elles sonl superficielles, on leur donne le nom de Deridrite.

ARBOUSIER (Botanique), Arbutui, Tourn., de a;-, âpre, et boise, buisson en celtique; nom ainsi donné ;'» cause de l'âpreté du fruit de ce genre. Arbutus est \r même nom latinisé. — Genre de plantes de la famille des liriracées, tribu des Arbule'es, de de Candolle, ou des Ericécs, de M. A. Brongniart. Il comprend des arbrisseaux toujours verts, à feuilles alieines, coriaces, persistantes, à fleurs disposées en p:Miieules ou en grappes terminales, garnies de bractées; ovaire placé sur un disque plus ou moins épais ; fruit charnu globuleux. L'.l. commun (A. u«e(/o, Lin., de unumrdo.lamwn^a un seul, parce qie les fruiis de cotte espèce étant mauvais, ou n'en peut manger qu'une petite quantité), arbre de 3 A 5 mètres, croissant dans l'Europe méridionale, donne en automne des grappes do fleurs blanches auxquelles succèdent au commenccincnt de l'hiver des fruits rouges ressemblant 4 des fraises et possédant une saveur aigrelette qui les fait rechercher des oiseaux. On l'a nommé aussi Fraiyinr en arbre, e( on peut retirer do ses fruits du sucre et une boisson viurusc. Cctio espèce, qui vient de préférence dans un terrain humide, a plusieurs valiélésculiivées comme piaules d'ornement el différant par la celiiralidii de leui-s fleurs. L'.l. Iii/bndc (.1. nndrucli- 7inidrs, I.ink, .1. hi//irid(i, Ker.) est un petit arbre originaire d'Orient, (i fleurs blanches légèrcmenl vertlâtrcs et disposées eu grappes pauiculées. L'.l raisin il'ours, A. Ilusserole tA. iiva nrsi. Lin.) fait aujourd'hui partie du goure Arctoslaiilo/lot, sous le nom de Arc'osl. uiui ursi, Sproug. C'est un sous-arbrisseau A fleurs blanches.

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qui croit dans les pays moiitueux. On la ti'ouve sur le mont Ceiiis; ses fruits ont une agréable saveur. Une autre espèce, qu'on a encore réunie au même, genre est VA. des Alpes I A. Alpina, Lin., Arclo^l. /l/p(«a,Spreng. ), petit arbrisseau presque r.inipaiit, à fleurs blanches au sommet des rameaux, baies noirâtres et d'une saveur agréable. On le trouve dans les lieux humides des mon tagnes de la Suisse, en Sibérie, en Norwége ; les liabilants en mangent les fruits. G — s.

ARBRE (Boianique), du celtique ar, article, boi\ arbre, d'où aiOrir en latin ; de ce même mot hur nous avons fait le mot bois). — On nomme ainsi tout végétal ligneux qui dépasse sensiblement la hauteur d'un homme. Pour les jardiniers, l'arbre ne commence qu'à 6 mètres; audessous de cette dimension, les végétaux ligneux sont des arbrisseaux et des arbustes. L'arbie se divise en branches à sa partie supérieure. Sa base, qui en est dépourvue, porte le nom de tronc. Il peut s'élever à une très-grande hauteur. Il n'est pas rare de rencontrer, dans les forêts de l'Amérique du Nord, des arbres atteignant 150 mètres. Comme intermédiaires entre les arbres proprement dits et les arbrisseaux, on désigne souvent dans les descriptions sous le nom de ai-buscui't ( petits arbres) des arbres de petite dimension, tels que pommiers, certains pruniers, etc. Les ranicaux ou branches des arbres se développent ordinairement à l'aisselle des feuilles; ils sont dits alors rameaux axillaire<. Quelquefois, leur position est un peu au-dessus des feuilles, en face ou à côté. Dans ces conditions les rameaux sont su/jraaxi/taires ou exira-axiltaires. La ramilicaiion de ce§ rameaux a lieu en général d'une manière analogue. Ceux-ci divergent plus ou moins de la tige principale, ou bien ils sont dressés et donnent à l'arbre une forme pyramidale, comme dans le peuplier. Lorsque leur divergence a heu d'une manière pour ainsi dire liorizontale, les rameaux sont dits étalés, comme dans le cèdre ilu Liban. Dans certaines variétés de frénc et de gincko, les rameaux sont rebroussés et inclinés vers la terre. On dit alors quelquefois qu'ils sont /lenilants, mais on préfère réserver ce terme à des rameaux qui, naissant dressés, retombent vers la terre à partir d'un certain point de leur origine, subissant ainsi l'influence de leur poids et de leur grande flexibilité. Les rameaux du saule pleureur offrent cette disposition. Quant au frêne pleureur, il diffère en ce que ses rameaux sont, dès leur origine, dirigi's vers la terre sans que le poids et la mollesse eu soient cause, puisqu'ils sont doués d'une rigidité très-appréciable. Les rameaux, par leur ensemble, forment ce qu'on appelle la cii/ii de l'arbre, laquelle offre des différences de forme suivant les espèces. La nature a affecté une organisation spéciale pour les arbres qui habitent les pays chauds et ceux qui doivent subir les variations atmosphériques des climats lempéiés et résister quelquefois à des hivers très-rigoureux. Dans ces dei niers, les bourgeons, composés, comme on sait, d'organes à leur premier développement et par conséquent très-délicats, sont garnis d'écaillés résistantes, enduites d'une matière résineuse qui les garantit des atteintes de la gelée. Au contraire, dans les arbres des pays chauds, les bourgeons sont dépourvus de ces parties préservatrices ; aussi ne peut-on parvenir à cultiver ces arbres dans nos climats qu'en leur donnant (les soins tout particuliers et en les abritant pendant l'hiver. — En agriculture, on distingue les arbres en iirbres de hauic futaie, de haut vint, de i/emi-venl ou de ticmi-tiif. Les premiers sont ceux qui, abandonnés à eux-mêmes dans les forêts, y atteignent quelquefois des dimensions considérables et parviennent à un grand âge ; tels sont les chênes, les hêtres, les châtaigniers, les pins, les sapins, etc., dans nos climats. Les autres expressions s'appliquent aux arbres fruitiers. Ceux qu'on abandonne à leur nature dans nos Jardins et auxquels ou laisse la dimension que leur organisation leur fait acquérir sont l09 arbres de plein vent. On cultive d'habitude comme iirbres de plein vent les pruniers, les pommiers, etc. Ceux i|u'on fait venir eu espalier et dont on limite la hauteur à 2 mètres environ sont des arbres do iteiiii-vent ou de ilemi-tifji! ; tels sont ordinairement les pêchers, les amandiers, les abricotiers, etc. Enfin, on distingue encore datis les jardins fruitiers les arbres nams, qui sont ceux dont on a restreint la taille & une très-petite dimension, ainsi que leur nom l'indi'iuc. — Suivatit nos besoins et la manière dont il faut les traiter, les arbres ont donné lieu à des études spéciales qui constituent pour la connaissance des fcirêts la ^ciewe foretliè'e.in si/lrieullure, Varlinri- Ci'tture,<i<n s'applique plus généraiemrnt îl l'art de tail-

ler et de cultiver les arbres fruitiers, etifin la pomologie, qui comprend principalement l'étude des arbres fruitiers au point de vue des ressources qu'on en peut tirer. Quelques anciens autours, entre autres AIdrovaude, ont nonuné Dmrlrolngie (du grec deiulrori, arbre, logos, discours) la science des arbres. G — s.

ARBr.E A l'ail. — Plusieurs végétaux du Pérou et du Brésil ont reçu ce nom à cause de l'odeur d'ail qu'exhiilent certaines de leurs parties. Ils appartiennent aux genres Certluna, Ruiz et l'av., et Seijuu'ru, Liii.

AuBUF. AUX ANÉMONES. — iVom donné au Calycanthe de la Floride, à cause de ses belles (leurs qui rappellent Jusqu'à un certain point les anémones (voyez Calycan-

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