THE
Arbke d'amour. — Voyez Arbre de Judée, Gainier.
Arbre d'argent. — Voyez Pbotée.
Arbre aveuglant, Agalloclie. — Arbre des Indes orientales appartenant à la famille des Kuphorbiucéis. C'est V Excœcaria agal/orhn de Linné. Son suc laiteux et acre est très-irritant et détermine de graves maux d'yeux.
Arbre des banians ou banïans. — Voyez Banians.
Arbre a beurre. — Voyez Bassie.
Arbre a bourre. — C'alV Arec chevelu.
Arbre du Brésil. — Voyez Cesalpime.
Arbre du castor. — Nom que l'on donne dans l'Amérique septentrionale au Magiiolier glauque (Magnolia glane». Lin.).
Arbre a cha\delli;3. — Voyez Muscadier (portesuif).
Arbre a chapelets. — Voyez Azédarach.
Arbre a cire. — Voyez Cirier et Céroxyle.
Arbre de corail. — Voyez Erïturina corallouen-
DRON.
Arbre de Cyt. ère. — Vovez Spondias.
Arbre du dia.le, Sablu-'r exilusi/. l'rt di diable (Hura crepitiiiis. Lin ). — Espèce de la famille des Euplwrbio' ées. A la maturité, la d hiscenre de ses coques est acconipajnée d'mie assez forte détonation.
Arbre de Dii-;u, Figuier religieux (Urostigma religi'.sum, Gaspar., Ficus religiosa, Lin.). — Voyez FiGUiEB
DES PAGODt.S.
Arbre h'encens. — Voyez Balsamier.
Ar.BRK DE FER. — VoyeZ SlDÉllOXÏLE.
Arbre a fraises. — Voyez arbousier commun.
Arbre a franges. — Voyez Ciiionanthe.
Arbre a la cale. — Nom donné au Sumac vénéneux (Hhus tùxi'oilciidron), le suc des feuilles de cet arbre cause sur la peau des démangeaisons violentes.
Arbre de la glu. — Voyez Houx.
Arbre a la gomme. — Voyez Eucalypte, Métkosi-
DÉROS.
Arbre a grives. — On donne dans le Midi ce nom au Sorbier des oiseaux, parce que les grives surtout sont très-friandes de ses fruits.
Arbre de Judée. — Ce végétal croit non-seulement en Orient, mais aussi en Grèce, en Italie, eu Espagne, etc. — Espèce du genre Gaimer (voyez ce mot).
Arbre a lait. — Voyez Arbre a la vache.
Arbre de Sainte-Lucie (l'runus Mahnleb). — Son nom vulgaire lui a été donné parce qu'à Sainte-Lucie, près de tommercy, où il croit en abondance, on en faisait un assez grand commerce pour la fabrication des petits meubles (voyez Prunier, Cerisier).
Arbre de mai. — Voyez Ginseng.
Arbre a la main. — Nom vulgaire d'un arbre du Mexique appartenant à la famille des Stercuhace'es. C'est le Chuinis'eiiicm àfeuilles de platane xCheirusIemon platanoides, Humb. et BonpI.). Le nom générique vient du grec cheir, main , et stemon, étamiuc. Les 5 étamincs de cette espèce sont groupées et simulent une main de singe.
Arbre a la migraine. — Voyez Premne.
Arbre de mille ans. — Nom doimé au Baobab, à cause de sa grande longévité (voyez ce inot\
Arbre de Moïse — Nom vulgaire du Mespilus pgracaidha. Buisson ardent voyez ce mot).
Arbre de neige. — On donne souvent ce nom à des arbres différents, entre autres à la l'ivrne boule de neige et au ClnoH'iutlie de Virginie.
Arbre a pain. — Voyez .\rtocarpe.
Arbre a papier. — Voyez Broussonetia.
AiiBRE a perruque. — C'est le Siuiiac fusiet ilihuscolinus, Lin.', à cause de ses panicules de fleurs dont les pédoncules s'allongent après la floraison et forment des panaches légers assez semblables à une chevelure mêlée (voyez l'isTET) .
ARlî
AUC
ABBUBA. r°iv«E^- Mm vulga,re ^^ ,sdm>s molle, \ arbre n'a rien do co— ^^■^^,^ ^^ '^/^^^ .'^^^^^ t;:',sr ;;';« Ï^ "épo"; a; son1„.rod«ction en Europo ;
™P;BB™/"fr^-L'un des noms vulgaires de Vi.eWai-ac/i (voyez ce mon.
Unis Ponv cHns^ë''- ^,,,.tien, de llnde
^"omTes de"cèt ^rbre' avaient éfé teintes du sang de ( saint Thomas ^oye^BA™ g fece du genre l
o'it originaire de 1 Inde.
'-M„La«t.upes.- Voyez T^™
"/""^ n'no'^:' fiaErfe«^ 0» u'.' X Humb. e? Bonpl,).-
dimension, ses feuilles son. a tenues obo;^^^^^^ ?.::['rra"a^\'nuètt "d-ullm^H ra,bre à la va-
mm!" Rivoro^l'VoùssinganU ont fai, un'; é.ude très-sa- '"Znt AVEro.ns.-Nom donné au Velouticr ou Pittonc
''T«i;:irvEB'i^!s'- voyez Vebn.s, BAnA«-En
AnnKErFN'" - Nom donné aux espèces du genre, TAtrlvoycz ce mot), à cause de leur verdure perpc-
apparient i la fanuUe d.^ Mu^iK-ea., lsi 'y
de Madagascar (/lm-,,«"M \Uu,ujascaricnm, Pouet,
t'r.V/n« ,«uw«/o, L. C. Bichard). „„„ ,n,in.iel -
Nom donné par les alchimistes i un amalgame d a kot
cri" allisé en petites l.ou,.pes brillantes •■f""'^'%cn
de v.V'lationi, nue Ton obtient en abandonnant pcndan
nucl lues iurs d 1 mercure dans une dissolution un p.n.
conctniréc de nitrate, d'argent. Le mercure décompose
peu ri'euk nitrate, s'y substitue à l'argent, et l'argent
fédui. 's'ûnUaut au'n.ercure eu cxci^s, forme ces végeta-
''"A,,',mf. i,p SATiiiNf.. — Dépôt de plomb méluUiquo et criH Se , .lJntan^^uelc,ue^ppare'nc,. d'une végétatio^^^^ m nérale, èl que l'on obtient en abandonnant -'""lame ™ zinc ;u«pcndue dans une dis^olnt.on d'acétate de plooib.
An.mE nE coucuE. - Voyez Moi:vemi;nts {Trans'or-
" Anm-ElE v>E (Anatomie\ - On donne ce nom i rasnectquc présentent certaines coupes du cervelet; en effet s on le coupe verticalement d'avant en arr.ere, d résuite des dispos lions particulières de la substance gnse et de la substance blanche, une figure élégante connue sous le nom d'.4r6-<; de m>, probablement à cause de sa ressemblance avec le feuillage du Thuya ou Arbre de v.e ; d'autres nensenl que c'est à cause de 1 miportanci, aoi née à ceHe structure du cervelet. Celte coupe peut s exécuter de deux manières : ou sur la hgne médiane et on ïTLtede vie médian; ou sur les côtés, et ov.^ \Arhre de vie de^ lohcs latéraux. " ■.,„.„
ARnBES (Économie rurale). - Les arbres peuvent é .c classé "de la manière suivante, au point de vue de la nature des produits qu'on veut en obtenir :
ArhZet arbrisseaux forestiers, cultives pour leur
i °A feuilles caduques (Hêtre, etc.);
A feuilles persistantes (Chône-vert, etc. ,
ÎÎ'S «i'D^;^.a d'ornement, cultivés pour l'or- ,„ntrtPs parcs jardins et promenades publiques. "'r6,e/e( «'-î'-' "«'"^ écJ'Onnq.es, cultivés pour des usies autres que ceux indiqués dans les autres divi-
I sions : . . ^
I A soie (Marier, etc.'; 1 A écorce (Chène-liége, Sumac, etc.);
^'' 'A^fruits propres aux boissons fermentées (Pommier,
Vigne, etc.»;
^/^•S^éS^À,0.ivier,etc.). ^^ ^ A.^.«^«.,„,^
au^';:;esS^:fœeconser..ulp^^
^•^^•'r^f ?eî;:;:'1C^ usLt les Hour-ruins Ché-
''"1;c ew Ces feniUes devraient plutôt être nommées nés, etc., etc. ces eumo finissent toujours
*''"7;.^ber r/eur d"mè, ou, au plus tard, à leur par tomber * "^^j "^ ^res ou arbrisseaux sont nomtroisième ^^"f„«^^i,.f ;,^!r(;e„.,.e,-..>e»/e.), c'est que î^^:s1^î:i^srŒX;ibe^uJ^^U^en^^
:i?sS?sSL^cySr^t:
lesPins, lesbapins IL» , nnrr.p. oue le rarac
les Pins, les t">P'"«;,'«^,X'"!,,Y,7 parce que le rarac-
ï^-rc:i^rS:^^-;;^":;'^rvegiér.da,isia
''^"^ ZV^T^eL^ooup moins élevée que "'u H ù ns .•oprement dits. On n'a pas de caracccUe d<- '"'"'\'', 1;„,,' rtiffA-enrier les arbrisseaux d'a-
'''nout'nas Ire adoprcar il arrive souvent que les ne peut pas C rc aoopi , ^^ ^,^^^^^ ^
arbrisseaux ont- unt^ i%^^ . ^\,,vant Mro rlasst^s
de donnw le nom d''''''"-^^«» -^ mais offrant une élé-
de^'P'"'^""'.' ,":,;,.„,,,„. d'un homme. Les sous-arpas la MM.i 1. "' ;' ... , ^ i|,s arbustes et les
brissean. tiennent '^ ';^" '',; ^IJ.-j^ Ugneuscs inféricuroplantes I"'"; ! '. ^- ,'J, , ^^^^^, (,, persistent, tandis qa«
Vîîiètre do hauteur ^^^^ ^^^IJXZ^t'lXZd'un arbre en miniature. Ce qui b s <"^' t- , ,
eaux, avec lesquels on le. confond ^-; ,'; ^Vu rg'ons développement, qui ne se fait p.is p.u "<- "" b
comme dans ces derniers.
ARC
AUC
ARC (Aiialomie), du latin arcu-t, arc. — h'ai-c du côlon est cette portion du gros intestin qui s'étend du colon iojnhaire droit au côlon lombaire gauche; on la nomme aussi côlon transierse.
Arc SÉMI.E (Pathologie), altération de la cornée qui paraît résulter d'un dépôt de granulations graisseuses : il se développe toujours également sur les deux yeux.
Arc (Géométrie). — Portion limitée d'une ligne courbe quelconque. La droite qui joint les deux extrémités d'un arc s'appelle sa corde, La flèche est la perpendiculairr abaissée sur la corde, du point de l'arc qui en est le pins éloigné; dans le cas d'un arc de cercle, la flèche joint Ir milieu de l'arc au milieu de la corde.
Les arcs de cercle (qu'on devrait appeler des arcs ih circonférence) sont l'objet de plusieurs théorèmes qur la géométrie démontre, et dont voici les énoncés :
Dans un même cercle ou dans des cercles t^gaux (c'està-dire de même rayon), deux angles au centre égaux comprennent entre leurs côtés des arcs égaux, et via; lersâ.
Dans un même cercle on dans des cercles égaux, deu\ arcs égaux sont sous-tendus par des cordes égales , et vice versa. On appelle arc d'un degré un arc égal à la 3tO^ partie de la circonTérence à laquelle il appartient ; y arc d'une minute est la GO' partie de l'arc d'un degré, et l'arc d'une seconde, la Gl)= partie du précédent. La longueur d'un arc s'estime donc parle nombre de degrés, de minutes et de secondes qu'il renferme.
Deux arcs de cercle qui ont le même centre sont dits concentriques, he centre d'un arc de cercle s'obtient par le point de rencontre des perpendiculaires élevées aux milieux des cordes de deux parties quelconques de cet arc.
Deux lires seynblatiles sont deux arcs de cercle qui renferment le même nombre de degrés ou fractions de degré.
Un arc de courbe quelconque est dit convexe quand il ne peut être coupé par une droite qu'en deux points.
La couriw;'!" (voyez ce mot) d'un arc convexe quelconque est l'angle des tangentes aux deux extrémités de cet arc, ou, ce qui revient au même, l'angle des deux normales (voyez ce mot) à ces extrémités. Si cet angle est, par exemple, d'un degré, on dit que l'arc lui-même est un ars d'un degré.
AKC-EN-CIEL, Irtis (Météorologie). — Arcs lumineux teints des couleure du prisme, dont le centre est situé sur le prolongement de la ligne qui va du soleil i l'œil de l'observateur; on les voit apparaître quand un nuage se résout en pluie dans la régioii du ciel opposée à celle qui est occupée par le soleil, et que ce nuage est frappé par les rayons solaires. Ces arcs sont généralement au nombre de deux. L'arc intérieur est celui dont les couleurs sont les plus vives et les plus pures; le violet s'y montre on dedans, le rouge en dehors. La disposition inverse a lieu dans l'arc extérieur, qui manque souvent et est toujours plus pâle.
L'arc-en-ciel est produit par la réfraction des rayons solaires dans des gouttes d'eau ; aussi peut-on l'apercevoir près des cascades, des jets d'eau ou derrière les roues des bateaux à vapeur.
Des rayons solaires tombent sur des gouttes d'eau ifig. 191); une partie en est réfléchie, l'autre pénètre dans l'eau, après avoir subi une déviation dans sa direction, et éprouve dans l'intérieur de la goutte une ou deux réflexions, comme on voit sur la figure en u, r pour l'arc intérieur et vs et ri pour l'arc extérieur. Les rayons solaires qui couvrent la goutte d'eau émergent ainsi dans les directions les plus diverses, et leur divergence les rend bientôt imperceptibles; mais il existe pour cha(]ue goutte une posiiion du rayon incident telle que les rayons les plus voisins émergent dans des directions parallèles et conservent par conséquent leur intensité à toute distance. Ce sont ces rayons appelés efficaces <]iii produisent l'arc-en-cicl. Pour les rayons rouges, l'angle formé par les rayons incidents et la droite qui va à l'œil de l'observateur 0 est de 4'^° 2', s'il n'y a qu'une réflexion intérieure, d'où il suit que toutes les gouttes d'eau qui sont situées sur la surface d'un cône dont l'axe passerait par le soleil et par l'œil de l'observateur et dont l'angle au sommet serait de i'.'" 2' enverront .\ cet observateur des rayons rouges cllicaccs, et dessineront pour lui un arc lumineux rouge. C.lnicun des rayons colorés qui constituent la lumière blanche donnera lieu h un effet simublable; mais comme ces rayons sont inégalcnient r.'l'ractés parl'eiiu, l'angle de déviation changera pour cIi.kumi d'eux; il ne sera plus que de 'iC IV pour les rayons
violets. A chaque couleur corjespondra donc un arc distinct, et la juxtaposition de tous ces arcs coucentri(|ues constituera l'arc-en-ciel intérieur. L'arc-en-ciel extérieni' est dû à uiic semblable cause; seulement les rayons efli-
l'ig. 191 - Arc-cn-ciel.
caces ont subi deux réflexions dans chaque goutte d'eau avant d'éprouver leur seconde réfraciion, ce qui renverse l'ordre des teintes et en diminue considérablement l'éclat.
Le point culminant de l'arc-en-ciel intérieur faisant dans le plan vertical un angle de 'ii° 2' avec la direction des rayons solaires, si le soleil est élevé au-de-isus de l'horizon d'un angle supérieur à 42°, l'arc-en-ciel sera compris en entier au-dessous de l'horizon et deviendra invisible pour nous, à moins que l'on n'observe d'une position très-élevèe ; aussi ne voit-on habituellement le phénomène que le soir ou le matin.
La lumière de la lune donne lieu quelquefois, mais rarement, à des arcs-en-ciel toujours pilles.
Antonio de Dominis, archevêque de Spalatro, est le premier qui ait tenté d'expliquer le phénomène de l'arcen-ciel par une réflexion de la lumière à l'intérieur des gouttes de pluie, dans son ti-aité De radiis visùs et lucis (Venise, IGi I). Mais la véritable théorie en a été donnée pour la première fois par Descartes, dans sa Dio/itriijue, s.tiif en ce qui regarde la cause des couleurs, qui ne fut révélée que par la grande découverte de Newton sur l'inégale réfiangibilité des divers rayons colorés.
ABCACÉES (Zoologie), du latin arca, cofl're.— Famille de .Mollusques, que de Biainville a formée du grand gi'Ure .irca, de Linné. Elle se compose des Nucules, dos Pétoncles, des.. irches et des Cucullées, auxquelles plusieurs auteurs ont ajouté les Trignnies, queLamarck, toutefois, n'a pas voulu y admettre. Cuvier,dans \eRè(jne animal, a conservé là division de Linné, en plaçant le genre .Arche ul»'ca) dans les Acéptiales testaccs, famille des Ostracés t muscles valvaires (voyez Ahciie).
ARCADE (Anatomie . — On nomme .ircade alvéolaire ondenlaii-p, l'espèce d'arc que forment les alvéoles et les dents sur le bord li!)re des os maxillaires; A. orbitnii'es, les bords saillants des orbites; .4. sourcilicres, les saillies du coronal qui répondent aux sourcils. L'.4. crurale Cii un repli formé par l'aponévrose abdominale i sa partie inférieure, qui est fixé d'une part à l'épine ili;ique antérieure, de l'autre au pubis. Les .4. palmaires profiuidc et su]>erficielle sont formées dans la paume de la main par les veines et artères radiales et cubitales; les .4. plantaires par les veines et artères plantaires. L'.4. ziignmalique est formée par la réunion de l'angle postérieur de l'os malaire avec l'apophyse zygomatique du temporal (voyez ces mots).
ARCANSOi\ (Agriculture). — On donne vulgairement ce nom à la résine de térébrutliine, ou résine commune du comn erce (voyez Col.ornA^E).
ARCHANGfXlQliK (Botanique), /Irr/inH^-?*-/!' a, IIolTm. , du grec arcims, chef, c'est -;\-dire la meillenre des augéliques. — Genre dp piaules de la famille des Dmliellifcres, tribu des Anqélirées. 11 comprend des herbes vivBces ;\ feuilles pen'iisé(|uées, pétiole très-ample, 6 pét;des, .S élamines aheriies avec eux {fig. I!)2, A). Les fleurs, blanches on verdàlres, ont un involucre souvent peu apparent et un invo'ucelle polyphylle latéral. VA.
ARC
ARC
officinale, Angélique des boutiques, Angélique cuUivri [A. ofpciiialis, HofTm., Angelica arrhnn'gelua. Lin.) esl une plante qui s'élève souvent jusqu'à l",5fl. Ses tiges sont gliibres, arrondies, striées {fig. i'J2) ; ses feuilles
prnniséquées, sont à segments larges; la gaine du pétiole est trts-dilati'ic ; fiuit biloculairo, en doux coques qui restent suspendues au sommet de la columelle B. Cette espèce croit particulièrement dans le nord de l'Europe. Cependant on la rencontre aussi dans les montagnes de la Suisse et dans les Pyriinéi^s. Elle est Irts-aromatiquPjPt dans certains pays on emploie ses tiges comme aliments. On les fait confire, et ainsi préparées, elles sont un condiment Ionique et stomachique. Des semences de cette plante on tire une teinture, un baume et une Imile suivant différentes préparations. La racine est employée en médecine comme diurétique et sudorifique. Elle entre dans 1.1 composition de l'eau de mélisse des Carmes et dans plusieurs autres médicaments. G — s.
ARCHE Zoologie', Arcn, Lin. — Genre d'Acép/uiles leslarés, (am'tWc dc% Os tracés; elles ont deux muscles aux
i'ig. lUJ. — Ar<.liu hitiui
valvCT, qui «ont égale», traiisverses ; la clutrni're est sur le long cOlé, elle est finement dciilc'c, pour la-ililer l'en-
grijnenient ; ligament extérieur; la plupart vivent enfermées dans le sable, à peu de distance des côtes. Toutes les espèces sont marines. Ce genre comprend comme sous-genres les A. jifOjiremcnt dites, les Cu-.ullées, les Pétoncles, les Nnculrs.
Abciie proprement dite. — Un des snus-genrcs du genre précédent, caractérisé par la charnière rectiligne; coquille plus allongée dans le sens parallèle à la charnière; le milieu des valves ne ferme pas bien; un ruban tendineux lui tient lieu de pied, pour adhérer aux corps sous marins. On en trouve quelques espèces dans la Méditerrauée. Les plus remarquables et les plus recherchées des amateurs sont l'.-l. bistouniée {A. lortunsn, Chemn.' {fig. Iii:t); elle est de couleur roussâtrc on d'un blanc s.ile, et VA. itemi-lorse, plus grande que la précédente et qu'on trouve à la Nouvelle-Hollande.
ABCHÉE.{Physiologii>), du grec arche, principe, pouvoir. — Ce nom, inventé selon les uns par Basile Valentin, selon d'autres par Paracelse, fut adopté par Van Helmont qui en étendit la signification. Pour luilarchée représente à l'esprit le principe intérieur de nos mouvements et de nos actions ; l'archée et la matière sont les causes naturelles de tout. La maiière reçoit de l'archée le mouvement, l'ordre, la disposition, la figure; c'est l'agent intérieur qui la pénètre, l'esprit qui l'agite, l'élabore, la transforme, l'altère, la change. Elle préside à l'odorat, au goût, au choix des aliments, au jeu régulier de tous les organes, à l'exécution de toutes les fonctions. Outre cette archéc dominatrice dont Van Helinont place le siège à l'orifice supérieur de l'estomac, il y en a d'autres secondaires dans chacun des viscères, et qui sont dans la dépendance de l'archée principale. Les ordres de celle-ci sont ponctuellement exécutés, et si par hasard qui'lques-uns de ces subalternes manquent à l'obéissance, il en résulte des troubles, des désordres dans l'économie, qui peuvent engendrer des maladies. On voit que sous la forme poétique que Van Helmont a su leur donner, ces idées diffèrent bien peu de celles des animistes, des vitalistes, etc. Il n'y a guère de changés que les mots, et c'est toujours, en dernier résultat, le grand problème tant cherché et à jamais insoluble du principe de la vie. F — n
ARCHER (Zoologie), Tuxotes, Cuv., mot grec qui signifie arc/ter. — Genre de Poisions acanthoptérygienssquannnipennes, voi>in et à la suite du groupe des Chœtoditns àoni ils ont eticore les nageoires écailleuses ivoyez CiiETor/ON, et SQlIAMMlPEN^E) ; iu.iisils en diffèrent par les dents qui révèlent les palaiinset le vomer. Corps court et comprimé; dorsale très-reculée sur le dos, à épines tiès-fortes; (i rayons aux ouïes, des dentelures très-fines au bord inférieur du sous orbiiaire et du préopercule. La seule espèce connue, r.4. sagittaire {Torotesjaculator, Cuv., Labrus jnculiitor, Shaw), de Java, est devenu célèbre par l'instinct qu'il a de lancer quelc^uefois à I mètre de hauteur des gouttes d'eau sur les insectes qui se tiennent sur les herbes aquatiques et de les faire tomber dans l'eau pour s'en saisir 11 partage du reste avec le ( hœtodon rosirntns. Lin., cette propriété, qui le fait rechercher des habitants do Java et des Chinois; ils l'élèvent comme objet de curiosité, nfin de lui voir exercer son adresse, en nii'ttani sur des fils ou des bâtons suspendus à sa portée les mouches et les fourmis qu'ils lui destinent, il a 0">,12 à fl'",i5 de longueur.
ARCIMATRE (Médecine), du grec arche, puissance, et inirns, médecin. — Ce mot d'Archiàtre veut-il dire le premier médecin ou le médecin du prince? Cette dernière opinion a prévalu, et déjà sous les empereurs roluains, Andrnmaque, médecin de Néron, portait le titro d'.ln7((VI/<e ; il en avait été de même d',\ulonius Musa, médecin d'Auguste, auquel le sénat avait fait élever une statue en face île l'cllc d'Esculape, pour avoir guéri l'empereur d'une luahulie giave; cette luarque de la reconnaissance publique nièrite d'être citée de nos jours. Chariclès, médecin de 'l'ibère, n'était pas tout à fait aussi bien traité, car ayant un Jour saisi la main de l'empejeur pour la baiser en signe de riconnai--sance, celui-ci, croyant (|u'il vouhiit lui l.lter le pouls, lui intima durement l'ordro (l(^ rester tran<|uille. Si des empereurs romaitis nous passons aux rois lie Erunce, il par.iit certain que le mémo titre a été accordé A leurs médecins, dont quel(|iies-uus oiH même reçu celui do .\rcliin:roruni cmies : nous citerons parmi les arcliiàtres, Tranquillinus, ini'drcin do Clovis; le juif Séili'cias, médecin de Charles le Cliauve ; Adam Eumée, lunitie des requrics et garde (les sceaux, médecin de C.liail.'s Vil et de Louis XI ; le fameux J;u(|. Collier ou (Nodier ou Collier, piésidcul de la cbanibru des comiites, médecin du même Louis XI ; Erançois Mi-
AHC
ron, médecin de Charles VIU ; Jean Fernel, de Henri II; Vidus Vidiiis, de François \" -, Charles Bouvard , >ie louis XIII-, Fagon, de Louis XIV; Lemonnier, de Louis XVI ; Corvisart, de Napoléon I". F — M.
•^ ARCHIMÈDE (PniNciPE d') (Physique), ainsi désigné du nom du philosophe grec qui le découvrit le premier. — Ce principe consiste en ce qne un corps p/onge dans tin fluule quelcnnr/iie [air, ean, eli:.) est poussé dehns en haut avec une force égi'le à crlle du poids du fluide qu'il déplace. Si le poids du corps est supérieur au poids d'un même volume du fluide, ce corps tombe avec une force égale à la différence des deux poids. Un décimètre cube de houille ']ése dans l'air |l',.3-i8, un décimètre cube d'eau pèse î kilog. ; la houille placée dans l'eau n'y tombera donc qu'avec une force de (ik.^i^S, et semblera n'y peser que 0' 328. Si le poids du corps est moindre que le poids d'un égal'volume de fluide, comme cela a lieu pour le liège et l'eau, pour un ballon plein d'hydrogène et pour l'air, ce corps étant poussé de bas en haut avec une force supérieure à son poids, qui tend à le faiie tomber, s'élèvera au contraire jusqu'à ce que l'équilibre se soit rétabli entre les deux forces. C'est sur ce principe que sont fondées la théorie des corps flottants et celle des ballons, l'explication du mouvement ascensionnel de l'air dans les cheminées, la détermination des densités des corps, etc.
On peut donner du principe d'Archimède une démonstration purenient expérimentale. L'appareil employé
r,,., ly,. Ucmoiislialiuii du ptiutiiio J Aicti;mi; ie.
A cet usage se compose (fiq. 104) d'un cylindre creux .\ et d'un cylindre plein B dont le volume est égal à la capacité du premier. Le cylindre plein est attaché par un lil audc-ssous du cylindre creux, et celui-ci est suspendu à l'un des plaicauxM d'une balance E, dont l'autre plateau est chargé de poids de manière à ce que réipiilibre soit établi. Si dan^ cet l'iat on passe un bassin V au dessous des cylinilrrs n (|ir.,ii y verse de l'eau, dès que l'cau atteint le I vliiicli. I,, . iiciir, l'équilibre est rompu, la balance inclin, «lu ...ii ,i,:s poids, comme si les cylindres étaient diMiui» inuMis lourds; ou peut rétablir cet équilibre en versant de l'eau dans le cylindre creux à mesure que le cylindre plein baigne davantage. On Irouve à la fin que l'équilibre i)ersiste lorsque, le cylindre inférieur plongeant tout entier dans l'eau, le cylindre supérieur a été vn entier rempli d'eau. La perte de poids du cylindre immergé est donc exactement compensée par l'addition d'un volume d'eau égal au volume de ce cylindre.
Ou peut également rendre sensible par l'expérience la perte de poids apparente éprouvée par les corps, par l'efl'el de leur inunersion dans l'air ou les gaz. Aux deux ex-
trémités du fléau d'une balance très-sensible, on suspend une petite balle de cuivre et une boule d(î liège beaucoup plus volumineuse, d'un poids tel que l'équilibre existe entre ces deux corps. Si l'on introduit sons une clovhe de verre ce petit appareil appelé ^«^«^/^(/i.'/riOi), et qu'on fasse le vide autour de lui, la balance incline d'une manière trèssensiMe du côté delà sphère de liège. Celle ci pèse donc plus dans le vide qne la balle de cuivre.et si l'équilibre a lieu dans l'air, c'est que le liège, déplaçant un volume de gaz plus considérable que la balle, est plus fortement poussé de bas en haut ou subit une perte de poids plus grande que cette balle. Si , après avoir fait le vide dans la cloche, nous la remplis- Fis- "î* - Baroscopc.
sions d'acide carbonique,
nous verrions la balance incliner, au contraire, du cété de la balle de cuivre, parce qu'à volumes égaux l'acide c;irloii;que pi se plus que I air. M. D. AiirHiMÉDE Vis u';. — Voyez au Supplémput . ARCTIE Zoologiel, du grec arktos, ours. — Genre d'Inserlfs lé/jidoptéies, famille des Nocturnes!, dépendant du grand genre des fhali'nps de Linné, section des Faux B'iinhi/.r de Cuvier, établi par Scluauk, qui lui a donné ce nom parce que, dans plusieui-s espèces, la chenille est noire et velue comme un ours. Ce genre constitue le sous genre des Éradles de Geofli-oy, adopié par Cuvier, et des Chf^/nuii'S de Godard; il a été conservé par Latreille ; il diff'ère des llomi.yx par la présence d'une trompe, et des Cullimorphcs par ses antennes qui sont pectinées dans les mâles, avec les deux filets courts et ordinairement disjoints : les ailes sont en toit, les palpes inférieurs très-velus et la trompe courte. Les chenilles ont I (i pattes. L'.L chrysnrrliée. Écaille queue d'or de Cuvier, (Bombqx ikrysorrliœa , Fnb.u Phalène hlanclie à çul hrun d'Engramelle, longue d'environ (i°,0;>, a les ailes blanches, sans tache ; sa chenille, désignée sous le nom de Comni'ine, parce qu'on la trouve abondamment dans nos bois, dans nos jardins, dépouille quelquefois de leurs feuilles des forêts entières ; c'est un vrai fléau. L',-!. cul d'iré [Hondiyx aunflua, Fab.), est la Phaléue blanche à cul jaune; sa chenille vit sur les arbres fruitiers, dont elle ronge les boutons. L'.-!. cnja (Hond/qx caja, Fab.), Écuille martre d'Engramelle ; a les ailes supériem-es brunes, les ailes inférieures et le dessus de l'abdomen ronges. Sa chenille vit sur l'ortie, la laitue ; on l'appelle aussi V Hérissimne, l'Ours, le l.ièvre.
ARCTIQUE (Pôle). — C'est le pôle nord ou boréal, «eul visibre en Europe; le pôle sud ou austral s'appelle aussi antarctique (voyez Ciel).
ARCTOMYS (Zoologie), du grec arkios, ours, et mus, rat, rat-ours. — Nom donné par Gmelin au genre Marmiiltf (voyez ce mot).
ARCTONYX (Zoologie), du grec arktos, ours, etonux, ongle. — Nom donné à un Mammifère carnassier p/autigra/le, plus connu sous le nom de Bali-Saur, blaireau de l'Inde (voyez ce mot).
ARCTOTIDÉES (Botanique). — Sous-tribu des Calendulaiérs, dans la famille des Composées, d'après M. Brongniart. De Candolle en fait une sous-tribu de la tribu des Ciuaré'S. Ce sont des plantes à capitules multiflores, à fleurs frinrllcb ou neutres, akènes turbines; ;iigrettes eniHurr, ^ .l'un rebord saillant. Cetio sous-tribu, qui a pour l,\ [>•■ Ir ;;riiri' Arclotis, Ga;rtn., comprend des pUmtes la plupart originaires du cap de Bonne-Espérance et qu'on cultive dans nos serres. Elles ont l'aspect du souci. Genres principaux : Arclotis, Gajrtn. ; re«t'dium, Loss.;r;'.)7c/(», Ga;rtn. ; Cazunia, Gajrtu. (Voyez Thunbrrg. .\rrl„t,s, l'iisalid, 1799.) G— -S.
AUCTO.MVDI'.S (/.lolngie), du p,rac urictos, ours, et nius, rat. — Nom donné par Latreille, dans saciassilicalion,.à une famille de Mammifères, qui a pour type le genre Arclomi/s. Marmotte {\oycz ce mot).
ARCTOTIS (Botaniquel, Arclotis, Giurtn., du grec arkios, ours, et ous, génitif otos, oreille, à cause de la forme et de la surface velue du fruit. — Genre type de la sous-tribu des Arctolidées voyez ce mol) famille des Composées. Ce sont des piaules herhnr.'vs à feuilles pé-
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tiolés?, membraneuses, à fleurs jaunes ou d'une teinte verdâtre. VA, acau/e, A. tricolore (A. acaiilis, Lin.) est luie plante d'ornement qui donne en juin des fleurs radiées couleur de soufre, pâles en dedans, rouge sanguin en deliors, disque pourpre foncé, d'un joli eflet. On cultive aussi l'.'i. rnsea, à fleurs roses, etc.
ARCTDRUS (Astronomie). — Étoile de première grandeur dans la constellation du Bouvier (voyez Constellations . E. R.
ARCURE DES EnAMCHES (Arboriculture fruitière). — Opération qui consiste à courber les brandies de façon à eji diriger l'extrémité vers le sol. Ce moyen a pour but de diminuer la vigueur des ramifications ainsi arquées et d'y faire développer des boutons à fleurs. On sait, en effet, que la sève agit avec d'autant plus de force sur le développement des ramifications, que celles-ci sont plus rap-
prochées de la ligne verticale. On sait aussi que les hr«n^!!^ ? "«""-S sont d'autant plus nombreux sur une brancho que ccllc-ci esi moins vigoureuse; d'où il suit que le» branches arquées i,o.,sscnt moins vigoureusement et »e couvrent d'un grand nombre do fleurs? I/arcure es
'iTn^J^J fT '" '"'"' * '"'■")• ''«'' "■■'^'"^ "-"P vigoureux. La (Igure 16 montre un poirier taillé en cône cl soumis 4 cette opération. Un cerd'au A.flxé autour de l'arbre TJ^ P"'",' "^ '"••■"^'■^ * '•'•» "«"«' li-î'» 4 rext'éiuUé
A. Du Bn.
do iiefi hraiiche;
ARDEA Zoologie). — .Nom latin conservé par'ciiviei ''"Annrfm'rc '•;■■;/''•r":'^''" cenre m-o:, (voyez ce mot). AIU)E/|JRS f Zoologie), du latin on/ea, héron — 1 i^ Laf^s'iaye a donné ce nom h une famille de .sa cWncation des Oiyeauj-, et .,ui répond A rell.. des r,,/- Iriroslres de CuvitT, avec addition des /'/iv, genre de la