ARD
famille des longirostres, et retranchement des Courh/r etdu Caurale placé par Cuvier comme transition entre les Grues et les Hérons (voyez ces mots, et surtout CuLini-
IlOSTllEl.
ARDENNAIS (Cheval) (Hippiatrique). — Ancienne race très-eslimée, qui a presque disparu de France, et dont on retrouve encore quelques types dans les province! de Namur et de Luxembourg (voyez Races). ARDENTS (Mal desi (Médecine). — Voyez Mal. ARDISIACÉES iBotanique), .icrfj^iVes de Schwartz.— Troisième tribu de la famille desilyrsinées. Elle est principalement caractérisée par sa corolle gamopétale, son ovaire supère contenant des ovules en plus on moins grand nombre. Le genre Ardisia (voyez ce mot) , Schwartz, lui a servi de type.
ARDISIE (Botanique), Ardisia , Sclnvarlz , du grec ardis,, dard. Les anthères de ce genre sont terminées en pointe aiguë. — Genre de la famille des ilyrsinées , tribu Aes Aidisiées, comprenant des arbrisseaux à feuilles ponctuées, entières ou dentelées, à pétiole court. Leurs fleurs blanches ou rosées sont en panicules ou en grappes. Les espèces de ce genre sont assez nombreuses, presque toutes se cultivent dans les serres chaudes. VA. crispée (A. crispa, Alp. DC. ) est un arbrisseau de '2 mètres, à feuilles coriaces. Ses fleurs blanches, en corymbes convexes, petites, maculées de pourpre, et ses fruits drupacés d'un beau rouge, se trouvent souvent réunis et sont d"un très-joli effet dans les serres. Cette espèce nous vient de la Chine. Les autres se partagent à peu près entre l'Inde et l'Amérique, et surtout le
Mexique. Q s
ARDOISE (Minéralogie), Schiste tégulaire de Hauy, du grec schistos, qu'on peut fendre. — Variété de schiste argileux du groupe des roches silicatées. L'ardoise, telle que nous la connaissons, est en feuillets plus on moins grands, minces, légers, très-droits, faciles à séparer ; d'apparence homogène, sonore lorsqu'on la frappe avec un corps dur, si elle est de bonne qualité ; ne faisant pas eflervescence avec les acides, d'un gris bleuâtre foncé, tirant sur le noir, qu'on a appelé pour cette raison gris d'ardoise : on trouve pourtant des gisements d'une couleur dilTérente, rougeâtre, violette, vert olive. Elle se présente ordinairement en couches verticales ou très-inclinées, rarement horizontales. Le schiste ardoisier appartient aux terrains de transition, ou terrains sédimentaires primordiaux, dits terrains ctimbriens : on y rencontre très-souvent des empreintes de corps organiques, surtout de végétaux, plus rarement d'animaux ; ces dernières appartiennent à quelques poissons et à des coquilles trilobites, ammonites, etc. L'ardoise a peu d'aflinité pour l'eau ; elle résiste très-bien aux influences atmosphériques, à l'humidité, à la chaleur. Ces qualités 1 ont rendue précieuse pour certains usages domestiques • ainsi elle a été utilisée d'une manière presque absolue pour les couvertures des maisons, et, bien que rien ne nous indique qu'elle ait été employée parles anciens son usage remonte déjà bien loin dans l'histoire des constructions modernes, et elle est devenue, surtout en ïranoe, l'objet d'une exploitation considérable. Depuis un certain temps on fait usage dans les écoles, et même dans les maisons particulières, de tablettes d'ardoise sur lesquelles on fait ecnre, calculer et même dessiner les enfants au moyen d un crayon do schiste gris tendre, et I on ellace très-lacilcnient les caractères tracés, .ivcc uni' peine éjionge humide : cet usage qui. se généralisera dans un grand nombre de circonstances pont rendre des services dans une louie de détails d'économie domestique. Toutes npo« s At„„ ■l'-^is M.ini.j.'rcs ne sont pourtant pas proies à être r,n|.|nv r, ,i.. rrit,. manière, à cause de Hirpossibihté de ln„ln. ..„ r.uillets minces et légers quél^ ues-nnes de leurs variéf^s ; <lans ce cas, comme l'ardoise I st susceptible do recevoir un beau poli, on s'en sert KfKhlf :':^^'^:;!'« g..éridons!des consoles, V.
ha"o r,' ' li";r ^"■.''"'^'V'I';" Angleterre, en Suisse, en unie dans la proviiic(' ,1,. Gènes: mais c'est supio,,} «„ l'ranco que cette iiuliistric rable, par rini|)orlanc(; dif ainsi dans l'Anjou la mus; sur un espace de s kildiu ploitée de près de I.Ml m. i ouvert que se fait l'u\|,i,, qu'on a enlevé la teriv v.
>iior!-tci
eues; mais c'est surtout en \ivU une extension considéuisM's c|iii> icufenne son sol :
s'.leiMl (le Trélaze à Avrillé ■'■s, ,-t. :\ un,, iinifoiulcur ex- -. C'rsl i.niiii.iinwriciit à ffiW '""" '!'■ '■'- .Mrri.ivs : lorsl.ppelle le
rain, on lruu\e une ardoise solide qui se débite
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difliciU'nicnt en feuillets, et ce n'est guère qu'à 6 mèties qu'on rencontre le f'ranc-qunrtier qu'on exploite par f'im- •:ées successives jusqu'à la profondeur do inO mi>tres : les talus qu'on est obligé de pratiquer pour évi er les éboulements ne peniiettent pas de descendre plus bas, ce qui est un grand dommage; car l'ardoise est d'autant meilleure qu'elle vient dos couches plus profondes. Pour parer à cet inconvénient, et surtout lorsque la couche de mort-terrain est trop épaisse, on a recoure aux galeries souterraines qui se rejoignent par des puits creusés obliquement. C'est dans la carrioie même qu'il faut diviser les blocs, parce que, suivant la remarque de Patrin el de M. Le Play, ils perdent rapidement à l'air libre la propriété de se fendre facilement en feuillets minces. Los carrières des Ardennos sont riches en ardoises d'une bonne qualité, et quelques-unes paraissent même supé rieures à celles de Trélazé pour la solidité et la durée ; on les exploite ordinairement par des galeries souterraines qui vont jusqu'à 130 mètres de profondeur. Les principales ardoisières de ce pays sont à Rimogue, à u; kilomètres de Charleville; puis à Fumay.qui avait déjà dos le XI' siècle une confrérie d'ardoisiers. D'autres carrières moins productives existent encore en Normandie, en Bretagne, dans le Dauphiné, dans les départements de la Mayenne, de la Sarthe, etc. On trouve dans le Dictionnaire drs arts et métiers un article remarquable de M. Pelouze sur cette matière, qu'il est bon de consulter; il distingue huit qualités d'ardoises, dont les premières et les plus estimées sont, par ordre de qualité : 1° la rar- ■>'ée fine, rectangulaire et sans tache; elle a environ 0°",20 sur 0"',30 ; î" le qros noir, ardoise plus petite ; :(" le poil noir, en feuillets plus minces que la précédente ; 4° le poil taché, semé de taches rousses ; 6° le poil ro'ix; ces deux dernières sont déjà des ardoises communes ; viennent ensuite 0° la carte, plus mince et plus petite que la carrée; '" Vliéridi/te; enfin S° Vàciffinek surface courbe : ces trois dernières sont rarement fabriquées. Les meilleures pour l'usage des couvertures sont dures, pesantes, de couleur bleu clair; elles sont compactes et n'absorbent pas l'humidité ; de telle sorte que si l'on fait tremper dans l'eau une feuille d'ardoise suspendue verticalement, elle ne doit pas s'humecter au-dessus du niveau de l'eau. On a imaginé un moyen de donner aux ardoises une durée beaucoup plus longue que celle qu'elles auraient naturellement, en les faisant cuire dans un four à briques, jusqu'à ce qu'elles aient pris une couleur rougeàtre. Cette cuisson leur donne, comme à toutes les matières argileuses, une dureté considérable, à tel point qu'il faut avoir la précaution de les f;içonner et de les percer avant cette opération.
ARE, du latin area , surface. — Nouvelle mesure de superficie. Sa valeur est celle d'un décamètre carré, ou d'un carré dont chacun des côtés aurait 11) mètres de long. 11 équivaut donc à lOd mètres carrés. On le divise en centiares ou centièmes parties de l'are, qui sont des mètres carrés. L'are équivaut à '2G toises carrées, ou 3 perches de 1 ancien système des mesures agraires usité en France.
AREC iBot.inique), Areca , Lin. D'après Rumphius, on appelle ainsi dans le Malabar la principale espèce du genre quand elle est âgée; on la nomme pai/ni/a lors- «lu'elle est jeune. — Genre de plantes de la famille des l'almiers, type de la tribu des Arécinées. 11 comprend des arbres généralement assez élevés. Leurs feuilles sont terminales, pennées à pinnules étalées. Les (leurs monoïques dans chaque spadice sont sessiles et accompagnées de bractées. Le fruit est une drupe à chair fibreuse et à noyau mince. VA. cachou ( A. cntechu. Lin. I, ainsi nommé parce que Linné pensait que le cachou provenait de cette espèce (voyez Cachou), tandis qu'il est dû à un Mimosa, s'élève souvent jusqu'à IB mètres. Il est cultivé dans les Indes orientales, et forme la base d'un commerce considérable à cause de son fruit connu sous 1 ■ nom àe noix d'arec. Celui-ci renferme unef.rcine dont le périsperme, acre et styptique, entre dans l.i composition du hétel, employé comme masticatoire | ar les Indiens et les Malais. Cette matière, dont ils ne peuvent se passer, est extrêmement astringente, et son usage fréquent noircit les donts, les gâte et les fait tomber promptement ivoyez Bétel). Dans la Nouvelle-Zélande, on mange les jeunes spadices de VA. sapide {A. sapida, Soland.);!'^. blanciA.alha,Jiory, etl'A.roiif/e {A. rubra, Bory) sont également do grands et beaux palmiers des lies de France et de Bourbon. G — s.
ARÉCINÉES (Botaniquei. — Tribu établie par M. de Martins dans la famille des Palmiers. Elle renferme des
AUli
végétaux à feuilles pennées ou pennaiifides, à fleurs s«ssiles; généralement plusieurs spatlies les renferment; Le fruit est quelquefois une drupe contenant de I à 3 noyaux à une graine. Genres principaux : le Chamœdorea, Willd., qui comprend aciuellement 'l'i espèces ; VEuterpe, Mart., qui possède une espèce à bourgeon comestible (chou-palmisto) et une autre à fruit très esiimé et connu au Brésil sous le nom de Cocos deJissara; VlKnocorpus, Mart., qui fournit une huile douce ; VArecn, Lin. ou /)rec, genre type; Vlriarten, Ruiz et Pav., qui fournit de la cire, VArenga, Labill., du sucre.
ARÉNAIRE (Botanique), Arenaria. — Voyez Sauliivf.
ARÉNATION (Médecine), en latin urenatio, de arenu , sable. —Opération par laquelle on couvre de sable chaud une partie ou tout le corps d'un malade; cette pratique, préconisée par ûioscoride, par Galien, contre l'hydropisie, par d'autres, contre l'asthme hinnido et la gmtti', est aujourd'hui peut-être trop oubliée. On ne 1 ouiplo c plus guère que lorsque, dans les cas de ligatures d'artère, on veut entretenir la chaleur et la vie dans un membre. On remplit alors de sable chaud dos sachets dont on l'entoure : on en a fait usage aussi dans le choléra pour réchauffcT les malades.
ARENG 'Botanique), Arrni/a, Ls.h\\\., nom javanais. — Genre de plantes de la famille des Palmiers, tribu des Arécinées. Il comprend des arbres élevés croissant aux îles delà Sonde, aux Philippines, aux Moluques. Leurs feuilles sont terminales, pennées, longues souvent de 5 à 8 mètres. L'espèce principale et l'une des plus importantes de la famille est 1'.-!. à sucre (.1. saccharifera, Labill. V On obtient, par une section faite à ses spadices mâles, une sève chargée abondamment do sucre. Cette espèce contient aussi une fécule analogue à celle du sagontier. Les fibres tiès-résistantes de son tronc sont employées à une foule d'usages même en Europe, ainsi que les fibres de ses feuilles qui fournissent une bonne matière textile.
ARÉNICOLE (Zoologie), du latin oce/ffl, sable, et colo, j'hab:te. — Genre d'.l'inélides de l'ordre des DorsHiranches, de Cuvier, établi par Lamarck, et caractérisé par un corps allongé, mou, à tête peu distincte; la bouche est une trompe charnue, plus ou moins dilatable, sans yeux, ni mâchoires, ni antennes; l'extrémité postérieure manque non-seulement de branchies, mais encore des paijuets de soie qui garnissent le restedu corps; les pieds sont dissemblables, les branchies au nombre de 13. Les Arénicoles habitent les rivages sablonneux de toutes les mers de lEuropo. L'espèce connije est VA. des pécheurs, de Lamarck [Lumbricus marinas. Lin.), adopté par Cuvier; elle est très-commune dans les sables des bords de la mer; elle est longue de près de 0",'i3, d'une couleur cendrée, rougeàtre, avec les soies d'un brun doré éclatant; elle répand, quand on la touche, une liqueur jaune abondante. Tous les pêcbeurs de nos côtes, et ceux du Havre en particulier, s'en servent comme d'appât pour la pèclie des poissons de mer. Lorsque la marée est basse, on creuse avec une bêche à une profondeur quelquefois de 0°',.S0 à 1 mètre pour l'atteindre.
ARé>u:oi.ES (Zoologie). — Nom donné par Cuvier et Latrciile à la deuxième section de la tribu des Scarabéidcs, famille des Lamellicornes de l'ordre des C'o/eb/)/éi-es pm^^Hicrra. Ces Scarabéides ont pour caractères : un labre coriace qui " '''dBs"pôcuèu'rs."'~ déborde le plus souvent le chaperon; les mandibules cornées, ordinairement saillantes et arquées; à quelques exceptions près, les antennes .sont composées de II) ou II articles. Ils vivent d'excréments, se creusent des trous profonds dans la terre, volent plus spécialement le soir, et font les nions loi'squ'on les touche. Cette section comprend trois coupes se divisant en dill'élonts genres; le piinri|);d est celui des (léntrnpcs.
ARÉOLE lAnatomiel, du latin area, aire, petite aire, petite surface. — On donne ce nom à de petites cavités, de petits espaces que laissent entre eux les faisceaux de