‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 102 sur 385 · DAL · texte numérisé non relu

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sacées. Les balisiers sont des plantes herbacées, à fleurs en grappe terminale. La corolle a le limbe extérieur trifide, et l’intérieur h deux lèvres. L’étamine est unique et présente son anthère sur un des bords du filet pétaloïde. Le fruit est capsulaire et présente des tubercules à sa surface. Ce genre comprend un nombre assez considérable d’espèces habitant en général l’Amérique, et plus rarement les Indes orientales. Elles sont spécialement cultivées pour l’ornement des jardins. Le B. des Indes [Canna Indica, Lin.) ne s’élève guère à plus d’un mètre. Ses feuilles sont grandes et larges, et ses fleurs d’un beau rouge môle de jaune à leur base. Les graines de cette plante, dures, globuleuses, d’un noir luisant, sont employées à faire des chapelets dans les Indes. Elles icnferment, dit-on, une couleur pourpre assez vive. Le IL de Lamhei't [B. Lamberti, Bot. reg.) atteint jusqu’à >\ ou 5 mètres; originaire de l’île de la Trinité, il donne jicndant l’été des fleurs d’un rouge écarlate magnifique. La plus jolie espèce du genre est le B. à fleurs d’iris [C. v'idiflora, Ruiz et Pav.), qui croît spontanément au Pérou, et dont les corolles, longues de 0"‘,1G, sont colorées du rose le plus vif avec quelques taches jaunes sur la lèvre inférieure. G — s.

BALISTE (Zoologie), Balisfes^lÂn. — Genre de Poissons, ordre des Plectognafhes, famille des Sclérodennes , caractérisé par un corps comprimé, huit dents sur une seule rangée à chaque mâchoire, peau écailleuse ou grenue, mais non absolument osseuse; première dorsale offrant un aiguillon articulé et se relevant brusquement à la volonté (le l’animal. Cuvier les a divisés en quatre sous-genres : 1 " les Batistes proprement dits; corps couvert de grandes écailles très-dures; la première dorsale a trois aiguillons, dont le premier est de beaucoup le plus grand; nous en avons une espèce dans la Méditerranée, Batistes capriscus. Lin., d’un gris brunâtre, tachetée de bleu ou de verdâtre, chair peu estim.ée ; 2° les Monacanthes n’ont qu’une épine à la première dorsale, l’extrémité du bassin saillante et épineuse ; 3" les Atutères ont une seule épine à la première dorsale, mais le bassin est caché sous la peau; ''i" les Jriacanthes ont une grande épine à la première dorsale, et trois ou quatre petites. Presque tous les Balistes habitent la zone torride.

Baliste, Catapulte. ~ La cataputte était une machine de guerre employée avant l’invention des armes à feu; elle était en général destinée au tir courbe. Entre deux forts montants en bois [fîg. 266), on plaçait un écheveau de cordes ou de nerfs de bœuf, fortement tordu ; dans cet écheveau, on engageait l’extrémité d’une forte pièce de bois creusée à l’autre bout en forme de cuiller M ; les deux montants étaient reliés à leur partie supérieure par une forte traverse. Pour employer la catapulte, on abattait, au moyen d’un treuil, la pièce de bois ; on plaçait le projectile dans la cuiller, et par un déclic on laissait l’écheveau se détordre ; la pièce de bois venait frapper contre la traverse supérieure et le projectile était lancé.

Pour obtenir avec la catapulte un tir rasant, on supprimait la cuiller et on adaptait un auget perpendiculairement à la traverse ; on plaçait le projectile dans l’auget de manière qu’il dépassât un peu, de sorte que, frappé par la pièce (la bois, il était projeté horizontalement.

Les balistes ont éprouvé pendant le moyen âge de nombreuses transformations, et leur nom a été successivement donné par les auteurs de la basse latinité à des machines qui en différaient beaucoup, mangonneaux , trébuchets, arbatètes, et môme aux premiers canons, ce qui a donné lieu à de singulières méprises de la part des traducteurs des chroniques du moyen âge, — Voyez Louis-Napoléon, Du passé et de t'avenir de V artxlterie .

BALISTIQUE. — La batistique est la science du mouvement des corps pesants dans l’espace en général, mais elle s’applique plus particulièrement aux projectiles de l’artillerie. Il est nécessaire de déterminer toutes les circonstances du mouvement des projectiles pour arriver à une gran(ie justesse dans le tir et à une grande efficacité. Ainsi il est nécessaire de connaître la vitesse d’im projectile en un point, afin d’apprécier les effets destructifs qu’il peut y produire, l’inclinaison de la trajectoire afin de savoir si le projectile peut ricocher, la durée du trajet pour pouvoir confectionner les fusées d’amorce des projectiles creux. Jusqu’au milieu du xvi® siècle, la trajectoire fut considérée comme une ligne droite pour le tir à grande vitesse et sous de petits angles, et comme composée de deux lignes droites réunies par un arc de cercle pour le tir sous de grands angles (bombes). Tartagtia démontra que la trajectoire était une courbe, et Gatitée^ que dans le vide elle serait une parabole.

Pour des projectiles gros et tfès-denses, lancés à petite vitesse, la trajectoire dans l’air est sensiblement une parabole, comme dans le cas du mortier-éprouvette employé aux épreuves des poudres, dont le projectile de 0"’,19 de diamètre, pesant 29 kil., n’est lancé qu’à 225 ou 230 mètres. Dans tous les autres cas, la résistance de l’air influe d’une manière sensible sur la trajectoire ; on a résolu la question en supposant la résistance de l’air proportionnelle au carré de la vitesse; mais les résultats de l’expérience ont encore été en désaccord avec la théorie pour les grandes vitesses et les petits projectiles; on n’a obtenu une solution satisfaisante qu’en faisant entrer dans l’expression de la résistance de l’air un terme contenant le cube de la vitesse. Dans l’air, la trajectoire des projectiles présente les propriétés suivantes.

La vitesse diminue dans la branche ascendante, et son minimum a lieu au delà du sommet; à partir de ce moment elle augmente; si le sol n’y mettait obstacle, elle augmenterait jusqu’à ce que la résistance de l’air fût égale au poids du projectile. Le rayon de courbure diminue dans la branche ascendante, et le minimum a lieu au delà du sommet, mais plus près que le minimum de la vitesse; au delà, le rayon de courbure augmente et tend vers l’infini. L’angle de plus grande portée est plus petit que 45°. La trajectoire calculée diffère très-peu de la trajectoire observée, comme le démontre le tableau suivant, qui donne la trajectoire calculée d’un boulet

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