‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 108 sur 385 · BEN · texte numérisé non relu

BEN

du genre V messe caractérisé par des ailes dentées, le dessus rouge, varié de noir et de blanc, le dessous marbré de gris, de jaune et de brun ; cinq taches en forme d’yeux, bleuâtres sur leurs bords. Sa chenille vit sur le chardon ; il y en a de brunâtres ou de roussâtres, avec des raies jaunes. On trouve ce joli papillon à la fin de l’été, presque partout, sans que la différence des climats le fasse varier.

Belle-Dame (Botanique). — On donne vulgairement ce nom à V Amaryllis belladone et à V Arroche des jardins (voyez Amaryllis et Arroche).

BELLE-DE-JOUR (Botanique). — Nom vulgaire du Liseron tricolore [Convolvulus tricolor, Lin.). — Cette espèce, qui est annuelle, présente des tiges velues, hautes de 0“,50, des feuilles sessiles, ciliées à leur base. Les fleurs sont solitaires et s’épanouissent pendant tout l’été. Elles sont bleues sur les bords, blanches au milieu et jaunes au centre. La Belle-de-jour croît spontanément dans l’Afrique australe et dans l’Europe méridionale. Elle forme dans les jardins des touffes et des bordures d’un agréable effet. Son abondante floraison la rend surtout très-précieuse pour Tornement des jardins. On en cultive aussi plusieurs variétés qui diffèrent par la nuance des

C01*0ll6S«

BELLE-DE-NUIT (Zoologie). — C’est l’oiseau nommé Kousserole (voyez ce mot).

Belle-de-nuit (Botanique). — Nom vulgaire d’un genre de plantes de la famille des Nyctaginees, type de la tribu des Mirabilées et nommé Mirabilis^ Lin. (admirable par son odeur). De Jussieu a nommé ce genre Nyctago (du génitif grec niictos^ nuit, parce que les fleurs de ces plantes s’épanouissent la nuit). Les Belles-de-nuit sont des herbes à tiges articulées, à feuilles opposées, à fleurs munies d’un involucre monophylle. Le calice est corolliforme, tubuleux, à limbe étalé; les étamines, au nombre de 5, sont soudées inférieurement en disque annulaire. Le fruit est enveloppé par la base du tube calicinal, La B. jalap [M. jalapa^ Lin.), faux jalap, est une belle plante du Pérou dont les fleurs varient du pourpre au jaune ou ou au blanc et s’épanouissent vers le soir, entre six et sept heures. De là le nom de belle-de-nuit. La B. hybride (M. hybrida, Lepell.) a les fleurs rouges ou roses, et la B. à longues fleurs {M. longiflora. Lin.) des fleurs blanches panachées de pourpre ; elle est du Mexique. Ces plantes possèdent, en général, dans leurs racines des propriétés purgatives. G — s.

^ BELLE-D’ONZE-HEURES, Dame-de-onze-heüres (Botanique). — Nom vulgaire de V OrnUhogale, Lin., en ombelle.

BELLE-D’UN-JOUR (Botanique). — Nom donné dans quelques pays à Vhémérocalle.

BELLIS (Botanique), du latin beUus, ]o\i^ mignon. — Genre de plantes généralement connues sous le nom de Pâquerette (voyez ce mot).

BELLOTE Ou Ballote (Botanique). — Nom vulgaire d’une espèce de chêne i Quercus bullota^ Desf. On le donne cependant plus communément à ses fruits qui sont comestibles et qu’on emploie souvent, torréfiés et moulus, pour falsifier le café. Cette espèce, qui a beaucoup de rapports avec le chêne-yeuse, est un arbre de 7 à 10 mètres, à feuilles elliptiques, coriaces et roides, glabres en dessus, cotonneuses en dessous. Ses fruits sont allongés cylindriques, longs deü“,02 à 0”,05, épais de 0“,0iüà0“,oi2. Ce chêne croît spontanément en Espagne et en Algérie où ses fruits servent de nourriture à un grand nombre d’habitants de l’Atlas (voyez Chêne).

BEMBEX (Zoologie), en grec bembex. — Genre â' Insectes hyménoptères , de la famille des Fouisseurs, section des Porte-aiguillon du grand genre Sphex de Linné ; ils ont un corps allongé terminé en pointe.’ Ces insectes ont un vol rapide, s’arrêtent sur chaque fleur et font entendre un bourdonnement aigu et coupé’ plusieurs répandent une odeur de rose ; on ne les trouve qu’en été. Les femelles se creusent dans le sable des trous où elles déposent leurs œufs; elles y entassent des cadavres de mouches et d’autres petits insectes. Les principales espèces sont ; le B. ft bec (B. rostrata Fab ) jong d’environ ü“,015 à 0«",018, noir, avec des bandes de jaune-citron : le Parnopès incarnat {Parn. carneo, Fab.) vient faire sa ponte dans son nid ; mais le Bembex le découvre quelquefois auparavant, alors il le poursuit, et s’il l’atteint, il cherche à le percer de son dard, que celui— Cl évite en se mettant en boule et en lui présentant ainsi sa peau dure et solide. Le B. tarsier (B tarsata, Lat.) est un peu plus petit et a les épaules jaunes ; ii exhale une odeur de rose.

BEMBIDION (Zoologie) , Bembidium , Gyllenhal. Genre de Coléoptères carnasners, tribu des Carabiques^ genre Carabe, qui a pour caractères : l’avant-dernier article des palpes extérieures grand, renflé en forme de toupie, et le dernier grêle et fort court. Ces insectes ont de grands rapports avec les élaphres ; ils ont lé corps oblong, luisant, souvent tacheté de jaunâtre. On en connaît de nombreuses espèces presque toutes d’Europe : le B. à pieds jaunes (B. flavipes; Élaphre flavipède, Oliv.), long de 0”,00'i à 0“,0()5, a le dessus du corps bronzé, marbré de cuivre ; il est très-commun aux environs de Paris, sur le bord des eaux, dans le sable, ou courant très-vite sur la vase; on peut citer encore le B. littoral (B. littorale, Lat.), le B. riverain (B. riparium, Lat.), le B. mélangé (B. varium, Lat.).

BEN OLÉIFÈRE (Botanique). — Espèce d’arbre de la famille des Moinngées et appartenant au genre Moringa. C’est le Moringa pterygosperma, Gærtn.; M. oleifera,. Pers. ; Guilandina moringa. Lin. ; Hyperanthera moringa, Wahl. Le ben s’élève à une hauteur de 6 à 8 mètres. Son tronc est droit, à écorce brunâtre, ses rameaux ont le bois très-blanc et l’écorce verte. Ses feuilles^ sont pennées, avec impaire ; les folioles, de 5 à i), sont petites, ovales^ inégales, courtement pétiolées. Ses fleurs, disposées en panicules axillaires et terminales, sont blanches, à calice quinquéfide, à corolle de 6 pétales oblongslinéaires, périgynes, à 10 étamines insérées sur un disque et dont 5 sont ordinairement dépourvues d’anthères ; celles des 5 autres sont jaunes et orbiculaires ; enfin, l’ovaire est pédicellé, uniloculaire. Le fruit est une longue capsule en forme de silique uniloculaire, bosselée, présentant trois angles et s’ouvrant entrois valves. Cet arbre croît sur les côtes du Malabar, dans plusieurs contrées de l’Inde et dans l’Amérique méridionale, à Ceylan, en Égypte. On pense que c’est lui qui donne le bois néphrétique des pharmacies, ainsi nommé à cause des^ propriétés énergiques qu’on lui attribuait dans les affections calculeuses des reins. Ce bois, répandu dans le commerce sous la forme de gros fragments de couleur jaunâtre à l’extérieur et d’un rouge brun à l’intérieur, a. une saveur amère et âcre et répand une odeur agréable lorsqu’on le ratisse. Son fruit, connu sous le nom de noix de ben, renferme une amande blanche dont on extrait une huile dite huile de ben, qui ne rancit point et dont les parfumeurs se servent pour conserver l’odeut des fleurs d^t elle s’imprègne facilement, sans la modifier,, étant elle-même inodore : elle a été employée aussi en médecine comme purgative, emménagogue et aussi, contre certaines maladies cutanées ; mais les mauvais effets qu’elle produit sur l’estomac l’ont fait proscrire de la médecine. L’écorce de la racine et du tronc offre une saveur forte qu’on utilise dans quelques assaisonnements, et sa décoction a été vantée contre le scorbut. On emploie dans l’Inde presque toutes les parties de cet arbre contre différentes maladies. G — s.

BENGALI (Zoologie). — Nom donné à plusieurs oiseaux du genre Fringille et du sous-genre des Linottes, parce qu’ils nous venaient du Bengale; ainsi Fringilla Bengalus ivoyez Linotte, Fringille).

BÉNITIER (Zoologie). — On désigne vulgairement sous ce nom deux espèces de coquilles : l’une, le Grand Bénitier ou la Tuilée [Chama gigas. Lin.), fameuse par sa grande dimension, appartient au genre Tridacne (voyez ce mot) troisième famille des Acéphales testacés, celle des Camacées. L’autre appartient âu genre Peigne, de la. famille des Ostracés (voyez Peigne).

BENJOIN (Matière médicale), Benzoin, Assadulcis. — C’est un baume qui découle par incision du Styrax benzoin, de Dryaiider, famille des Sty racées, et probablement de plusieurs autres arbres des espèces voisines ; il nous vient en général de Sumatra, de Siam, de Java, en masses solides, fragiles, d’un rouge brun. On donne le nom de Benjoin amygdaldide à celui dont les morceaux contiennent dans leur intérieur des larmes blanches que l’on a comparées à des amandes liées par un suc brun. Une autre espèce, le Benjoin en sortes, est moins pure, d’une teinte brunâtre presque uniforme ; celui-ci nous vient de Santa-Fé, de Popayan, dans l’Amérique méridionale. Le benjoin est composé d’une résine, d’une huile volatile et d’un acide particulier, V acide (voyez Benzoïque

[nafi?e]),dit aussi fleurs de benjoin;!! a une odeur suave, une saveur aromatique, et lorsqu’on en jette quelques fragments sur des charbons ardents, il répand une fumée épaisse, blanche, d’une odeur très-agréable. Le cosmétique connu sous le nom de lait virginal se fait en mettant dans de l’eau quelques gouttes de teinture a.coolique

Page 1