‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 110 sur 385 · BET · texte numérisé non relu

BET

BÉRYL (Minéralogie). — Nom que l’on donne aux émeraudes transparentes, et surtout aux belles émeraudes du Pérou (voyez Émeraude).

BÉRYX (Poisson), Beryx, Cuv. — Genre de Poissons

Fig. Zù‘). — Berlhollétie gigantesque.

acanthoptérygiens, famille des Percoïdes^ voisins des Holocentrums et des Myripristis, ayant, comme ces poissons, plus de sept rayons aux branchies, et à leurs nageoires ventrales une épine et au moins sept rayons mous. Ces poissons sont d’un beau rouge brillant, mûlé de teintes dorées ; on en connaît deux ou trois espèces : l’une, B. decadactyluSy Cuv. et Val., habite la partie nord de l’Atlantique interti opicale, elle est ainsi nommée du nombre des rayons mous de sa ventrale; une autre espèce. B, lineatusy Cuv., rouge rayée d’or, des mers de la Nouvelle-Guinée.

BERZELITHE (Minéralogie). — Nom donné à la pétalite, en mémoire de Berzelius (voyez Pétalite).

BESAIGRE (Économie domestique). — Maladie qui attaque le vin dans certaines circonstances données ; ainsi, lorsqu’il a été déposé dans une cave peu fraîche, ou qu’il est mal soigné, ou encore lorsque la qualité n’en est pas bonne : on dit alors qu’il tourne au besaigre^ c’est-à-dire qu’il devient presque comme du vinaigre.

BESICLES, du latin bis oculi, doubles yeux. — Lunettes dont se sei vent les presbytes et les myopes pour corriger leur vue et acquérir une vision distincte des objets à la distance moyenne de 0“,25 à 0“,30. Les verres des presbytes sont convergents, à long foyer, et fonctionnent comme de faibles loupes; ils éloignent et grossissent les images des objets (voyez Loupe). Les verres des myopes sont divergents, au contraire ; ils rapetissent et rapprochent les objets. Les uns et les autres doivent avoir une forme telle que l’objet étant placé à une distance de l’œil égale à la distance ordinaire de 0‘“,25 ou 0“,30, son image soit éloignée pour le presbyte, rapprochée pour le myope à la distance de la vision distincte sans lunette pour l’un ou pour l’autre (voyez Lentilles, Vision).

L’invention des besicles est attribuée à Roger Bacon ou à Alexandre de Spina, dominicain (It^SD-lSi 1) ; mais on les trouve mentionnées dans un poème grec dès 1150. Elles sont usitées de temps immémorial en Chine, et les anciens connaissaient déjà la loupe.

BESLÉRIE (Botanique), Besleria^ Mart., dédié à Besler, pharmacien à Nuremberg. — Genre de plantes de la famille des Gesne'riacées, type de la tribu des BesUriées. Il comprend des arbrisseaux à tiges quadrangulaires, à feuilles opposées; corolle campanulée; 4 étamines didynames; fruit charnu, globuleux. La B. jaune \B. lutea^ Lin.l a des tiges un peu ligneuses et qui s’élèvent à 1 mètre environ. Cette espèce, originaire de la Guyane, donne, de juillet en août, des fleurs jaunes. La B. à grandes feuilles {B. grandifolio. , Schott) se distingue par ses feuilles molles, poilues en dessous et ses fleurs à corolle tubuleuse dont les lobes inférieurs sont roulés en dessous. Elle est originaire du Brésil. La B. élégante B. pulchdlü^ Don) croît dans l’île de la Trinité. Ses Heurs sont jaunes et striées de rouge. La B. sanguine

{B. incarnata^ Aubl.) a les fleurs pourprées, ses fruits sont rouges et peuvent être mangés. Elle vient du Brésil. Toutes les besléries sont de serre chaude. G — s.

^ BÉTAIL, Bestiaux (Économie rurale). — Tessier définit ainsi le bétail : Tous les animaux d’une ferme, métairie, grange, bergerie et des autres exploitations rurales, excepté les chiens et les volailles {Dictionnaire des sciences naturelles). Il distingue le bétail en gros et menu. Gros bétail : 1° les bêtes chevalines^ le cheval, l’âne et le mulet ; 2” les bêtes bovines,., taureau, bœuf, etc.; 3° les buffles; 4" les c/cameaMtc et dromadaires. Menu bétail : i“ les bêtes à laine; 2° les bêtes à poils, boucs, chèvres, etc. cochons (voyez chacun de ces mots h

L’élevage du bétail est un des points les plus importants dans l’exploitation agricole, non-seulement par le travail que donnent plusieurs espèces des animaux qui le constituent, tels que le cheval, le mulet, l’âne, le bœuf, etc., par les engrais qu’on en retire et qui fournissent une des ressources les plus précieuses pour l’agriculture, mais encore parles bénéfices que peuvent donner l’élevage lui-même et la vente des produits, tels que les laines, le laitage, par exemple. Un cultivateur actif et intelligent s’efforcera donc d’avoir dans sa ferme un aussi grand nombre de têtes de bétail qu’il pourra en nourrir, choisi avec discernement, suivant le climat, la nature du sol, la disposition des lieux, parce qu’au moyen des engrais qu’ils lui donneront, d’une part, il se procurera des herbages, des prairies artificielles indispensables à la réussite de son élevage, et, d’autre part, des céréales d’autant plus abondantes que ses terres auront été mieux fumées; en effet, pas de bétail, pas d’engrais; pas d’engrais, pas ou peu de produits agricoles, et à la suite, la stérilisation de la terre et la ruine du cultivateur. Ces vérités, peut-être un peu trop négligées en France jusqu’à ces derniers temps, sont entrées depuis longtemps dans les pratiques agricoles de quelques pays étrangers, et surtout en Angleterre (voyez Rages).

BÉTEL (Botanique). — Nom, probablement d’origine malabare, du Piper betel. Lin., du genre Piper. Le bétel est un arbrisseau sarmenteux grimpant que l’on croit originaire des îles de la Sonde; il est abondamment cultivé dans les parties chaudes de l’Asie à cause de ses feuilles qui constituent un masticatoire que les Orientaux désignent sous le nom de siridaun. Ses feuilles, trop amères lorsqu’on les mâche seules, sont mêlées avec de la noix d’arec et un peu de chaux. Ainsi préparées, elles excitent les facultés digestives affaiblies par la chaleur. L’abus de ce masticatoire, tel qu’il existe malheureusement dans l’Inde, nuit considérablement aux facultés intellectuelles ; d’ailleurs, il altère les dents, les noircit, les gâte et les fait tomber (voyez Arec). G — s.

BÊTES A CORNES. — Tessier comprend dans ce nombre les bêtes bovines, les bêtes à laine, les buffles, les chèvres (voyez ces mots).

Bête a Dieu, Bête a bon Dieu, Bête a Martin (Zoologie). — Voyez Coccinelle.

Bête a feu. — Quelques Lampyres, des Taupins, le Fidgor porte-lanterne.

Bête (Grande). — Nom donné par quelques voyageurs au Tapir, sur lequel ils racontaient des particularités fabuleuses; ainsi le P. Gumilla dit que la grande bête coupe aisément les arbres avec un gros os qui lui sort entre les deux yeux, etc. (voyez Tapir).

Bête a la grande dent. — Voyez Morse.

Bête a laine. — Voyez Mouton.

Bête de la mort. — Nom vulgaire de VEffraie.

Bête NOIRE des boulangers. — Voyez Blatte, Ténébrion.

Bête puante. — Petit animal carnassier du genre Marte (voyez Moufette).

Bête rouge. — Espèce de Tique [Acarus] qui cause de vives démangeaisons, (voyez Lepte).

BÉTOINE (Botanique), Betonica, Tourn., de belonic en langue celtique, ben, tête; ton, bon, bonne, à cause des propriétés céphaliques et sternutatoires de la principale espèce.— Genre de plantes de la famille des Labiées, tribu des Stachydées. 11 comprend des herbes vivaces à fleurs composées d’un calice campanulé à 5 dents, d’une corolle à tube égalant ou dépassant légèrement le calice et garni intérieurement d’un anneau oblique; lèvre supérieure concave ; lèvre inférieure étalée, trifide à lobe médian plus grand ; étamines placées sous la lèvre supérieure; anthères à loges parallèles ou divergentes. La ii. officinale {B. offcinalis,\Aïi.) est une herbe poilue s élevant à 0“,40 environ. Ses fleurs, disposées en faux verticilles rapprochés en épis oblongs interrompus à la base, sont rouges oublanches et s’épanouissent en juillet et août. Cette

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