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panse avec des étoiipes imbibées d’un peu d’cau-de-vic élendue d’eau, et la guérison ne tarde pas à arriver.
BLENDE (Minéralogie), Sulfure de zinc naturel. — Ce minéral est presque toujours associé aux mines de plomb et d’argent. On le rencontre le plus ordinairement cristallisé ou en masses lamelleuses et grenues. La densité de la blende est 4,lG; elle est infusible au chalumeau. Ses cristaux appartiennent au système régulier et surtout au dodécaèdre rhomboïdal. La forme la plus ordinaire est le tétraèdre. La couleur des cristaux présente toutes les teintes de jaune et de brun : leur éclat considérable a valu son nom au minéral. Dans les variétés lamellaires, l’éclat est toujours très-grand, mais la couleur est généralement plus foncée. La blende accompagne souvent les filons de plomb et d’argent ; on la trouve dans les Cévennes, à la surface de séparation des roches anciennes et des terrains secondaires. La blende a été longtemps sans usage, mais on est parvenu à pratiquer le grillage de ce minerai dans des fours particuliers, et elle entre maintenant pour une proportion notable dans la fabrication du zinc, notamment en France (voyez Zinc).
BLENNOPHTHALMIE (Médecine), du grec hlennn morve, mucus nasal, et ophthalmia , inflammation des yeux. — Quelques médecins donnent ce nom à ces inflammations de la conjonctive , qui ont pour principal caractère une sécrétion abondante de fluide muco-purulent, telles que l’ophthalmie des nouveau -nés, l’ophthalmie d’Égypte ou ophth. épidémifiue, l’ophthalmio catarrhale (voyez Ophthalmir).
BLÉPHARITE (Médecine), du grec blepharon, paupière. — Inflammation de la paupière, soit en totalité, soit seulement par son bord libre eu y comprenant les follicules pileux et muqueux. Dans l’inflammation aiguë du corps de la paupière, il y a gonflement, tension, rougeur, chaleur, souvent sécrétion de liquide âcre, irritant. Le traitement consiste dans les émollients, les bains de pieds, les boissons délayantes, la diète; quelquefois des saignées et mieux des sangsues, enfin peu à peu des résolutifs. Lorsqu’elle affecte le bord libre des paupières et les follicules dont nous avons parlé, elle devient souvent chronique, et se lie le plus souvent â un vice scrofuleux : le traitement, d’abord antiphlogistique doit devenir premotement résolutif; on en viendra aux astringents, aux toniques, aux antiscrofuleux (voyez ces mots). C’est cette variété de la maladie qu’on a appelée aussi lippitude, psorophthalmie., teigne des paupières. F — n.
BLESSURES (Médecine), en latin lœsio; du gracpléssein, frapper. — Cayol définit la blessure, une lésion locale produite subitement par une violence extérieure. D’après cette définition, on ne pourra pas confondre la plaie avec la blessure; celle-ci, en effet, donne l’idée générale d’une lésion ; la plaie donne l’idée particulière d’une blessure avec solution de continuité de la peau ou d’un autre organe. Du reste, la loi confirme parfaitement cette distinction, et partout le mot blessure exprime l’idée d’une lésic:: en général; ainsi, les blessures comprendront les plaies, les contusions, les distensions, les arrachements , les brûlures, les luxatio?îS, les fractures, etc. ; elles peuvent être déterminées par le feu, les caustiques, les armes à feu, les coups, les chutes, les instruments piquants, tranchants, contondants, dilacérants, etc.
Médecine légale. — Les médecins légistes avaient divisé les blessures en : 1° Lésions mortelles, qui se subdivisaient elles-mêmes en lésions de nécessité mortelles, et lésions mortelles par accidents; ces dernières comprenaient les lésions directement mortelles par accidents, et les lésions indirectement mortelles par accidents. 2^* Lésions non mortelles, subdivisées à leur tour en lésions complètement curables et lésions incomplètement curables. Les termes mômes par lesquels on a établi ces divisions et subdivisions, expliquent suffisamment ce qu'on doit entendre par chacune d’elles. — La législation pénale de la France a surtout pour but de juger et de punir ceux qui se rendent coupables de blessures, lorsqu’ils ont agi volontairement, et d’aggraver la peine lorsqu’il y a eu préméditation. Ainsi, l’art. 309 du Gode pénal porte : Sera puni de la peine de la réclusion, tout individu qui aura fait des blessures ou porté des coups, s'il est résulté de ces actes de violence une maladie ou incapacité de travail de plus de vingt jours. (La loi de 1832 a ajouté JM au moins une année d'emprisonnement.) S’il y a eu préméditation, l’art. 3l0 élève la peine aux travaux forcés à temps. L’art. 3il porte que l’auteur des blessures, etc., qui n' auront occasionné aucune
maladie ou aucune incapacité de travail, sera puni d'un emprisonnement d’un mois à deux ans et d’une amende de seize à deux cents fi'ancs. S'il y a eu préméditation, l' emprisonnement sera de deux à cinq ans, et Vamende de cinquante à cinq cents francs. Dans tous ces cas, le coupable a agi volontairement. Mais si les blessures ont été faites involontairement, l’emprisonnement sera, de six jours à deux mois, et l’amende de seize à cent francs. Les art. 321 et 4o3 portent ensuite des peines plus rigoureuses à raison de la qualité des personnes blessées, et spécifient les cas où les blessures sont excusables. Indépendamment des peines portées par le Gode pénal , sUr la demande de la personne blessée, l’auteur des blessures, qu’il les ait causées directement ou indirectement, pourra être condamné à lui payer des dommages-intérêts, qui seront appréciés par les tribunaux, et dont les considérants seront basés sur les circonstances de la cause et sur les rapports des hommes de l’art (art. 1382 à 1380 du Gode civil). F — n.
BLÈTE ou Bute (Botanique), nom français d’un genre de plantes appelé en botanique blitum, bliton en grec. — Les Blètes appartiennent à la famille des Chénépodées. Elles se distinguent par les caractères suivants : calice â 3 divisions, corolle nulle; une seule étamine et un ovaire surmonté de deux styles. Le fruit n’est qu’une seule graine recouverte par le calice devenu succulent, coloré, et donnant ainsi l’apparence d’une baie. Réunies en pelotons de la grosseur d’une fraise, les baies sont d’un assez joli aspect dans les jardins et font cultiver souvent les blètes comme ornement. Plusieurs espèces croissent en Europe. La B. en tête {B. capitatum. Lin.) et la B. effilée {B. virgatimi. Lin.'. Toutes deux ont des propriétés émollientes et iicuvent être mangées comme les épinards. On emploie quelquefois la teinture rouge de leurs fruits pour donner de la couleur aux vins trop pâles. G — s.
BLEU (Ghimie industrielle). — Nom donné soit à ht couleur en elle-même, soit aux substances qui présentent cette couleur. Les substances colorantes bleues employées dans les arts et l’industrie sont très-nombreuses; les unes sont exclusivement minérales, les autres sont végé ■ taies ou extraites de matières végétales, telles que \'hidigo et le tournesol. «
Bleu d’azur , ou simplement Azur , d’un beau blcui de ciel ; on l’obtient par la pulvérisation d’une pierre naturelle appelée lazuUte ( voyez ce mot ). On fabrique de l’azur artificiel au moyen du cobalt (voyez Blel cobalt). .
Bleu cobalt. — S’obtient en faisant fondre ensemble* du minerai de cobalt grillé, du sable blanc et du carbonate de potasse. Pendant la fusion, il se réunit ordinairement au fond du creuset une certaine quantité de speiss (sulfo-arséniure de nickel), parce que le minerai renferme toujours d’autres métaux mélangés avec lui ; mais la masse principale est formée d’une espèce de verre bleu appelé smalt, qu’on pulvérise sous des meules et qui forme l’azur artificiel ou bleu cobalt. On le prépare ainsi en grand dans la Saxe, la Hesse et la Silésie. Suivant quela poudre est plus ou moins fine, on l’appelle azur d'émail ou azur à poudrer; il est également dit ùq premier, deuxième, troisième ou quatrième feu, suivant le degré de vivacité de sa teinte. On peut obtenir de trèsbel azur de la manière suivante : on dissout dans l’eau 100 parties d’alun, on y ajoute 2 parties d’oxyde de cobalt préalablement dissous dans un acide, puis on verse dans le mélange du bicarbonate de potasse. Il se forme un précipité qui doit être chauffé à une très-forte chaleur pour acquérir toute la vivacité de sa couleur. On emploie le bleu cobalt dans la peinture à l’huile, dans la peinture sur porcelaine, dans la fabrication des émaux, dans l’impression des tissus ou papiers peints ; dans le blanchiment des étoffes ou des pâtes à papier, afin de leur enlever la teinte jaunâtre qu’elles conservent ordinairement. Employé à l’huile, le bleu cobalt a l’inconvénient de sécher trop vite.
Bleu de composition, bleu en liqueur. — Dissolution d'indigo dans l’acide sulfurique fumant, employée en teinture.
Bleu de montagne. — Garbonate tribasique de cuivre hydraté que l’on rencontre dans la nature sous forme de beaux cristaux bleus. Gette substance, réduite en poudre, porte le nom de cendre bleue naturelle, et est employée dans l’impression des papiers peints. Elle est habituellement remplacée par une cendre bleue artificielle que l’on prépare en précipitant une dissolution d’azotate ou de clilorure de cuivre par de la chaux pure, et en triturant avec de la chaux le dépôt presque sec. Gette belle cou-
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leur, malheureusëraent peu stable, est donc un inélange de chaux et d’oxyde de cuivre hydraté. Eu Angleterre, on prépare, par un procédé tenu secret, une variété de cendres bleues remarquables par leur stabilité, et dont la composition est la même que celle du bleu de montagne,
Bleü d’outremer. — De môme nature que le bleu 'd’azur, et obtenu par la pulvérisation des plus belles qualités de lazulite outremer^ tirées de Perse, de Chine et de Boukarie. On prépare également de l’outremer factice ou bleu Guimet.
Bleu guimet, du nom de son inventeur. — C’est un bleu d’outremer artificiellement préparé par l’union des éléments qui entrent dans la composition de l’outremer naturel. On l’obtient en faisant agir par des procédés particuliers et tenus secrets, du sulfure de sodium sur de l’argile très-alumineuse. Ce produit ne saurait remplacer dans tous les cas l’outremer naturel ; cependant, par sa teinte éclatante, il rend de grands services aux arts et à l’industrie. 11 s’en consomme annuellement des quantités considérables pour la peinture, pour la teinture et pour l’impression des toiles et papiers peints.
Bleu de Prusse, Bleu de Paris. — Substance a’une composition assez variable obtenue en versant une dissolution de sulfate de fer dans une dissolution de prussiate de potasse (voyez l’article Cyanures. Les bleus purs sont appelés bleus de Paris; les bleus de Berlin sont mélangés d’alumine. La beauté du produit dépend du degré de pureté des matières employées à sa fabrication. Pour les sortes les plus fines, on se sert de prussiate de potasse purifié par une ou plusieurs cristallisations ; pour les bleus communs, on se contente habituellement de la dissolution brute de prussiate, et pour les variétés inférieures,* on utilise les eaux-mères, résidus de la cristallisation du sel. Le sulfate de fer suroxydé par une exposition prolongée au contact de l’air est à peu près exclusivement employé à la fabrication du bleu de Prusse ; mais le nitrate de peroxyde de fer donne un produit de beaucoup supérieur. Dans tous les cas, le sel de fer doit être rigoureusement exempt de cuivre. Les prussiates de potasse impurs contiennent toujours du carbonate de potasse qui, au contact du sel de fer, donnerait lieu à un précipité d’oxyde de fer dont l’effet serait d’altérer la couleur ; d’un autre côté, le sel de fer employé n’étant jamais entièrement suroxydé, la suroxydation se complète par le contact de l’air sur le précipité, ce qui donne encore lieu à un dépôt d’oxyde de fer. Pour obvier à ces inconvénients, dans la fabrication des bleus de Berlin communs, on mélange de l’alun au prussiate, ce qui introduit dans le précipité de l’alumine. Cette dernière substance donne plus de consistance au bleu, mais diminue son pouvoir colorant en augmentant inutilement son poids ; il vaut mieux traiter le précipité par de l’acide chlorhydrique étendu. Quel que soit le procédé de fabrication employé, le bleu de Prusse doit être lavé avec beaucoup de soin et à grande eau.
Le bleu de Prusse du commerce est en masse plus ou moins compacte, à cassure terne ; il est d’un bleu foncé à reflet rougeâtre, et prend par le frottement un bel éclat métallique bronzé ayant quelque analogie avec l’indigo ; il est complètement insoluble dans l’eau et l’alcool, et inattaquable par les acides étendus ; l’acide nitrique concentré le décompose entièrement; l’acide sulfurique le transforme en une masse blanche qui revient à sa couleur primitive par l’action de l’eau. Sous l’action de la lumière ou d’une chaleur modérée, il dégage du cyanogène et devient d’un brun jaune, d’un bon service en peinture; mais le contact de l’air dans l’obscurité lui rend sa couleur qui cependant s’affaiblit à chaque intermittence. Après avoir été pendant 24 ou 48 heures en contact avec l’acide chlorhydrique ou sulfurique, il devient soluble dans l’acide oxalique étendu de 25 fois son poids d’eau. C’est ainsi qu’on prépare X encre bleue.
Le bleu de Prusse est employé dans la fabrication des papiers peints, dans la peinture à l’huile, dans l’azurage des pâtes de papier, dans l’impression des indiennes et des tissus de laine et de soie et dans la teinture de ces tissus ; mais dans ce dernier cas, la couleur est ordinairement produite sur place, en mordançant les tissus avec un sel de fer et les trempant ensuite dans une dissolution de prussiate. La découverte du bleu de Prusse fut faite, par hasard, en 1710, par Diesbach,fabiicant de couleurs à Berlin. C’est Wodwar qui, le premier, rendit public en 1724 le procédé de préparation jusque-là tenu secret.
Bleu Thénard, du nom de son inventeur. — On le prépare en calcinant le phosphate ou l’arséniate de cobalt
avec de l’alumine en gelée. Ce très-beau bleu noircit malheureusement SjUS l’influence de la lumière.
Bleu de Tournesol. — Voyez Tournesol.
Bleu d’indigo. — Voyez Indigo. M. D.
Bleue {maladie). — Voy. Cyanose.
BLEUET, Bluet (Botanique), cyanus.,lAn.^
nom vulgaire d’une espèce de centaurée ; cyaww-y, du grec cyanos., bleu. — On sait que le bleuet est remarquable par ses fleurs d’un beau bleu qui décorent si agréablement nos campagnes aux premiers jours de l’été. Linné a donné aussi à cette plante le nom de Jacea segetum. On la nomme communément barbeau., auhifoin., de album fœjium., foin blanc, parce que sa tige est blanchâtre, blavelle., et quelquefois casse-lunettes., à cause des propriétés ophthalmiques qu’on lui attribuait autrefois en prescrivant l’eau distillée de bleuet pour rendre la vue plus claire. Le bleuet appartient à la grande famille des Composées dans la tribu des Cinarées, section des Centav/^ rces. C'est une herbe annuelle couverte d’un duvet floconneux ; ses tiges sont dressées, rameuses, et peuvent atteindre un mètre; ses feuilles linéaires, entières, sessiles : les inférieures plus larges atténuées en pétiole, dentées ou pennatifides; ses capitules sont dépourvus de bractées, les aigrettes plus courtes que les akènes. Cette jolie plante indigène croît abondamment dans les champs cultivés, et plus particulièrement avec les blés. Elle fleurit de juin en août. La culture produit des variétés doubles. On en rencontre quelquefois à fleurs blanches ou roses. Ses fleurs peuvent donner une belle couleur violette qui, traitée par l’alun, devient bleue, mais se passe très-vite. Aussi n’emploie-t-on d’habitude cette teinture que pour la coloration pig. 327. —‘Bleuet, de certaines crèmes. G — s.
Bleuet (Zoologie). — Nom qu’on donne vulgairement en Provence au Martin-pécheur [Alcedo hispida) (voyez
Martin-pêcheur).
BLINDAGE (Fortification), de l’allemand blenden., aveugler). — On appelle blindages des abris faits avec des pièces de bois et du fascinage, et le plus souvent recouverts de terre, établis dans le but de se préserver de la chute et de l’explosion des bombes. Les blindages sont horizontaux ou inclinés; les blindages horizontaux résistent mieux à l’explosion que les blindages inclinés. Un blindage horizontal, composé de poutres de chêne de 0“,30 d’équarrissage^ espacées de 0“,20 et recouvertes d’un lit de saucissons de 0“,32 de diamètre, jointifs et placés transversalement aux poutres, résiste bien aux effets de chute et d’explosion des bombes.
On blinde également le pont et les flancs des navires de guerre au moment de l’action, et on se sert à cet effet de matelas ou de vieux cordages. M. M.
BLOCAGE (Technologie), diminutif de bloc. — Éclats de pierres ou pierrailles dont on garnit dans un mur l’intervalle existant entre les pierres qui forment les parements du mur.
En typographie, on appelle aussi blocage des lettres renversées destinées à tenir provisoirement la place de celles qui n’ont pu y être mises pour une cause quelconque au moment de la composition.
BLOCKHAUS (Fortification). — Un blockhaus est une petite maison en bois, organisée de manière à fournir à une troupe le moyen de résister à un ennemi plus nombreux. On donne aux blockhaus des formes différentes, suivant le résultat qu’on veut en obtenir; en général,