‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 124 sur 385 · M. IH · texte numérisé non relu

M. IH

BOMBICITES, Bombiliebs, etc. — Voyez Bombycites, Bombyliers, etc.

BOMBYCITES (Zoologie), Bombycites ^Cnv. — Deuxième section: des Insectes du grand genre Phalène [Phalœna ^ Lin.), de la famille des Nocturnes, ordre des Lépidoptères; caractérisé par une trompe toujours courte et simplement rudimentaire, ailes étendues ou en toit, les inférieures débordant latéralement les supérieures, antennes des mâles entièrement pectinées ; les chenilles vivent sur les végétaux dont elles rongent les parties tendres; la plupart font une coque de soie dans laquelle elles se changent en chrysalide. Cette section se divise en trois sous-genres : le premier, dont les ailes sont étendues et horizontales ; ce sont les Saturnies de Schrank. Le second a les palpes inférieurs en forme de bec, ce sont les Lasiocampes. Dans le troisième, les palpes inférieures n’ont point de saillies, ce sont les Bombyx.

BOMBYLIERS (Zoologie), Bombyliarii., Latr. ; Bombylii, Lin.; Bombilles (sic), Cuv. — Tribu d’/«5ec^<?5 de l’ordre des diptères., famille des Tanystomes., qui a pour caractères : antennes de trois articles, trompe saillante, filiforme ou sétacée, corps ramassé, court, ailes écartées, balanciers nus; ces insectes ont les palpes petites, grêles, les pieds longs et déliés ; ils volent avec rapidité, sucent le miel sur les fleurs avec leur trompe, et font entendre un bourdonnement en volant, d’où vient leur nom (du grec bombos., bourdonnement). Cette tribu comprend les genres Bombilles (sic) propres Usies., Phthiries., P/oas., Gérons, etc.

BOMBYLLES proprement dits (Zoologie), Bombylla, Miln. Ed., Bombylius, Meig. — Genre d'insectes diptères, de la tribu précédente, se distingue par la longueur de sa trompe, qui surpasse de beaucoup celle de la tête, le premier article des antennes beaucoup plus long que le suivant; ils ont les palpes très-apparentes, le corps garni d’un duvet abondant et laineux ; ces insectes sont trèsagiles; ils volent au-dessus des fleurs, et sans s’y poser, ils y introduisent leur trompe pour en tirer la liqueur sucrée dont ils se nourrissent. Plusieurs espèces habitent l’Europe. Le B. bichon [B. major, Lin.), long de 0“,0l0 à 0"',012, couvert de poils gris fauve, a une trompe longue et noire, les pattes longues, grises, les tarses noirs ; on le trouve aux environs de Paris. Le B. ponctué, B. peint,

Fig. 335. — Bombylle ou Bombyle peint.

Miln. Ed. (B. médius. Lin.) {fig. 335), couvert de poils roux, a les pattes noires, habite les environs de Paris. Le B. brillant (B. nitidulus, Macq.) long de 0“,009, noir, ailes teintées, pattes blanchâtres, des environs de Paris.

BOMBYX (Zoologie), en grec, hombux, ver à soie, espèce typî de ce groupe. — Sous-genre dè Insectes Lépidoptères nocturnes, du grand genre Pho lœna delAnné, section des Bombycites de Cuvier. Ils se distinguent par une trompe très-courte, tout à fait rudimentaire, des ailes entières formant un triangle avec le corps, des antennes pectinées, un abdomen très-volumineux dans la lemelle ; ils ont pour caractère spécifique que les palpes inférieures n’ont point de saillie remarquable. A côté des espèces les

Fig. 336. — Bombyx processionnaire.

plus précieuses au point de vue de leur utilité, celles qui produisent la soie, les bombyx nous en offrent qui sont un vrai fléau pour nos vergers et nos forêts dont elles dépouillent quelquefois complètement les arbres de leurs feuilles, dans 1 espace de quelques jours. Les limites de cet article ne nous permettront de citeb que quelquesunes des espèces les plus intéressantes à ces deux points de vue. Nous trouvons d’abord en première ligne le B. de la soie, ver à soie (B. mon. Lin.); il est blanchâtreavec deux ou trois raies obscures, transverses et une tache en croissant sur les ailes supérieures ; sa chenille est connue sous le nom de ver a soie (voyez ce mot). On a beaucoup étudié et on a fini par acclimater, dans ces dernières années, une autre espèce, le B. du ricin (B. Cnnthia), originaire de l’Inde.

Depuis longtemps déjà , dans plusieurs districts de ce pays, on fabrique avec la soie de son cocon des étoffes pour vêtements d’hommes et de femmes.

C’est surtout à MM. Milne- Edwards et Guérin-Menneville qu’on doit l’introduction en France de ce précieux auxiliaire du B. mori.

Enfin le même M. Guérin- Menneville s’occupe activement de l’acclimatation d’un nouveau ver à soie, le B. de Vailante, et les résultats qu’il a déjà obtenus permettent d’espérer que ses efforts seront couronnés de succès (voyez, pour tout ce qui concerne ce sujet, au mot Ver a soie).

Parmi les espèces nuisibles, nous mentionnerons le B. processionnaire (B.

processionnea , Réaum.)

(fig. 336 et 337), assez petit, d'un gris cendré, avec deux raies obscures et une noirâtre; la chenille, d’un gris bleuâtre ou rougeâtre, est hérissée de poils fort longs; elle vit sur les chênes en quantité quelquefois si prodigieuse qu’elle les dépouille entièrement de leurs feuilles. Le B. à cul doré (B. chrysorrhœo), espèce toute blanche, à antennes jaunes; sa chenille, couverte de poils, est d’un brun foncé, avec plusieurs raies longitudinales. Elle attaque les arbres fruitiers et les jeunes chênes. Le B.

livrée (B. neustria,

Fab.) [fig. 338 et 339) , de moyenne grandeur, d’un rouge brun ; une bande ou deux raies obscures au milieu des ailes supérieures.

La chenille est rayée longitudinalement

de blanc, de bleu et de rougeâtre , d’où lui vient le nom de livrée; elle est trèsnuisible aux vergers et même aux arbres des forêts. Le B.

feuille morte ou feuille de chêne (B.

quercifolia, Geofif.), Fig.

jaune feuille morte,

antennes, palpes et jambes noires; chenille très-grosse,

Fig. 337. — Larve du bombyx processionnaire.

Fig. 338. — Bombyx livrée.

Page 1