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Larve du bombyx livrée

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longue de plus de 0“,06, avec deux taches transversales bleues en arrière de la tête ; on la trouve en septembre sur les arbres fruitiers auxquels elle fait beaucoup de tort. Le B. grand paon {B. pavonia majoi\ Fab.), le plus grand de ceux qu’on trouve en Europe, a jusqu’à 0“,18 de largeur, les ailes étendues. Ailes grises à large bande brune, bordées de blanc, tache œillée sur chacune. ^Sa chenille est très-belle ; à sa dernière mue, elle est d’un très-beau vert d’émeraude, et chaque anneau est garni de huit tubercules élevés, de couleur bleu de cobalt. On la trouve sur les arbres fruitiers et surtout sur 1 orme. Le B. petit paon de nuit (B. pavonia^ wmor, Geoff.) {fig. 340), ailes supérieures rougeâtres, inférieures jau-

Fij. 340. — Bombyx petit paon de nuit (grand.' naliir.).

nâtres, une tache œillée sur chaque, une rouge et blanche à l’angle externe de la supérieure : de moitiéplus petit que le précédent ; sa chenille a des tubercules roses ou jaune-aurore; on la trouve, aux environs de Paris, sur l’aubépine et le prunier sauvage. Le B. du pin (B, fini), le B. du saule {B. salicis), le B. pudibond {B. pudibunda), le B. moine (B. monaca), etc., sont encore des espèces plus ou moins nuisibles. — Voyez Insectes

NUISIBLES AUX FOHÊTS, AUX JARDINS. — ■ GoilSUltez : Go-

dard etDuponchel, Hist. nat, des Lépidopt. de France.

BON-CHRÊTIEN (Poire de) (Arboriculture). — On appelle ainsi une variété de poires dont la culture a fait quelques sous-variétés ; elle est de très-bonne qualité {fig. 341), et mûrit tout à fait dans l’arrière-saison, en

mars et avril. Sa chair est cassante, son eau sucrée et un peu parfumée. On la nomme encore. Poire d'angoisse., de Saint-Martin., Bon-chrétien de Tours; cette poire demande un sol riche, profond et un peu frais ; elle était déjà cultivée dans l’ancienne Rome sous le nom de Crustumium ou de Volemum (de la Quintinye). Le Bon-chrétien Napoléon, obtenu en 1808, a été apporté en France en 1824; il mûrit en octobre et novembre. On a encore obtenu en Angleterre un bon-chrétien qui mûrit en septembre. On l’appelle Bon-chrétien Williams.

BONDE, Bondon. — Bouchon légèrement conique en bois destiné à fermer les tonneaux. Lorsque toute fermentation alcoolique est épuisée dans le vin, la bonde est en bois plein et destinée à empêcher autant que possible l’accès de l’air dans l’intérieur du tonneau. Mais pendant la fermentation prolongée des vins blancs, il faut que la bonde laisse échapper le gaz acide carbonique formé. Ou fait alors usage assez généralement, en Champagne et en Bourgogne, d’une bonde hydraulique composée d’un cylindre de fer-blanc ouvert à ses deux bouts et garni sur son pourtour d’un petit réservoir d’eau dans lequel on renverse un capuchon également en fer-blanc. A mesure que le gaz acide se dégage, il déprime l’eau

dans l’intérieur du capuchon pour s’échapper par les trous dont ce couvercle est percé vers son rebord inférieur.

M. Sebille-Auger et M. Maumené remplacent cette bonde par une b^onde ordinaire en bois percée en son centre d’une ouverture qui la. traverse de part en part. Une soupape à ressort ferme cette ouverture de manière à laisser échapper l’acide carbonique et à empêcher la rentrée de l’air.

BON-HOMME (Botanique). — Nom vulgaire du Bouillon blanc et du Narcisse faux-narcisse (voyez Bouillon BLANC et Narcisse).

Bon HOMME MISERERE (Zoologie). — Nom vulgaire du Rouge-gorge (Oiseau).

BONDREE (Zoologie), Per«f5,Cuv. — Sous-genre d.' Oiseaux de proie diurnes, du grand genre des Faucons, section des Oiseaux de proie ignooles; caractérisé par un bec faible, noirâtre, jaune sur les ongles; la cire d’un brun noir, large, très-courte, et ce qui distingue particulièrement cet oiseau, c’est que l’intervalle entre l’œil et le bec, qui est nu chez tous les autres faucons, est ici couvert de plumes serrées et coupées en écailles; du reste, les tarses sont à demi emplumés vers le haut ; la queue égale, les ailes longues. Nous n’avons, en France, que la B. commune [Falco apivorus, Lat. ; Buteo apivorus. Vieil.), plus petite que la buse ; elle a environ 0”,65 de long, elle est brune en dessus, ondée de brun et de blanchâtre en dessous. La bondrée vole peu, mais elle court très-vite; elle chasse les mulots, les grenouilles, les lézards ; elle nourrit ses petits avec des chrysalides d’insectes, surtout celles de guêpes ; c’est donc un animal qui a son utilité et qu’il ne faut pas détruire, comme on le fait en Auvergne, si l’on en croit Belon. La B. huppée de Java [Pernis cristata, Guv. ; Buteo cristatus, Vieil.), toute brune, à queue noire, avec une bande blanchâtre au milieu, une huppe brune à l’occiput. On la trouve à Java et à la Nouvelle-Hollande.

BONGARE (Zoologie). — Genre de Reptiles ophidiens, famille des Vrais Serpents, tribu des Serpents proprement dits; ils sont venimeux et présentent une organisation particulière des mâchoires, en ce que les os maxillaires sont armés de dents fixes, comme dans les serpents non venimeux, à la différence que la première dent, plus grande que les autres, est percée pour conduire le venin sécrété par une glande, et sans qu’il y ait de crochet isolé et mobile, comme cela a lieu chez les autres serpents venimeux : ce sont donc des serpents dangereux ; du reste, ils ont, comme les boas, les crotales, des plaques simples sous le ventre et sous la queue ; la tête courte, couverte de grandes plaques ; et comme caractère distinctif, ils ont le dos caréné et garni d’une rangée longitudinale d’écailles plus larges que les latérales. Ils habitent l’Inde, où on les appelle serpents de roche. Le B. à anneaux [Bongarus annularis, Daud., Boa fasciata), long de 2 mètres à 2“,60, a le corps annelé alternativement de bleu noirâtre' et de jaune clair. Le B. bleu [Boa lineata), noir bleuâtre, est beaucoup plus petit ; ces deux espèces se trouvent dans l’Inde. Le B. à demi-bandes, assez voisin du premier, est de Java.

BONITE DES TROPIQUES, OU Thon a ventre rayé (Zoologie) {Scomber pelamys. Lin.). — Espèce de poissons du genre Thon, famille des Scombéroïdes, ordre des Acanthoptérygiens, caractérisée par quatre bandes longitudinales sur chaque côté du ventre (voyez Thon). On a encore donné le nom de Bonite à d’autres poissons du genre des Scombres.

BON-HENRI (Botanique). — Nom vulgaire d’une espèce de Blète [Blitum Bonus-Henricus, Reichenb.). On la nomme aussi épinard sauvage et toute-bonne. G’est une herbe indigène vivace qui a les tiges anguleuses et les feuilles alternes, pétiolées, triangulaires-hastées. Le Bon-Henri est employé dans quelques pays comme plante potagère. On mange ses jeunes pousses comme les asperges, et ses feuilles comme les épinards. Toute la plante a des propriétés émollientes (voyez Blète).

BONDUG (Botanique). — Nom vulgaire du genre Guilandina de Linné, de la famille des Cœsalpiniées , dans la grande classe des Léguminosées. Il comprend des arbres et des arbrisseaux à tiges pt pétioles armés d’aiguillons hérissés, et à fleurs disposées en épis ou en grappes. Parmi les quelques espèces de Bonduc, la plus importante est le B. jaune ou Guénic, Cniquier, Œil-de-chat {Guilandina bonduc. Ait.). Il est 'originaire des Indes orientales ; c’est un arbre de 4 mètres, à fleure petites et jaunâtres. On extrait de son fruit une huile inodore qui

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ne rancit pas, et qui est employée pour conserver l’arôme des parfums. G — s.

BONNES (EAUX) (Médecine).— Eaux minérales (voyez EauX‘Boivnes).

BONNE-DAME (Botanique).— C’est Varroche des jardins (voj ez ce mot).

BONN ET (Anatomie comparée). — C’est le nom qu’on donne au second estomac des animaux ruminants ; il est placé à droite de l’œsophage et en avant de la (premier estomac), dont il ne semble au premier coup d’œil qu’un appendice. La membrane muqueuse qui le tapisse forme une multitude de replis disposés de façon à constituer des mailles ou cellules semblables à des rayons d’abeilles. Il est beaucoup plus petit que la panse.

Bonnet (Zoologie). — Ce nom a été donné vulgairement à un certain nombre d’animaux de groupes trèsdifférents : ainsi le B. chinois est un singe du genre Macaque; le B. noir est la Fauvette à tête noire; le B. de dragon est une espèce de Patelle; le B. de Neptune est le Madrépore fongite^ etc.

Bonnet (Botanique). — Le B. de P électeur^ B, de prêtre est la Courge mélopépon ; une autre plante, nommée aussi B. de prêtre est le Fusain d’Europe^ etc.

BONNET D’HIPPOCRATE (Médecine). — Bandage, appelé aussi capeline de tête (voyez Capeline).

BONNETERIE (de Bonnet) (Technologie). — Industrie qui comprend tous les tissus tricotés, tels que bas^ bonnets de coton^ maillots^ caleçons, gilets de laine, jupons, mitaines, etc. Le tricot, autrefois exclusivement fait à la main, s’exécute aujourd’hui toujours au métier pour les objets commerciaux. Nous donnons ici {fig. 342) une vue perspective du métier à tricoter le plus ancien et le plus gé-

Fij. Vt^. — Métier à bas.

néralement employé. 11 se compose d’une série d’aiguilles disposées parallèlement entre elles dans un même plan, et écartées l’une de l’autre d’une quantité constante en

rapport avec le degré de finesse du travail qu’on veut obtenir.

Ces aiguilles sont fixées sur une traverse en étain, et recourbées à leur extrémité, comme le montre le dessin {fig.

343), en un crochet assez souple pour que, sous une faible pression, il puisse s’appliquer sur l’aiguille, et sa pointe pénétrer dans une petite entaille pratiquée à cet effet dans la tige môme.

Entre ces aiguilles, sont intercalées des pièces do bois S (fig. 344) très-minces, appelées platines, pouvant s’élever ou s’abaisser à volonté à une hauteur déterminée.

Voici quel en est l’objet ; les mailles de la dernière rangée de tricot sont montées chacune sur une aiguille, et repoussées jusque vers la base de ces aiguilles. On étend transversalement sur celles-ci un fil lâche ; on abaisse successivement toutes les platines dans le sens du développement du fil, de manière à produire sur sa longueur une série d’ondulations convenable, puis, ce fil ainsi plié par l’effet môme des platines, est glissé sons le crochet qui se ferme; enfin, les mailles sont repoussées de l’aiguille, passent par-dessus les crochets fermés et viennent tomber dans les plis du dernier fil.

Le mouvement des platines s’obtient de la manière suivante. La corde e f fait un tour complet autour de la poulie V, laquelle est mise en mouvement par les deux pédales correspondantes 6 et c. A cette corde est fixé un curseur métallique qui peut être ainsi poussé alternativement de droite à gauche et de gauche à droite. Ce déplacement s’opère au-dessous des pièces I [fig. 3i4) appelées oudes tenant aux platines et à gauche de la charnière R ; la position ainsi obtenue persiste, jusqu’à ce que la barre F abaisse toutes les oudes à la fois; l’abaissement de F est obtenu par le mouvement de la pédale intermédiaire a. Voici maintenant en peu de mots la disposition générale du métier indiquée par notre figure. M M sont les montants en bois du bâti, présentant en haut plusieurs traverses, notamment les têtes N. L, L sont les leviers en forme de croissant qui soutiennent la presse F. Ces leviers sont réunis par une tringle en fer qu’un ressort en arc de cercle S soutient à l’aide d’une corde m, tandis qu’à l’aide de la pédale a on peut l’abaisser. En R sont deux poteaux unis par une entretoise, au sommet desquels passent les tourillons de Taxe, centre du mouvement des platines et des oudes. Un système de leviers angulaires et de bielles O permet à l’ouvrier d’obtenir à volonté un mouvement vertical ou d’avant en arrière; tout le système étant équilibré par le ressort T, il n’y a pas plus de difficulté à obtenir un mouvement que l’autre. X est le banc sur lequel l’ouvrier est assis et d’où il fait mouvoir dans l’ordre convenable les diverses parties de la machine.

Le métier à bas ne fait, comme on voit, que du Iricot en nappe ; pour confectionner les bas, il faut tailler et coudre aussi solidement qu’on peut les deux bords du tissu. Depuis quelques années cependant, on a monté des métiers à tricoter circulaires automatiques ; il suffit, au moyen d’une manivelle, d’imprimer au métier un mouvement de rotation sur son axe pour que le travail s’y opère de lui-même d’une manière continue. Le tissu est alors cylindrique, sans couture, et peut être immédiatement employé comme jupon ou taillé pour confectionner divers objets.

Le métier à tricoter fut inventé sous Louis XIV par un serrurrier bas-normand qui, le premier, put offrir au roi une paire de bas tricotée au métier. Les marchands bonnetiers, alarmés de cette découverte, parvinrent à gagner un de ses valets de chambre, qui coupa quelques mailles, de sorte que le roi , chaussant ses bas , chaque maille coupée fit un trou, et l’invention fut rejetée. L’auteur passa en Angleterre où il fut au contraire accueilli avec empressement. William Lee fut le premier qui établit une fabrique de bas mécanique à Calverton, près Nottingham, et ce n’est que quelques années après, qu’un nommé Gavellier, de Nîmes, s’étant gravé dans la tête la composition du métier dont les Anglais étaient très-jaloux, parvint à le réimporter en France. Depuis cette époque, et surtout depuis le commencement de ce siècle, le métier a reçu des perfectionnements nombreux, qui permettent de varier à l’infini son travail. M. L.

BORAGITE, Borate de magnésie (Minéralogie). — Substance minérale qui cristallise en cubes remarquables par leur défaut de symétrie ; on la rencontre en cristaux disséminés dans le gypse de Lunebourg, en Bruns-

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wîck, et de Sageberg, en Holstein ; c’est, du reste, un

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BORATES (Chimie). — Sels formés par la combinaison (te l’acide borique avec les bases. Ils sont reconnaissables à la coloration verte qu’ils donnent à la flamme de l’alcool. Pour obtenir cette coloration, on réduit le sel en poudre, on le mélange avec un peu d’acide sulfurique concentré, et on le délaye dans l’alcool. Il existe des borates neutres et des borates acides. Le borate acide de soude est le seul employé dans les arts (voyez Borax). On rencontre tout formés, dans la nature, les borates de soude {Borax), de magnésie {Boracite)^ de magnésie et de chaux {Hydroboracite)

BORAX (Chimie), Tinkal, Borate de soude, (2BO’, NaO), de l’arabe baurach. — Combinaison d’acide borique avec la soude contenant en outre, quand il est cristallisé, 5 ou 10 proportions d’eau par proportion de sel , suivant qu’il est en cristaux octaédriques ou prismatiques.

Le borax prismatique est un sel natif que l’on trouve abondamment dans Tlnde, la Chine, la Perse, l’île de Ceylan et l’Amérique du Sud ; on en a mêrne rencontré en Europe dans le royaume de Saxe. Recueilli sur le bord de petits lacs dans lesquels il est dissous, on 1 importait autrefois en Europe en grande quantité, sous le nom de tinkal; mais aujourd’hui l’industrie préfère le préparer elle-même au moyen de \ acide borique de Toscane, ce qui lui a permis d’abaisser des trois quarts le prix de ce produit.

Dans une grande cuve en bois, doublée de plomb, contenant 7 à 800 litres d’eau et chauffée à la vapeur, on fait dissoudre 1 200 kil. de carbonate de soude cristallisé, puis on y introduit par fractions 1 000 kil. d’acide bori(ïue de Toscane ; celui-ci chasse l’acide carbonique et s’unit à la soude. La saturation étant complète, on laisse reposer pendant douze heures, puis on décante la liqueur claire dans des cuves peu profondes, également doublées en plomb, et où la cristallisation ne tarde pas à s’opérer. En laissant refroidir la masse avec lenteur, on obtient des cristaux très-volumineux prismatiques à 1 0 proportions d’eau. On peut, au contraire obtenir des cristaux octaédriques analogues au tinkal^ en forçant la cristallisation à se faire entre les limites de température de 7 9” et de 56® par une plus grande concentration de la liqueur mère ; ils ne contiennent plus alors que 5 proportions d’eau, et par conséquent, sous un même poids, renferment plus de matière utile. Cette découverte est due à M. Payen. Quelle que soit d’ailleurs sa forme cristalline, le borax perd toute son eau par l’action de la chaleur, devient anhydre, blanc, spongieux, pulvérulent ; et si la chaleur est poussée plus loin, il se transforme en un liquide visqueux, transparent et incolore, et dissolvant les oxydes métalliques avec une extrême facilité. Sur cette double propriété reposent l’emploi du borax dans l’industrie et son usage dans les essais au chalumeau.

Il sert dans la brasure du fer avec le cuivre, et de l’or avec divers alliages. La soudure, pour qu’elle puisse se faire, exige que les surfaces métalliques en contact soient parfaitement décapées ; tel est l’effet produit par le borax, qui s’empare des oxydes métalliques en formant avec eux un verre fusible, et qui forme de plus à leur surface un vernis qui s’oppose à une oxydation ultérieure. Le borax est également employé depuis longtemps comme fondant, dans la préparation des couvertes pour la porcelaine anglaise ; il commence à entrer dans la fabrication des glaces et cristaux fins. Le verre, formé par la dissolution à chaud des oxydes métalliques dans le borax est facilement fusible au chalumeau ordinaire, et présente des colorations nombreuses qui servent à distinguer les métaux les inis des autres. Ainsi, le manganèse lui donne une teinte violette, le cobalt le colore en bleu intense , le fer en vert bouteille, le chrome en vert émeraude, le cuivre en vert clair ou en rouge vif. M. D.

BORBORYGME (Médecine) , en grec, borboruymos, de borboruzéin, bruire. — On donne ce nom à une espèce de bruit qui semble parcourir les circonvolutions (voyez ce mot) de l’intestin, et qui est produit par les déplacements des gaz : ce bruit se lie en général à l’état des organes digestifs, et au plus ou moins de régularité de leurs fonctions; ainsi, dans l’intestin grêle, il est ordinairement joî/r, sonore et aérien, comme dit Galien, et indique que l’intestin est vide ; dans le gros intestin , celui-ci contenant des liquides, des résidus delà digestion plus ou moins liés entre eux, ce bruit présente à notre oreille la sensation que nous connaissons lorsque les gaz traversent des liquides : c’est le plus souvent lorsque

la digestion a été pénible, imparfaite; on observe encore cette espèce de borborygme dans les entérites, les diarrhées, la dyssenterie, le choléra, etc. (voyez ces mots).

BORDAGE (Terme de marine), — Assemblage de planches très-épaisses qui recouvrent extérieurement la membrure d’un navire.

BORDÉE (Terme de marine). — Espace parcouru par un navire sans virer de bord. Lorsque, ce qui est le cas général, le vent ne souffle pas dans la direction même que doit suivre le navire, on oriente successivement les voiles de façon à suivre (les chemins qui font de part et d’autre un certain angle avec la route à suivre; le navire décrit ainsi une sorte de chemin en zigzag, formé de portées successives qui sont chacune une bordée. C’est ce qu’on appelle courir des bordées, louvoyer.

BORE (Chimie). — Corps simple qui, par sa combinaison avec l’oxygène, donne Vacide borique, puis les borates. C’est à peu près uniquement à ces deux états qu’on le trouve dans la nature. Au point de vue physique, cette substance est remarquable par ses analogies avec le charbon. Le charbon existe sous trois états bien distincts : l’état amorphe (charbon ordinaire), l’état graphitoïde (papliite, plombagine), l’état octaédrique (diamants noirs ou blancs). Le bore peut être également obtenu sous ces trois états.

Le bore amorphe a été découvert par MM. Gay-Lussac et Thénard, en traitant l’acide borique anhydre par le potassium, il forme une poudre brune prenant feu à l’air ou dans un courant de bioxyde d’azote, sous l’influence d’une chaleur rouge, et infusible au feu de forge.

Le bore graphitoïde a été obtenu par M. Deville, en dissolvant du bore dans l’aluminium fondu, puis attaquant ce dernier métal par une lessive bouillante de soude, de la même manière qu’on obtient le charbon graphitoïde en dissolvant du charbon dans de la fonte en fusion, puis traitant le mélange par un acide. Le bore obtenu est en lamelles ou paillettes offrant une grande résistance aux agents d’oxydation.

Le bore cristallisé, diamant de bore, a été découvert également par M. Deville, en exposant pendant cinq heures, à une haute température, 80 parties d’aluminium en poids, et 100 parties d’acide borique fondu. On obtient ainsi du bore cristallisé dans la masse de l’aluminium en excès. Une lessive de soude concentrée et bouillante enlève le métal et laisse le bore en cristaux transparents, de couleur grenat, due au cuivre que contient l’aluminium, doués d’un grand pouvoir réfringent et d’un éclat adamantin. Ces cristaux sont d’une dureté comparable à celle du diamant noir, et leur poudre a pu être employée avec avantage à la place dtégrisée, ou poudre de (liamant, pour la taille de cette pierre précieuse.

Le bore cristallisé résiste avec une énergie extrême à l’oxydation, mais il s’enflamme au rouge dans un courant de chlore et donne du chlorure de bore gazeux.

Bore (Chlorure de) (BCD). — Composé gazeux que l’on obtient, soit en brûlant directement le bore dans un courant de chlore gazeux sec, soit en faisant passer le chlore sur un mélange de charbon et d’acide borique chauffé au rouge. L’affinité du carbone pour l’oxygène de l’acide vient s’ajouter dans ce dernier cas à l’affinité du chlore pour le bore insuffisante à elle seule pour opérer la décomposition de l’acide borique. Le chlorure de bore est gazeux et fumant à l’air, parce qu’au contact de l’humidité de l’air il se décompose en acide chlorhydrique et acide borique solide.

Bore (Fluorure de) (BFD). — Gaz tellement avide d’eau, qu’il charbonne et noircit les matières organiques •avec lesquelles il se trouve en contact ; aussi répand-il à l’air d’abondantes fumées blanches. L’eau peut en dissoudre 7 à 800 fois son volume. Mais si l’on étend d’eau sa dissolution concentrée, il se décompose en acide borique et en acide hydrofluoborique composé peu connu.

Bore (Sulfure de) (BS^). — Composé amorphe grisâtre que l’on obtient en faisant passer un courant de sulfure (le carbone en vapeur sur un mélange de charbon et d’acide borique chauffé au rouge. Au contact de l’eau, il régénère de l’acide borique et dégage de l’acide sulfhydrique.

BORÉAL. — Se dit en astronomie comme en géographie, de l’hémisphère nord et des astres qui y sont contenus. Le/)d/e boréal d’une aiguille aimantée est celui qui contient le fluide magnétique supposé exister dans l’hémisphère nord de la terre. Ce pôle se dirige vers le sud et s’appelle aussi pôle sud (voyez Magnétisme, Aimant, Boussole).

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