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DENSITÉ

ÉléT. dans 1,294

in tube d'uD

liam. égal 10,50»

Eau

Alcool

Essence de térébenth. .

Table des hauteurs auxquelles s’élèvent divers liquides à la^ température zéro dans un tube de 0i»,001 de diamètre.

NOMS DES SUBSTANCES. Densité. Hauteurs.

NOMS DES SUBSTANCES. Densité. Hauteurs.

Eau 1,000 30,73

Acide formique 1,105 20,40

Chlorure de zinc 1,364 20,12

Acide acétique 1,290 17,02

Acide sulfurique 1,840 16,80

Solution de potasse 1,274 15,40

Essence de citron 0,838 14,46

Essence de citron (2"'e espèce).. 0,866 13,90

Pétrole 0,847 13,90

Essence de térébenthine 0,890 13,52

Ether acétique 0,905 12,20

Alcool 0,821 12,10

Ether 0,737 10,80

Sulfure de carbonne 1,290 10,20

La capillarité influe certainement sur l’ascension de la sève dans les plantes. Il ne faudrait pas, toutefois, lui attribuer un rôle trop important. Pour qu’il y ait force capillaire, il faut que le filet liquide soulevé ait une surface terminale concave. Dès que cette concavité disparaît,, la capillarité cesse. La capillarité ne pourrait donc exister dans des tubes fermés et pleins, quelque déliés qu41s fussent, et elle ne peut suffire à expliquer la circulation de la sève dans les végétaux, ni en particulier le double phénomène que l’on observe sur une branche de vigne coupée transversalement. La sève s’élève dans le bout supérieur à l’encontre des forces capillaires qui prennent naissance à l’extrémité inférieure des vaisseaux : dès qu’ils commencent à se vider, la sève monte également dans le bout inférieur pour se déverser au dehors par la surface de lasection, bien qu’il ne puisse y exister aucune force capillaire, tous les canaux plongeant, par leur extrémité supérieure, dans une goutte de sève à surface convexe. C’est Yendosmose et Vaspiration des feuilles qui interviennent dans ce cas. 11 y a aussi l’action très-puissante, mise en évidence par les expériences de M. Jamin, provenant de ce que la colonne liquide n’est pas continue, mais interrompue par des bulles d’air de façon à former un véritable chapelet liquide. ’

La capillarité n’en joue pas moins un rôle marqué dans la nature ; c’est elle qui produit l’imbibition des corps poreux mis, par leur surface, en contact avec un liquide qui les mouille, et qui fait, par exemple, monter l’huile dans nos mèches de lampe. C’est elle également qui fait monter peu à peu à la surface du sol, à mesure que cette surface se dessèche, l’humidité des couches inférieures. Si cette eau qui imprègne le sol tient en dissolution des substances salines, ces substances sont entraînées avec elle, puis abandonnées par elle à la surface du sol à mesure que l’évaporation s’effectue. C’est ainsi que se produisent par exemple une foule d’efflorescences salpôtrées qui apparaissent dans certaines contrées , comme aussi à la surface des murs humides. Le salpêtre de houssage., des pays orientaux, est porté à la surface de la terre par un effet du môme genre.

Dans les observations barométriques très-précises, il est nécessaire de tenir compte de la capillarité qui tend généralement à déprimer la colonne de mercure soulevée . (voyez Baromètre). M. D. i

CAPILLARITÉ. — Voyez Capillaires.

CAPILLUS Veneris (Botanique). — Voyez Adiante, Capillaire.

CAPISTRÜM (Zoologie). — Mot latin qui signifie muselière ; c’est, dans les oiseaux, la partie de la tête qui entoure la base du bec.

CAP

CAP

CAPITAINE (Zoologie), nom donné à. plusieurs animaux très-différents. Ainsi, parmi les Oiseaux, on a désigné ainsi un Gros-bec d’Afrique (voyez ce mot) ; parmi les Poissons : I “ les Lachnolaimes , de Cuvier , genre û' Acanthoptérygiens labroides, qui viennent d’Amérique; "îo V Érémophile muiisien, de l’ordre des Malacoptérygiens apodes, famille des Anguilli formes, poisson de l’Amérique méridionale, très-bon à manger, et nommé ainsi dans le pays. Enfin, quelques Mollusques des genres Cône et Came sont désignés vulgairement sous ce nom.

CAPITALE (Poudre), Poudre de Saint-Ange, Poudre sternutatoire (voyez Poudre).

CAPITÉ (Botanique). — Terme qui s’applique aux organes des plantes réunis ou renflés en tête à leur sommet. Les poils sont capités sur la tige de la fraxinelle, etc. Le stigmate épais, arrondi, est captivé dans la belladone, les balisiers, les volubilis, la pervenche, etc.

CAPITO (Zoologie). — Nom donné par Vieillot au genre d’oiseaux nommé Barbu {Bucco, Guv.) (voyez Barbus).

CAPITULE (Botanique). — Ce nom s’applique à une sorte d’inflorescence ou disposition des fleurs résultant du non-prolongement des axes des fleurs ; c’est-à-dire que celles-ci se trouvent disposées en tête ou en boule. Si l’axe était prolongé, les fleurs extérieures se trouveraient au bas de l’inflorescence, ët celles dû centre par conséquent au sommet. Ce qui a fait dire à de Mirbel que le capitule est une sorte d’épi très-peu développé. Le capitule, dont la Scabieuse fleur des veuves offre un bon exemple , est presque toujours accompagné de bractées et garni d’un involucre. La calathide n’est qu’une modification du capitule (voyez ce mot).

CAPOTE (Vétérinaire). — Espèce de bandage matelassé en toile, dont on recouvre la tête d’un cheval pour pouvoir le maintenir pendant certaines opérations. On appelle capote fumigatoire un conduit en toile qu’on fixe au nez de Tanimal pour lui donner une fumigation.

CAPPARIDÉES (Botanique). — Petite famille de plantes Bialypétaleshypogynes, voisine des Crucifères. Elle comprend des végétaux à feuilles alternes, simples ou composées. Calice à 4 sépales libres ou soudés ; pétales 4 ou quelquefois nuis ; étamines en nombre quaternaire ou indéfini, insérées sur un réceptacle allongé ou globuleux, et souvent glanduleux; ovaire libre à une seule loge; fruit siliqueux ou bacciferme. Cette famille se divise en deux tribus, ^elle des Cléomées^ qui comprend des herbes ou sous-arbrisseaux à fruits secs déhiscents, et celle des Capparées, comprenant des arbres ou arbrisseaux à fruits charnus indéhiscents. Les Capparidées habitent les régions tropicales et subtropicales, plus particulièrement de l’Afrique et de l’Amérique. — Genres principaux : Cléomélfileome, Lin.); Polanise {Polanisia, Rafin.); Câprier {Capparis, Lin.) G — s.

CAPRAIRE (Botanique), Capraria, Lin., dérivé de capra, en latin, chèvre. Les feuilles d’une espèce passaient pour être très-recherchées de cet animal.— Genre

pl^'^tes de la famille des Scrophularinées, tribu des Sibthorpiées. Il comprend des plantes vivaces, quelquefois sous-arborescentes, à feuilles alternes, dentelées. Le calice est à 5 divisions ; la corolle est campanulée ; les étamines, au nombre de 4 ou 6, sont sagittées; la’ capsule •est à 2 sillons, et s^’ouvre en 2 valves. La C. à deux fleurs, vulgairement thé du Mexique {C. biflora. Lin.) est une herbe à feuilles oblongues, lancéolées et à fleurs blanches. Ôn s’en sert en guise de thé. G — s.

CAPRES (Botanique). — On appelle ainsi les boutons à fruits du câprier, confits au sel et au vinaigre, et vendus comme condiments (voyez Câprier).

CAPRICORNE (Zoologie), Cerambyx, Lin. — Grand genre â'Insectes coléoptères, famille des Longicornes, tribu des Cérambyeins, ainsi nommés à cause de la longueur de leurs antennes qu’on a comparées aux cornes des chèvres (capra). C’est là, en effet, un de leurs caractères les plus remarquables {fig. 411); ces antennes ont des articulations nombreuses ; elles sont ordinairement plus longues que le corps, qui est lui-même trèsallongé, supporté par des pattes grêles. Outre l’élégance de leurs formes, la vivacité de leurs mouvements, et souvent la richesse de leurs couleurs , quelques espèces se distinguent encore par une odeur très-agréable, ou par le son qif elles produisent lorsqu’elles éprouvent quelque contrariété. Leurs larves vivent en général sous les écorces ; leur corps est mou, allongé, aplati, presque quadrangulaire; chaque espèce paraît attachée à une nature de bois en particulier, et c’est toujours aux vieux ai-bres qu’elless’attaquent. Dans la classification du Règm animal, ce genre se trouve subdivisé en sous-genres dont

les principaux sont : les Callichromes [Callichroma, Latr.) (voyez ce mot); les Acanthoptères {Acanthoptera, Latr.) dont une des plus jolies espèces est le C. des Alpes, Acanthoptère rosalie {C. alpinus. Lin.), d’un bleu cendré, avec des taches noires sur les élytres, dont deux aii-de-

Fig. *11. — Capricorne des Alpes. (Long. 0“,033.)

vant du corselet, et deux au milieu, plus grandes et formant une bande. C’est la plus belle espèce que nous ayons en France; elle est fort rare à Paris, et onia trouve quelquefois dans les chantiers où elle est apportée avec les bois qui viennent du Midi. Viennent ensuite les Capneorwe^ proprement dits {Cerambyx, Lin.), dont il sera parlé, tout à l’heure ; enfin, les CaLlidies [Callidium, Fabr.) (voyez ce mot) constituent encore un sous-genre très-intéressant.

Capricorne proprement dit. — Sous-genre du grand genre précédent, caractérisé par des antennes longues, sétacées, le corselet tantôt presque carré et un peu dilaté au milieu, tantôt oblong et presque cylindrique, souvent rugueux. On y distingue surtout le C. héros (C. héros, Fab. Oliv.), le Grand C. noir chagriné; c’est la plus grande espèce de notre pays; long de 0“,04, noir, le bout des élytres brun et prolongé en une petite dent ; il a le corselet très-ridé, les antennes simples; on le trouve fréquemment aux environs de Paris. Sa larve creuse des trous profonds dans le tronc des gros chênes et leur fait beaucoup de tort. Cuvier pense que c’est peut-être le Cossus des anciens.

CAPRIER (Botanique), Capparis, Lin. — Ce nom vient du mot arabe kabar; les Grecs en ont fait kapparis, puis les Français câpre. — Genre de plantes type de la famille des Capparidées, dont les espèces sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles simples ; fleurs blanches ou verdâtres. Parmi les nombreuses espèces de ce genre, le C. commun ( C. spinosa. Lin.) est la plus importante. C’est un arbuste très-rameux, élevé à peu près de 1 mètre ; ses tiges sont souples, glabres, ses stipules épineuses, et ses feuilles entières, arrondies, lisses. Les fleurs de ce câprier, axillaires et solitaires, sont blanches, avec des étamines purpurines. Originaire de l’Asie, cette espèce se cultive beaucoup dans l’Europe méridionale. Elle est très-abondante dans la Provence, où elle est désignée sous le nom de Tapenier. Plusieurs autres espèces donnent de belles fleurs qui sont d’un joli effet dans les serres chaudes. On cultive le câprier pour les jeunes boutons de ses jolies fleurs, que l’on nomme câpres. Lorsqu’ils sont frais, ils sont légèrement odorants et ont une saveur piquante à cause de l’huile volatile qu’ils contiennent. On les cueille et on les passe au crible pour choisir les plus petits, qui sont les plus estimés ; puis on les met dans le vinaigre pendant une quinzaine de jours, et on les conserve dans des vases clos. On fait aussi confire de même les jeunes fruits du câprier qui sont des siliques ; dans cet état, on leur donne le nom de cornichons de câprier. Ces deux préparations sont employées comme assaisonnements, et sont douées de propriétés excitantes qui facilitent la digestion chez les individus d’une constitution molle ; elles entrent dans plusieurs préparations culinaires. L’écorce de la racine de câprier était employée en médecine et placée au nombre des cinq racines apéritives mineures; elle a été employée aussi dans la chlorose, les cachexies, etc. Ce médicament est abandonné aujourd’hui, peut-être à tort. Caract. du genre : sépales concaves; 4 pétales ouverts; étamines longues et nombreuses ; ovaire longuement pédicellé ; stigmate sessile, obtus; fruits siliqueux pulpeux. G — s.

CAPRIFICATION (Économie domestique). — Trèsancien procédé pratiqué encore aujourd’hui dans le Levant, pour hâter ou faciliter la maturité des figues. Ce

CAP

GAP

nom vient de caprificus, figuier sauvoge (voyez Figue, Figuier).

CAPRIFOLIACÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones gamopétales périgynes renfermant en général des arbrisseaux à feuilles opposées, entières, sans stipules, ou découpées et munies alors de stipules. Jllles habitent particulièrement les régions tempérées et froides de l’Amérique septentrionale , de l’Asie et de l’Europe. On les divise en deux tribus : 1° \q% Lonicérées^ caractérisées par une corolle tubuleuse à limbe régulier ou irrégulier et un style filiforme. Genres principaux : Symphorine [Symphoricarpos, Dill.), Dierville [Diervilla, Tonrn.), Chèvrefeuille {Lonicera, Desf.), Linnée {Linnœa^ Gron.); 2® les Sambucinées^ caractérisées par une corolle régulière, rotacée, à 5 lobes plus ou moins profonds et 3 stigmates sessiles. Genres principaux : Sureau {Sambucus, Tourn.), Viorne {Viburnum, Lin.). Caract. de la famille : calice adhérent avec l’ovaire, à 5 dents; corolle épigyne, quinquéfide, étamines insérées sur la corolle et en nombre égal à celui dos lobes, ovaire infère à 2-5 loges; fruit bacciforme souvent pulpeux. G — s.

GAPRILIQÜE, CapriquE;, Caproïque (Acides) (Chimie'. — Ces trois acides se montrent à l’état de combinaison saline quand le beurre est saponifié. Lorsqu’on emploie la potasse pour cette saponification, on obtient un mélange de butyrate, de caproate^ de caprate et de caprilate de potasse. En précipitant la potasse par l’acide lartrique à l’état de bitartrate de potasse, et saturant la liqueur devenue acide par l’eau de baryte, on obtient les quatre sels de baryte correspondants. Il n’y a plus qu’à les séparer les uns des autres, en se fondant sur leur inégale solubilité dans l’eau, et à les décomposer individuellement par l’acide sulfurique pour avoir chacun des acides à l’état de liberté. Ainsi, le mélange de quatre sels, traité par un peu d’eau froide, lui abandonne le butyrate et le caproate ; cette première dissolution abandonnée à ellemême dans un lieu chaud, laisse cristalliser le caproate à peu près pur. Le résidu, caprate et caprylate, est dissous dans l’eau bouillante qui, par une concentration convenable, laisse déposer le caprate et retient le caprylate. Voici les principales propriétés des trois acides indiquées parallèlement.

ACIDE CAPROÏQUE.

ACIDE CAPRIQUE.

ACIDE CAPRILIQUE.

Liquide aux températures ordinaires, bout à 2ü0°.

Odeur piquante de la sueur.

Solide jusqu’à 120°, bout au-dessus de 250“.

Odeur de bouc.

Solide jusqu’à 150°, bout à 240°.

Odeur de l’acide sebacique .

Ces acides se retrouvent aussi parmi les produits de l’oxydation de l’acide oléique par l’acide azotique, et dans la saponification du beurre de cacao. L’acide caprique a été aussi obtenu en oxydant l’essence de rue par l’acide azotique. Les acides caproïqueetcaprilique ont été obtenus à l'état anhydre par M. Chiozza. Les principaux chimistes () ni ont découvert et étudié ces acides, sont MM. Chevreul, Chiozza, Lerch, Brazier, Gossleth , Gerhardt, Fehling, Gluckelberger. B.

GAPRIMULGIDÆ (Zoologie). — Dans la classification de Ch. Bonaparte, c’est une famille de la tribu des Vol Itérés, ordre des Passeres ; parmi les genres dont se compose cette famille, on trouve le genre Caprimulginœ, c’est le grand genre Engoulevent de Cuvier.

CAPRIMULGUS {Zoo\og\Q),Caprimulgns, Lin. — C’est y Engoulevetd (voyez ce mot). Les mots Capri-

mulgus, Tette-vaehe, viennent de l’idée popu-

laire que ces oiseaux tettent les chèvres.

CAPROMYS (Zoologie), Desm., du latin capra, chèvre, mus, rat; Houtia, Cuv. — Genre de Mammi fères Rongeurs, du grand genre Mus de Linné, ayant la forme et l’ensemble de structure de rats énormes, qui atteindraient la taille du lièvre et du lapin ; ils se distinguent par quatre molaires partout à couronne plate; cinq doigts aux pieds de derrière, et quatre avec un rudiment de pouce à. ceux de devant; leur queue est ronde et peu velue ; les deux espèces connues habitent Cuba. Le C. de Fournier {Houtia Congo), de la taille d’un lapin, est brun mêlé de fauve; il est connu à Cuba sous le nom de Chemis. Le C. prehensilis {Houtia Caravalii) est plus rare et plus petit; il est roux, mêlé de gris. Ils étaient regardés autrefois par les indigènes comme un de leurs meilleurs gibiers avec les agoutis.

CAPRON, Caperon (Botanique). — Fruit du Capronier, espèce de Fraisier.

CAPSICUM (Botanique), Capsicum, Lin. — Nom latin du piment.

CAPSULAIRE (Botanique). — Terme qui s’applique à un fruit sec présentant la nature de la capsule. Certains botanistes comprennent, sous le nom général de fruits capsulaires, les fruits simples qui s’ouvrent à la maturité comme le légume, la silique et la silicule, la pyxide et la capsule.

CAPSULE (Anatomie). — Ce nom a été donné à des parties qui ne se ressemblent nullement, ainsi qu’on va le voir. — Capsules articulaires, capsules fibreuses, ligaments capsulaires; ce sont des appareils ligamenteux disposés par couches membraneuses, qui enveloppent certaines articulations, comme celles de l’épaule, de la hanche, du genou, etc. — Capsule du cœur ; le nom que Paracelse donnait au péricarde. — Capsule cristalline (voyez Cristallin). — Capsule de Glisson, espèce de membrane décrite par Glisson ; c’est un tissu cellulaire très-dense, qui environne les ramifications de la veine porte (voyez Foie). — Capsules surrénales ou atrabilaires, reins succenturiaux, corps aplatis, triangulaires, situés au-dessus des reins qu’ils recouvrent comme ferait un casque. Ce sont des espèces de sacs sans ouverture, à parois épaisses, d’un tissu granulé, grisâtre tout particulier; leur cavité renferme un liquide visqueux, peu abondant, d’une couleur brune, jaunâtre ; on croit que c’est Vatrabile des anciens, à laquelle ils ont fait jouer un si grand rôle dans un grand nombre de maladies. — Capsules synoviales ; sacs sans ouvertures, en manière de membranes séreuses destinées à sécréter la synovie, et placées aux articulations et au voisinage de certains tendons.

Capsule (Botanique), du grec boîte. — Terme

par lequel on désigne un fruit sec dont les carpelles s’ouvrent d’eux-mêmes à la maturité. Ce nom s’applique eu général à tout fruit sec qui ne rentre pas parmi les légumes, comme dans le pois ; parmi les siliques ou silicules, comme dans les Crucifères, parmi les pyxides , comme dans le mouron rouge. A vrai dire, ces différentes sortes de fruits sont des modifications bien caractérisées de la capsule. Suivant le nombre de loges dont elle est formée, la capsule est à.\ie,uni-b i-tri-quadriloculaire ,e,ic,. ,, et multiloculrnre si ses loges sont nombreuses. Il en est de même pour le nombre de valves qu’elle forme en s’ouvrant à la maturité ; on fait précéder le mot valve des expressions uni, bi, tri, etc.

Capsule (Pharmacie). — Espèce de bols ou grosses pilules composés d’une enveloppe plus ou moins solide dans laquelle on renferme des médicaments liquides, très-désagréables au goût. On a employé les capsules surtout pour administrer le baume de copahu; les premières ont été faites en gélatine; plus tard, on a employé le gluten, dont la digestion se fait plus rapidement dans l’estomac, ce qui permet une absorption plus rapide du médicament. Depuis lors, on a fait usage des capsules pour plusieurs autres médicaments.

Capsules de guerre (Artillerie). — On appelle capsules les amorces fulminantes employées pour les armes portatives ; ce sont en général de petits cylindres en cuivre embouti, fermés par un bout , ouverts par l’autre. Pour prévenir les éclats, on pratique des fentes suivant des génératrices du cylindre, de manière à rendre plus facile l’épanouissement du métal.

On place au fond du cylindre une matière fulminante composée de deux parties de fulminate de mercure et d’une partie de salpêtre; le salpêtre n’a d’autre but que de rendre le fulminate moins explosif.

Les capsules do guerre sont toutes fabriquées à la capsulerie de Paris ; elles présentent à l’ouverture un petit rebord qui les rend plus faciles à manier. On se sert,, pour la confection des capsules, de bandes de cuivre de U>",0004 d’épaisseur; ces bandes, sous l’action de trois balanciers, sontd’abord découpées en étoiles à six branches ; ensuite, les étoiles sont embouties en cylindres, et enfin les rebords sont rabattus. Les capsules vides sont placées sur une plaque de fer percée de petits trous, et sont chargées de 0s,0'i de composition fulminante ; on introduit, dans les capsules des poinçons, et à l’aide d’une espèce de laminoir, on presse la matière fulminante afin de lui donner une certaine consistance; pour la préserver de l’humidité , on verse dessus une goutte de vernis à la gomme laque (500 grammes gomme laque, dissous dans un litre d’alcool à 95" â l’alcoomètre).

A l’exposition universelle de Paris, en 1855, on avait exposé une machine qui découpait les bandes de cuivra en étoiles et fabriquait la capsule. AI. M,

CAR

CAPUCHON (Botanique). — On donne ce nom aux sépales ou pétales présentant un prolongement redressé et ouvert antérieurement comme un capuchon ou un casque. Cette forme se rencontre à la partie postérieure de la fleur dans l’ancolie et l’aconit.

CAPUCINE (Botanique), de la forme de capuce ou capuchon que présente l’éperon de cette plante. Nom vulgaire du genre Tropœolum^ Lin., du grec tropaion^ trophée. La feuille des capucines ressemble à un bouclier et leur fleur à un casque vide. — Les capucines constituent le seul genre de la famille des Tropéolées. Ce sont des herbes grimpantes, à saveur âcre et piquante, (]ui a valu à la petite et à la grande capucine {T. minus. Lin., et T. majus,, Lin.) le nom de Cresson du Pérou. Ces deux plantes ont des variétés à fleurs doubles ou colorées d’un pourpre mordoré. Elles sont non-seulement employées dans l’ornement, mais elles sont utiles en économie domestique. On sait que les boutons et les fruits verts de la capucine sont un assez agréable assaisonnement lorsqu’ils sont confits dans le vinaigre. On raconte que, par un soir de forte chaleur, la fille de Linné observa une lumière trèsvive qui se dégageait, comme des étincelles électriques, des fleurs de la grande capucine. La C. tubéreuse {T. tuberosum., Buiz et Pavon) et la C. azurée [T. azureum, Bot. mag.), originaires du Chili, ont des racines amylacées, qui peuvent servir d’alimeat. La première est d’un usage assez fréquent dans le Pérou. On connaît aujourd’hui plusieurs variétés de capucines, toutes fort remarquables par l’élégance de leur forme, la beauté et la sin gularité de leurs fleurs. Au moyen des semis, on a obtenu quelques individus à fleurs doubles; mais surtout des fleurs plus grandes et diversement colorées, ainsi, brunes, pourpres, panachées, jaunes, blanches, etc. Caract. du genre ; calice à 5 sépales inégaux, plus ou moins soudés, et prolongés en un éperon; 5 pétales irréguliers, tordus en spirale avant l’épanouissement, les 3 inférieurs petits ou nuis ; 8 étamines distinctes ; 1 style ; fruit de 2-3 coques ou akènes indéhiscents. G — s.

CAPULOIDES (Zoologie). — Famille de Mollusques gastéropodes pectinibr anches, établie par Cuvier et caractérisée ainsi : coquille largement ouverte, à peine turbinée, sans opercule, sans échancrure ni siphon ; elle comprend les genres Cabochons., Crépidules., Naoicelles, Calyptrées., Siphonaires . ‘

CAPULUS (Zoologie), Capulus, Montf. — Nom latin du Cabochon (voyez ce mot).

CAPVERN (Médecine, Eaux minérales). — Village de France, arrondissement et à 13 kilomètres E. de Bagnèresdc-Bigorre, où il existe des eaux sulfatées calciques, contenant une quantité sensibledefcr.Température, 24" cent., fondantes et diurétiques ; on les emploie dans les engorgements du foie, de la rate, dans la gravelle, etc.

CAQUE-S ANGUE (Médecine) , des deux mots latins cacare et sanguis. — On désignait autrefois par ce nom, en médecine, toutes les déjections alvines sanguinolentes, qu’on appelle aujourd’hui dyssenterie (voyez ce mot).

CARABES (Zoologie), Car abus., Latr. — Genre d’/«secies coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques, section des Grandipalpes ; caractérisé par des élytres terminées en pointe; un labre bilobé ou fortement écbancré, abdomen ovale, ailes nullcs ou rudimentaires. Ces insectes, qui sc trouvent suri ont

dans toutes les contrées fj'oides et tempérées , ont le corps allongé, souvent bronzé ou d’un vert doré en dessus, cuivreux ou violet dans d’autres, deux yeux arrondis et saillants; les antennes filiformes un peu plusionguesque la moitié du corps ; les mandibules fortes; ils comptent })armi les plus grands coléoptères que nous ayons ; ils sont voraces, fort agiles, et on les voit souvent courant à terre dans les champs, dans les jardins, dans les bois. Ils se nourrissent, en générai, à l’état de larves comme à l’état parfait, de larves, de chenilles ou d’autres insectes qu’ils saisissent avec leurs fortes mandibules, et souvent même ils se dévorent entre eux. Us répandent une odeur forte et désagréable, et lorsqu’on les prend ils font sortir par la bouche ou par l’anus ure liqueur noirâtre , très - âcre et très - irritante , d’une odeur

fétide. Les anciens paraissent avoir regardé ces insectes comme un poison pour les bœufs qui en avalaient avec l’herbe qu’ils mangeaient ; voilà pourquoi Geoffroy leur donna le nom de Buprestes. Le vulgaire confond, en général, les carabes avec les cantharides, et leur attribue les mômes vertus. Le C. doré [C. auratus. Lin.), qu’on nomme vulgairement le Jardinier {fig. 412), long de 0"’,025, d’un vert doré en dessus et noir en dessous, a les premiers articles des antennes et les pieds fauves; ses élytres sont sillonnées, avec trois côtes unies sur chaque. On ne trouve plus ce carabe au midi de 1 Europe, à moins que ce ne soit quelquefois dans les montagnes. On peut encore citer parmi les espèces le C. violet, le C. enchaîné, le C. granulé, etc.

CARABIQUES (Zoologie), CarabicijL'eXv. — Nombreuse tribu 6.' Insectes coléoptères pentamères, famille des Carnassiers. Ils SC nourrissent de proie vivante et surtout d’insectes qu’ils attrapent à la course; ils ont le corps oblong, les yeux saillants, la tête ordinairement plus étroite que le corselet, et les mandibules, qui sont entièrement découvertes, le plus souvent simples ou sans fortes dentelures. Us répandent presque tous une odeur désagréable (voyez CapiAbe). Les larves ont le corps allongé, presque cylindrique, la tête grande, écailleuse, armée de deux fortes mandibules ; deux antennes courtes et coniques. Ils .se cachent dans la terre, sous les pferres, sous les écorces des arbres, et sont, pour la plupart, très-agiles; cette tribu très-nombreuse est d’mie étude difficile; Cuvier y établit d’abord deux divisions : la première se distingue par les palpes extérieures qui ne sont point terminées en manière d’alène; leur dernier article n’est point réuni avec le précédent. Ils se subdivisent en six sections qui renferment plus de quatre-vingt-dix genres. — Première section : les Troncati pennes, vingt-quatre genres dont les principaux sont : les Aptines, les Brachines, les Odacanthes, les Dryptes, les Lébies. — Deuxième section : les Bipartis, quinze genres; les principaux sont : les Encélades,\e&Carénums, les Scarites, les Oxygnathes, les Ditômes. — Troisième section ; les Quadrimanes, six genres, les principaux sont : les JJaptes, les Harpales. — Quatrième section : les Simplicimanes, quatorze genres, parmi lesquels on remarque, les Féronies, les Myas, les Calathés. — Cinquième section : les Patellimanes, dix-sept genres, dont les principaux sont : les Chlœnies, les Loricères, les Panagées. — Sixième section : les Grandipalpes, quinze genres ; les principaux sont : les Procrustes, les proprement dits, les Calosômes, les Omo-

phrons, les Elaphres. — La seconde division est distinguée de la précédente par la forme des palpes extérieures dont l’avant-dernier article, en forme de cône renversé, se réunit avec le suivant; elle forme une septième section,, celle des Subiilipa/pes, divisée en deux genres, les Bembidions et les Tréchus.

CARAGAL (Zoologie', Felis caracal. Lin. — Espèce de Mammifères carnassiers, du genre Chat, très-voisin des Lynx ; il est roux vineux, presque uniforme ; Cuvier dit que c’est le vrai Lynx des anciens. De Perse et de Turquie. Les Turcs l’appellent d’où Buffbn a

fait caracal.

CARAGARA (Zoologie), nom indigène; Pohyborus , VieTlot; Falco, LxVn. — Genre à' Oiseaux de proie, du grand genre Faucon, section des Ignobles. Voici comment s’exprime Cuvier à leur sujet. « L’Amérique produit des aigles à longues ailes, à tarses nus, écussonnés, où une partie considérable des côtés de la tête, et quelquefois de la gorge, est dénuée de plumes; on leur a donné le nom de Curucara, » qui vient d’un cri particulier que ces oiseaux poussent en renversant la tête en arrière; celui de Polyborus vient du grec polu, très, et boros, gourmand ; ils sont en effet très-voraces, mangent do tout, et ne redoutent pas le voisinage de l’hoir me dont ils dévorent avec avidité tout ce qu’il a pu laisser à la suite de ses repas; ils se nourrissent do reptiles, de mollusques, d’insectes même, d’oiseaux aquatiques et autres, de petits quadrupèdes, etc. Le C. ordinal e, Faéco brusiliensù, Gm. ; Polyb. vulgaris , Vieill. ((',G5 de long), rayé en travers de blanc et de noir, des plumes effilées, blanches à la gorge, une calotte noire, un peu prolongée on huppe ; les couvertures des ailes, les cuisses et le bout de la queue noirâtres. C’est l’oiseau de proie le plus nombreux au Paraguay et au Brésil. Lorsqu’il est poussé par sa gourmandise, il est assez courageux pour enlever aux autre.s oiseaux de proie les chairs qu’ils dévorent, et pourtam il est lâche au point de sc laisser harceler et mettre en fuite par les petits oiseaux, tels que les moqueurs, les hirondelles,, les petits passereaux de toutes espèces, il

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