‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 154 sur 385 · CEL · texte numérisé non relu

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forment ces fibres sont allongées toutes dans un môme sens, et atteignent dans cette direction une longueur égale à plusieurs fois leur largeur. Ordinairement effilées aux deux bouts, et souvent assez longues pour former de véritables tubes fermés en pointe aux deux extrémités, elles constituent, en s’accolant, une masse fibreuse dont le bois, par exemple, est essentiellement composé. 3“ Dans le /issu vasculaire^ les cellules sont aussi trèsallongées dans un même sens, et même beaucoup plus que celles du tissu fibreux. Ici, chacune de ces cellules effilées peut former déjà par elle-même un long tube, et ordinairement elles communiquent entre elles, de façon à constituer de longs canaux d’une finesse généralement capillaire ; c’est ainsi que sont formées les trachées, les vaisseaux spiraux, les fausses trachées, etc.

CELLULOSE (Chimie) (Ci^HioOio). — Corps neutre qui constitue le squelette solide des végétaux. Il se présente avec des structures et des degrés de consistance très-variés, suivant son origine. Tantôt en fibres allongées, résistantes, tenaces, comme dans le lin, le chanvre ; tantôt en filaments plus délicats, constituant de véritables cloisons, comme dans le tissu cellulaire des plantes; tantôt en lamelles étroites, à peine agrégées, comme dans le parenchyme de certains cryptogames. Dans tous les cas, sa composition et ses propriétés chimiques demeurent les mêmes. Il est insipide, inodore, de couleur blanche, insoluble dans l’eau, l’éther, l’alcool, les essences ; sa densité moyenne est 1 ,5. Avec une composition tout à fait semblable à celle de V amidon, de la dextrine et du glucose, la cellulose se distingue nettement du premier, en ce qu’elle ne bleuit pas par l’iode, à moins qu’elle ne soit fortement désagrégée ou modifiée partiellement par le contact de l’acide sulfurique; des deux autres, par son insolubilité dans l’eau. Cependant, elle se transforme successivement par l’action de l’acide sulfurique, d’abord en amidon, puis en dextrine, et finalement en glucose. La charpie, les vieux chiffons, traités par l’acide sulfurique, deviennent solubles. Il suffit de neutraliser la liqueur par une base, la chaux, par exemple, pour précipiter l’acide et mettre en liberté la dextrine et le glucose qui ont pris naissance. Par l’acide azotique concentré, la cellulose se change en pyroxijle (coton-poudre). La cellulose se trouve à l’état de pureté presque complète dans le vieux linge, le papier rie Berzelius, qui sert de papier à filtre dans les laboratoires, dans la fibre du coton, dans le papier de riz, dans la moelle de sureau. Pour l’obtenir à un degré de pureté absolue, il suffit de traiter l’un des corps précédents successivement par tous les dissolvants : eau, acides faibles, alcool, éther. Le résidu, bien lavé à l’eau distillée, est la cellulose pure. Elle est associée dans le ligneux proprement dit avec une matière incrustante, de composition fort variable; souvent avec de l’amidon ou avec des matières azotées. La cellulose a été étudiée par Prout, Schleiden, Braconnot, Payen, Hofmann, Béchamp. B.

CÉLOSIE (Botanique), Celosia, Lin., du grec kêleos, brûlant. Les fleurs scarieuses de ces plantes semblent desséchées par le feu. — Genre de plantes de la famille des Amarantacées, tribu des Célosiées, qui comprend des herbes dressées, à feuilles alternes, à fleurs disposées en épis ou en panicules. Celles-ci sont élégantes, scarieuses, accompagnées de trois bractées colorées. La C. à crête [Celosia cristata,M.or\.), appelée vulgairement Amarante crête-de-coq. Passe-velours, est une herbe vivace, remarquable par ses fleurs rouges ou jaunes, disposées en épis presque sessiles, quelquefois dilatés au sommet, de manière à former de larges crêtes étoffées. Cette espèce, originaire des Indes orientales, est communément cultivée comme plante d’ornement. Elle comprend plusieurs variétés, qui diffèrent presque spécialement par la couleur de leurs épis. La C. argentée [C. argentea. Lin.) est annuelle, et se distingue de la précédente par ses fleurs d’un blanc argenté, et disposées en épis cylindriques. Elle croît dans les mêmes régions que la célosie à crête. Caractères du genre : calice, 5 sépales, étalés, glabres; 5 étamines soudées en cupule parleur base ; ovaire à une seule loge, contenant plusieurs ovules ; fruit utriculaire s’ouvrant circulairement. G — s.

GELSIE (Botanique), Celsia,\An., dédiée par Linné à son ami Olaus Celsius, naturaliste suédois, professeur à Upsal. — Genre de plantes de la famille des Scrophularinées, tribu des Verbascées. Il comprend généralement des herbes exotiques, à corolle plane, rotacée ou concave, à lobes un peu inégaux; 5 étamines, dont une stérile; style dilaté, comprimé au sommet. La C. à feuilles de bétoine [C. beionicœ folia, Desf.) est une herbe

bisannuelle, qui croît en Algérie; ses fleurs sont jaune orange. La C. à longs pédoncules [C. arcturus. Murs.), queue d’ours; allusion faite à la grappe allongée de cette plante, est^oriainaire de Crète-

CELTIDÉES (Botanique). — Voyez Ulmàcées.

CELTIS, Tourn. (Botanique). — Nom scientifique du Micocoulier.

GÉMEiNT (Chimie, Métallurgie). — En chimie et métallurgie, on appelle ainsi toute substance dont on enveloppe un corps métallique avant de le soumettre au feu, soit pour en changer la composition, soit pour en modifier la surface. La nature des céments varie selon le but que l’on veut atteindre. Le cément employé à transformer le fer en acier est composé principalement de matières charbonneuses ; dans celui que l’on emploie pour bronzer le cuivre, on fait entrer du vert-de-gris, du sel ammoniac et du vinaigre. On le compose de brique en poudre fine, de nitre, de sulfate de fer calciné, et d’un peu d’eau pour aviver le ton des objets formés d’un alliage d’or et d’argent ou de cuivre, etc. Voyez les diverses opérations de cémentation à chaque métal où on en fait usage.

CÉMENTATION. — Traitement d’un métal par un cément; ce mot se dit particulièrement de la transformation du fer en acier (voyez Acier, Acier de cémentation).

CENDRES (Chimie). — Résidu pulvérulent de la combustion des substances combustibles. La composition des cendres est variable, suivant la nature et l’origine des corps d’où elles proviennent ; celles des végétaux contiennent de la silice, de l’alumine, des sels de chaux, de fer, et surtout de potasse et de soude, la potasse, dominant dans les plantes terrestres, et la soude dans les plantes marines. C’est sur l'existence de ces alcalis dans les cendres de bois, qu’est fondé l’usage de celles-ci dans les lessives. Les cendres ont une grande importance dans l’agriculture ; outre qu’on en tire un excellent parti comme amendement, leur analyse fait connaître la nature des substances minérales qui interviennent dans la constitution des végétaux , et sans lesquelles ceux-ci ne pourraient prospérer, et sert de guide dans le choix des matières qu’il est nécessaire d’introduire dans le sol quand elles ne s’y trouvent pas naturellement en quantité suffisante. Nous donnons ici le tableau des quantités de cendres fournies par les divers combustibles, en ajoutant que, pour les charbons fossiles , ces quantités peuvent augmenter considérablement, suivant le point de la veine où le combustible a été pris.

Quantités de cendres fournies par la combustion de 100 parties des divers combustibles. '

Combustibles des terrains de transition.

Anthracites 0,94 4,67

Houilles grasses dures 1,41 2,96

Houilles grasses maréchales. . . 1,40 1,78

Houilles grasses à longue flam. 0,24 3,68

Houilles sèches à longue flam.. 2,28 »

Combustibles des terrains searndaires.

Anthracites 4,S7 26,47

Houilles 1,00 19,20

Jaïet 0,89 4,08

Combustibles des terrains tertiaires.

Lignites parfaits 1,77 13,43

Lignites imparfaits 2,19 9,02

Lignites passant au bitume.... 3,94 4,96

Asphalte 2,80 »

Combustibles de formation contemporaine.

Tourbes 4,61 5,58

Bois 2,04 »

Cendres bleces. — Couleur d’un beau bleu, employée dans la peinture, et surtout dans la fabrication des papiers peints. Il en existe de naturelles et d’artificielles.

Cendre bleue naturelle, — S’obtient par la pulvérisation du bleu de montagne, carbonate tribasique hydraté de enivre, que l’on rencontre dans la nature sous forme de beaux cristaux bleus. Quoique la nuance de cette couleur soit agréable et bien fixe, on l’a généralement remplacée par une autre couleur plus éclatante, mais malheu- i reusement très-peu stable, appelée cendre bleue artip.cielle (voyez Bleu de montagne).

Cendre bleue artificielle [hydrate d’oxyde de cuivre, • mêlé à de la chaux). — La fabrication de ce produit est délicate, et ne réussit bien qu’entre les mains d’ouvriers- j 1 très-exercés.

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Pour préparer les cendres bleues en pâte, on introduit dans un tonneau défoncé par un bout , GO litres d’une dissolution de sulfate de cuivre marquant 33<> à l’aréomètre de Baumé ; on y ajoute 40 litres d’une dissolution bouillante de chlorure de calcium marquant 40° au même aréomètre. On brasse le mélange, et on l’abandonne douze heures à lui-même. Une réaction a lieu entre les deux liqueurs ; il se forme du sulfate de chaux qui se précipite, et du chlorure de cuivre qui colore la liqueur en vert. On décante celle-ci, on la filtre, on lave le dépôt, et on ajoute à la première la liqueur filtrée provenant de ce. lavage. On obtient ainsi 170 litres de liqueur verte à S" Baumé.

D’un autre côté, on prend 25 kil. de chaux, que l’on délaye dans 75 kil. d’eau; on passe la bouillie sur un tamis en cuivre, et on en prend 18 à 20 kil. que l’on verse dans la liqueur verte. On agite fortement et on laisse déposer. Une nouvelle réaction a lieu ; du chlorure de calcium se reforme et reste dissous, tandis que de l’oxyde de cuivre hydraté se produit et se dépose. Ce dépôt, ou pâte verte^ lavé par décantation, est versé dans un baquet et mêlé avec de la chaux, de l’eau, et une dissolution de potasse perlasse du commerce marquant 15® Baumé, dans la proportion de I kil. de chaux, 20 kil. d’eau, et O'^,? d’eau de potasse pour 27 kil. de pâte sèche. On agite et on broie rapidement dans un moulin à couleurs, la promptitude de cette opération influant beaucoup sur la qualité du produit.

La pâte, broyée, est introduite dans une bouteille avec 500 grammes de sulfate de cuivre et 250 grammes de sel ammoniac ou chlorhydrate d’ammoniaque dissous dans 8 litres d’eau ; on bouche, on secoue fortement, et on laisse déposer. On achève la réaction dans une futaille défoncée par un bout; on décante le liquide surnageant, on lave ce dépôt bleu, on le fait égoutter sur des filtres, et on le vend tout humide aux fabricants de papiers peints.

Les cendres bleues en pierre s’obtiennent par la dessiccation de la pâte précédente à l’ombre et à une faible chaleur.

Cendre gravelée. — Voyez Potasse.

GENDRES VOLCANIQUES (Géologie). — Ce sont des matières pulvérulentes, des poussières incandescentes que rejettent les volcans dans certaines circonstances ; elles sont ordinairement précédées par des torrents de fumée et forment une pluie tellement épaisse, qu’elle dérobe la clarté du jour, quelquefois pendant des semaines. Ces cendres peuvent être très-abondantes, et dans l’éruption du Vésuve de 1794, elles couvrirent la terre d’une couche de plus de 0“',35 d’épaisseur. En 1787, l’Etna avait vomi une telle quantité de cendres et de sables, qu’il y en avait une couche de 0“,08 à la distance de 4 lieues. A ces cendres se joignent plus ou moins promptement les pierres poreuses, également incandescentes, nommées rapdlli ou lapilli., ponces et pouzzolanes. La quantité de ces divers produits d’une éruption dépasse tout ce que l’imagination pourrait concevoir. Le 29 août 79 de notre ère la ville de Pompeia, près du Vésuve, fut ensevelie sous une pluie de cendres et de pierres. (Voyez Dict. d'histoire de hiograph., par Dezobry et Bachelet, art. Pompeia.) Les vapeurs ou fumées et les cendres sont emportées par les vents, souvent jusqu’à 200 et môme 800 kilomètres. Au dire de Procope, lors de l’éruption de 452, les nuages de cendres du Vésuve furent poussés jusqu’à Constantinople ; en 1794, elles se répandirent jusqu’au fond de la Calabre. En 1811, les cendres du volcan de Sumbawa (îles de la Sonde) furent portées à 1160 kilomètres (290 lieues), jusqu’à Amboine et Banda (îles Moluques).

CENOBION (Botanique), cœnobium., du mot grec koïnobion., communauté. — Nom donné à un fruit composé de plusieurs péricarpes secs ou succulents, et presque toujours uniloculaires. Le style, au lieu d’être la prolongation de ces péricarpes, paraît naître du centre du réceptacle. Ainsi les Labiées, la bourrache, la buglosse, la vipérine. Mais cette structure du cénobion est celle des akènes; aussi nomme-t-on habituellement ainsi chacun des carpelles db ce fruit. G — s.

CÉNOMYCE (Botanique), Cenomyce., Achar., du grec tcenos, vide, et mukêSj champignon; allusion faite à l’aspect de ce lichen. — Genre de Lichens auquel Acharius réunit les genres Scyphophorus, Eelotium, Cladonia. Le C. %n forme de boîte {C. pyxida, Achar. ; Lichen pyxidatus. Lin.) a la forme de petites feuilles légèrement crénelées et imbriquées, desquelles naissent des tiges élevées de quelques millimètres, ayant la forme d entonnoirs et portant sur leurs bords des tubercules

roussâtres. Cette espèce est commune dans les bois, en hiver. Le C. des rennes {C. rangiferina, Achar. ; C. rangiferina., de Cand.) a les frondes droites, rameuses, molles, quand elles sont fraîches; fragiles, cassantes, lorsqu’elles sont sèches ; hautes de 0“,05 à 0“,06 ; elles offrent à l’aisselle des rameaux, des ouvertures, et sont blanchâtres farineuses. Les fructifications situées à l’extrémité de ces frondes se présentent sous la forme globuleuse, colorées d’un brun roux. On rencontre cette espèce par larges touffes sur la terre, au milieu des mousses. Mais elle est surtout extrêmement abondante dans les pays du Nord, où elle fait la nourriture presque exclusive des rennes. On en a môme fait parfois du pain en temps de disette, entre autres exemples, lors de la disette de 1816-1817, à Genève.

CENTAURÉE (Botanique), Centaurea., Lin. Selon Pline, ce nom viendrait du centaure Ghiron, qui se servit d’une espèce de ce genre pour se guérir d’une blessure qui lui avait été faite au pied par une flèche d’ Hercule. — Genre de plantes de la famille des Composées., tribu des Cynarées, type de la sous-tribu des Centaurées . Ce sont des herbes vivaces ou annuelles, à feuilles tantôt simples, tantôt ailées ; fleurs de la circonférence plus grandes que celles du disque, stériles, rayonnantes; akènes surmontés d’une aigrette courte, à soies rudes, ou à paillettes oblongues, distinctes. Ce genre est très-nombreux en espèces et ne fournit que peu de plantes pour l’ornement. La C. musquée [C. moschata, Lin. ; Amberboa moschata, de Cand.) est une herbe annuelle, originaire de l’Orient. On la nomme quelquefois Ambrette. Ses capitules sont amples et pourpres. Cette plante répand une agréablç odeur qui rappelle celle de l’ambre et qui lui a valu son nom . La Grande cen taurée ( C. cen ta urium , Lin. ) est vi vace. Ses tiges s’élèvent souvent à plus d’un mètre. Elle donne de grandes fleurs jaunes, d’un joli efiet, et se trouve dans les endroits montueux du Piémont, de l’Italie, dans les Alpes. Cette plante a des propriétés amères. La C. jacée {C. jacea. Lin., de jacere, être couché) est indigène et vivace. Elle se distingue par les folioles de son involucre, brusquement terminées par un appendice scarieux, lacéré

ou cilié, et croît de préférence dans les terrains incultes et les prés secs. Elle fleurit tout l’été et est bonne dans les pâturages pour être mangée tendre par les bestiaux ; mais trop dure pour être mêlée avec avantage au foin. Elle fournit, comme la sarrette., une belle teinture jaune. Ses fleurs sont purpurines comme celles de noire {C. nigra. Lin.), espèce qui n’est souvent considérée que comme une de ses variétés , se distinguant par

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des fleurons tous égaux et hcrinaplirodites. La C. bleue vulgairement Bleuet (voyez ce moi). La C. des montayn> s (C. monlana , Lin.), Barbeau des montagnes , est une très-belle espèce spontanée dans l’Auvergne, le Dauphiné, la Suisse, et souvent cultivée pour l’ornement; scs capitules ont les fleurons de la circonférence d’un beau bleu, et ceux du disque un peu plus pourprés. On obtient, par la culture de cette plante, des fleurs toutes pourprées, ou des fleurs jaunes à la circonférence et fauves au disque; dans une autre sous-variété, elles sont blanches. La C. ckausse-trappe { C. calcitimpa , Lin. ; Calcitrapa stellata^ Lamk), appelée aussi Chardon étoilé, à cause de la disposition en étoiles des épines de son involucre, est une herbe très-commune dans les lieux stériles et pierreux de l’Europe tempérée ; ses tiges sont diffuses; ses feuilles sessiles, pennatilobées, molles, et ses fleurs pourpres. Cette espèce passait pour diurétique et fébrifuge. Malgré sa saveur amère, les Arabes en mangent les jeunes pousses. Elle entrait chez les Juifs dans l’assaisonnement de l’agneau pascal. — Petite Centaurée^ voyez Erythrée. G — s.

GENTAÎjRELLE (Botanique), Michaux,

diminutif de centaurée. — Genre de plantes de la famille des Gentianées, tribu des Chironiées, aujourd’hui fondu dans plusieurs genres de cette famille. G — s.

CENTÉSIMALE. — Division en centièmes ou ayant pour base le nombre 100. Se dit surtout de la division du quart de cercle en 100 parties égales proposée pendant la révolution , adoptée pendant quelque temps en France, puis abandonnée pour la division antérieure du quart de cercle en 90°.

CENTI (Arithmétique). — Mot employé dans le système métrique; placé devant le nom d’une des unités principales, il indique un sous-multiple cent fois plus petit. Ainsi, centilitre indique de litre, centimètre, ~ de mètre, centiare, ïfj- d’are, etc. (voyez l’article Poids et Mesures).

CENTIGRADE. — Division centigrade , division en 100°. Le thermomètre centigrade, ou à échelle ou division centigrade, est un thermomètre sur lequel on a marqué lOÛ au point où il s’arrête, lorsqu’il est plongé dans de la vapeur d’eau bouillante sous la pression barométrique ordinaire 0'",7G, tandis que dans le thermomètre dit de Réaumur, ce degré de chaleur est marqué 80 (voyez Thermomètre).

CENTIME. — Centième partie du franc. Les pièces de 1 centime, faites avec l’alliage constitutif de la monnaie de cuivre, pèsent 1 gramme.

CENTRANTHE (Botanique), de Cand., du

grec kentron, éperon, et anthos, fleur, parce que les fleurs ont de grands éperons à la base. — Genre de plantes de la famille des Valérianées. Il faisait autrefois partie du genre Yaleriana de Linné. Caractères : calice à limbe d’abord roulé en dedans, puis, après la floraison, se développant en une aigrette plumeuse caduque ; corolle munie d’un éperon à la base et divisée en 5 lobes irréguliers ; une étamine ; fruit indéhiscent à une loge et à une graine. Le C. rouge (C. ruber, de Cand. ; Vale- Lin.), appelé vulgairement Valériane rouge, Behen ronge. Barbe de Jupiter, est une herbe indigène qui s’élève à 0“, S0 environ. Ses feuilles sont ovales, lancéolées. Ses fleurs sont rouges ou blanches, ou rouge trèsfoncé dans deux variétés. Sa racine est odorante et possède à peu près les mêmes propriétés que celle de la Valériane officinale (voyez ce mot). On cultive aussi dans les jardins le C. à feuilles étroites [C. ungusti folium, de Cand.), plante vivace également de France, et dont l’éperon est de la longueur de l’ovaire; le C. chaussetrappe (C. calcitrapa, Dufr.) à éperon très-court. Enfin, on a introduit depuis peu dans les jardins une jolie espèce originaire d’Espagne, le C. macrosiphon, Boiss., dont les tiges sont fistuleuses et les fleurs disposées en corymbes denses. G — s.

CENTRE épigastrique (Anatomie). — On donne généralement ce nom aux ganglions et aux plexus nerveux formés par le grand sympathique et le nerf pneumo-gastrique autour du tronc céliaque, au-devant des piliers du diaphragme, dans la partie la plus profonde de l’épigastre.

CE^TRE NERVEUX (Aiiatomieh — On appelle ainsi les organes où les nerfs prennent leur origine ; ainsi l’encéphale, la moelle épinière et les ganglions du grand sympathique, sont les centres nerveux qui donnent naissance à tous les nerfs (voyez Cérébro-spinal, Sympathique \grand]).

Centre phrénique (Anatomie). — C’est le centre ten- ,

dineux du diaphragme ou l’aponévrose trilobée qui occupe la partie postérieure et moyenne de ce muscle.

CENTRE (Géométrie). — Le centre d’une courbe est un point tel que, pour un rayon mené de ce point à la courbe, il en existe un autre qui lui est égal et directement opposé ; en sorte que tous les points sont deux à deux symétriquement placés par rapport au centre. Le caractère analytique d’une courbe qui possède un centre, c est que si l’on y porte l’origine des coordonnées, l’équation étant satisfaite par x=a, y = b, devra l’être aussi par x= — a, y— b. En d’autres termes, si l’on change dans l’équation æ en — æ et y en —y, elle devra conserver les mêmes solutions. Or, pour cela il faut, si elle est algébrique, que ses termes soient tous de degré pair, ou bien tous de degré impair et sans terme connu; dans ce dernier cas, le centre est sur la courbe. Cette dénomination de centre est empruntée à la théorie du cercle dans lequel tous les rayons sont égaux. Il n’en est pas toujours ainsi. Dans une ellipse, par exemple, il y a un centre, mais les rayons qui en émanent n’ont pas tous la même longueur ; toutefois deux rayons opposés sont toujours égaux (voyez Ellipse, Hyperiîole). e. R.

Centre de gravité (Physique et Mécanique). — On désigne ainsi dans les corps un point tel que l’action de la pesanteur est exactement la même que si toute la matière y était condensée. Ce point, qui n’est d’ailleurs qu’une conception abstraite, peut se trouver dans l’intérieur du corps ; il peut aussi se trouver en dehors, ainsi que cela arrive pour un anneau, un cylindre creux, etc.

Tout corps est fermé par la juxtaposition de particules dont chacune est pesante. La somme des poids de toutes ces particules, ou ce qu’on appelle leur résultante, constitue le poids du corps. Or, cette résultante , qui à elle seule produirait le même effet que tous les poids élémentaires réunis, passe constamment par le centre de gravité du corps, quelle que soit la position de ce dernier. Aussi, toutes les fois que le centre de gravité d’un corps est fixé ou soutenu, ce corps est il en équilibre, s’il n’est soumis qu’à l’action de la pesanteur.

Dans un corps homogène ou dont toutes les parties sont de môme nature, le centre de gravité coïncide avec le centre de figure : il est au centre d’une sphère ou d’un cube, sur le milieu de l’axe d’un cylindre ou d’un prisme, etc. Dans tous les cas, on peut le déterminer expérimentalement en se fondant sur ce principe qui vient d’être rappelé que toutes les fois qu’un corps est en équilibre sous l’action de la pesanteur, c’est que son centre de gravité est soutenu. Ainsi, par exemple, si l’on suspend un corps par un point de sa surface (/?^. 4C7), il prend une position d’équilibre pour laquelle le centre de gravité est soutenu ; par conséquent, si l’on prolonge dans l’intérieur du corps la direction du fil de suspension suivant la ligne AB, cette ligne contiendra le centre de gravité ; en répétant l’expérience pour un autre point de la surface du corps [ fig. 4G8), on obtiendra une nouvelle ligne CD devant aussi contenir le centre de gravité, et par suite ce dernier se trouveraà leur point d’intersection G. C’est par ce procédé plus ou moins modifié, que dans les arts on cherche le centre de gravité des pièces qui doivent être assemblées pour former un appareil quelconque. Veut-or> savoir par exemple où se trouve le centre de gravité d une canne cylindrique terminée par une masse de densité dif-

Fig. 467.

Fia:. 46S.

Déleruiinalioii du centre de gravité.

Fig. 469. — Détermination du centre de gravité.

férente : on la posera sur une arête vive [fig. 469), et on la fera glisser jusqu’à ce que l’équilibre ait lieu ; le centre de gravité est nécessairement au point de 1 axe qui correspond au point d’appui. Dans chaque cas particulier on recherchera d’ailleurs le mode d équilibre le plus propre à l’application de la méthode.

La connaissance du centre de gravité des corps est extrêmement importante dans l’étude du mouvement et da

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l’équilibre des corps pesants ; elle simplifie notablement toutes les questions qui s’y rapportent, puisqu’elle permet de concentrer tout le corps par la pensée dans un point unique exclusivement soumis à l’action de la pesanteur (voyez Équilibre).

Au point de vue de la mécanique générale, le centre de gravité jouit de plusieurs propriétés importantes , parmi lesquelles nous mentionnerons seulement la suivante. Le mouvement du centre de gravité d’un corps ou d’un système de corps ne peut éprouver aucune modification par suite des actions mutuelles des diverses parties du corps ou du système : ce principe important porte le nom de Conservation du mouvement du centre de gravité (voyez Inertie, Action et Réaction).

CENTRIFUGE (Force) (Physique et Mécanique). — Nom donné à la tendance qu’ont les corps qui se meuvent suivant une ligne courbe, à quitter cette courbe. Cette expression a pour origine une interprétation défectueuse des phénomènes qui accompagnent le mouvement de rotation ; en réalité, la force centrifuge est purement fictive, elle est un simple effet de l’inertie des corps. En effet, en vertu de cette inertie, un corps libre dans l’espace et soustrait à l’influence de toute force ne pourrait s’y mouvoir qu’en ligne droite ; toutes les fois que son mouvement s’infléchit d’une manière quelconque, on peut affirmer qu’une force dirigée vers le centre de la courbe agit sur le corps. Cette force est la force centripète. Quand nous faisons tourner une fronde, c’est la résistance du cordon et de la main qui retient la pierre dans le cercle qu’elle décrit’; c’est l’attraction du soleil sur la terre, de la terre sur la lune, qui maintient la terre et la lune dans leurs orbites. Que le cordon casse ou que l’attraction cesse tout à coup, la pierre, la lune et la terre prendront la tangente à la courbe qu’elles décrivaient et continueront leur route en ligne droite. Mais si la main tire sur le cordon de la fronde, le cordon tire sur notre main ; il n’y a pas d’action sans une réaction égale et contraire. Cette réaction, due à l’action de la force centripète, est précisément la force centrifuge. La force centrifuge n’a donc pas d’existence propre ; elle naît et disparaît avec la force centripète. Son introduction dans le langage est cependant consacrée par l’habitude; elle est commode et doit être conservée avec les restrictions citées plus haut. Ce sera donc la force centrifuge qui diminue la pesanteur vers l’équateur; c’est elle qui force les chevaux de cirque à s’incliner fortement vers le centre du cercle qu’ils parcourent, qui oblige dans les courbes des chemins de fer à tenir le rail extérieur plus élevé que l’intérieur; c’est elle qui donne l’impulsion à l’air dans le tarare et les ventilateurs du môme ordre, et qui produit l’égouttement rapide des tissus dans les nouvelles machines à sécher ou essoreuses., dites à force centrifuge. Dans les ateliers où des meules de grès sont animées d’un mouvement de rotation très-rapide, il arrive quelquefois qu’une meule se brise en éclats par l’effort de la force centrifuge qui anime toutes ses parties, et que les fragments en sont lancés avec violence à de grandes distances.

Sur iincercle, la force centrifuge croît proportionnellement au carré de la vitesse du mobile et en raison inverse du rayon du cercle. Il en est ainsi des objets situés à la surface de la terre dans le mouvement de rotation diurne de cette planète. Mais si l’on veut comparer les intensités de cette force centrifuge sur les divers points d’une sphère tournant autour de son axe, on trouve qu’elle varie proportionnellement au rayon du cercle décrit par chaque point et en raison inverse du carré du temps que dure chaque révolution. A l’équateur, la force centrifuge est égale à la 289^ partie de la pesanteur ; comme 289 est le carré de 17, on en conclut que si la terre tournait 17 fois plus vite, la pesanteur des corps serait nulle à l’équateur. Pour les autres points, la force centrifuge varie comme le carré du cosinus de leur latitude.

Notre gravure 470 est la représentation d'un appareil généralement employé dans les cours de physique pour montrer les effets de la force centrifuge. Il se compose de deux cercles de ressort d’acier, que l’on peut faire tourner rapidement autour d’un axe vertical qui passe par leur centre. A mesure que la rotation s’accélère, les ressorts s’aplatissent pour s’allonger dans le sens perpendiculaire à l’axe, de manière à simuler le renflement produit par la môme cause à l’équateur terrestre.

Une application curieuse de la force centrifuge a été faite par M. Clavières dans son chemin de fer aérien : deux barres de fer disposées parallèlement forment a abord un plan incliné, puis elles se recourbent en forme i anneau pour se terminer par un second plan incliné,

opposé au premier et plus court. Un chariot monté par une personne et placé au sommet du premier plan in-

Fig. 470. — Aplatissement d’une sphère produit par la rotation.

cliné descend rapidement, fait le tour de l’anneau et remonte le second plan incliné où il s’arrête. L’expérimentateur a donc un instant la tête en bas et ressent dans cet exercice une indéfinissable impression.

GENTRISQUE (Zoologie), Centriscus, Lin., du grec kenfris., aiguillon. — Genre de Poissons acanthoptérggiens, famille des Bouches en flûte ; avec le museau tubuleux de cette famille, ils ont un corps non allongé, mais ovale ou oblong, comprimé par les côtés et tranchant en dessous ; première nageoire dorsale fort en arrière, ayant une première épine longue et forte (d’où vient son nom), supportée par un appareil qui tient à l’épaule. Le C. bécasse de mer {C. scolopax, Lin.), dont le dos est garni de petites écailles, abonde dans la Méditerranée; sa chair est tendre, mais on en fait peu de cas à cause de sa petite taille ; il n’a pas plus de 0”,08 à 0“*,10.

CENTRONOTE (Zoologie), Centronotus, Lacép. — Genre de Poissons acanihoptérygiens scombérdides , qui se distingue par une seule nageoire du dos, précédée d’aiguillons (en grec kentron), quatre rayons au moins aux ventrales. Ce sont, au rapport de Risso, les poissons les plus féconds des côtes de la Méditerranée. Cuvier les divise en quatre sous-genres ; 1“ Les Pilotes, qui ont le corps en fuseau, une carène aux côtés de la queue ; l’espèce commune, le Fanfre des Provençaux., P. conduc~ teur {Scomber ductor, Blainv.), est bleu ; on l’appelle Pilote, parce qu’il suit les vaisseaux pour s’emparer de ce qui en tombe, et, comme c’est aussi l’habitude du requin, quelques voyageurs ont pensé que ce poisson lui sert de guide (0“,30 de long). 2° Les Elacates, qui ont la tête aplatie et pas de carène à la queue. 3“ Les Liches [Lichia, Guv.), le corps comprimé, la queue sans carène; on en trouve trois espèces dans la Méditerranée : la Liche propre ou Vadigo [Scomber amia, Lin.) atteint plus de 1“,30, et pèse jusqu’à 50 kil. La Liche sinueuse [L. sinuosa, Cuv.), bleue sur le dos, argentée au ventre. 4“ Les Trachinotes, Lacép., diffèrent peu des liches.

CENTROPOGON, Presl. (Botanique), du grec kentron, aiguillon, et pôgôn, barbe, à cause des aiguillons et des faisceaux de poils qui accompagnent les anthères inférieures à leur sommet. — Genre de plantes de la famille des Lobéliacées, tribu des Délissées. Le C. de Surinam [à. Surinamensis, Presl. ; Lobelia Surmameiisis, Lin.) est un élégant sous-arbrisseau, glabre , dont les feuilles elliptiques sont dentelées , calleuses. Ses fleurs sont accompagnées de 2 bractées, et présentent une corolle arquée un peu ventrue au sommet; son fruit est une baie globuleuse. Cette plante se cultive en serre chaude, où ses fleurs, d’un jaune ocre, sont d’un joli effet.

GENTROPOME (Zoologie), Centropomus, Lacép. — Genre de Poissons acanihoptérygiens perco'ides; ils ont le préopercule dentelé, mais leur opercule est obtus et sans armure. Des dents en velours sur les mâchoires et le palais. On n’en connaît qu’une espèce, le C. brochet de mer (C. undecimalis, Cuv. ; Sciœna undecimalis, de Blainv.), grand et bon poisson connu dans toute l’Amérique chaude sous le nom de brochet, parce qu’il a le museau déprimé comme notre brochet; il est argenté, teint de verdâtre. « Lacépède, dit M. Valenciennes, avait réuni dans ce genre un grand nombre de percoïdes qui étaient loin d’avoir tous les caractères génériques assignés à ce genre. » Aussi Cuvier n’y a-t-il laissé que la seule espèce citée plus haut.

CENTROTE (Zoologie), Centrotus, Fab. — Sous-genre

CÉP

û'bisectes hémiptères, faoiille des Cicadaires, genre des Cicadelles ; elles ont l’écusson découvert, du moins en partie, les élytres libres, n’étant point engagées sous le prolhorax. Ces insectes ont la faculté de sauter à l’aide de leurs pattes postérieures; ils vivent sur les plantes, dans les endroits humides. ~LeC. petit diable [Cicadacornuta, Lin.), long de 0'“,009, est le type du genre; on le trouve aux environs de Paris, dans les bois, sur les fougères et d’autres plantes. Il a une corne de chaque côté du corselet, qui est prolongé postérieurement en une pointe de la longueur de l’abdomen.

CENCRE (Zoologie). — Voyez Vers, Tournis.

CEP, CÉPAGE (Agriculture). — Voyez Vigne.

CEPE ou Ceps (Botanique), du latin cœpe, ognon. — Espèce de Champignon du genre Bolet.

CCPÉE (Sylviculture). — On donne ce nom aux repousses d’un arbre dont le tronc a été coupé ras terre, comme on le voit dans les peupliers, les saules, etc. A mesure que ces pousses grandissent, on en retranche la plus grande partie pour n’en laisser que quelques-unes des plus belles.

CÉPHÆLIS (Botanique), Cephœlis, Swartz, du grec képhalê, tête ; allusion faite aux petits bouquets arrondis en tête que forment les fleurs de ce genre par leur réunion. — Genre de plantes de la famille des Rubiacées, tribu des Cofféacées. Il comprend des arbrisseaux de l’Amérique méridionale. Caractères : feuilles opposées, fleurs en capitules, accompagnées de bractéoles et entourées d’un involucre ; calice à 5 dents; corolle presque infundibuliforme ; étamines à filets très -courts; baie ovale, couronnée par les restes du calice, à loges contenant chacune une graine. Les quelques espèces que renferme ce genre, se cultivent dans les serres. On distingue le C. violet (C. violacea, Willd.), qui vient spontanément dans la Guyane française , et le C. pourpre {C. purpurea., Willd.), qui croît dans les îles de la Trinité. Le C. ipécacuanha, Willd., est un arbrisseau du Brésil et de la Nouvelle-Grenade. Sa racine, qui est un puissant émétique, est connue dans les pharmacies sous le nom éé ipéo.aeuanha gris. Sur lOO parties de cette racine, on extrait IG parties du principe appelé émétine (voyez Ipécacuanha). G — s.

CÉPHALAGANTHE (Zoologie), du grec A:ép/m/e’, tête, et acantha, épine. — Genre de Poissons acanthoptérygiens, famille des Joues cuirrasées, établi par Lacépède pour désigner un poisson qui ressemble beaucoup à un Dactyloptèi^e, ou poisson volant, moins les nageoires surnuméraires ou les ailes; le derrière de la tête est garni de chaque côté de deux piquants dentelés et très-longs, d’où vient leur nom. Le C. spinarelle (Gasterosteus spinarella. Lin.) est la seule espèce connue; c’est un trèspetit poisson de Surinam.

CÉPHALALGIE (Médecine), du grec képhalê, tête, et algeô, je souffre. C’est donc une douleur de tête. — La céphalalgie varie dans sa durée, dans son intensité, suivant les parties qu’elle affecte ; ainsi, elle prend le nom de céphalée (voyez ce mot), lorsqu’elle est chronique, qu’elle revient plus ou moins périodiquement, et qu’elle est intense ; on l’appelle careôurm, de karê, tête, et barus, pesant, lorsqu’elle est caractérisée par la pesanteur de tête. Le clou hystérique est une céphalalgie qui se rencontre chez les femmes hystériques, et qui n’affecte qu’un point de la tête, le sinciput (voyez ce mot), par exemple, comme s’il y avait un clou ; enfin, la migraine (tiemicrania) est encore une autre forme de céphalalgie (voyez Migraine). La céphalalgie, du reste, est un symptôme presque constant dans les maladies aiguës.

CÉPHALANTHE (Botanique), Cephalanthus, Lin., du grec képhalé, tête, et anthos, fleur. — Genre de plantes de la famille des Rubiacées, tribu des Céphalanihées. Il comprend des arbrisseaux à rameaux cylindriques, A fleurs sessiles, disposées en capitule. Caractères : calice h 4 dents ; corolle à 5 lobes; étamines à peine saillantes ; fruit coriace, conique, renversé, à 5-4 loges, renfermant chacune une graine ; graines munies d’un appendice mamelonné. Le C. d’Occident (C. Lin.), appelé

aussi Bois-bouton, est un arbrisseau qui s’élève souvent A plus de 2 mètres. Il donne, en août, des fleurs jaunes, I n o’crl nni^rop.^

CÉPIIALARTIQUÊS (Matière médicale). — On a donné ce nom, autrefois, A des médicaments auxquels on attribuait la propriété de purger la tête, de la débarrasser des humeurs qu’on supposait la tourmenter. Les purgatifs jouaient le plus grand rôle dans cette médication.

CÉPHALÉE (Médecine), du grec képhalé, tête. — Espèce de céphalalgie opiniâtre, quelquefois chronique, et

CÉP

affectant un retour périodique, intermittent. Elle survient le plus souvent sans fièvre ; la céphalée n’aflecte quelquefois qu’un seul côté de la tête, et il faut avouer qu’il est difficile, dans ce cas, de la distinguer de la migraine (voyez ce mot).

GÉPHALÊS (Zoologie), du grec képhalé, tête. — Ce nom a été donné par Lamarck, dans sa classification des Mollusques, aux animaux qui ont une tête plus ou moins distincte , en opposition avec les Acéphalés {Acéphales, Guv.), qui en sont privés.

CÉPHALIQUE (Anatomie). — Se dit de ce qui appartient A la tête ; ainsi la veine céphalique est la grande veine superficielle externe du bras; elle résulte de la réunion de la radiale et de la médiane basilique vers la partie inférieure du bras ; elle monte le long du bord externe du biceps, puis dans le sillon de séparation des muscles deltoïdes et grand pectoral et va se jeter dans l’axillaire sous la clavicule. Cette veine est importante pour la saignée (voyez ce mot), parce qu’on la choisit parfois pour la pratiquer ; les anciens avaient coutume de l’ouvrir dans les affections de la tête, d’où elle a pris sou nom. \d artère céphalique, ou tronc céphalique de Ghaussier, est la carotide primitive (voyez Carotide).

CÉPHALIQUE (Remède) (Matière médicale). — On appelait ainsi certains médicaments employés dans les affections nerveuses de la tête ; c’étaient en général des substances balsamiques, volatiles, aromatiques, etc.

CÉPHALITE (Médecine), du grec képhalé, et de la terminaison ite, qui désigne l’inflammation : inflammation de la tête en général (voyez Encéphalite).

CÉPHALOPODES (Zoologie), du grec képhalé, tête, et du pluriel podes, pieds, c’est-A-dire pieds A la tête. — Classe de Mollusques qui contient les animaux les mieux organisés de ce groupe. Ils sont caractérisés par une tête bien distincte, pourvue de deux grands yeux d’une structure très-analogue A celle des yeux des vertébrés et couronnée, A l’entour de. la bouche, de huit ou dix prolongements mous, très-mobiles, nommés pfet/5 ou tentacules.

Fig, 471. — Mollusque cêpliaiopüde, Poulpe de TArgonaute argo.

( 1/3 de la grandeur naturelle.)

Ces tentacules sont garnis de suçoirs nombreux A l’aide desquels l’animal saisit les objets et s’attache à eux pour se mouvoir, A la suite de la tête vient un corps ramassé en forme de sac, tantôt presque sphérique, tantôt plus ou moins allongé qui renferme tous les viscères. Ce sont tous des animaux marins, et, par conséquent, ils respirent par des branchies. Quelques-uns ont des coquilles très-

CÉR

CÈlt

apparentes ; d’autres n’en ont que des rudiments invisibles. La seule espèce de ce groupe qui puisse être considérée comme utile est la Seiche officinale (Sœpia officinalisy Cuv.),si commune sur nos côtes et dont la coquille, que l’animal porte cachée sous la peau du dos, est connue dans le commerce sous le nom de biscuit de mer (voyez Seiche). On trouve encore sur les plages de notre pays quelques espèces de Poulpes {Octopus^ Lamk) désignés par les pêcheurs de la Manche sous le nom de Sarpouilles^ plusieurs espèces de Calmars ou Encornets des pêcheurs {Loligo, Lamk). Les populations pauvres s’en nourrissent parfois. Toutes ces espèces ont près de l’anus une poche où s’accumule un liquide noir connu sous le nom di encre de seiche ou sépia. On pense que Y encre de Chine., qui nous vient de l’Asie orientale, est faite avec ce liquide. C’est dans la classe des Céphalopodes qu’on trouve les plus grands mollusques connus. La classe des Céphalopodes avait été divisée par Cuvier en cinq groupes principaux, sous-divisés en un grand nombre de genres ; ces groupes sont : les Seiehes., les Nautiles, les Bélemnites, les Ammonites, vulgairement Cornes d’Ammon, les Camérines ou Nummulites. M. Milne-Edwards les divise d’abord en deux familles : 1® les C. dibranchiaux, qui comprennent les Poulpes, les Argonautes, les Calmars, les Calmarets, les Onycholeutes ; 2° les C. tétrabranchiaux, dans lesquels on trouve les Nautiles et les Ammonites (ceux-ci tous fossiles). D’après l’examen qui a été fait des autres à l’état vivant (Nummulites, Camérines), on s’est convaincu qu’ils se rapprochent plus des Polypes (voyez Poulpe, Kracken, Seiche).

CÉPHALOPTERE (Zoologie), Cephalopterus, Et. Geoflf. , du grec képhalê, tête, et ptéron, aile, tête ailée, à cause de la grande et magnifique huppe dont sa tête est ornée. — Genre formé par Et. Geoffroy éê Oiseaux passereaux dentirostres, du groupe des Gobe-mouches, qui se distingue par un bec puissant, allongé, triangulaire, à pointe crochue et dentée, pieds courts assez robustes des oiseaux percheurs. La base du bec garnie de plumes s’épanouissant à leur partie supérieure et produisant un large panache en forme de parasol. La seule espèce connue, Cephalopterus orjiatus, Geoff., est de la taille d’un geai, tout le plumage noir , et les plumes du bas de la poitrine lui forment une sorte de fanon pendant. Il habite les bords de l’Amazone.

CÉPHALOPTERE (Zoologie), Ccphaloptera , Dumér. — Genre de Poissons chondroptérygiens à branchies fixes, famille des Sélaciens, grand genre des Raies, caractérisé par le corps déprimé, tête tronquée en avant, bouche transversale, narines situées sous le museau, dents trèsmenues, queue longue, conique et très-grêle, souvent armée d’un aiguillon. Ce sont des poissons d’une grande taille. On en pêche plusieurs espèces dans la Méditerranée. Le C. giorna (Raia giorna, Lacép. ; C. giorna, Dum.) a au moins 2 mètres de long sur 1“,50 de large. Le C. massena décrit par Risso avait 4 mètres. Le C. fâbronien (Raia fabroniana, Lacép.), pêché près de Livourne et étudié par Fabroni, avait 4 mètres de large et 2 de long. °

CÉPHALOTE (Zoologie), du grec képhalê, tête, à cause de la grosseur de sa tête. — - Petit genre de Mammifères chéiroptères, du grand genre des Chauves-souris, détaché par Et. Geoffroy du sous-genre des Roussettes, dont il le distingue parce que son index manque d’ongle et que les membranes des ailes, au lieu de se joindre au flanc, se réunissent l’une à l’autre au milieu du dos auquel elles adhèrent. La C. de Pérou (C. Peronii, Geoff.) est brune ou rousse. Elle a 0,65 d’envergure. De Timor.

CÉPHALOTE (Zoologie), Cephalotes, Bon. — Sous-genre ù' Insectes coléoptères carnassie7's de la nombreuse tribu des Carabiques, section des Simplicimanes. Le C. vulgaire {Carabus cephalotes. Lin.) est une espèce de moyenne taille, toute noire, qui se trouve communément sous les pierres dans toute l’Europe.

CEPS (Botanique). — Voyez Bolet.

CÉRAISTE (Botanique), Cerastium, Lin., du grec keras, corne. Les capsules de ces plantes sont allongées et ressemblent en petit, jusqu’à un certain point, à une corne de bœuf. — Genre de plantes de la famille des Cal'yophy liées, tribu des Alsinées. Caractères : 5 sépales; 5 pétales bifides; 10 étamines; 5 styles; capsule à une loge cylindrique ou globuleuse, s’ouvrant au sommet en dix dents. Les céraistes sont des plantes herbacées, assez nombreuses en espèces. Plusieurs sont indigènes, et leurs caractères très-peu tranchés établissent souvent la confusion dans leur détermination. Quelques-unes méritent d être cultivées dans les jardins. Ce sont : le C. campa-

nule'{C. campanulatum, Viviani), plante velue donnant des fleurs blanches campanulées, et recueillie dans les environs de Rome; le C. tomenteux [C. tomentosum.

Lin.), désigné vulgairement sous les noms de Myosotis des jardins. Oreille de souris (ce qui est la traduction française du mot myosotis) ot Argentine ; c’est une plante généralement recouverte de poils courts; le C. à grandes fleurs {C. grandiflorum, Wallds. et Kit.) donne aussi des fleurs blanches d’un assez joli efièt dans les bordures.

CÉRAMBYCINS (Zoologie), Cerambyeini, Cuv. — Tribu û'Insectes coléoptères tétramères, famille des Longicornes, caractérisée par un labre très-apparent ; les mandibules de grandeur ordinaire ; les yeux toujours éch ancrés et entourant du moins en partie la base des antennes, qui sont ordinairement de la longueur du corps ou plus longues , les cuisses en massue ; la tête avancée ou penchée, mais pas entièrement verticale. Latreille ( Règne animal ) a divisé cette tribu eu un assez grand nombre de genres et de sous genres augmenté encore beaucoup par les travaux de Serville. Plusieurs de ces insectes se font remarquer par leur couleur et leur odeur agréables ; tel est le Callichrôme musqué [Cerambyx moschatus , Lin.), long d’environ 0“,025, entièrement vert ou d’un bleu foncé et un peu doré dans quelques individus. Il répand une forte odeur de rose. On le trouve sur les saules.

CÉRAMBYX (Zoologie), Cerambyx, Lin. — Nom scientifique du genre Capricone.

CÉRAMIAIRES ou Géramiées (Botanique). — Tribu de la famille des Floridées, classe des Algues, caractérisée ainsi par Agardh : fronde tubuleuse, articulée, rarement celluleuse et continue ; fructification double ; conceptacles nus ou involucrés, renfermant de nombreuses spores dans un périspore hyalin, souvent mucilagineux; se rompant irrégulièrement à la maturité; consultez les trois mémoires de M. Duby, insérés dans les Mémoires de la Société d’histoire naturelle de Genève, et le travail de M. Agardh, intitulé Algœ Médit, et AcMat., p. 69. Le genre type de ce groupe est le Ceramium (du grec keramion, vase en terre).

CÉRAMIQUE (Chimie industrielle). — Voy. Poteries.

CERAPTERES (Zoologie), Cerapterus, Swed, — Sousgenre û’bisectes coléoptèi'es tétramères, de la famille des Xylophages, genre Paussus, établi par Sweder, sur une espèce de la Nouvelle-Hollande. Cet insecte est parfaitement brun. Son corps est de forme carrée, longue et déprimée, les antennes sont composées de dix articles et entièrement perfoliées. Il paraît se rapprocher des paussus quant à la forme du corps.

CÉRASINE (G'^H'0O*'^,HO). — Gomme provenant des exsudations de quelques arbres fruitiers indigènes, pruniers, cerisiers, amandiers. Le produit gommeux obtenu dans ce cas renferme un peu d’araôme mélangée à la cérasine; l’eau froide dissout l’arabine et gonfle seulement la cérasine ; cette dernière, desséchée, constitue une matière transparente, facilement pulvérisable ; ce qui la distingue nettement de la bossorine. Comme la bassorine, la cérasine éprouve par l’eau bouillante une transformation isomérique et se convertit en arabine. — Cette gomme a été principalement étudiée par Guérin.

CÉRASTE, Vipère cornue (Zoologie), Cvluber cerastes^

CER

CER

Lin., du grec héras, corne. — Espèce de Vipere^ groupe des Serpents venimeux^ appartenant aux Reptiles ophidiens ; elle se distingue par une petite corne pointue sur chaque sourcil. Le céraste est grisâtre, marqué^ de taches noirâtres irrégulières. Il habite l’Algérie, l’Egypte, les contrées chaudes de l’Afrique ^^P,^®*drionale, où il se tient dans le sable. Sa taille est d environ ()-“,G5. Oji le trouve cité dans les auteurs anciens et entre autres dans Lucaiii : Cornua prœtendens imniania fronte cerasfes.

Il est très-venimeux. , ,

GÉRÂT (Matière médicale), du grec keros, ou du latin cem, cire. — Les cérats sont des préparations pharmaceutiques, d’une consistance plus ou moins molle, qui ont pour base la cire et l’huile. Ils dilïèrcnt des onguents en ce que ceux-ci contiennent des résines; et des pommades en ce que ces dernières contiennent des graisses animales. On distingue : le eérat blanc ou cérat de Galien, composé de 2ô0 grammes d’huile d’olive, GO granv mes de cire blanche et 180 grammes d’eau. On fait liquéfier la cire dans l’huile, on met dans un mortier de marbre, on agite et, quand il est à demi refroidi, on y incorpore l’eau peu à peu. Ce cérat est émollient et on en fait un très-grand usage pour les pansements. Le cérat simple composé d’une partie de cire et de trois parties d’huile d’olive ou d’amandes douces. On connaît encore le cérat à la rose, dans lequel il entre de l’essence de roses ; on s’en sert pour les lèvres affectées de gerçures. On prépare encore des cérats composés : ainsi le cérat de Saturne ou de Goulard, dans lequel entre l’acétate de plomb; le cérat soufré qui SG fait en y incorporant 2 parties de soufre ; iGcéi'at ammoniacal dit de Réchoux, en ajoutant du carbonate d’ammoniaque. Le cérat de quinquina se fait en ajoutant à 8 parties de cérat simple, 1 partie d’extrait alcoolique de quinquina. Le cérat opiacé se fait avec 30 grammes de cérat simple et 4 grammes de laudanum; ou bien opium brut 0®'',50 triturés avec du jaune d’œuf et incorporés dans 30 grammes de cérat de Galien.

CÉRATINE (Zoologie), Ceratina, Latr. — Sous-genre à' Insectes hyménoptères porte cii(juilton,Ium\\\G<\GS Mellifères, grand genre Abeille, caractérisé par le corps étroit et oblong; antennes insérées dans de petites fossettes et presque en massue allongée; languette filiforme; palpe maxillaire de six articles. Les cératines ont de grands rapports avec les abeilles charpentières ; leur abdomen est dépourvu de brosse soyeuse ; le labre, assez court, a la forme d’un quadrilatère allongé. La C. calleuse (C. callosa, Fab.) est longue d’environ 0”,007, bronzée ou bleuâtre, luisante, pointillée, des poils grisâtres aux pattes. Cette espèce se trouve, mais rarement, aux environs de Paris. La C. albilabre (C. albilabris, Fab.) est d’un noir luisant, avec une tache blanche sur le museau. Midi de la France.

CÉRATITE, CÉRATOCÈLE, CÉRATOTOME (Médecine). — Voyez Kératite, etc.

CÉRATOCÈLE (Médecine). — Voyez Kératocele.

CERATONIA (Botanique). — Nom scientifique du Ca-

roubier. , , , ^ .

CÉRATOPHYLLE (Botanique), Ceratophijllum, Lin., du grec kéras, corne, phullon, feuille. Les ramifications fourchues des feuilles de ces plantes ressemblent à de petites cornes. — Genre de plantes type de la petite famille des Céralophyllées, famille sur la place de a- (jugIIb on n’GSt pîis généralGmGiit d’accord. D0 CandollG en fait un groupe de la famille des Halora gées,\oisin des Gallitrichinées. Les cératopliylles sont des plantes submergées qui vivent dans les eaux douces et les marais tourbeux. Elles ont les feuilles verticillées par G-10 sessiles et finement découpées. Le C. noyé {C. demersum. Lin.), appelé aussi Cornifle, a les feuilles a segments linéaires, filiformes, fortement denticulées. Son fruit est noirâtre et muni de 2 épines à sa base. Le C. ou Cornifle submergé (C. submersum. Lin.) diffère du précédent par des feuilles très-peu denticulées. Son fruit noirâtre est aussi dépourvu d’épines au-dessus de sa base. Ces plantes, abandonnées à la décomposition, servent quelquefois d’engrais. Garact. du genre : fleurs monoïques sans calice ni corolle; involucre à 10-12 divisions égales, disposées sur un seul rang ; fleur mâle : étamines 10-25 à anthères sessiles; fleur femelle : ovaire à une seule loge et à un seul ovule ; fruit coriace, indéhiscent, surmonté du style persistant. G s.

CERBÈRE (Zoologie', Cerberus, Guv. — Sous-genre du grnre Couleuvre {Reptiles ophidiens). Il a, comme les pythons, presque toute la tête couverte de petites écaillés ; mais il s’en distingue par des plaques entre et devant les

yeux et manque de crochets â l’anus. Le Coluber cci bénis de Daudin appartient â ce groupe.

Cerbère (Botani(iue), Cerbera, Lin. Allusion à ses fruits très-vénéneux et souvent mortels, dont on a comparé l’effet à la morsure de Cerbère, le gardien des enfers. — Genre de plantes de la famille des Apocynées, tribu des Ophioxylées . 11 comprend des arbrisseaux exotiques. On a réparti dans le genre Thevetia, Lin. (André Thevet, voyageur du xvi* siècle), plusieurs de ses espèces. Le C. ahoui, Lin. (nom brésilien) [Thevetia ahoui, de Cand.), est un arbrisseau de l’Amérique méridionale (Brésil). Son fruit donne la mort presque instantanément. La fumée môme qui s’exhale de ce végétal est, dit-on, mortelle pour les hommes et les animaux. On raconte à ce sujet que les habitants de Saint-Domingue, en 1510, voulant se venger des Espagnols par lesquels ils étaient maltraités, et profitant d’un vent qui se dirigeait vers les habitations de ces derniers, allumèrent une grande quantité de bois d’ahoui. Les fumigations qui on résultèrent n’eurent que peu de succès, les Espagnols s’étant hâtés de quitter leur retraite; mais cette circonstance servit de prétexte aux Espagnols pour faire un massacre général des indigènes. Le C, thevetia, de Linné, qui est le Thevetia neriifolia (à feuilles de laurier-rose), de Jussieu, est un petit arbrisseau de la Jamaïque. Son écorce est purgative. En général, les espèces de ces deux genres sont extrêmement dangereuses. G — s.

GERGAIRES (Zoologie), Cercaria, Müll. — Genre d’animaux infusoires, delà famille des Microzoaires apodes de de Blainville, établi par Millier. Ils ont le corps ovale, gélatineux, contractile et terminé par un filet ou sorte de queue. On en trouve dans les eaux douces ou salées. Une espèce, le C. tenace, se rencontre, dit-on, dans Tinfusion du tartre des dents. L’histoire de ces petits animaux laisse encore beaucoup à faire, malgré les travaux de M. Nitzsch, qui ont profondément modifié ce qu’avait fait Millier.

CERGIS (Botanique). — Nom scientifique du Gainier.

CERCLE (Géométrie). — Portion de plan comprise dans l’intérieur d’une circonférence.

On appelle centre du cercle le centre de la circonférence qui le limite ;

Cercle inscrit, celui dont la circonférence est tangente intérieurement à tous les côtés d’un polygone; le rayon du cercle est appelé souvent apothème du polygone^ qui est dit circonscrit au cercle.

Cercle cùxonscrit , cercle dont la circonférence passe par tous les sommets d’un polygone que 1 on dit inscrit (Iriis 1g cci*c1g#

Les surfaces des cercles sont entre elles dans le même rapport que le carré des rayons ; ainsi le rayon devenant 2, 3, 4 fois plus grand, la surface devient 4, 9, IG fois

plus grande. . .

La surface d’un cercle s’obtient en multipliant le nombre - par le carré du rayon, ce qui s’exprime en posant S^ formule dans laquelle S représente la surface du cercle, R son rayon et n le rapport de la circonférence au diamètre ou 3,1415. Ainsi, soit àévaluer la surface d’un cercle dont le rayon est0“,48, nous aurons S = 3,1415 ou S =0"’'i,7238. Nous donnons ici un

tableau des’ surfaces des cercles dont le rayon varie de 0“,l à 5 mètres.

RAYONS

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