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SURFACES

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Quand on coupe une sphère par un plan, Tintersection est un cercle. Lorsque le plan passe par le centre de la sphère, on a ce qu’on appelle un grand cercle; s; le plan ne passe pas par le centre de la sphère, on a an petit cercle.

Cercle (Astronomie). — On considère en astrononue divers cercles, tels que V équateur, le méridien, etc. Ce sont les intersections des plans de môme nom par la

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sphère céleste. Ces plans coupent la terre, supposée sphérique, suivant d’autres cercles qui prennent encore le même nom (voyez Ciel, Teure).

Plusieurs instruments d’astronomie portent aussi le nom de cercles^ à cause du cercle divisé qui en est une partie essentielle ; tels sont le cercle mural, le cercle répétiteur, le cercle de réflexion, etc.

CERCODIÈNES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones, établie par Jussieu et désignée depuis par Robert Brown sous le nom de Haloragees. Richard en a fait les Hyg7'obtées ; ma.is le mot Haloragees est seul employé. Cette famille faisait partie des Ônagt'ées et tirait son nom du genre Cei'codia.

CERCOPE (Zoologie), Cetxopis, Fab., en grec kerkôpê. — Genre à' Insectes hémiptèixs, fomille des Cicadaires, du grand genre Cicadelles. Elles ont les antennes fort courtes, la tête en forme de museau plat en dessus, deux petits yeux lisses sur la tête et assez rapprochés. La C. sanguinolente ou ensanglantée [C. sanguinolenta, Fab.), la Cigale à taches rouges de Geoffroy, longue de 0“,009, est d’un beau noir avec six taches d’un rouge de sang sur les étuis. C’est la plus grande des espèces indigènes ; on la trouve dans la forêt de Saint-Germain en Laye, mais rarement ailleurs dans les environs de Paris. La C. écumeuse. Cigale écumeuse de Geoflf. {C. spumaria de Geer), presque aussi longue que la précédente, a le corps d’un brun plus ou moins foncé ; c’est sa larve qui rend par l’anus des bulles écumeuses qu’on trouve assez com.munément sur les plantes, surtout sur les luzernes, et qui sont connues sous le nom vulgaire de crachat de coucou.

CERCOPITHÈQUE ou Guenons (Zoologie), Cercopithecus, du grec kerkos, queue, et pithékos, singe; singe à queue. — Genre de Mammifères quadrumanes, de la famille des Singes {Règne animal}; à museau médiocrement proéminent, des abajoues, une queue, les fesses calleuses, le môme nombre de mâchelières que l’homme. Ce genre, établi d’abord par Buffbn, adopté par Cuvier, a été modifié par Geoffroy Saint-Hilaire, Erxleben, eten dernier lieu par M. P. Gervais ; on en a retranché quelques espèces, tels que les Mangabeys, qui ont été réunies à d’autres genres. Ce sont des singes sauteurs, grimpeurs et grimaciers, d’un naturel querelleur et turbulent; et quoiqu’ils soient doux lorsqu’ils sont jeunes, ils deviennent souvent méchants et intraitables; et comme ils sont pmés de canines longues et tranchantes avec lesquelles ils font des blessures profondes, il ne faut ni les caresser ni les irriter. Ils vivent en troupes dans les forêts, sautant d’arbre en arbre, de branche en branche, descendant rarement à terre; ils sont dans un mouvement et une agitation continuels. Leur nourriture se compose de feuilles, de racines, d’insectes et surtout de fruits de toutes espèces, et à cet égard ils causent quelquefois des dégâts considérables dans les champs cultivés pendant la saison des récoltes. On dit même qu’ils organisent leurs maraudes de manière que, tandis que quelques-uns font sentinelle, les autres vont butiner, mangent, remplissent leurs vastes abajoues et, continuant leur pillage et leur dévastation, ils se passent de main en main le butin qu’ils font. Les espèces connues sont au nombre d’une trentaine, dont nous citerons les principales en commençant par les plus douces et les plus sociables suivant la méthode de M. P. Gervais : 1“ le lalapoin (C. Melarhinas, F. Cuv.), d’un caractère doux; il est verdâtre dessus, nez noir, face couleur de chair. Du Gabon; 2° la Mone {C. mona, Erxl.), plus grande que le précédent ; elle est d’un caractère gai et facile ; corp' brun, membres noirs, tour de la tête blanchâtre, un bandeau noir sur le front. Côte occidentale d’Afrique • 3" l’A^cagne. Blanc nez {C. petaurista, Gm.); visage bleu, nez blanc, moustache noire, pelage verdâtre, tiqueté de roux De Guinée, ainsi que le suivant; 4» le C. hocheur, Gue'non à long nez proéminent, àe Bufifon {C. nictitans), noix ou brun pointillé, nez seul blanc au milieu du visage noir ; il est petit comme le précédent et aussi d’un naturel doux; 50 le Moustac [C. cephus, Erxl.), d’une petite taille et plein de gentillesse, cendré bleuâtre, une touffe jaune au-devant de chaque oreille; 6“ le Grivet {C. qriseus, F. Cuv.), jolie espèce de moyenne taille; il a le scrotum vert, entouré de poils fauves. Isid. Geoffroy Saint- Hilaire pense que c’est le vrai Simia sabæa de' Linné désigné par Cuvier comme étant le Callitriche; ce serait alors le singe de Saba qu’on trouve sur les monuments égyptiens ; 7" le Callitriche {C. callitrichus, Isid. Geoff. et non pas le Si mia sabæa. Lin.), presque entièrement

Poiïs blancs sur

les côtés ; il vit dans les forêts du cap Vert et du Séné-

gal; 8“ le Vei'vet (C. pygeivjtbrus, F. Cuv.) a le scrotum entouré de poiL, des poils roux autour do l’anus; flo le Malbixuc {C. cî//<o.yMr</5, Geoflf.), verdâtre en dessus, face couleur de chair, scrotum couleur d’outre-mer ; ils sont défiants, irritables, ne s’apprivoisent pas compléteinr-nt et sont dangereux ; ce sont les singes les plus agiles ; 10" le Votas {C. ruber, Geoff’.), fauve roux assez vif en dessus, les jambes et les mains blanchâtres ; on l’apporte souvent en Europe, mais il y vit plus difficilement que les autres espèces. Il est du Sénégal.

CÉRÉALES (Agriculture), du latin cerealia, les dons de Cérès, déesse des moissons. — On désigne sous ce nom un certain nombre de plantes renfermant dans leurs graines une farine plus nourrissante que celle fournie par les autres groupes de végétaux féculents et avec laquelle les divers peuples font le pain ou les préparations diverses qui en tiennent lieu. Les véritables céréales appartiennent toutes à la grande famille des Graminées. Ou ne comprend en outre sous ce nom que le blé noir ou sarrasin, dont les graines remplacent dans quelques contrées celles des vraies céréales ; le sarrasin appartient à la famille des Volygonées ', c’est le Polygonum fa.gopyrus de Linné.

Énumération des cétxales. — On compte parmi les céréales, en procédant des plus estimées aux plus viles ;

Le froment et ses variétés. — Triticum sativum.

L’épeautre et ses variétés. —• Triticum Spalta.

Le seigle et ses variétés. — Secale cereale.

Plusieurs espèces d’orge. — Hordeum.

Plusieurs espèces d’avoine. — Avena.

Le maïs ou blé de Turquie. — Zea maïs.

Le riz et ses variétés. — Oriza sativa .

Le millet commun. — Panicum miliaceum.

On peut joindre à cette liste des céréales les plus répandues : le Millet d'Italie {Panicum italicum), VAlpiste {Phalaris canariensis), le Sorgho, grand mil ou douhra [Holcus sorghum), le Mil commun {Holcus spicatus), le Petit Mil ou Dikhn {Pennisetum spicatum), la Tef {Poa abyssinica), etc.

Importance des céréales. — Les sauvages adonnés à la chasse ou les peuples exclusivement pasteurs et nomades sont les seuls qui s’abstiennent de cultiver les céréales. Tous les peuples sédentaires et, par conséquent, agriculteurs, ont pris pour base de leur alimentation le pain ou des préparations analogues qui exigent la culture des céréales. La farine des céréales, dépourvue do toute saveur tranchée, renferme, outre l’élément féculent, un principe azoté particulièrement nourrissant pour l’homme et les animaux et une matière grasse qui complète sa composition nutritive (voyez Aliments). Les céréales les plus estimées, les froments, par exemple, sont celles où les proportions de ces divers principes sont les plus convenables pour l’alimentation de l’homme ; les autres, de plus en plus pauvres en matière azotée et eu matière grasse, sont trop exclusivement farineuses. Aucun autre groupe de plantes ne pourrait les remplacer dans l’alimentation des hommes.

Il semble aussi que la providence divine ait voulu assurer ces précieuses ressources à tous les peuples et à peu près en tous pays. Tous les sols et tous les climats se prêtent à la culture de l’une ou l’autre espèce de céréales. Les mauvais temps diminuent sans doute les récoltes des céréales, mais sans les supprimer jamais totalement, comme on le voit pour d’autres produits de la terre. Enfin, si une culture savante accroît notablement leur rendement, les céréales peuvent s’accommoder de la culture la plus imparfaite.

Dans ces précieuses plantes, tout est utile et de premier usage. Dès que les grains mûris contiennent leur farine, le cultivateur fait la moisson, fête séculaire des campagnes, qui se place dans la belle saison et couronne les travaux de l’année. Les céréales, coupées et enlevées du champ, peuvent être emmagasinées ; plus tard et dans la saison où d’autres travaux manquent, on détache le grain par le dépiquage ou le battage ‘ les tiges forment la paille qui, employée comme aliment ou comme litière pour le bétail, se transforme en fumier, engrais de première nécessité pour la culture des céréales.

Enfin le grain qui provient de cette récolte est une denrée dont l’écoulement est assuré, dont la conservation ne présente que de médiocres difficultés, dont la qualité s’apprécie sans peine au jour de la vente. Les céréales l’emportent à tous ces titres sur tous les autres produits agricoles.

Origine des céréales. — En laissant de côté les récits fabuleux des poètes et des historiens de l’antiquité ; en

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admettant, si l’on veut, que Gérés ait enseigné aux hommes à cultiver le blé, on est forcé de convenir que le froment est une espèce dont on ne connaît plus le paj's natal. 11 paraît seulement qu’il nous vient de la haute Asie, d’où il s’est répandu en Égypte, en Grèce, en Sicile et enfin dans l’Europe occidentale et en Amérique. Sa culture en Chine remonte à la plus haute antiquité. Dans ces derniers temps, on a prétendu avoir retrouvé le froment sauvage dans Vœgilops ovata^ très-répandu en Sicile, et que Gæsalpin avait nommé triticum sylvestre; mais l’erreur a été démontrée par des savants^ parmi lesquels figure en première ligne Vilmorin (voyez Ægilops). L’epeautre croît naturellement en Perse, ainsi que Michaux père et Olivier l’ont découvert l’un et l’autre ; les botanistes ignoraient son pays natal, et le premier de ces voyageurs, dit-on, l’y trouva à l’état sauvage. On la cultive surtout en Allemagne, en Italie, en Suisse et dans quelques pays montagneux en France. Quant au seigle^ on ignore son pays natal, quoiqu’il passe pour originaire du Levant; on le cultive depuis longtemps dans toute l’Europe, surtout dans les pays montagneux. On peut en dire autant de Vorge^ dont la patrie originelle est aussi difficile à déterminer. Heyne prétend qu’elle nous vient de l’Attique ; d’autres lui assignent pour patrie la Tartarie ou la Russie. Aujourd’hui, elle est abondamment cultivée dans tous les pays de montagnes. Uavoine vientelle naturellement, comme le prétend le navigateur Anson, dans l’île Juan-Fernandès, sur les côtes du Chili? Cela n’est guère probable, si les Germains, d’après Pline, la cultivaient déjà pour s’en nourrir sous forme de bouillie; d’un autre coté, était-ce bien l’avoine qu’ils employaient, elle était connue sous le nom de hrôme? Olivier dit l’avoir vue croître spontanément en Perse; d’autres pensent qu’elle est indigène dans le nord de l’Europe. Le riz est connu dès la’plus haute antiquité dans l’Inde, dont il paraît originaire. Bien longtemps après, il fut connu en Égypte et en Grèce; il est mentionné dans Théophraste, Pline, Dioscorides; on lotirait de l’Inde et on ne l’employait guère que pour faire des tisanes. Ce n’est que plus tard qu’il entra dans l’alimentation ; répandu aujourd’hui partout, il est cultivé dans notre Europe méridionale, surtout en Espagne et en Italie. Originaire de l’Amérique, le maïs paraît y avoir été cultivé très-anciennement. Amouroux a prétendu qu’il venait de l’Inde, d’où il avait pénétré en Turquie et eu Égypte; il paraît bien démontré aujourd’hui qu’il existait dans notre ancien monde bien avant la découverte de l’Amérique. En France, il était déjà connu sous le règne de Henri IL Une grande partie des peuples de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique en font leur nourriture. Le millet et le sorgho sont originaires de l’Inde ; le premier est cultivé surtout en Italie et en Allemagne. Depuis quelques années, la culture du second a pris un grand développement à cause de ses propriétés saccharines.

Culture des céréales. — Les céréales se nourrissent surtout aux dépens de la terre et tirent peu de l’atmosphère ; aussi épuisent-elles beaucoup le sol qui a besoin de bonnes fumures pour continuer à les produire avec des rendements satisfaisants. Elles se plaisent en général dans des terres assez riches, surtout celles qui figurent en tête de notre liste donnée ci-dessus ; néanmoins, si la terre est trop forte ou trop fumée, elles versent^ c’est-à-dire se couchent sur le sol avant maturité, ce qui diminue beaucoupleur produit. Quant à la place des principales céréales dans la rotation des cultures, on peut dire, mais d’une façon très-générale, que le froment succède bien à la rupture des prairies de trèfle ou de sainfoin ou à la jachère. Le seigle succède bien à une récolte de racines, de pommes de terre, à une avoine, à un sarrasin. Bien que cette céréale se prête à être cultivée plusieurs fois de suite sur le môme terrain, il ne faut pas abuser de cette pratique qui épuise le sol. L’orge vient bien après les pommes de terre, les carottes, la féverole, le trèfle ou une prairie naturelle. On fait volontiers succéder l’avoine au froment ou au seigle ; peut-être vaut-il mieux la faire venir après un colza, des féveroles ou des pois. Quant au maïs, il réussit, avec une large fumure, après les féveroles et les pommes de terre. Le riz est une céréale d’une culture particulière indiquée à l’article spécial qui la concerne (voyez Riz).

Emploi des céréales. — Dans son livre des Ouvriers européens., M. Le Play a donné sur l’emploi des céréales des renseignements aussi précis que peu connus et que je vais résumer ici. Les céréales occupent la première place dans l’alimentation des peuples de l’Europe ; plus cette alimentation est simple, plus elles y prédominent ; à me-

sure que le bien-être se développe, les corps gras, lesviandes, les boissons fermentées en remplacent une partie, et les céréales qui, chez les populations pauvres, absorbent la moitié ou le tiers de la dépense totale d’une famille, se réduisent alors au huitième ou même au douzième. La nature des céréales consommées varie beaucoup et le nom de blé désigne, selon les pays, presque toutes les sortes de céréales. L’Europe, à cet égard, peut se partager en trois zones parallèles s’étendant du sud-ouest au nord-est, depuis l’Atlantique jusqu’aux monts Ourals.

— Première zone ou zone septentrionale : Iles de l’océan Glacial, Écosse et ses îles, Jutland, Norwége, majeurepartie de la Suède, Finlande, nord de la Russie e1; des monts Ourals jusqu’au 59^ degré ; elle a pour blé l’avoine.

— Deuxième zone ou zone centrale : Angleterre, Irlande,, France septentrionale et centrale, Allemagne, Pologne ; elle a pour blés le seigle, l’orge, le froment, cultivés ensemble ou séparément et associés, çà et là, vers le nord à l’avoine et vers le sud au maïs. — Troisième zone ou zone méridionale : Espagne, France méridionale, Italie,. Carniole, Grèce, Turquie, principautés danubiennes, Hongrie, Russie méridionale et Grimée; elle a pour blé le maïs et, dans une moindre proportion, le froment.

La forme sous laquelle se consomment les céréales est loin d’être toujours la môme. D’abord le blé est tantôt réduit en farine; tantôt simplement concassé pour constituer le gruau; tantôt enfin, décortiqué plus ou moins complètement, il forme le grain mondé. La farine sert habituellement à la préparation de ce que l’on nomme le pain (voyez ce mot). La France est le pays du monde où prédomine le plus ce mode de préparation, très-répandu aussi en Angleterre, dans la basse Écosse, en Espagne, dans le nord de l’Allemagne et en Scandinavie. Dans l’Allemagne méridionale et dans les provinces slaves de l’empire d’Autriche, on observe un autre mode de préparation désigné par M. Le Play sous le nom collectif de knotes ou nouilles (non fermentées). Les vermicelli ou pâtes alimentaires d’Italie sont un autre mode de préparation d’un emploi restreint. Les farines de sarrasin et de maïs sont volontiers préparées, chez les Bretons français, les Basques, les Italiens du nord, en bouillies (voyez ce mot), qui sont très-employées partout dans l’alimentation des enfants. Les gruaux ou les grains mondés sont surtout en usage en Afrique et en Asie et dans certaines parties de l’Europe méridionale.

Les céréales servent encore à la préparation de certaines boissons fermentées, eaux-de-vie, bières,etc. An. F.

CÉRÉBELLEUX (Anatomie), de cerebellum., le cervelet, qui appartient au cervelet. — On distingue plusieurs artères cérébelleuses : 1° la Grande C. inférieure naît de la vertébrale et se porte en dehors et en avant de la surface inférieure du cervelet, où elle se divise en deux branches ; 2° la C. antérieure et inférieure., qui n’existe pas toujours, est fournie par la basilaire ; 3° la C. supérieure naît de la basilaire derrière sa bifurcation terminale. — Les veines cérébelleuses sont : 1° les C. latérales et inférieures., qui viennent de la face inférieure du cervelet; 2o la C. médiane supérieure., qui va s’ouvrir dans le sinus droit.

CÉRÉBELLITE (Médecine), de cervelet. —

Inflammation du cervelet (voyez Encéphalite).

CÉRÉBRAL (Anatomie, Médecine), de cereôrwm, cerveau, qui appartient au cerveau, synonyme d’encéphalique. Il y a des membranes cérébrales, connues sous le nom de Méninges; ce sont, la dure-mère, l’arachnoïde, et la pie-mère ; il y a aussi des vaisseaux et des nerfs cérébraux. — Les artères cérébrales sont ; 1" la C. antérieure (artère du corps calleux), une des trois branches terminales de la carotide primitive; 2» la C. moyenne (artère de la scissure de Sylvius), qui est aussi une des branches terminales de la carotide interne, est plus grosse que la précédente ; 3® la C. postérieure (branche terminale du tronc basilaire) se dirige vers les lobes postérieurs du cerveau. — Les veines C. latérales qI inférieures versent le sang dans le sinus latéral. Les veines C. internes se jettent dans les veines cérébrales supé-ï rieures. Les C. supérieures s’ouvrent dans le sinus Ion-: gitudinal. Les G. médianes inférieures se terminent dans le sinus droit. — Les nerfs cérébraux sont ceux qui sor-i tent par les trous de la base du crâne; on les désigne| mieux sous le nom de nerfs crâniens. ,

CÉRÉBRALES (Affections) (Médecine). — On a donnc( le nom d’affections cérébrales à celles qui ont ou paraissent avoir leur siège au cerveau ; ainsi l’apoplexie, 1 eptlepsie, les délires, le carus, etc. Plusieurs auteurs on i| désigné sous le nom de fièvre cérébrale tantôt la fitvr(:i

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ataxique, tantôt la forme de la fièvre typhoïde, qui est accompagnée de symptômes cérébraux d’une nature spéciale et qui se montre avec une marche confuse, désordonnée, tumultueuse, aocompagnée de délire, de coma, quelquefois de paralysie; mais la maladie à la,quelle on a le plus généralement donné ce nom est l’inflammation des méninges (voyez Méningite).

CÉRÉBRIFÔRME (Médecine). — Voyez Encépiialoïde.

CÉRÉBRITE (Médecine). — Nom donné quelquefois à l’inflammation du cerveau (voyez Encéphalite).

CÉRÉBRO-SPINAL (Système nerveux ou Axe), Système nerveux céphalorachidien, système nerveux de la vie animale. — On appelle ainsi l’ensemble des organes •qui constituent cette partie du système nerveux dans laquelle réside la faculté de sentir, de vouloir, de se mouvoir. Ce système présente un tout tellement complet, tellement homogène, que nous serons obligés de traiter “dans cet article de toutes les parties qui le composent, afin d’en offrir un aperçu plus facile à saisir.

Le système nerveux cérébro-spinal se compose essentiellement d’un renflement nerveux, nommé encéphale (du grec en, dans, képhalê, tête), qui remplit le crâne, >€t dont les parties principales sont le cerueaw et le cervelet ; par sa face inférieure, l’encéphale donne naissance à un gros cordon nerveux qui se prolonge dans le canal vertébral et que l’on nomme la moelle épinière. Les nerfs émanent de l’encéphale et de la moelle épinière, et se iportent de là vers les muscles et les organes des sens.

Système nerveux cérébrO’-spinaL — On doit considérer d’abord l’encéphale, puis la moelle épinière.

V encéphale est l’ensemble des renflements nerveux qui remplissent la cavité du crâne ; il se compose de plusieurs parties dont les trois principales sont le cerveau, le cervelet, la moelle allongée. Cette dernière partie est le tronc, qui joint la moelle épinière aux autres parties contenues dans le crâne, et elle se plonge dans la face inféaûeure du cervelet et du cerveau qu’elle rencontre successivement d’arrière en avant.

Le cerveau est, chez l’homme, le plus volumineux des renflements encéphaliques; il remplit toute la partie supérieure du crâne, et, chez les animaux les plus rapprochés de l’homme, il conserve encore longtemps cette prédominance [fig. 473). Le cerveau humain a une forme ovale plus effilée en avant qu’en arrière ; voûté en forme d'hémisphéroïde à sa face supérieure, il est aplati inférieurement. Il se compose de deux moitiés semblables que sépare, suivant le plan médian du corps, un sillon trèsprofond, nommé la grande scissure médiane du cerveau; chaque moitié porte le nom à! hémisphère, bien qu’elle ait plutôt la forme d’un quart de sphère. A sa partie inférieure et médiane, la grande scissure est interrompue, chez l’homme et la plupart des mammifères, par une lame transversale et horizontale de substance blanche qui unit les deux hémisphères, c’est le mésolobe (lobe médian), ou corps calleux. Il n’existe pas chez les oiseaux,et en général chez tous les vertébrés ovipares. Dans l’espèce humaine et dans la plupart des mammifères, le cerveau se distingue par les nombreux sillons qui creusent sa surface en divers sens et lui donnent l’aspect d’une masse de petits boyaux contournés et serrés les uns contre les autres. On a nommé ces sillons anfractuosités, et les éminences qui font saillie entre eux se nomment les circonvolutions du cerveau. Elles sont plus développées à l’âge adulte qu’aux premiers temps de la vie; il est beaucoup de mammifères qui montrent à peine quelques anfractuosités à la surface de leur cerveau; d’autres l’ont absolument lisse. A sa face inférieure, le cerveau présente, dans chacune de ses moitiés, deux lobes séparés par une scissure transversale ; le lobe antérieur est moins grand que le postérieur, et celui-ci présente deux saillies : l’une à sa partie antérieure, l’autre en arrière ; on les a souvent nommées lobe moyen et lobe postérieur; mais elles ne sont réellement pas séparées l’une de l’autre. Dans l’intérieur du cerveau se voient diverses parties distinctes que je ne puis décrire ici ; ces parties circonscrivent certaines cavités qui communiquent entre elles, c’est ce qu’on appelle les vetitricules du cei'veau; une semblable cavité existe dans le cervelet, et a reçu le nom de quatrième ventricule.

Le cervelet est un autre renflement placé en arrière et en dessous du cerveau dont la partie postérieure le recouvre complètement chez l’homme {fig. 473, ceru). Il est beaucoup moindre que le cerveau, et s’en distingue immédiatement par sa configuration et son aspect. Considéré par la face postérieure chez l’homme, ou supérieure chez les animaux, il offre deux lobes latéraux qu’on a nommés

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les hémisphères du cervelet. Un sillon les sépare ; mais au fond, en arrière et en bas, se trouve un lobe moyen

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Fig. 473. — Système nerveux cérébro-spinal de l’homme (1).

qui souvent, chez les animaux, est très-dé veloppé. Le cervelet ne possède pas à sa surface de véritables circonvolutions ; il présente des stries parallèles qui accusent l’existence d’un nombre considérable de lamelles de substance nerveuse, remplaçant réellement dans le cervelet les circonvolutions plus arrondies et plus capricieusement repliées du cerveau. La moelle allongée, dont je vais dire tout à l’heure quelques mots, naît de la face inférieure du cerveau, un peu en avant du cervelet, par deux gros pédoncules de matière nerveuse qui semblent en être les racines ; elle passe bientôt devant cet organe et en reçoit deux autres pédoncules qui s’unissent immédiatement à la face postérieure de la moelle {fig. 473, pr) ; en même temps, le cervelet entoure la moelle allongée d’une bandelette épaisse qui lui forme en avant une espèce de bracelet, qu’il complète en arrière ; cette bandelette a reçu le nom de protubérance annulaire ou pont de Varole (de l’anatomiste Varoli). Cette protubérance manque chez les derniers vertébrés.

La moelle allongée ou bulbe rachidien est véritable-

(1) A, grande scissure qui sépare le cerveau en deux hémisphères. — c, cerveau. — 1, nerf de l’odorat. — 2, nerf de la vision. — ne, un des nerfs qui naissent de l’encéphale. ~ PT* protubérance annulaire qui réunit en avant les deux moitiés du cervelet. — cerv, cervelet. — ma, moelle allongée, origine de la moelle épinière. — nsp, nerfs spinaux, émanant de la moelle épinière.

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ment b portion encéplialiqne du prolongement nerveux qui, scus le nom de moelle épinière, remplit la plus grande partie du canal vertébral. Elle naît du cerveau par les pédoncules cérébraux qui se dégagent de sa masse, vers le milieu de sa face inférieure, entre les deux éminences antérieures des lobes postérieurs ifig. 4" 3, ma). Elle se dii-ige immédiatement vers le trou vertébia 1, en passant devant le cervelet qui lui fournit deux autres pédoncules nommés cérébelleux. A ce moment, elle pénètre dans l'anneau formé par le cervelet et le pont de Varole (/tr), et immédiatement au-dessous, elle se renfle légèrement et présente quatre paires de saillies longitudinales, symétriquement placées de chaque côté de la ligne médiane, et séparées par des sillons médians et latéraux; ces saillies sont pyramides antérieures oo éminences pyramidales en avant, les corps oliraires plus on dehors, les corps resti formes sur les côtés, et enfin on arrière le.'S, pyramides postérieures.

La moelle épinière proprement dite commence au niveau du trou vertébral, bien qu’en réalité elle ne constitue avec la moelle allongée qu’un seul et même organe {fig. 473, nsp). C’est, d’un bout à l’autre, un cordon à peu près cylindrique, mais renflé une première fois au niveau de la naissance des nerfs qui se rendent aux membres thoraciques, et une seconde fois à son extrémité postérieure où elle fournit les nerfs des membres abdominaux et du bas-ventre. Un sillon médian antérieur et un postérieur la partagent en deux moitiés symétriques réunies vers le centre de la moelle par des fibres transversales. Chacune de ces moitiés est, en outre, marquée de deux autres sillons moins profondément empreints, mais qui permettent de la concevoir comme formée de trois faisceaux longitudinaux accolés. Jamais la moelle épinière ne s’étend dans toute la longueur du canal vertébral ; chez l’homme, elle ne va pas au delà des premières vertèbres lombaires. Là elle se termine en donnant naissance de chaque côté à une série de nerfs qui poursuivent leur trajet dans le canal vertébral, et en sortent successivement pour se rendre aux divers organes de la partie postérieure du corps. La longueur relative de la moelle épinière varie beaucoup d’ailleurs chez les diverses espèces de vertébrés.

Telle est la configuration générale des centres nerveux encéphalo-rachidiens. De cetaxe cérébro-spinal naissent des nerfs dont les nombreuses origines sont régulièrement coordonnées. Aucun nerf du système rachidien ne prend naissance sur la ligne médiane ; tous se montrent symétriquement disposés par paires; les uns proviennent de l’encéphale et se nomment nerfs crâniens; les autres, appelés nerfs spinaux., procèdent, au contraire, de la moelle épinière (voyez Nerfs).

Structure du système nerveux cérébro-spinal. — On reconnaît, à la première inspection dans le cerveau et dans le cervelet, deux substances : l’une très-blanche, semblable à celle des nerfs, et qu’on nomme la substance nerveuse blanche; une autre, qu’on trouve particulièrement dans les centres, est nommée, à cause de sa couleur, la substance nerveuse grise; cé\\Q-ci est surtout caractérisée par des globules grisâtres, mêlés aux fibres nerveuses. Avec un peu d’attention, on retrouve ces deux substances dans la moelle épinière, mais les nerfs ne contiennent que de la substance blanche. L’une et l’autre sont constituées par la fibre nerveuse , é\émQnX organique spécial doué de propriétés toutes particulières ; ces fibres sont de petits tubes remplis d’un liquide visqueux et gras qui se coagule rapidement après la mort ; dans la substance grise et dans les ganglions, elles sont associées à des corpuscules pleins ou granulés très-menus. Les nerfs, comme les centres nerveux, sont donc constitués par des fibres ; les centres ou les ganglions ne se distinguent que par les éléments spéciaux nommés granules et cellules. Il n’est donc pas possible de dire si les nerfs convergent vers les centres pour s’y réunir, ou s’ils en partent pour s’irradier dans l’organisme. En tout cas, il est toujours possible de suivre les fibres d’un nerf plus ou moins loin dans la profondeur des centres nerveux, fit cette étude a un certain intérêt physiologique.

Les nerfs sont exclusivement constitués par la substance blanche, sauf les ganglions qu’ils peuvent montrer sur quelques points de leur trajet (;?ÿ. 474). Dans le cerveau et dans le cervelet, la substance blanche se voit au centre, et la surface est constamment formée par une couche assez épaisse de substance grise, aussi nommée substance corticale [fig. 474). Le corps calleux, la protubérance annulaire, sont constitués par la substance blanche ; enfin, la moelle épinière ne renferme aussi que cette dernière substance ; mais au centre on observe un tractus de

substance grise qui s’étend d’un bout à l’autre de ce cordon. De cette disposition des deux substances et de

Fi". 474. — Dislribution des fibres de la moelle dans l’encéphale (1).

plusieurs autres faits anatomiques et physiologiques, îî est naturel de conclure que la substance grise est spécialement le siège des fonctions nerveuses; la substance blanche semble plutôt un agent de transmission.

L’encéphale et la moelle épinière sont protégés par des enveloppes membraneuses , désignées sous le nom de méninges ; ce sont de dehors en dedans : la dure-mère, Y arachnoïde et la pie-mère (voyez ces mots et Méninges).

Fonctions de l’axe cérébro-spinal. — Trois mots peuvent, à la rigueur, résumer ces fonctions, sentir., vouloir, penser, c’est-à-dire : 1" Phénomènes de sensibilité ; il est bien établi par de nombreuses expériences, que l’organe essentiel de la sensibilité est le centre nerveux encéphalique; les nerfs sont les conducteurs de l’impression produite par l’agent extérieur; la moelle épinière joue aussi le rôle d’agent conducteur. 2" Phénomènes d’activité ou de volition; la volonté et la force motrice sont deux facultés distinctes; la volonté a surtout pour organe central le cerveau ; la force motrice a pour organe toutes les parties centrales du système cérébro-spinal. Les nerfs sont les conducteurs de l’excitation motrice. 3" Phénomènes d’intelligence ou de perception ; le cerveau est l'organe spécial des fonctions intellectuelles. Mais, hâtons-nous de le dire, tous ces organes ne sont que des instruments au service de ce principe supérieur, immatériel, qu’on appelle l’âme, ce n’est pas le cerveau qui veut, sent ou pense, ce n’est pas de la matière que peuvent dériver ces phénomènes. Mais comment se fait cette communication incompréhensible du principe spirituel et immatériel avec l’organe matériel central qui lui sert d’instrurnent ? Quel est le lien mystérieux par lequel l’âme commande à la matière? Nous n’en savons absolument rien. Nous n’avons rien à répondre à ces questions. Le cervelet paraît chargé de la coordination des mouvements. Ainsi les oiseaux privés de cervelet ne peuvent voler, marcher, se tenir debout; ils n’exécutent que des mouvements brusques, désordonnés.

On a voulu pousser un peu plus loin la localisation des fonctions intellectuelles, en admettant qu’en général l’intelligence proprement dite, raisonnement, faculté de comprendre, etc,, avait pour organes les lobes antérieurs du cerveau, tandis que les sentiments et les passions résidaient dans les lobes postérieurs. Mais il est impossible d’aller au delà sans tomber dans de pures hypothèses, dans des inductions trop peu légitimées par des faits

(1) 1, hémisphères cérébraux. — 2, fibres de l’hémisphère droit, s’épanouissant dans les pédoncules du cerveau, après avoir passé sous la protubérance annulaire qui a été enlevée; on les voit naître des pyramides antérieures où elles s’entre-croisent,j avant de passer entre les corps olivaires, avec les fibres de 1 au-| tre hémisphère. — 3, ventricule latéral droit ouvert dans la i coupe qui a mis les fibres en évidence. — 4, substance grise oui corl.Cile. — 5, coupe du cervelet montrant la disposition de la., substance blanche et de la substance grise, qu’on nomme souvent arbre de vie. — 6, corps olivaires. 7, cervelet, jj *| nerf optique contournant les pédoncules gauches pour allec' s’unir aux lobes optiques.

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contradictoires et pea concluants ; en un mot, le système de Gall et tous ceux qui ont été conçus sur le môme plan n’ont aucune base scientifique solide.

Ne pouvant faire ici une histoire des fonctions intellectuelles, nous nous bornerons en terminant à une distinction importante, principalement due aux études de Frédéric Cuvier et de M. Flourens sur les mœurs et le caractère des animaux. On y doit distinguer deux ordres de phénomènes intellectuels, sous les noms ^'intelligence et ^'instinct. L’intelligence est la faculté de comprendre et de se décider à certains actes d’après les notions acquises; elle a pour caractère essentiel la spontanéité et la variété des actions. L’instinct est la faculté d’exécuter certains actes parfois très-compliqués, non par une libre volonté, mais par une sorte de nécessité de nature, et sans se rendre compte de leur but. Consultez VAnatomie du Système nerveux de Leuret et Gratiolet ; le Traite de l'Anat. et de la Phys, du Syst. nerveux,^ et le Traité de Physiologie de Longet (2e édit.).

CÉRÉBROTE (Chimie organique), de cerebrum, cerveau.— M. Couerbe a désigné par ce nom une des quatre graisses de la substance cérébrale. C’est une matière blanche, solide, soluble dans l’alcool bouillant. Elle contient du soufre et du phosphore, outre les quatre éléments ordinaires : carbone, oxygène, hydrogène et azote.

CÉRÉOPSIS (Zoologie), Lath. — Sous-genre

à.' Oiseaux palmipèdes , fiimille des Lamellirostres , du grand genre des Canards. Fort semblable aux bernaches, à bec encore plus petit, dont la membrane a beaucoup plus de largeur et se porte un peu sur le front. Cet oiseau a la tôte entièrement couverte d’une peau nue et ridée, ou cire (d’où vient son nom, du grec kéreos^ cire) ; il a un éperon obtus au pli de l’aile. Il est de la Nouvelle-Hollande. La seule espèce connue est le C. cendré (C. cinereus, Lath.), de la taille d’une petite oie, de couleur cendrée dont la teinte est plus foncée sur les parties supérieures. Les doigts et les ongles sont noirs, ainsi que le bec. On ne connaît rien de leurs mœurs et des circonstances de leur vie; il est probable qu’ils diffèrent peu des bernaches.

GÉRÉS (Astronomie). — C’est la première des petites planètes; elle fut découverte à Palerme par Piazzi, le 1er janvier 1801. Piazzi s’occupait de la construction d’un catalogue d’étoiles, lorsqu’il découvrit ce petit astre, qui circule en 1681 jours autour du soleil, dans l’espace compris entre l’orbite de Mars et celle de Jupiter (voyez Petites planètes).

CERF (Zoologie), Cervus, Lin., Briss., Guv., etc. — Genre de Mammifères ruminants, nettement distingué par les caractères suivants : des cornes pleines, de nature osseuse, caduques, qui ornent la tôte des mâles seulement (la femelle du renne fait exception, elle est pourvue de cornes) ; ces cornes ne sont d’abord que des pointes molles, sensibles , recouvertes d’une peau velue, et sans division. C’est ce qu’on appelle dague. A leur base existe un bourrelet ou anneau auquel on a donné le nom de la meule ', il devient peu à peu osseux, comprime les vaisseaux qui apportent la nourriture à ces parties et y arrête la vie; la peau velue se dessèche et est enlevée; la corne, qui a pris aussi la consistance osseuse, se sépare au bout de quelque temps du crâne auquel elle tenait ; elle tombe et l’animal reste sans armes. Bientôt il en repousse de nouvelles, plus grandes que les précédentes; celles-ci tombent à leur tour. Pendant plusieurs années, le môme phénomène se renouvelle, et les cornes, qui alors prennent le nom de bois, reparaissent périodiquement avec quelques rameaux de plus ; c’est ce qu’on appelle les andouülers. Dans certaines espèces, ces bois, au lieu d’ôtre cylindriques comme dans le cerf commun, s’aplatissent en une partie plus large, qu’on appelle empaumure (le daim, l’élan). Les cerfs ont la taille svelte, les jambes fines et nerveuses, la queue courte; ils habitent les deux continents; on n’en a point trouvé à la Nouvelle- Hollande. Ils sont timides et sauvages; mais dans le moment du rut, les mâles entrent dans une sorte de fureur qui peut môme les rendre dangereux. Dans nos pays, c(est pendant les mois de novembre, décembre, janvier, février que le cerf est à craindre. Plusieurs zoologistes, et entre antres M. P. Gervais ont donné à ce groupe le nom de famille des Cervidés, et l’ont divisé en quatre genres : les Rennes, les Elans, les Cerfs, les Cervules. Nous suivrons la méthode du Règne animal, qui divise son genre Cerf Qn espèces distinguées seulement de la manière suivante., A. Espèces à bois aplati en tout ou en partie : 1® IdElan [C. alces. Lin.), Orignal des Canadiens (voyez ÉLAN) ; 2* le Rhenn ou Renne C, tarandus. Lin. (.) (voyez

Renne) ; 3° le TTaim (C. dama. Lin.) (voyez Daim). — B. Espèces à bois ronds. Celles-ci sont plus nombreuses et celles des pays tempérés changent plus ou moins de couleur en hiver. 1“ Le C. commun {C. elaphus, Lin.) (fig. 475), pelage en été fauve brun, une ligne noirâtre le long de l’épine, et de chaque côté une rangée de petites taches fauve pâle. Des forôts de toute l’Europe et de l’Asie tempérée. Dans le premier âge, on l’appelle faon, A six mois environ, les premières pointes du bois paraissent sur l’os du front; le jeune animal prend alors le nom de hère. Ce n’est que la seconde année que les bois se développent réellement sous le nom de dague. L’année suivante commencent à paraître les branches ou andouillers. Enfin, la quatrième année les bois so couronnent d’une sorte d’empaumure garnie de pointes dont le nombre augmente avec les années. C’est donc à sa troisième année que le cerf pousse ce qu’on appelle sa seconde tête, et ainsi d’année en année jusqu’à la cinquième où il a sa quatrième tête. A six ans, c’est le dix cors jeunement; à sept ans, il est dix cors; après cela, il prend le nom de vieux cerf. C’est au printemps que la chute des cornes arrive, et c’est pendant l’été qu’elles repoussent. Au moment de la chute, ils se cachent dans les taillis et n’en sortent que lorsqu’ils ont déjà la tôte ornée d’un bois nouveau. On suppose que les cerfs ne vivent pas plus de vingt ans. La femelle du cerf s’appelle biche. Elle ne porte que huit mois et quelques jours; elle met bas en mai un seul petit ou faon, très-rarement deux. Leur nourriture, dans la belle saison, se compose de jeunes pousses, de feuilles, de fleurs de bruyères, etc. En hiver, ils pèlent les arbres et se nourrissent d’écorces et de mousse. Tout le monde sait que les cerfs, dont l’œil porte un larmier très-grand, pleurent dans leurs détresses ; leur vitesse n’est pas moins connue; Bu Aon a tracé des mœurs de ces animaux un tableau justement célèbre. La peau du cerf donne un cuir souple et fort, son bois est employé en tabletterie. Les médecins font préparer avec ce bois ou corne une gélée aromatisée et sucrée propre aux convalescents. Cette corne est aussi em-

Fig. 473. — C.i-r commun ^'-auteur lm,20).

ployée pour faire la décoction blanche (voyez ce mot) prescrite surtout contre les diarrhées. V esprit volatil de corne de cerf est un produit de la distillation.

La chasse au cerf est un des exercices les plus intéressants et les plus nobles ; elle demande des connaissances spéciales très-variées, et un appareil d’hommes, de chevaux, de chiens dressés, qui en font un amusement et un exercice réservés seulement aux existences princières. Elle se fait aux chiens courants. Avant tout, il faut d’abord savoir juger le cerf, c’est-à-dire connaître son âge et son sexe, par le pied et les allures, etc. C’est ce qu’une longue pratique seule peut apprendre; ainsi l’animal appuie le pied plus ou moins sur la pince ou sur Véponge (le talon), suivant sa hauteur, son sexe, son âge, etc. Les foulées sont les empreintes que le cerf laisse sur l’herbe, sur les feuilles ; il faut les chercher en se. traînant sur les mains, sur les genoux, le long du chemin que le cerf aura suivi. Les portées sont les branches que le cerf touche et place avec sa tôte dans la coulée par laquelle il se rembuche. Un indice assez sûr se tire des fumées ou fientes. Nous ne pouvons qu’indiquer ici sommairement ces objets dont on trouvera le développen ent dans les traités spéciaux. Après avoir jugé le cerf, il faut s’assurer de l’endroit où il se repose, et alors ou

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