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spéciale qu’il doit à la pancréatine. Par des expériences nombreuses et bien faites, il établit que l’émulsion graisseuse que subissent les matières grasses neutres dans le duodénum est provoquée par le suc pancréatique. Ce suc a la propriété de les transformer en un liquide émulsionné, lactescent, qui donne au chyle son aspect particulier et qui est parfaitement préparé pour être absorbé et porté dans le sang. C’est donc une véritable digestion des matières grasses neutres, et le suc pancréatique en est l’agent essentiel (voyez Chyle).
■ CHYME, Chymification (Physiologie). — Les phénomènes chimiques qui se passent dans l’estomac, pour le travail de la digestion, sont complexes et ont été connus autrefois sous le nom général de chijmification. Si l’on se borne à examiner physiquement le bol alimentaire après qu’il a subi l’action de l’estomac, on le trouve converti en une pâte semi-fluide grisâtre douée d’une odeur aigre toute spéciale, et que depuis longtemps on appelle chyme. Cette pâte a une réaction acide très-marquée, et les tissus organisés des aliments ne s’y retrouvent plus et semblent avoir subi une dissolution qui les rend méconnaissables; on regarda le chyme comme le premier résultat du travail digestif, comme un magma des matières nutritives avec celles qui ne le sont pas. Nous aurions donc à établir ici pourquoi la chymification doit être regardée aujourd’hui comme un acte très-complexe, et pourquoi le chyle ne peut plus être considéré comme le produit essentiel et entier du travail digestif; ce serait isoler du travail de la fonction digestive un de ses actes les plus importants ; c’est pourquoi nous renverrons au mot Digestion.
CIBOULE (Botanique), francisé de cepula, petit oignon. Théis fait néanmoins remarquer que ce nom pourrait bien être altéré de sumboloun, nom arabe de la plante. — Espèce diAil cultivée pour servir aux assaisonnements. C’est ŸAil fistuleux{Aliumf.stulosum,\Àn.)^(\m présente des bulbes coniques ou oblongs, des feuilles cylindriques, ventrues et fistuleuses. La hampe.de cette espèce atteint jusqu’à 0“,70 de hauteur, et se termine par une ombelle globuleuse composée de fleurs blanches, à sépales oblongs, les extérieurs un peu plus courts; les étamines sont saillantes. La ciboule est originaire de la Sibérie. Cette plante est vivace; mais dans les potagers elie est traitée comme une plante bisannuelle, et a une certaine importance au point de vue de l’économie domestique. On la sème en terre légère, à deux saisons de l’année, la première en février et mars, et la seconde vers la fin de juillet; on la replante environ deux mois après. Les variétés nommées C. blanche hâtive et C. vivacevulgairement C. de Saint-Jacques ^ se cultivent aussi dans les potagers comme plante vivace : cette dernière réussit très-bien en bordures; on la propage au moyen des cayeux que l’on éclate au printemps et en automne. G — s.
CICADAIRES (Zoologie), Cicadariœ, Latr. — Famille d'insectes hémiptères., section des Homoptères, qui se distingue par leurs tarses composés de trois articles, antennes ordinairement très-petites, de trois à six articles, en forme d’alène et terminés par une soie. Les femelles sont pourvues d’une tarière pour déposer leurs œufs. On le3 divise en deux groupes : Les Cigales proprement
dites {Cicada., Oliv.; Tetiigonia., Fab.), ou les Chanteuses', elles ont les antennes de six articles et trois yeux lisses Les mâles sont pourvus d’organes sonores (voyez Cigales), 2° Les Cicadaires muettes n’ont que trois articles distincts aux antennes et deux petits yeux lisses. Leuis pieds sont, en général, propres pour le saut. Ils n’ont pas d’organes sonores. On les subdivise en Fulgorelles, qui ont les antennes insérées immédiatement sous les yeux et le front souvent prolongé en forme de museau ; on y trouve, entre autres, les genres Fulgores, Otiocères, Tettigomètre,Asiraques, etc.; et en Cicadelles (voyez ce mot), qui sont les Cigales ranâtres de Linné.
CICADELLES (Zoologie), Cicadella. Latr. — Un des genres de la famille des Cicadaires (voyez ce mot), qui forme avec les Fulgorelles la subdivision des Cicadaires muettes, et se distingue de ces dernières parce que les antennes sont insérées entre les yeux. Ce sont les Cigales ranâtres, de Linné. Les principaux sous-genres de ce groupe sont : les Membraces, les Centrâtes., lasÆtalions, les Lèdres, les Cercopes, les Eulopes, les Cicadelles propres {Tettigonia, 0\iv. Cicada, Lin,, Fab.) dont la tête, vue en dessus, est triangulaire, sans être néanmoins très-allongée ni très-aplatie.
CICATRICE, Cicatrisation (Médecine), en latin cicatrix, du grec kikus, fort. — On donne le nom de cica-
trice au tissu fibro-celluleux qui réunit les solutions de continuité des corps vivants, ou à la pellicule membraneuse qui recouvre, après la guérison, les ulcères ou les plaies qui ont suppuré : le nom de cal a été spécialement consacré pour désigner la cicatrice des os (voyez Cal). La cicatrisation est la série des opérations par lesquelles la nature accomplit cette opération. Lorsqu’il y a une simple division des parties, que celles-ci restent en contact, et qu’il n’y a pas d’inflammation, la réunion s’opère promptement au moyen de la lymphe coagulable qui se répand entre les surfaces divisées et les recolle immédiatement ; aussi, ce mode de cicatrisation a-t-il reçu le nom de réunion immédiate ou par première intention. Lorsque les lèvres de la plaie par divisions restent écartées, ou qu’il y a perte de substance et que la réunion n’a pas été faite, voici ce qui arrive : le sang cesse bientôt de couler, il se fait un suintement séro-sanguinolent, la plaie se dessèche, bientôt elle s’enflamme, il s’en écoule un liquide séreux d’abord, puis un peu visqueux, jaunâtre, crémeux ; c’est du pus. Au fond de la plaie se développent des granulations coniques, rouges ; ce sont les bourgeons charnus (voyez ce mot). Alors les bords tuméfiés se dégorgent, s’affaissent ; ils se rapprochent du centre et diminuent ainsi l’étendue de la plaie : une couche blanchâtre , mince , de lymphe coagulable, se développe de la circonférence au centre vers lequel elle s’avance peu à peu, ou si la surface est considérable, il se forme dans différents points des espèces d'îlots ; toutes ces couches membraneuses se réunissent enfin en prenant de la consistance; elles recouvrent la plaie tout entière et la cicatrice est complète. Celle-ci reste quelque temps mince, rouge, facile à rompre ; elle est trèssensible ; l’épiderme qui la recouvre se renouvelle fréquemment. Peu à peu elle se décolore, devient môme plus pâle que le reste de la peau ; elle est d’ailleurs dépourvue de follicules sébacés et de bulbes pileux. Elle devient souvent douloureuse dans les changements atmosphériques. F — N.
CICATRISANT (Médecine), qui aide à la cicatrisation des plaies. — On a donné ce nom à des onguents, à des sucs de plantes, à des topiques, en un mot, auxquels on attribuait la propriété de hâter et de favoriser la cicatrisation des plaies: il n’existe pas de médicaments qu’on puisse appeler spécialement cicatrisants. Il n’y a que des moyens de remédier à certains accidents qui peuvent entraver le travail de la nature et retarder la cicatrisation; par exemple, s’il y a une inflammation trop vive, il faudra avoir recours aux émollients ; s’il y a de la mollesse, de l’atonie, on emploiera les toniques : ainsi voilà des médicaments d’une nature opposée, qui deviendront cicatrisants au même degré, mais dans des circonstances différentes (voyez Cicatrice).
CICC A ou Chéramélier (Botanique), Cicca, Lin. — ■ Genre de plantes de la famille des Euphorbiacées, et comprenant quelques espèces d’arbres et d’arbrisseaux de l’Asie tropicale et des Antilles. Le C. disticha, Lin., Chéramélier à feuilles distiquées, a des rameaux élancés, allongés, très-simples; feuilles alternes, ovales, lancéolées, aiguës, très-entières; fleurs petites, monoïques, réunies par groupes sur de petites grappes, à la base des rameaux. Ses fruits, qui sont acides et agréables au goût, sont connus, dans l’Inde et aux Antilles, sous le nom de Cerises des îles. Les habitants les mangent avec plaisir. Caract. du genre : fleurs monoïques ; les mâles composées d’un calice à 4 folioles arrondies ; point de corolle ; étamines, 4 ; dans les fleurs femelles, un ovaire surmonté de 4 styles. Le fruit est une baie globuleuse, à 4 coques avec une semence dans chacune. G — s.
CIGER (Botanique). — Voyez Pois.
CIGINDÈLES (Zoologie), Cicindeln, Latr. — Genre d'insectes coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Cicindélètes. Ce sont des insectes dont le corps brillant est ordinairement d’un vert plus ou moins foncé, mélangé de couleurs métalliques, avec des taches blanches sur les étuis. Ceux-ci sont durs et recouvrent deux ailes membraneuses repliées. On les trouve dans les lieux secs, exposés au soleil. Les cicindèles courent très-vite, s’envolent dès qu’on les approche, et prennent terre à peu de distance. Elles sont très-voraces, carnassières, et vivent d’autres insectes ; aussi sontelles armées de fortes mandibules. Les larves des espèces qu’on a pu observer sont longues d’environ 0'“,025. Elles sont si voraces qu’elles mangent les autres larves de leur espèce. La C. champêtre {C. campestris, Lin.) a environ 0"*,014 de long. Elle est d’un vert pré en dessus; cinq points blancs sur chaque élytre. Commune dans toute