‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 192 sur 385 · GOG · texte numérisé non relu

GOG

quatre jours; on voit alors sortir sous le bord postérieur de la coque maternelle de petites larves rouges, plates, ovales et visibles seulement à la loupe. Ces larves se répandent sur les plus jeunes rameaux des nopals, pour en sucer la sève en les piquant de leur bec; après dix jours, elles subissent une mue, que suivent plusieurs autres, et leur corps ne cesse de grossir jusqu’au moment où leur abdomen s’emplit d’œufs, ce qui a lieu environ six semaines après leur naissance ; puis la ponte a lieu et elles meurent ; leur vie n’a duré que deux mois.

Dans tout ce qui précède, il n’a été parlé que des femelles; quant aux mâles, les naturalistes ne sont pas encore complètement fixés à leur égard. La plupart des auteurs considèrent comme tels des insectes rouges comme les cochenilles femelles, dont le corps étroit et allongé mesure à peine 0“,002 de longueur et porte deux ailes notablement plus longues que l’abdomen, transparentes et croisées horizontalement sur le dos lorsque l’animal ne vole pas. La tête de ces petits insectes ailés est petite, pourvue de deux antennes filiformes assez longues et d’un bec rudimentaire insuffisant pour percer l’écorce du nopal : deux soies divergentes plus longues que le corps sont implantées à l’extrémité postérieure de l’abdomen. Ces cochenilles mâles vivraient seulement un mois, dont dix jours à l’état de larves semblables à celles des femelles, et quinze jours sons la forme de nymphes immobiles; leur vie à l’état parfait ne serait donc que de quatre ou cinq jours. Telles sont les idées adoptées d’après les travaux de Réaumur et de de Geer sur des espèces de nos pays, fort analogues à la cochenille du nopal. M. Costa, de Naples, les a contestées {Atti scienz. nat. nap., 1827. — ISuove Osservazioni intorno aile Cocciniglie ed ai loro pretessi maschi, 1836 ; Faun. napol.)^ d’après ses propres observations sur une espèce également très-voisine; il regarde les petits insectes ailés comme des diptères ennemis des cochenilles et vivant à leurs dépens ; les mâles véritables seraient des individus un peu plus petits que les femelles, mais très-semblables à elles et que l’on a considérés auparavant comme de jeunes individus. M. Em. Blanchard {Dict. d'hist. nat. de d’Orbigny, t. IV, article Cochenille), après avoir observé, dans les serres du Muséum d’histoire naturelle de Paris, des cochenilles du nopal vivantes, regarde comme fondées les assertions de M. Costa, tout en avouant qu’elles sont en contradiction avec tous les faits admis et ne sont pas encore entièrement démontrées.

La cochenille desséchée et mise en poudre sert à composer le carmin et la laque carminée (voyez Carmin).

Lapremière description de la cochenille et du nopal fut donnée, en 1526, par Lopez deGomara; jusqu’à lui la cochenille du commerce, désignée sous le nom de graine écarlate, était regardée comme une sorte de fruit et non comme un insecte desséché. En 1692, le père Plumier démontra que la cochenille avait, par sou organisation, des rapports avec les punaises; puis, en 1787, Thierry de Ménonville fit paraître un ouvrage qui, encore aujourd’hui, est le meilleur traité sur la culture du nopal et l’éducation de la cochenille. Les travaux de Réaumur sur les cochenilles européennes se trouvent dans ses Mémoires pour servir à l'histoire des insectes.

Culture de la cochenille du nopal. — Originaire du Mexique, la cochenille se trouve à l’état sauvage dans les bois des différentes provinces de cet empire, sur diverses espèces de cactus nommées Nopal vulgaire., N. porte-cochenille, Tuna. La production des cochenilles pour le commerce est due à une industrie spéciale comprenant nécessairement la culture du nopal et l’élevage de l’insecte.

La plantation ou nopalerie s’établit habituellement sur un terrain découvert, abrité des vents, que l’on clôt d’une haie protectrice; chaque nopalerie ne comprend pas plus d’un hectare. Après avoir égalisé et ameubli le terrain, on plante des boutures de nopal par rangées parallèles distantes de 1 mètre et à 0“,30 les unes des autres dans chaque rangée : il faut attendre trois ans pour mettre la nopalerie en rapport. A cette époque, on sème les cochenilles, c’est-à-dire que l’on fixe sur les plantes de petits sachets ou de petits paniers contenant des cochenilles femelles prêtes à pondre. Peu de jours après, les jeunes larves se répandent sur les pousses nouvelles du nopal. La récolte qui se prépare ainsi peut être détruite par les pluies ou les vents ; on conjure ce danger en étendant, s’il est besoin, des paillassons sur les plants. Au Mexique, pendant les six mois de la saison des pluies, certains propriétaires conservent même les cochenilles sur des nopals qu’ils rentrent dans

leurs habitations. Deux mois après se fait la récolte ; elle doit avoir lieu immédiatement avant la ponte, car les œufs de l’insecte constituent précisément cette matière carminée que recherche l’industrie humaine pour teindre nos étoffes. On coupe les raquettes couvertes de femelles gonflées d’œufs, on les brosse doucement avec un balai de palme ou avec un couteau non tranchant, et l’on reçoit les cochenilles ainsi détachées dans des paniers, des bassins en fer-blanc, ou simplement sur des toiles étendues au pied des nopals. Quelquefois on se dispense de couper les raquettes, mais il paraît que cette opération est utile et équivaut à une sorte de taille périodique. Suivant Thierry de Ménonville, et conformément d’ailleurs aux suggestions du bon sens, il y a six générations par an ; on pourrait peut-être faire autant de récoltes dans un pays où il n’y aurait pas de mauvaise saison ; mais les générations qui naissent durant cette portion de l’année subissent de fortes pertes et servent seulement à assurer la production de nouvelles cochenilles ; en réalité on ne fait annuellement pas plus de trois récoltes, et souvent deux seulement.

A Malaga, en Espagne, où cette culture a été introduite avec succès depuis longtemps, on se borne habituellement à une seule récolte. Voici les époques indiquées par un propriétaire de nopaleries importantes : on sème les cochenilles du 1**' au 15 septembre et la ponte dure jusqu’aux premiers jours de décembre; en janvier, la moitié des petits a péri sous l’influence de l’hiver, pourtant si doux dans ce pays; les cochenilles survivantes pondent vers le milieu de février et jusqu’au 1*' mai. Une nouvelle mise-bas a lieu du 25 mai au 1" juin. On récolte les femelles de cette génération du 15 août au 1®*^ octobre. Parfois on récolte une seconde fois en décembre; mais on obtient une qualité inférieure à celle de la première récolte. Au Mexique, on récolte toujours deux fois, l’une en juin, l’autre en septembre.

Les cochenilles recueillies par le procédé indiqué cidessus sont enfermées dans des paniers que l’on trempe dans l’eau bouillante pour tuer les insectes que l’on fait ensuite sécher d’abord au soleil, puis à l’ombre, sur des claies couvertes d’une toile. Par ce procédé, on obtient une cochenille dépouillée de sa poudre blanche, d’une couleur rouge brun, que l’on nomme ranagrida. Il vaut mieux les passer seulement dans un four chauffé à environ 80® cent. ; on a ainsi une cochenille d’un gris cendré, c’est la jaspeada. D’autres producteurs les tuent et les sèchent sur des plaques de fer chauffées ; elles y deviennent noires et se vendent sous le nom de negra. Trois livres de cechenilles vivantes et pleines donnent une livre de cochenille sèche bonne à vendre ; les cochenilles qui ont pondu se réduisent plus, il en faut quatre livres pour produire une livre de cochenille commerciale. Réaumur estimait qu’une livre de cochenilles sèches contenait 65 000 insectes ; M. Fée n’en admet que 42 000 ou 45 000 par demi-kilogramme; cela doit dépendre de la qualité de la cochenille.

La cochenille a pour ennemis redoutables les larves des coccinelles (voyez ce mot).

Le commerce connaît trois qualités de cochenilles : P® qualité, la Mestèque ou C. fine {Jaspeada) \ 2* qualité, la Noire [PMnagridaeX Negra), un peu plus grosse ; 3® qualité, la Sylvestre, plus petite que les précédentes et qui paraît provenir d’une espèce distincte de la C. du nopal, que l’on a nommée C. sylvestre ou Coccus tomentosus, et qui vit au Mexique.

Production de la cochenille, — Le Mexique, berceau de la cochenille du nopal, en est encore aujourd’hui le principal pays de production, surtout à Mestèque et à Guaxaca (province de Honduras). A la fin du xvii* siècle, Thierry de Ménonville introduisit ce précieux insecte à Saint-Domingue ou Haïti ; il en a complètement disparu au milieu des désordres de la révolution des noirs. Il y a une quarantaine d’années que les Espagnols ont réussi à naturaliser la cochenille du nopal aux îles Canaries et même en Europe dans leurs provinces de Valence et d’Andalousie; peu de temps après (1835), les Hollandais l’importaient aussi heureusement à Java; enfin, après plusieurs tentatives infructueuses faites de 1831 à 1840, on paraît avoir réussi à produire la cochenille du Mexique en Algérie. « En 1853, dit M. le professeur Moquin- Tandon, dans la seule province d’Alger, on comptait quatorze nopaleries, contenant 61500 nopals, et leurs produits se vendaient jusqu’à 15 francs le kilogramme. » Cette situation prospère a continué jusqu’en 1858; puis cette culture est tombée dans l’abandon sans disparaître entièrement, Quant au commerce général de la coche-

coc

CÔC • 831

nille, je me bornerai, pour donner une idée de son importance, à dire, que la France en reçoit actuellement par année environ 200000 kil. dont la valeur peut être estimée à 3 millions de francs.

Autres espèces du genre Cochenille. — Le genre Cochenille ou CoccuSf de Linné, est aujourd’hui généralement remplacé par deux genres : Kermès [Chermes^ Geoff.) et Cochenille {Coccus, Geoff.); ce dernier genre ainsi limité est caractérisé par un corps épais, mou, privé d’ailes ; neuf articles aux antennes, au moins chez les femelles, et un seul article à tous les tarses. Outre la C. du nopal et la C. sylvestre déjà indiquées, on peut encore citer dans ce genre la C. des serres {C. adonidum), la C. laque {C. lacca) et enfin la C. de Pologne {C. po/omcw5), que la plupart des entomologistes placent dans un genre spécial nommé Porphyrophora.

La C. des serres, importée du Sénégal avec des plantes de ce pays, s’est naturalisée dans les serres du Muséum de Paris ; sa couleur est seulement rosée ; elle n’est employée à aucun usage. — La C. laque est une espèce extrêmement précieuse qui vit aux Indes sur divers figuiers, jujubiers et quelques autres plantes ; elle est l’objet d’une exploitation importante, car elle fournit la laque du commerce (voyez Laque). — La C. de Pologne, ou Sang de saint Jean, vit en Pologne et en Russie, mais rarement en France, sur les racines de diverses plantes, la Gnavelle vivace {Scleranthus perennis, Lin.), la Potenti lie blanche {Poientilla albo. Lin.) et la P. rampante {P. reptans. Lin.) et plusieurs espèces de Renouées {Polygonum). On en tire une couleur rouge sanguin un peu plus foncée que celle de la cochenille du nopal ? cette couleur est encore employée quelque peu dans les pays où cet insecte est commun. Une autre espèce d’Arménie, très-semblable à celle de Pologne, fournit une couleur rouge aux habitants de l’Asie Mineure. La C. du chêne vert n’appartient plus à ce genre (V. Kermès). Ad. F.

COCHLEARIA (Botanique), Cochlearia, Tourn., de cochlear, cuiller, ayant pour radical coc, mot celtique par lequel on désigne toute chose creuse. Les feuilles de quelques espèces ont la forme de cuillers. ' — Genre de plantes de la famille des Crucifères, tribu des Alyssinées. Les cochléarias sont des plantes herbacées ou vivaces, à feuilles de forme variable, sagittées ou auriculées, fleurs généralement blanches. Le C. officinal {C. officinalis, Lin.), appelé aussi Herbe aux cuillers, est une petite plante annuelle presque couchée, à feuilles lisses et succulentes. Il croît spontanément dans les lieux humides, bourbeux des régions du nord, au bord de la mer. Sa saveur est âcre et piquante. Cette plante est incisive, détersive, et fournit un remède efficace contre les maladies scorbutiques. On la cultive dans les jardins, parce que son emploi dans l’état frais est toujours préférable. Dans certains pays, on la mange en guise de salade. Les Irlandais surtout l’emploient fréquemment comme condiment. Le C. rustique {A. armoracia, Lin.), appelé aussi Raifort sauvage, Cranson, Moutarde d’Allemagne, Moutarde de capucin. Cran de Bretagne, etc., est une herbe vivace qui s’élève quelquefois jusqu’à 1 mètre. Sa racine est charnue. Ses feuilles inférieures sont grandes, oblongues, crénelées. Ses fleurs, disposées en grappes courtes, sont blanches, ainsi que celles de la précédente espèce. Elle vient dans les endroits humides, au bord des ruisseaux, dans l’Europe septentrionale. On en trouve abondamment en Angleterre et même en France. Sa racine, grosse comme un fort radis, sert d’aliment; râpée et mêlée avec du vinaigre, elle offre une saveur piquante et peut remplacer la ifioutarde. Ses propriétés sont aussi fortement antiscorbutiques. Caractères du genre : silicule cordiforme, renflée, échancrée, un peu rude; valves ventrues, obtuses; graines non ailées comme celles de quelques genres voisins ; cotylédons plans, radicule latérale. G — s.

COCHON (Zoologie), Sus, Lin. — Au point de vue de l’économie domestique, le cochon est un des animaux les I plus intéressants à étudier et à connaître ; il en sera question plus loin. Considéré dans le cadre zoologique, cet animal forme, dans la méthode de Cuvier, le grand genre Cochon, comprenant les sous-genres Cochon proprement dit, Phacochœres, Pécaris. Dans la classification de I Is. Geoffroy-Saint-Hilaire, c’est le type de la famille des I Suidés, divisée elle -même en genres Pécaris, Babirous- I sas, Phacochœres, Cochons ou Sangliers. Ils appartien- I nent à l’ordre des Pachydermes, classe des Mammifères. I Les cochons se distinguent parce qu’ils ont à tous les I pieds deux doigts mitoyens grands et armés de forts I sabots, et deux latéraux beaucoup plus courts et ne tou-

chant presque pas à terre ; les dents incisives, au nombre de six à chaque mâchoire,celles du bas toujours couchées en avant, des canines sortant de la bouche et se recourbant vers le haut; le museau terminé par un bou' toir tronqué propre à fouir la terre et renfermant un petit os particulier, nommé l’o5 du /oreilles mé-

diocres, yeux petits, corps couvert de poils roides et longs nommés soies, assez rares, queue courte et grêle ; ils ont le sens de l’odorat très-fin. Ce genre peut être divisé en plusieurs espèces qui ont pour type le Sanglier (Sus scophra, Lin., Buff.); c’est la souche de nos cochons domestiques et de leurs variétés; il a les défenses prismatiques, recourbées en dehors et un peu vers le haut, le corps trapu, les oreilles droites, le poil hérissé, etc. Il existe plusieurs autres espèces du môme groupe ; il en sera traité plus longuement au mot Sanglier. Le Cochon domestique présente des variétés infinies par sa grandeur, la hauteur de ses jambes, la direction de ses oreilles, sa couleur; mais, malgré l’ancienneté de sa domesticité, son naturel est resté brut, sauvage et tout à fait rustique ; sa voracité et sa gloutonnerie sont connues; tout lui est bon pour remplir son estomac : la chair, les fruits, les racines, lesvers, les plantes et môme celles qui sont vénéneuses, et c’est là précisément une précieuse qualité qui rend sa nourriture facile ; du reste, on connaît l’excellence de sa chair, la propriété qu’elle a de se conserver longtemps au moyen du sel et de fournir ainsi une ressource importante pour l’alimentation des populations rurales surtout. Un autre avantage qu’il présente, c est une fécondité prodigieuse, puisqu’ une truie peut mettre bas jusqu’à douze ou quatorze petits et souvent deux fois par an. Elle porte quatre mois ; le cochon grandit jusqu’à cinq ou six ans et en peut vivre vingt.

Cochon (Économie domestique). — Le cochon est l’animal domestique le plus généralement répandu partout. Sa nourriture, nous l’avons dit, est facile, peu coûteuse dans les ménages de la campagne, et c’est souvent la seule viande qu’il soit donné au travailleur peu fortuné de consommer. La plus grande partie de nos gens de la campagne en font leur nourriture journalière, et sans le lard et les autres pièces de porc dont ils s’approvisionnent, ils seraient souvent réduits à manger leur pain sec. Le jour où le villageois tue son cochon est un jour de fête; il distribue des portions de la dépouille à ses voisins, à ses amis ; les morceaux de choix sont offerts aux personnes que l’on honore, et souvent la soirée est terminée par un souper où la table est couverte de viande de’cochon, de boudin, etc. Nous avons déjà parlé de la nourriture du cochon au point de vue de sa voracité ; mais lorsqu’il est conduit dans les bois, il mange avec délices les glands, les faînes et autres fruits sauvages, et, dans les campagnes, il ne dédaigne pas de ramasser les grains après la moisson ; il recherche les truffes avec ardeur; aussi est-ce un moyen qu’on emploie souvent pour découvrir ce précieux champignon. Du reste, ces animaux, dont le cuir est épais et la graisse abondante, recherchent les lieux humides et la fange pour s’y vautrer. L’usage du cochon comme animal domestique destiné à la nourriture de l’homme, est très-ancien ; cependant aucune méthode de perfectionnement n’était employée pour son élevage, et ce n’est guère que depuis un siècle environ qu’on est entré dans cette voie. Mais aujourd’hui, après toutes les modifications que la domesticité a fait subir à l’espèce porcine, on ne doit pas être étonné de la quantité prodigieuse de races et de variétés qu’on rencontre dans toutes les contrées. D’après les zootechniciens les plus autorisés, on peut grouper toutes ces variétés dans deux sections : l’une, que l’on désignera sous le nom de races naturelles, comprend celles d’ancienne date, dont la création et l’origine sont très-anciennes et qui sont plus particulièrement liées à des pays, à des climats, à des localités spéciales. Par opposition, on désignera sous le nom de races artificielles celles qui, par les progrès récents de l’agriculture, par ceux qui ont été faits dans l’élevage et la production des animaux domestiques, ont été plus ou moins soustraites aux influences naturelles et qui sont pour ainsi dire le fruit des soins plus grands des éleveurs.

Parmi les races naturelles, on distingue : l" les Porcs à grandes oreilles; ils sont haut jambés, ont la poitrine aplatie, le dos convexe, recourbé ; leurs oreilles sont flasques et pendantes; ils courent assez bien ; eu général, ce sont les plus grands et les plus lourds de tous les porcs, mais leur développement est lent et tardif; on ne peut guère les livrer à l’engraissement avant deux ans.

COG

Page 1