‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 193 sur 385 · CO G · texte numérisé non relu

CO G

On les trouve en France et dans presque toute l’Europe. Chez nous,, ils constituent les races craonnaise, normande 581), charolaise^ bourguignonne , etc. ; 2" le Porc africain noir a le dos large, l’échine droite, les jambes plus courtes, les oreilles droites, relevées et pointues, les joues épaisses, le cou court, le groin allongé, les soies rares, fines, de couleur foncée. On le trouve en Italie, où il est représenté par le type Napolitain; 3° le Porc à soies frisées ale corps court., les oreilles droites, pointues, dirigées en haut et en avant, les soies frisées et comme feutrées; taille au-dessous de la moyenne du porc à longues

oreilles. Il a pour type le C. turc; on le retrouve en Pologne; 4® Je Porc indien a les côtes très-recourbées, le dos large et enfoncé vers son milieu, les oreilles courtes et relevées, le front haut, le boutoir court ; il est généralement noir ; il y en a en Chine des variétés blanches, tachetées, etc. ; leurs jambes sont si courtes que, dans l’engraissement, leur ventre touche à terre. Le C. chinois^ le Tonquin, le C. de Siam sont de cette race. Depuis quelques années on les a beaucoup employés pour le croisement de nos races.

Les races artificielles sont plus particulièrement des

Fig. 581. — Porc normand.

races agricoles; elles ont, en général, le torse approchant d’un parallélogramme, l’ossature, la tête et les membres petits ; les soies sont fines, rares, la peau mince, le cou large; elles donnent à l’abatage très-peu de déchet. C’est surtout l’Angleterre qui est la patrie des races

créées ; elles sont très-nombreuses et se modifient tons les jours. On peut les diviser en races noires et races blanches; nous n’en citerons ici que deux exemples : 1® la grande race d'York [fig. 582), le type des grands porcs anglais; il est généralement blanc et résulte de

Fig. 582. — Porc anglais dit de grande race.

l’ancienne race indigène améliorée par le porc indien. Il a été beaucoup importé sur le continent où il a été prôné; 2® le Porc d'Essex {fig. 583), type des petits porcs

noirs améliorés de l’Angleterre; il a été importé dans •) beaucoup de pays où il est très-c. t:mé pour sa fécoudité. 11 est le résultat du croisement avec le porc napo-

litain, auquel ilressemble beaucoup. Tous ces animaux ont les os minces, la tête petite, les oreilles pointues et dressées, les jambes courtes, le corps cylindrique. Ils sont très - aptes à l’engraissement (voyez Engraissement, Porcherie,

Races).

Le cocnon est sujet à quelques maladies qui peuvent en grande partie être évitées par les soins de l’hygiène : ainsi des porcheries malsaines, la mauvaise nourriture, les changements brusques de température, l’excès ou le manque d’exercice , peuvent causer des angines dont le traitement sera à peu de chose près le môme que dans l’espèce humaine. Ils peuvent aussi être affectés de ladrerie^ de diarrhée, de constipation^ de ia soie ou du soyon, etc.

Cochon d’Amérique (Zoologie). — C’est le nom qu’on donne quelquefois au Pécari,

Cochon CERF (Zoologie). — Nom vulgaire du Bahiroussa.

Cochon d’Inde (Zoologie). — Voyez Cobaye.

Cochon de lait (Zoologie). — Petit cochon qui tête encore. — Voyez Cochon.

Cochon marin (Zoologie), Phoca porcina,, Molina. — Espèce de Mammifères de l’ordre des Amphibies ^ genre Phoque. Ce sont des animaux carnivores aquatiques qu’on voit quelquefois sur la côte du Chili. On le regardait généralement comme de l’espèce du lion marin. Mais Molina le distingue de celui-ci par des oreilles plus relevées et un museau plus allongé.

Cochon de terre (Zoologie). — Nom vulgaire donné par les Hollandais du cap de Bonne-Espérance à l’Or^ctérope du cap {Myrmecophaga capensis, Pall., espèce du genre Oryctérope , Mammifère de l’ordre des Edentés, voisin des Fourmiliers, auxquels il ressemble surtout par sa langue filiforme et qui peut s’allonger beaucoup. Il est un peu plus grand qu’un blaireau, bas sur jambes, à poil ras. Il habite dans des trous qu’il creuse avec une grande facilité au moyen de ses doigts antérieurs et postérieurs tous armés de fortes griffes aplaties. Il est bon à manger.

COCHYLIS (Zoologie), Cochylis, Treits., du grec kogchulê, nom d’un coquillage d’où l’on tirait la pourpre. — Genre ù'Insectes lépidoptères, famille des Nocturnes, section des Tordeuses, établi par Treitschke aux dépens des Pyrales de Fabricius. Ce sont de petits papillons d’un aspect luisant et nacré, dont la chenille cause dans quelques pays des dégâts analogues à ceux de la pyrale. Ils ont environ 0“,010 d’envergure et sont en général d’un jaune d’ocre.

COCO (Botanique). — Fruit du Cocotier.

COCON (Zoologie). — On donne le nom de cocon à de petits sacs dont divers animaux entourent leurs œufs ou dont certains insectes s’enveloppent pour se transformer en chrysalides ou en nymphes. La matière qui forme le cocon est tantôt, comme chez les sangsues, une matière muqueuse coucrétée, tantôt^ et le plus souvent, un tissu soyeux ourdi par l’animal avec des fils qu’il a la faculté de produire à l’aide d’organes spéciaux ; les araignées, les insectes lépidoptères (papillons, bombyx), filent particulièrement des cocons fort remarquables. Le plus célèbre est le cocon du ver à soie qui fournit à l'industrie humaine le fil de soie propre à fabriquer les plus beaux tissus qu’elle produise (voyez Araignée, Argyronete, Ver a soie. Bombyx, Lépidoptères, Fourmilion, Sangsue, etc.).

COCORLI (Zoologie). — Cuvier a établi à côté des Alouettes de mer [Pelidna,Cnv.) un sous-genre éé Oiseaux échassiers longirostres, faisant partie du genre Bécasse. Ils ne diffèrent du reste, des alouettes de mer que parce que leur bec est un peu arqué. L’espèce type, la seule connue, Scolopax subarcuata, Gmel. ; Numenius africanus, Lath., est noirâtre en dessus l’hiver ; le dos tacheté de noir et de fauve l’été. On la rencontre partout, mais elle est rare.

COGOTE (Vétérinaire). — On appelle ainsi une maladie le plus souvent épizootique qui sévit particulièrement sur l’espèce bovine et est caractérisée par des aphthes

sur la muqueuse de la bou'che, entre les onglons et souvent aux mamelles. Cette affection, qui est contagieuse, débute par la perte de l’appétit, la soif, la sécheresse du nez, de la langue, la rougeur de la bouché', etc. Les animaux maigrissent , ils mâchent avec difculté ; quelqueTois les onglons des pieds se détachent et tombent, ce qui rend le rétablissement trèslong à cause de la lenteur de la reproduction de la corne.

Malgré la gravité apparente de ces symptômes, cette maladie fait rarement périr les animaux. Le traitement consiste dans l’emploi des astringents en lotions, en injections ; mais une chose importante, c’est l’assainissement des étables, des lieux que fréquentent les bestiaux et souvent l’abandon momentané des étables malsaines.

COCOTIER (Botanique), Cocos, Lin. Il est généralement admis que ce mot est dérivé du latin coccus, coque. Cependant, d’après Garcia d’Orta, les Portugais auraient donné le nom de coquo, parce que la noix de cet arbre ressemble, par la disposition des trois trous qu’elle présente à sa surface, à la figure d’un singe macaque [macoco ou macoco en portugais). Les nègres de la côte ^ d’Afrique avaient déjà fait la remarque que certains singes font entendre un cri pouvant se traduire à peu près par le mot coco. — Genre de Palmiers, type de la tribu

des Cocdinées. Il renferme un petit nombre d’espèces, toutes utiles sous plusieurs rapports; mais une surtout peut être regardée comme un des plus précieux dons de la nature pour les habitants des pays où elle se trouve ; c’est le C. ordinaire [C. nucifera, Lin.). 11 s élève ordinairement â la hauteur de 20 à 25 mètres. Le diamètre

Fig;. 583. — Porc anglais dit de petite race.

coc

de sa tige est de 0“,30 à 0">,50. Ses feuilles, longues de 4 à 5 mètres, sont formées de pinnules lancéolées, étroites, aiguës, ayant de 1“,50 à 2 mètres de longueur. Ses fleurs sont disposées en épi ramifié nommé régime, lequel est enveloppé à sa naissance dans une grande feuille, la spathe. Aux ovaires que renferment les nombreuses fleurs femelles succèdent des fruits nommés cocos qui ne sont guère, sur le régime, qu’au nombre de quinze à vingt destinés à parvenir à la maturité. A l’âge de sept mois, ce fruit a acquis toute sa grosseur. C’est une drupe fibreuse, de la grosseur de la tête d’un homme. Quatre parties principales la composent : le brou, la noix, l’amande et l’eau. Le brou est composé d’une substance en partie fibreuse. La noix, qui est de couleur brune et dure comme l’ivoire, présente trois nervures qui la divisent en trois parties 'inégales. L’amande est blanche, huileuse, et donne par la pression un liquide blanc, sucré, mucilagineux ; elle tapisse en quelque sorte les parois de la noix. L’eau de coco renfermée dans la cavité de l’amande est appelée cijtoblastème ; c’est l’albumen ou périsperme destiné à nourrir le jeune embryon au moment de la germination. Le cocotier habite de préférence le bord de la mer d’une zone dont la température moyenne n’a pas moins de 20". Il est abondant dans l’Inde méridionale, Geylan, la Malaisie, le Mexique et l’Afrique occidentale. Sa véritable patrie est incertaine. Le cocotier fleurit à peu près tous les mois ; il ne commence guère à rapporter qu’à l’àge de cinq ans. Sa fécondité est extraordinaire. On a compté sur un seul pied cent cinquante fruits déjà gros. Comme ceux de la plupart des palmiers, les usages du cocotier sont nombreux. Le bois est employé pour la charpente ; l’ébénisterie en fait aussi de très-jolis meubles. Les feuilles servent généralement à couvrir les cases des indigènes; on en fait aussi des objets de toute sorte, des paniers, des éventails, des chapeaux, etc. Dans certaines localités, on en fait même des vêtements. On obtient, par des incisions pratiquées sur les régimes, une liqueur connue sous le nom de vin de palme, et que donnent aussi d’autres palmiers. Le bourgeon terminal se mange comme le chou palmiste. Les Indiens appellent sngqary, — dont nous avons fait sagyre, — le sucre qu’ils obtiennent par évaporation du vin de palme. On obtient aussi par la distillation, de l’alcool connu sous le nom d’arae/c. Le caire est le brou de la noix et sert à faire de la filasse dont on fabrique d’excellentes cordes. L’amande est un aliment de première nécessité pour les peuplades de l’Océanie. On en prépare souvent une foule de friandises. Mais le point le plus important est celui de ses propriétés oléagineuses. L’huile de coco est connue en Europe sous le nom de beurre de coco ; elle est un mélange de plusieurs matières grasses ; on l’obtient par pression ;elle est employée à de nombreux usages, entre autres pour les préparations culinaires et l’éclairage. L’eau ou le lait de coco, qui est la boisson par excellence, est claire, très fluide; elle est douce, rafraîchissante et légèrement astringente. Tous les voyageurs et navigateurs qui ont été à même d’observer ses effets, ont déclaré que l’eau de coco était le plus puissant antiscorbutique connu. Gomme tous les végétaux importants, le cocotier a été le sujet d’une foule d’anecdotes et de fables. Ghez certains peuples barbares, il jouit d’une grande vénération et de propriétés dont la superstition l’a seule doté. Parmi tes autres espèces les plus importantes du genre Cocotier, on distingue le C. flexueux [C, flexuosa, Mart.), arbre qui ne s’élève guère à plus de 5 mètres et qui croît dans le Brésil. Ses fruits sont oblongs, verts, prolongés en bec. Le C. comestible (C. oleracea, Mart.), au contraire, est un arbre très-élevé qui atteint quelquefois jusqu’à 30 mètres. Sa spathe, longue de 0‘“,50^ à ü“,70, est parsemée dans sa jeunesse de flocons de poils cotonneux. Gette espèce, dont le bourgeon terminal est très-estimé en salade, croît aussi dans les forêts du Brésil.

Garact. du genre : fleurs monoïques dans le même spadice accompagné d’une spathe, simple, ligneuse; toutes à 3 sépales et 3 pétales ; mâles, 6 étamines ; femelles, ovaire ovoïde ou globuleux à 1 loge parfaite sur 3; 3 stigmates pyramidaux ; fruit; drupe ovale-trigone, à mésocarpe fibreux, à noyau dur, avec 3 pores à la base. G — s.

GOGRÈTE, CocRiSTE, Crête de coq (Botanique). — Voyez Rhinanthus.

GOGTION (Physiologie, Médecine). — On a donné ce nom à l’une des théories par lesquelles on a cherché à expliquer le travail de la digestion des aliments; mais si quelques physiologistes ont pu croire que les substances introduites dans l’estomac y subissaient une véritable

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