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Le corset de Brnsdor est un bandage proposé par ce chirurgien pour les luxations et les fractures de la clavicule : abandonné aujourd’hui, ce bandage est remplacé par ceux de Desault, de Boyer, etc. (voyez Clavicule, Luxation, Fracture).
CORTICAL (Botanique). — Se dit des parties de la tige qui dépendent de l’écorce. Les couches ou fibres corticales sont des faisceaux de fibres appliquées sur le bois et séparées d’abord de ce dernier par une mince lame appartenant à l’enveloppe cellulaire, puis par le cambium ou sève descendante destinée à former une nouvelle couche d’aubier et une nouvelle couche de liber. Ce sont ces fibres corticales (appelées aussi liber, à cause de leur disposition par rangées rappelant la disposition des feuillets d’un livre) qui, offrant beaucoup de résistance et de ténacité, constituent la matière textile fournie par plusieurs végétaux, tels que le lin, le chanvre, etc. Dans le daphné bois dentelle, les couches corticales sont précisément ces réseaux de fibres qui, déroulés , offrent l’aspect d’un ouvrage fait à l’aiguille. Le parenchyme cortical est la couche de tissu cellulaire, nommée aussi moelle externe, qui se trouve entre les couches subéreuses et le liber, et qui communiquent avec la moelle centrale par les rayons médullaires. On nomme plantes corticales celles qui se développent sur l’écorce des arbres, ainsi que le font beaucoup de lichens, de mousses, etc. G — s.
Cortical (Anatomie). — Le cerveau de l’homme et des vertébrés conformés comme lui présente extérieurement une couche d’une matière grise, que l’on nomme substance corticale du cerveau. Les reins des mammifères offrent aussi extérieurement une couche nommée substance corticale des reins.
CORTIQUEUX (Fruits) (Botanique). — De Mirbel a nommé ainsi certains fruits dont l’épicarpe ou enveloppe externe est ferme, épaisse, sèche ou peu succulente. Tels sont les fruits de l’oranger, du citronnier, de l’arbousier, etc. Ce nom vient sans doute de ce que l’on nomme vulgairement écorce l’enveloppe extérieure de l’orange; il est d’ailleurs peu employé.
CORVIDÉS (Zoologie), du latin corvus, corbeau. — Le grand genre Cor vus, de Linné, comprenant les corbeaux, les pies, les geais, les casse-noix, a été considéré par Cuvier comme un groupe supérieur dont les auteurs venus après lui ont généralement fait une tribu de la famille des Passereaux eonirostres ; onia nomme tribu des Corvidés ou Corviens. Elle a les caractères suivants : bec fort, plus ou moins aplati sur les côtés ; narines situées à sa base et ordinairement recouvertes de plumes roides dirigées en avant ; tarses robustes, queue carrée ou étagée ; doigts égaux en force (voyez Corbeau, Casse-noix, Pie, Geai). On a compris dans cette tribu quelques genres nouveaux, que Linné n’avait pas connus.
CORYDALIS (Botanique), Corydalis, de Cand. Nom donné par les Grecs à la fumeterre et dérivé de korydallis, alouette; allusion à l’appendice de la fleur qui ressemble à l’ongle du pouce de cet oiseau. — Genre de plantes de la famille des Fumariacées et extrait du ^enre Fumeterre {Fumaria, Lin.), à cause de son fruit déhiscent, à plusieurs graines (voyez Fumeterre). Il comprend des herbes des régions tempérées de l’hémisphère boréal ; leur feuillage, ordinairement découpé et tendre,
est d’un vert clair. Plusieurs espèces fleurissent dès le mois de février. On rencontre souvent sur les murs aux environs de Paris, le C. jaune {C. lutea, de Cand.). G — s.
CORYMBE (Botanique), du grec korymbos, cime, sommet. — Terme employé pour désigner une inflorescence dont les pédoncules secondaires partant de points différents élèvent les fleurs à peu près à la même hauteur, de manière à former une sorte de parasol à rayons inégaux.
La mille-feuille présente ainsi la disposition de ses fleurs ou plutôt de ses capitules. Il en est de môme pour un grand nombre de composées radiées qui avaient reçu justement, à cause de cette inflorescence, le nom de Corymbifères. Le corymbe peut être «impie [fig. 659) ou rameux. Dans ce dernier cas. le
pédoncule commun se divise en pédoncules secondaires, tertiaires, etc. (voyez Inflorescence'.
CORYMBIFÈRES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones , établie par A.-L. de Jussieu pour des plantes composées, à fleurs à la fois flosculeuses et radiées, c’est-à-dire dont les capitules sont formés au centre de fleurons et à la circonférence de demi-fleurons ou ligules (voyez Composées [Famille c?e5]).
CORYNE ou Corine (Zoologie), Corine, Gært., du grec korynè, massue. — Genre de Zoophytes, classe des Polypes, ordre des Polypes gélatineux, qui a été récemment l’objet d’observations curieuses de la part de MM. Loven, Sars, Nordmann et Van Beneden, et dont il vaut mieux parler à l’article Polype.
GORYPHE (Botanique), Corypha, Lin., du grec koryphê, sommet ; nommé ainsi parce que les Indiens couvrent leurs maisons avec les feuilles de cet arbre, et qu’ils en font aussi des tentes et des parasols. — Genre de la famille des Palmiers, type de la tribu des Coryphinées. Il comprend des arbres très-élevés^ à feuilles terminales en éventail et à spadice rameux très-grand. Ces végétaux croissent dans l’Asie tropicale. Ils ont des fleurs hermaphrodites; calice à 3 dents petites ; pétales distincts. Le C. à ombrelles [C. umbraculifera. Lin.), nommé aussi Talipot, du nom qu’on lui donne à Geylan et au Malabar, est un arbre qui s’élève souvent jusqu’à 30 mètres. Ses feuilles ont fréquemment à l’âge adulte 10 mètres de circonférence et présentent de 80 à 100 lobes. Elles forment une cime qu’il n’est pas rare de voir mesurer 1 5 mètres de diamètre. Son spadice égale à peu près en longueur la moitié du tronc, et donne une grande quantité de fleurs jaunes répandant une odeur pénétrante. Ses fruits sont sphériques, verts, renferment une huile et présentent une saveur amère. On dit qu’un seul pied peut produire jusqu’à 20000 de ces fruits. Ce magnifique végétal habite les endroits pierreux à Geylan et au Malabar. On obtient par incision des spathes une liqueur qui se durcit. Celle-ci passe pour avoir des propriétés vomitives. On la préconise beaucoup dans la médecine indienne. Enfin, avec les noyaux polis, on fait des colliers.
CORYPIîÈNE (Zoologie), Lin. — Connus
sous le nom vulgaire de Dorades et nommés Dolfin et Dofin par les Hollandais, ces Poissons forment un genre de l’ordre des Acanthoptérygiens, famille des Scombéroïdes qui comprend de grands et beaux poissons de haute mer, rapides à la nage, dont le corps est comprimé, la tête tranchante à sa partie supérieure, avec un profil très-haut et des yeux très- bas ; la nageoire dorsale est plus haute en avant. Plusieurs sont parés de couleurs brillantes. La chair de ces poissons n’est pas estimée ; on en trouve plusieurs espèces dans l’océan Atlantique et dans la Méditerranée.
CORYZA (Médecine), nom grec qui s’applique à l’inflammation de la membrane muqueuse des fosses nasales. — Cette maladie, désignée aussi sous le nom de rhume de eerveau, d'enchifrènement, reconnaît pour cause la plus fréquente, l’impression du froid aux pieds ou sur la tête, surtout chez les personnes qui l’ont habituellement couverte ; elle peut être produite aussi par des vapeurs ou des poudres irritantes introduites dans le nez, ou par la présence d’un corps étranger ; elle se développe souvent aussi sans cause connue, et il n’est pas rare de la voir précéder la rougeole ou la scarlatine. Les épidémies catarrhales de grippe ou influenza, celles de rougeole, de scarlatine, de variole, de coqueluche, sont souvent annoncées par un coryza épidémique. Chacun connaît les symptômes du coryza : sentiment de sécheresse, de gonflement dans les fosses nasales ; les yeux sont rouges, larmoyants; la voix est nasonnée; l’odorat et le goût sont émoussés ; on éprouve dans les fosses nasales une chaleur, un picotement incommodes; puis un écoulement abondant de mucosités nasales, etc. Pendant le coryza, il y a souvent du frisson, de la lassitude, courbature, inappétence, etc. Cette maladie dure ordinairement huit à dix jours : la récidive est fréquente, surtout chez certaines personnes habituellement exposées aux causes qui l’ont déterminée une première fois. Le coryza est une affection légère qui cède au repos, à la chaleur, aux bains de pieds, aux boissons douces. F — N.
COSMOGONIE (de kosmos, monde, et guignomai, naître). — Ensemble des doctrines à l’aide desquelles on explique l’origine du monde. (Au sujet des cosmogonies philosophiques et religieuses, consulter le Dictionnaire des lettres et arts de Bachelet et Dezobry.) Au point de vue de la science moderne, on appelle plus particuliè-
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