ÉTENDUES
eoltiTées.
QUANTITÉS récoltées après égrenage.
hectares.
kilogr.
La production de 1860-61 se répartit ainsi :
Longue soie. Courte soie.
kil.
kil.
Province d’Oran
Province de Constantine. ...
Province d’Alger
Total
On a tenté à diverses reprises d’introduire la culture du coton dans le midi de la France elle-même. Selon un auteur du xvi® siècle, cette culture aurait existé autrefois en Provence. On en fit l’essai en 1790 aux environs d’Arles. En 1806 et 1807, Napoléon I®'’ fit renouveler ces essais dans la Gascogne, le Languedoc, le Roussillon, que de Gandolle signalait comme propre à cette culture ; malgré quelques succès, ces tentatives n’eurent pas de suite. En ce moment encore la disette de cotons américains provoque de nouvelles expériences dans ce sens ; le cotonnier herbacé paraît, en effet, pouvoir réussir dans nos départements riverains de la Méditerranée. Il est cependant peu probable qu’au milieu des cultures qui se disputent notre sol, celle du cotonnier prenne sérieusement sa place; la réapparition sur nos marchés des cotons américains est sans doute destinée à faire abandonner encore ces essais dignes cependant d’intérêt.
Le rapport de MM. Barrai et Jean Dolfus, sur l’exposition universelle de 1862 {Rapports des membres de la section française du jury international; Paris, 1862 , t. II), fournit les renseignements suivants propres à compléter ceux qui précèdent. « La production du coton brut ou en laine, en 1 860, ne s’élevait pas à moins de 2 265 millions de kil., d’une valeur de 1 600 millions à 2 milliards de francs ; elle provenait de la récolte de 20 millions d’hectares correspondant, à cause de la rotation imposée par la culture de la plante, à 60 millions d’hectares occupés par les cotonniers. Quant à l’Europe, en 1861, elle a mis en œuvre dans ses manufactures 860 millions de kil., dont les huit dixièmes venaient des États-Unis d’Amérique, et les deux autres dixièmes des Indes, de l'Égypte, du Brésil, ainsi qu’il suit :