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I.cs coudriers sont des arbres ou des arbrisseaux à feuilles distiques, plissées, rugueuses et accompagnées de 2 stipules caduques. Leurs fleurs se développent l’hiver et les feuilles ne viennent que longtemps après la floraison, au moment de la feuillaison des autres arbres forestiers ; les chatons mâles sortent plusieurs ensemble d’un môme bourgeon ; ils sont allongés, pendants. Ces végétaux habitent principalement les régions tempérées de l’hémisphère boréal. Le C. du Levant (C. colurna^ Lin.), qu’on connaît aussi en horticulture sous les noms de C. en arbre^ C. velu^ Noisetier de Byzance^ est un arbre qui peut acquérir une hauteur de 20 mètres. Sa Dorme est pyrami dale. Son écorce est blanchâtre. Ses feuilles sont luisantes en dessus et pubescentes en dessous. Son fruit {fiq. 67 5-/“;
Fig. 67S. — Fruit du coudrier noisetier.
est longuement dépassé par l’involucre (c) et devient brunâtre à la maturité. On connaît plusieurs variétés de cet
arbre d’un joli elfet dans l’ornement. Leur accroissement est très-rapide, surtout entre vingt et quarante ans. On
emploie leur bois dans la construction. Le C. noisetier (C. ûvellana^ Lin.) est la seule espèce qui croisse spontané-
(1) Fig. 676 et 677. — Fleurs unisexuées du noisetier. — b, lii'&ctée écailleuse. — e, e, étamines. — i, iiivolucre formé de bractées velues. — s, s, styles qui surmontent l’ovaire.
ment aux environs de Paris. Il ne s’élève guère à plus de 5 mètres. Son écorce, d’abord grise, devient ronge. Ses feuilles, à pétiole muni de poils glanduleux, sont couvertes sur leur face inférieure d’un duvet mou. Ses fruits (voyez Aveline) sont solitaires ou par deux, avec des involucres ordinairement plus lourds qu’eux. Cette espèce est très-abondante en Europe; elle peut braver un froid assez rigoureux, car elle s’avance jusqu’au 65* degré de latitude nord. On en cultive environ une dizaine de variétés. Le noisetier et ses variétés fleurissent souvent dès le mois de janvier. Cette précocité, jointe aux nombreux avantages de ces végétaux, leur a valu depuis longtemps la faveur delà poésie pastorale. Virgile a fait souvent entrer le coudrier dans ses tableaux champêtres. Mais le fait le plus important qui s’applique à cet arbre, c’est celui qui se rattache à la baguette divinatoire faite, comme on sait, de légères branches de coudrier et à laquelle la superstition a longtemps attribué la propriété d’indiquer les sources cachées, les trésors, les mines, etc. On connaît l’importance des noisettes dans l’économie domestique. Il s’en fait surtout un grand commerce en Espagne et en Italie. L’huile qu’on en extrait est d’un jaune clair et peut remplacer jusqu’à un certain point l’iiuile d’amandes douces. Les noisettes en donnent environ 60 p. 100. Cette huile passe pour vermifuge, tandis que l’écorce est astringente et fébrifuge. Le bois de coudrier s’emploie à la contection de certains objets qui nécessitent de la flexibilité; il est blanc, léger, mais ne peut prendre un beau poli (voyez Noisetier). G — s.
COUENNE (Médecine), du latin cutis, dont on a fait par corruption cutenna. — Altération congéniale de la peau, à laquelle on a trouvé quelque ressemblance avec la peau du porc; c’est une espèce de tache d’une étendue variable, saillante, dure, brunâtre, couverte de poils roides; cette altération paraît résider dans une hypertrophie du tissu de la peau. Les couennes peuvent se développer indistinctement sur toutes les parties du corps ; elles persistent toute la vie, si on ne vient pas à bout de les détruire par l’instrument tranchant pu par une cautérisation profonde.
Couenne. — On donne encore ce nom à une espèce de concrétion plus ou moins épaisse, d’un blanc jaunâtre, qui se forme ordinairement à la surface du caillot, lorsqu’à la suite d’une saignée le sang est resté dans un vase pendant un certain temps ; comme la formation de cette couche a paru se lier à l’existence des inflammations, et surtout de celles de la poitrine, on lui a donné plus particulièrement le nom de couenne inflammatoire ou pleurétique. Elle commence à se former dès que le sang est sorti de la veine et surnage la partie du sang appelée cruor sous l’apparence d’une couche d’un liquide visqueux, qui se coagule peu à peu et consti'.ue une espèce de peau gélatini forme, dense et élastique, un peu diaphane et adliérente au cruor qu’elle recouvre ; quelquefois, en se coagulant, elle subit une sorte de contractilité qui relève ses bords de manière à former comme une soucoupe. Quelques pathologistes pensent que ce phénomène dénote un état inflammatoire violent. Du reste, cette couenne n’est autre chose que de la fibrine coagulée après dépôt des globules rouges (voyez Sang, Globule).
COUGOURD'E, Cougourdette (Botanique). — Espèces
I de Courges (voyez Courge).
I COUGUAR ou Cougouar (Zoologie) , Felis concolor. Lin. ; F. Puma; nom américain, que d’Azzara écrivait Gouazouara. — Espèce du Genre Chat (voyez ce mot), que sa robe à peu près unie a fait comparer au lion et nommer Lion d’ Amérique. Le couguar mesure 0“,70de hauteur jusque sur le sommet de la tête; son corps a 1 mètre de long et sa queue environ 0'",s0. Le pelage de cet animal est fauve, avec de petites taches d’un roux plus foncé; le dessus du corps tourne au blanc. Le couguar a plutôt les formes de la panthère que celles du lion ; le mâle n’a jamais de crinière. Trop faible pour attaquer l’homme ni môme les chiens, il ravage les trou- * peaux; il ne s’en prend cependant qu’aux jeunes animaux ou aux espèces de aille moyenne; mais avide de lécher le sang chaud, il tue beaucoup plus qu’il ne mange. Il monte aux arbres avec agilité; néanmoins, on le tue avec assez de facilité et son espèce tend à disparaître. Le couguar est propre au continent américain.
COULANT (Botanique). — On donne ce nom à une tige grêle, qui rampe à la surface du sol et fournit des racines à chacun de ses nœuds. On peut citer, parmi les plantes qui offrent cette particularité, les fraisiers, les potentilles. Chacun de ces coulants peut être s('paré de la plante mère et fournit alors un nouveau pied.
cou
COU
COULÉE (Géologie). — Voyez Volcan, Terrains volcaniques.
COÜLEQUIN (Botanique). — Voyez Gécropie.
COULEURS DES CORPS (Ph}'sique). — Les couleurs des corps ont pour cause première cette propriété de la lumière d’être formée parla réunion d’un très-grand nombre de rayons de natures diverses et dont cbacun affecte notre œil d’une manière particulière (voyez Dispersion).
La réunion de tous ces rayons en proportion convenable nous donne la sensation du blanc; une seule espèce d’entre eux nous donne l’impression d’une couleur déterminée dont les principales sont rouge, orangé, jaune, vert, bleu, indigo, violet. La réunion d’un nombre restreint de ces espèces de rayons ou môme de toutes ces espèces, mais prises dans d’autres proportions que celles qui constituent la lumière blanche, produit une lumière colorée qui, pour notre œil, peut sembler identique a'UX couleurs précédentes. C’est dans cette dernière classe que doivent être rangées les couleurs de presque tous les corps. Quant à la manière dont s’effectue cette coloration, elle varie suivant les cas.
Le plus ordinairement un corps coloré ne réfléchit pas en égale proportion toutes les espèces de rayons lumineux, en sorte que, lorsqu’il reçoit de la lumière blanche, la lumière qu’il renvoie, contenant les diverses espèces de rayons dans des proportions différentes, cette lumière n’est plus blanche, mais colorée pour notre œil. Un grand nombre de corps transparents exercent la même influence sur la lumière qui les traverse; ils se laissent pénétrer sans les éteindre par les diverses espèces de lumières avec une facilité variable d’une espèce à l’autre. Lors donc que le corps est frappé par de la lumière blanche, la portion de cette lumière qui l’a traversé ne contient plus ses éléments constitutifs dans la proportion voulue pour former le blanc; elle est colorée. On peut vérifier ces faits en analysant par le prisme de la lumière colorée, soit par sa réflexion par un corps, soit par sa transmission au travers de ce corps.
Il est d’ailleurs bien évident que, si la lumière qui tombe sur un corps est déjà colorée, elle ne sera plus après sa réflexion ou sa transmission la môme qu’elle eût été avec de la lumière blanche; en sorte que l’on ne peut juger de la véritable couleur d’un corps qu’en l'exposant à la lumière blanche. Chacun sait qu’à la lumière artificielle on confond ensemble beaucoup de couleurs, telles que le jaune clair avec le blanc, certains verts avec les bleus, parce que les lumières artificielles contiennent en proportion plus de jaune que la lumière blanche et qu’avec du jaune et du bleu on fait du vert, qu’avec du jaune et du blanc on a du jaune.
Les corps blancs se colorent comme la lumière qu’ils reçoivent ; les corps colorés la changent, mais en s’en rapprochant.
Cependant, il arrive fréquemment qu’un corps incolore ou blanc, recevant de la lumière blanche, renvoie cependant de la lumière colorée ; tel est l’effet des prismes ou des pierres taillées à facettes comme le diamant. La coloration est due alors à ce que les diverses espèces de rayons sont inégalement réfractées ou déviées de leur direction, qu’elles se trouvent dès lors séparées et manifestent leurs propriétés spéciales. L’arc-en-ciel est un effet de ce genre.
D’autres colorations et des plus brillantes ont encore une autre cause; telles sont les colorations que présentent les bulles de savon, les pellicules qui se forment à la surface de certains corps, les écailles des papillons ; telles sont aussi les irisations de la nacre, les couronnes qui à certaines époques entourent la lune et le soleil. Tous ces phénomènes brillants sont des phénomènes à'interférences (voyez Interférence, Diffraction).
COULEUVRE (Zoologie), du nom latin coluber. — Dans les parties septentrionales de la France et surtout aux environs de Paris, on nomme habituellement les
serpents non venimeux que l’on rencontre assez fréquemment; mais ce nom, s’il désigne fort souvent la C.à collier^ s’étend aussi au moins à trois autres espèces répandues dans les mômes localités et que le vulgaire en distingue fort incomplètement. Beaucoup d’espèces d’autres parties de la France ou une multitude d’espèces étrangères viennent se grouper sous le même nom et former un grand genre de Reptiles^ de l’ordre des Ophidiens^ famille des Vrais Serpents^ tribu des Serpents proprement dits^ section des Non venimeux.
Caractères du genre Couleuvre {Coluber.^ Guv.). — Serpents non venimeux, dont les os mastoïdiens sont détachés du crâne et se prêtent à une dilatation considérable
de la bouche, dont l’occiput est renflé, la langue fourchue et très extensible, la queue cylindro-conique, garnie en dessous d’un double rang de plaques épidermiques, le dessus de la tête couvert de neuf à douze écailles plus grandes que celles du reste du corps, le ventre couvert de plaques épidermiques entières, le voisinage de l’anus dépourvu de crochets. Ce genre renferme des espèces innombrables, ce qui explique sa subdivision en genres nombreux par les auteurs qui se sont spécialement occupés de ce groupe. Les couleuvres sont des animaux inoffensifs, dont la morsure, assez légère, n’est nullement venimeuse, et elles rendent des services en détruisant de petits animaux utiles.
Principales espèces de Couleuvres. — La couleuvre la plus commune en France et dans presque toute l’Europe est la C, à collier (C. natrix. Lin. ; Tropidonotus natrix, Dumér. et Bibr .), qui peut atteindre I mètre dans le sexe mâle et plus encore chez les femelles; on trouve beaucoup d’individus qui n’ont que la moitié ou même le tiers de ces dimensions. Sujets à de nombreuses variations dans la distribution des couleurs, les individus de cette espèce offrent toujours sur la nuque un collier de taches jaunes parfois très-pâles, suivies d’une ou deux grandes plaques noires accolées; les écailles du corps sont relevées d’une arête médiane. Généralement les mâles sont plus petits que les femelles. La couleuvre à collier, connue aussi sous les noms de Serpent nageur, Serpent d'eau, Anguille de
Fig. 679.— Couleuvre à collier. (Long. Im, 00.)
haie, recherche les lieux humides où elle trouve les grenouilles, les rats, les mulots dont elle fait sa nourriture. Sa langue, bifurquée, qui sort par une échancrure médiane de la lèvre, a fait penser que , comme un dard, elle pourrait piquer; c’est une erreur grossière ; cette langue est molle et charnue. Elle n’est pas conformée pour sucer, et la bouche de Fig. eSO. — Tête de couleuvre,
l’animal, bordée de
lèvres rigides, armée de quatre rangées de petites dents fines, ne saurait s’appliquer sans morsure sur un organe mou; aussi a-t-on eu tort d’affirmer que les couleuvres trèsfriandes de lait, se glissaient auprès des vaches et s’attachaient à leurs trayons pour les sucer. La couleuvre est douce et vit facilement en captivité, où on la nourrit de petits animaux qu’elle n’accepte que vivants; ses repas sont éloignés de dix, quinze et vingt jours. Quand on l’irrite, elle élève sa tête en sifflant avec force et laisse suinter sous ses écailles ventrales une humeur blanche trèspuante, en même temps sa bouche exhale une vapeur fétide. Lorsqu’elle craint un danger, elle lance ses excréments, qui sentent aussi très-mauvais. La ponte de la couleuvre est de neuf à quinze œufs blancs, ovales, gros comme le doigt et revêtus d’une coque flexible et unis en chapelet par une humeur visqueuse qui se dessèche à l’air. Ces œufs, déposés souvent dans des tas de paille , éclosent au milieu de l’été, et à la fin de l’automne, les jeunes couleuvres ont déjà 0“, 1 6 à 0“,16 de longueur. Les couleuvres nagent avec facilité, elles grimpent sans peine sur les arbres pour chasser aux petits oiseaux; à terre, leur reptation est extrêmement rapide. L’hiver, elles s’endorment dans quelque retraite à l’abri du froid et deleu' s ennemis. Dans quelques pays, on mange la chair des couleuvres et l’on en prépare même pour les enfants des bouillons qu’on dit antiscrofuleux. On trouve encore aux environs de Paris deux autres espèces ; la G. vipérine {C . vipje-
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rmî<5,Latr.; Tropidonotusviperinus et Tropidonotus cheriOïC? Dumér. et Bibr. ), longue de 0“,65 environ et assez semblable aux vipères par sa coloration pour que M. G. Duméril lui-même s’y soit trompé une fois dans la forêt de Sénart en saisissant comme une vipérine une vipère qui lui fit une morsure suivie d’accidents peu graves (voyez Vipère). Cette espèce est plus commune dans le midi de la France, en Sardaigne, en Espagne, en Algérie. La C. lisse (C. Austriacus, Lin.; Coronella lœvis seu Austriaca, Dumér. et Bibr.), longue de 0“*,60, luisante, d’un brun jaunâtre, avec marbures noirâtres en deux séries longitudinales parallèles, des lignes noires sur la tête; Europe centrale et méridionale. — La C. verte et jaune [C. atro-virens, Cuv. ; Zamenis viridi-flavus, Dumér. et Bibr.), longue de 1“,50, est une très-belle espèce verte sur le dos et les flancs, avec tache jaune au centre des écailles; c’est l’espèce la plus commune en Italie, dans la France méridionale et en général dans tout le midi de l’Europe. — La France méridionale et l’Italie possèdent encore ; la C. bordelaise (C. girundicus, Daud. ; Coronella girundica^ Dumér. et Bibr. ), longue de 0“,60 à 0“,70; la C. quatre-raies (C. elaphis, Merr.), longue de 1“,70 à 2 mètres, le plus grand de nos serpents d’Europe; la C.d’Esculape (C. Æsculapii^ Latr. ; Elaphis Æsculapii^ Dumér. et Bibr.), longue de 1 mètre à 1“,40, commune aux environs de Rome, regardée comme le serpent d’Épidaure voué à Esculape, le même serpent qui, au temps des guerres puniques, à propos d’une peste, fut apporté à Rome et adoré dans l’île du Tibre. — Pour rtiistoire des couleuvres , consultez Lacépède, Histoire naturelle des reptiles^ et surtout Duméril et Bibron, Erpétologie générale A- VII, partie. Pour la caractéristique différentielle des couleuvres et des vipères, voyez Vipère. Ad. F.
GOÜLICOU (Zoologie), en latin Coccyzus. — Nom donné par Vieillot au genre Coua de Cuvier, et que plusieurs auteurs ont conservé pour l’appliquer à un genre dé Oiseaux américains voisins dés Gouas, ordre des Grimpeurs^ famille des Cuculidés, Le C. américain ou Coucou d'Amérique {C. americanus^ Wil.) a été décrit longuement par M. Nuttall dans le Manuel de l’ornithologie des États-Unis et du Canada, 1832.
COULURE DE LA VIGNE (Agriculture) . — Voy. Vigne.
GOUMAROU , CouMAROUNA (Botanique) ; Dipteryx, Schreb., nom donné â ces arbres par les habitants de la Guyane. — Genre de plantes de la famille des Papilionacées, tribu des Dalbergiées, Il est plutôt désigné dans les classifications sous le nom de Dipteryx, Schreb. (du grec dis, double; pterus, aile, à cause des découpures supérieures du calice qui sont en forme d’ailes). Le C. odorant {C. odorata, Aubl. ; Dipteryx odorata,'Wûé.) est un grand arbre de la Guyane. Ses feuilles sont alternes, coriaces, glanduleuses et composées de 5-6 folioles, à pétioles ailés. Ses fleurs, de couleur pourpre, sont disposées en panicule, 8 étamines monadelphes à tube fendu. Ses graines, que l’on désigne vulgairement sous le nom de fève tonka, sont ovales, oblongues, longues de 0“,020 à 0“,040, aplaties, à testa mince, luisant, d’un brun noirâtre, fortement ridé et renfermant des cotylédons très -épais, jaunâtres, huileux, d’une saveur aromatique et piquante, d’une odeur douce et agréable. La fève tonka est employée dans la parfumerie. On la môle souvent au tabac en poudre pour lui donner une odeur aromatique. Le coumarouna est très-abondant dans les forêts de Sinamari. . G — s.
COUMIER (Botanique), Couma, Aubl.; nom indigène. — Genre de plantes Dicotylédones, de la famille des Apocynées, établi par Aublet pour un arbre des forêts de la Guyane et de l’île de Cayenne qui s’élève à près de 10 mètres et atteint 0“,65 de diamètre ; son écorce, épaisse et grise, laisse couler, lorsqu’on l’incise, un suc laiteux abondant qui se coagule, durcit assez rapidement et devient une résine semblable à de l’ambre gris. Cet arbre a les feuilles verticillées par trois, ovales et entières ; les rameaux nombreux, de forme triangulaire. Ses fleurs sont roses et groupées en panicules; le fruit gros comme une prune, roux, avec une pulpe rouge et 3 à 5 graines, est doux et agréable quand il est entièrement mûr ; on le nomme Poire de Couma, et on le sert volontiers sur les tables.
COUP (Médecine). — EOet produit par le choc de deux corps. En médecine et en vétérinaire, ce mot a plusieurs significations.
Coup (Médecine). — C’est un choc reçu par le corps de l’homme ou des animaux et qui peut produire des lésions très-diverses, telles que contusions, plaies, bles-
sures, luxations, fractures (voyez ces différents mots).
Coup de chaleur (Vétérinaire). — Congestion sanguine brusque de l’encéphale ou du poumon, qui attaque surtout les chevaux de trait pendant le travail, au temps des chaleurs. La saignée est le remède par excellence contre cette maladie (voyez Apoplexie).
Coup de fouet (Médecine). ■— On donne ce nom à une douleur vive et subite, qui produit exactement la sensation qui lui a fait donner son nom et qui paraît déterminée par la rupture d’un tendon ou de quelques fibres musculaires, ou du muscle plantaire grêle ; dans tous les cas, la marche devient impossible pendant assez longtemps, et le repos prolongé est le seul remède à employer. — En vétérinaire, on appelle coup de fouet un mouvement brusque dans la respiration du cheval, surtout dans l’expiration, qui annonce qu’il est affecté de la pousse (voyez ce mot).
Coup de sang (Médecine). — On donne généralement ce nom à une congestion de sang dans l’encéphale, produite par un concours de phénomènes qui fait que la circulation se trouve tout à coup empêchée dans les vaisseaux de cet organe. Par cette définition, nous ne comprenons pas sous cette dénomination toutes ces suffusions sanguines que l’on observe quelquefois dans les conjonctives, les paupières, sur différents points de la peau et que l’on avait improprement appelées coups de sang. Nous refuserons aussi ce nom aux apoplexies pulmonaires (voyez ce mot) qui sont produites par des déchirures spontanées du poumon et qui sont de vraies hémorrhagies. Réduit à ces termes, le coup de sang n’est autre chose qu’une nuance légère de l’apoplexie , il reconnaît les mômes causes, présente les mômes symptômes beaucoup moins prononcés, avec un prompt retour à l’état naturel, ne produisant pas de paralysie durable. Le traitement consistera dans les bains de pieds, les boissons délayantes, un régime doux, le repos et même la saignée, si elle est indiquée par la persistance des accidents (voyez Apoplexie).
Coup de soleil (Médecine). — Effet que produit l’exposition prolongée à un soleil ardent d’une partie quelconque du corps; lorsque cela a lieu sur un membre ou sur le tronc, il peut en résulter un érysipèle le plus souvent léger, quelquefois plus grave; sur la tête, il peut déterminer une congestion cérébrale, quelquefois uno inflammation grave du cerveau ou de ses membranes.
COUPE des bois (Sylviculture). — Voyez Forêts.
COUPE-BOURGEONS (Zoologie). — Voyez Lisette.
COUPE-FEUILLES (Agriculture). — Instrument employé dans les magnaneries pour couper les feuilles de mûrier que l’on donne aux vers à soie. Leur pièce principale est habituellement une petite trémie ou entonnoir dans l’orifice de laquelle tourne, au moyen d’une manivelle, un cylindre à lames saillantes qui presse la feuille contre des couteaux fixes.
COUPE-FOIN (Agriculture). — Quand le foin a été mis en meule, il se tasse de façon qu’après un certain temps il vaut mieux le couper par tranches que l’arracher avec
une fourche. On se sert, pour cela, d’instruments nommés coupe-foin. Les plus simples sont configurés à peu près comme des bêches; mais les meilleurs sont ceux qu’emploient les agriculteurs anglais, et particulièrement celui de la figure 681. Il a 0‘",75 de longueur; la poignée ni6sur6 0*** 39«
COUPE-RACINES (Agriculture). — Les racines que l’on donne aux bestiaux, pour être mangées facilement, doivent être coupées en rondelles, en lanières ou en petits morceaux, et cette opération ne peut se faire à la main que dans de petites exploitations, non sans une perte de temps regrettable. Aussi a-t-on imaginé des instruments, puis des machines propres à remplir cet objet; c’est ce qu’on nomme des coupe-racines. Dans les petites exploi-
cou
tâtions anglaises et dans celles de certaines parties de là France, on se sert simplement d’une sorte de bêche dont le fer est composé de quatre lames perpendiculaires entre elles comme les bras d’une croix. Les racines sont mises dans un baquet, puis on les frappe avec cette bêche cruciale comme avec un pilon. Les coupe-racines proprement dits sont en général de petites machines composées d’une trémie ou entonnoir carré dont l’orifice étroit est dirigé vers Je sol ou obliquement sur un côté de la machine ; les racines placées dans cette trémie se pressent, entraînées par leur poids vers cet orifice, et une ou plusieurs lames tranchantes viennent les diviser à mesure qu’elles sortent de la trémie. Les coupe-racines qui travaillent le plus vite, mais qui aussi coûtent le plus cher, ont leur ouverture de sortie latérale ; les couteaux sont placés sur les rayons d’une roue-volant, qu’une manivelle met en mouvement, et à mesure que la rotation a lieu, les lames passent successivement devant l’orifice où se présentent les racines. M. Gardner, en Angleterre, a construit un coupe-racines fondé sur une disposition plus compliquée encore, mais plus parfait. Il n’y a pas dans cet appareil de couteaux extérieurs, mais bien, au fond de la trémie, un cylindre rotateur à la surface duquel sont disposées des lames tranchantes, de telle manière qu’en tournant ce cylindre dans un sens, on coupe une ration pour le gros bétail, et que si l’on veut une ration pour les moutons, il suffit de faire tourner le cylindre en sens contraire. On a construit en France, à l’école impériale de Grignon (Seineet-Oise), un coupe-racines dont la disposition générale est la môme, seulement on a substitué au cylindre un tronc de cône tournant autour de son axe verticalement disposé au point de réunion de deux trémies jumelles. Le coupe-racine de Grignon pèse 95 kil. et coûte 100 francs; les instruments plus simples indiqués auparavant coûtent d.0 50 à 90 fi*£irics
COUPE -SÈVE (Horticulture). — Instrument employé par les jardiniers pour pratiquer des incisions annulaires, Coupellation. — Voir Plomb, Cuivre (voyez Marcottage).
COUPER (Se), s’attraper, s’entre-tailler, se friser, SE toucher (Vétérinaire). — Tous ces mots sont synonymes. Un cheval se coupe lorsqu’un des membres blesse avec le fer en se levant le membre correspondant posé sur le sol; c’est ordinairement au boulet ou à la couronne que cela a lieu. Ce défaut tient ou à un vice d’aplomb, ou à la faiblesse de l’individu ; il peut résulter de ces contusions un engorgement douloureux, des abcès, des furoncles, etc. Lorsque ce défaut tient à la jeunesse, il disparaît à mesure que l’animal prend de la force ; si c’est à un vice d’aplomb, c’est par la ferrure qu’on peut y remédier. On peut aussi prévenir ces blessures en mettant un bourrelet ou une guêtre en cuir aux boulets des chevaux qui se coupent (voyez Boulet, Couronne).
COUPEROSE, Goutte-rose (Médecine), — Maladie de la peau de la face chez l’homme, caractérisée par de petites pustules isolées, entourées d’une aréole rosée, à base plus ou moins dure , disséminées sur le nez, les joues, le front et sur les parties supérieures du corps. Alibert l’a classée dans les dartres pustuleuses. Willan et Bateman en ont fait un genre sous le nom d’^cwe, divisé en quatre espèces : 1° A. simplex; ce sont seulement quelques boutons rouges, qui se changent en pustules, celles-ci s’ouvrent, laissent échapper une goutte de liquide et se recouvrent d’une croûte légère. 2° A. punctata : ici les boutons pustuleux sont entremêlés de points noirâtres produits par le fluide sébacé accumulé dans les follicules. A, indurata : les boutons pustuleux sont plus nombreux, plus volumineux, à base dure et large ; lasuppuration ne se fait jour qu’après plusieurs semaines. 4“ A. rosacea ; elle est particulière à l’âge adulte; ce sont d’abord quelques points rouges sur le nez et les joues, avec chaleur, tension ; ils s’étendent, se réunissent, se changent en pustules qui se multiplient et se succèdent sans cesse; les traits s’altèrent et grossissent, la peau est tuméfiée et devient d’un rouge violacé; c’est cette espèce qu’on connaît le plus vulgairement sous le nom de couperose. L’âge adulte, l’âge critique chez les femmes, les tempéraments bilieux et sanguins, l’hérédité sont les causes prédisposantes; les excès de table, les climats froids et humides, les dérangements dans les fonctions des organes digestifs, etc., sont les causes déterminantes. La couperose, lorsqu’elle est ancienne, est difficile à guérir; les lotions avec les eaux distillées de rose, de petite sauge, de lavande, dans lesquelles on ajoutera une petite quantité d’alcool; les eaux minérales sulfureuses, surtout en lotions, en bains, en douches; un ré-
cou
gime sévère, un air doux; telles sont les bases du traitement à employer (voyez Dartre).
COUPEROSE (Chimie). — Nom vulgairement donné à certains sulfates. La couperose verte est le sulfate de protoxyde de fer; la couperose bleue est le sulfate de cuivre ; la couperose blanche est le sulfate de zinc.
COUPEUR D’EAU (Zoologie). — Voy. Bec en ciseaux.
COUPURE (Médecine) , du grec koptein, couper. — Expression vulgaire qu’on emploie pour désigner une lésion peu profonde faite avec un instrument tranchant, tel que couteau, canif, rasoir, verre cassé ; les coupures guérissent d’autant plus facilement qu’elles ont été faites avec des instruments qui coupent mieux ; aussi celles qui ont été produites par du verre, et surtout par une scie, sont plus longues et plus difficiles à guérir. II suffit en général de laver les coupures et de les réunir au moyen de bandelettes agglutinatives de diachylon ou de taffetas d’Angleterre (voyez Plaie, Agglütinatif).
COUR (Basse-) (Economie rurale).— On nomme bassecour la portion d’un domaine rural où l’on élève des volailles; souvent elle donne asile aux cabanes à lapins. La basse-cour est une ressource importante pour un ménage de cultivateurs, mais, pour en tirer le profit qu’elle peut donner, il faut suivre un certain nombre de principes que l’on peut résumer comme il suit. La première à suivre est d’utiliser, pour l’entretien de la basse-cour, les ressources de la localité ou de l’exploitation rurale elle-même, sans faire de frais spéciaux de quelque importance. La volaille doit se nourrir de matières de la plus mince valeur ou d’aliments qu’on ne pourrait employer sans elle. Les grains et les matières ayant une valeur commerciale doivent être ajoutés en petite proportion comme complément et spécialement pour engraisser les volailles. La basse-cour doit être ouverte tout le jour pour que les animaux puissent errer alentour et chercher les insectes, les graines perdues ; ces matières sans valeur doivent jouer ùn rôle important dans leur entretien. Ce précepte doit cependant être appliqué en tenant compte du voisinage de récoltes que les volailles pourraient ravager ; alors il faut s’arranger pour fermer la basse-cour aux époques convenables. On doit mesurer l’étendue de la basse-cour sur les moyens d’écoulement dont on dispose pour ses produits; à ce point de vue, le voisinage des grandes villes est un motif pour donner une grande im-^ portance à la basse-cour, parce que la vente est abondante et lucrative sans que l’élevage soit plus coûteux que dans les contrées purement rurales. Il est bon, pour nourrir à moins de frais les animaux de basse-cour, de placer à leur proximité les fumiers où abondent les graines et les insectes. On élève dans les basses-cours les poules, les dindons, les pintades, les faisans, les paons, les pigeons,^ les canards, les oies, les cygnes; les uns pour leur chair, les autres pour leurs plumes ou leur duvet. Les frais d’établissement de la basse-cour doivent toujours être aussi restreints que possible ; il faut qu’elle soit séparée des autres parties de la ferme par un mur, un treillage ou une haie très-fourrée; quelques arbres y sont utiles pour donner un peu d’ombrage et fournir la nuit un abri aux poules, dindons et paons, qui n’aiment pas en tout temps rentrer au poulailler. On doit y trouver un poulailler (voyez ce mot) ; une ou deux mares peur les oies, les canards, à moins qu’au voisinage de la ferme ils ne trouvent quelque ruisseau ou quelque étang pour s’ébattre; des baquets couverts et remplis d’eau pure pour abreuver les poules qui passent leur tête dans des trous ménagés au couvercle ; un plant de gazon pour qu’elles y puissent paître; un tas de cendre ou de sable pour qu’elles s’y roulent quand la vermine les tourmente. La ménagère se chargera spécialement du soin de sa basse-cour et trouvera ainsi un emploi profitable d’une partie de son temps, sans être éloignée de ses autres travaux : elle n’y réussira qu’en aimant ses volailles et en s’en faisant aimer ; chaque jour, dès le matin et au milieu de l’après-midi, elle les appellera autour d’elle en leur donnant à manger ; elle doit veiller à ce qu’il ne s’en perde pas, à ce qu’elles se portent bien, si la ponte, la couvée se font bien, etc. ; elle doit apprendre à les soigner, à les guérir, à les engraisser. Tous ces soins, dans les grandes exploitations, deviennent si considérables qu’on est obligé d’y préposer une fille de basse-cour^ qu’il faut surveiller avec soin tant qu’elle n’a pas fait ses preuves.
COURANT électrique, (Physique). — Se dit de l’électricité qui circule dans un conducteur et du mouvement qu’elle y possède.
Toute cause qui 'produit de l’électricité peut donner lieu à des courants électriques; c’est ainsi qu’en toute
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