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COU
saison, et particulièrement pendant les orages, l’atmosplière est traversée par des courants électriques acqu érant souvent une très-grande énergie; mais leur origine ordinaire est \t\,pile de Volta.
La nature des courants électriques est très-controversée. Les partisans de l’hypothèse des deux fluides électriques admettent qu’un courant est formé par la superposition de deux courants simultanés ; l’un d’électricité positive, l’autre d’électricité négative, marchant en sens contraires, conservant partout la même intensité et ne se combinant nulle part; les hypothèses les plus ingénieuses ont été imaginées pour donner quelque apparence de raison à cette manière de voir.
Aujourd’hui que les idées de mécanique ont fait de grands progrès dans les esprits, les courants électriques tendent de plus en plus à devenir une simple question de mécanique.
L’établissement d’un courant électrique dans un circuit fermé est soumis à des lois analogues à l’établissement d’un courant d’eau ou de gaz dans des tuyaux de conduite. Dans ce dernier cas, la vitesse normalc de l’eau est réglée par cette condition que le travail de la pesanteur sur l’eau soit égal au travail des résistances dues au frottement de l’eau contre les parois de la conduite ; dans le premier, l’intensité du courant est réglée par cette condition semblable que le travail moteur dû aux actions chimiques produites dans la pile soit égal au travail des résistances dues au passage du courant dans les conducteurs, avec cette différence que, dans les conduites d’eau ou de gaz, le frottement n’a lieu que sur les parois de la conduite, tandis que, dans un conducteur électrique, la résistance a lieu dans toute sa masse. Quant à la nature du mouvement même qui constitue le courant électrique, nous l’ignorons complètement, et il est extrêmement probable qu’il est complexe et qu’il faut l’assimiler à un mouvement vibratoire beaucoup plutôt qu’à un simple écoulement d’un fluide particulier.
L’existence d’un courant électrique peut nous être révélée par les effets variés qu’il peut produire : effets de chaleur et de lumière (voyez Piles électriques. Lumière électrique), effets magnétiques (voyez Électromagnétique), effets d’attraction, de répulsion, de direction des diverses parties d’un môme courant les unes sur les autres (voyez Électrodynamique), effets chimiques (voyez Électrochimie) , effets physiologiques (voyez Électrothérapie).
GOURATARI (Botanique), Courataria^ Aublet; du nom qu’une des espèces porte à la Guyane. — Genre de plantes Dicotylédones^ de la famille des Myrtacées. Il comprend des arbres exotiques peu répandus. Le C. de la Guiane (C. Guianensis), grand et bel arbre, fournit un excellent bois de charpente.
COURBARIL (Botanique), nom américain. — Espèce d’arbres du genre Hymenœa^ qui appartient à la famille des Cœsalpiniées. VH. Lin., est un arbre élevé
de 6 à 7 mètres. Son écorce, épaisse, rugueuse, est d’un brun roussâtre; ses feuilles ont les folioles ovales, lisses et coriaces ; ses fleurs, disposées en panicules, sont d’un jaune pâle; son fruit est une gousse rougeâtre, lisse et longue de 0"’,10 à 0«»,15 environ. Cet arbre habite l’Amérique méridionale. Il est surtout important par la gomme résine qui découle de son écorce et de sa racine. C’est la gomme animé d^ Occident., qu’il ne faut pas confondre avec cette autre substance connue dans le commerce, mais peu répandue, sous le nom de gomme animé d’Orient. Elle est jaune, friable , à cassure brillante, s’amollit sous les doigts et répand une douce odeur balsamique qui rappelle celle du genièvre. Les indigènes de l’Amérique du Sud enferment cette gomme dans du bois tendre qui leur sert de flambeau. Elle leur sert aussi à vernir quelques ustensiles. En. médecine, la gomme animé s’emploie en fumigation pour certaines affections rhumatismales et la paralysie.
Le bois du courbaril, dur, brillant, quand il est poli, est estimé pour la charpente. L’ébénisterie l’emploie également pour la fabrication des meubles. G — s.
COURBATURE (Médecine), du latin curhatura., courbure. — Sensation de lassitude douloureuse dans tous les membres, avec malaise général et dérangement léger dans la plupart des fonctions. Elle peut être causée par une fatigue inaccoutumée, une marche forcée, une attitude incommode longtemps conservée, etc., ou bien une émotion vive, la privation de sommeil; dans ce cas, elle cède facilement au repos, aux bains, aux boissons douces. D’autres fois, elle accompagne l’invasion d’une maladie plus ou moins grave et se
confond avec les autres symptômes qui la précèdent.
Courbature (Vétérinaire). — C’est une expression vague dont le sens n’est pas absolument défini. La loi du 20 mai 1838 J sur le commerce des animaux domestiques, classe parmi les cas rédhibitoires les maladies anciennes de poitrine ou vieilles courbatures. C’est le seul cas où la valeur du mot courbature soit bien déterminée (voyez Cas rédhibitoire).
COURBE (Vétérinaire). — Nom tiré de la forme de la tumeur. Les chevaux sont sujets à porter au côté interne de l’extrémité inférieure du tibia une tumeur osseuse décrivant une ligne courbe, dure, indolente, d’un volume variable; si la courbe est un peu volumineuse, l’articulation est gênée, les tendons des muscles passent douloureusement sur cette tumeur anormale, et l’animal boite en marchant. Le désordre est assez grave si d’autres tumeurs osseuses environnent la courbe; la mobilité de l’articulation voisine (tibio-tarsienne) en est compromise ou même annulée. Ce mal a pour cause des coups sur la face interne de la jambe ou des efforts violents pour tirer. La cure est difficile; on a recours à l’application du feu.
COURBES (Géométrie). — Tout le monde a l’idée de la ligne droite et de la ligne courbe. On peut dire, avec Bezout, que la première est la trace d’un point qui tend toujours vers un même point ; la ligne courbe est la trace d’un point qui, dans son mouvement, se détourne infiniment peu à chaque pas. On distingue les courbes en lignes planes et lignes à double courbure.
La seule courbe étudiée dans les éléments est le cercle. Mais d’autres lignes se présentent fréquemment dans les arts ou dans les sciences physiques. Telles sont les sections coniques., la cycldide., V hélice., qui est à double courbure, etc. Leurs propriétés seront étudiées séparément.
Les anciens n’avaient pas de méthode générale pour étudier les courbes. Chacune d’elles exigeait des procédés particuliers. Mais depuis que Descartes a imaginé de représenter algébriquement une courbe par la relation constante qui existe entre les deux coordonnées de chaque point, c'est-à-dire par son équation, il existe des règles générales applicables à toutes les courbes, et qui permettent de déduire de l’équation le plus grand nombre des propriétés de la courbe. Tel est l’objet principal de la géométrie anâlytique.
De là résulte encore la division des lieux géométriques en deux classes, suivant que leur équation est algébrique ou transcendante. Les courbes algébriques se distinguent d’après le degré de leur équation, et ce caractère est réellement essentiel à la courbe, car il ne dépend pas de la position particulière des axes auxquels la courbe est rapportée. Une équation du premier degré entre deux variables x, y, représente une droite. L’équation du second degré représente les courbes auxquelles les anciens avaient donné le nom sections coniques. Les courbes de degré supérieur sont moins connues et moins importantes.
On emploie avantageusement les courbes à la représentation des fonctions définies mathématiquement, ou même des fonctions empiriques que l’on rencontre dans les sciences d’application. Quand on possède l’expression mathématique d’une fonction ^ = /‘(a;), il n’y a pas de difficulté à construire la courbe par points, et l’on obtient un lieu géométrique qui peint la relation des deux variables X et y. Si la loi qui lie x oi y n’est pas connue, mais que l’on ait une taole contenant un certain nombre de valeurs correspondantes de ces variables, à l’aide de ces valeurs on pourra marquer tout autant de points. Puis on tracera une courbe continue passant par ces divers points ; cette courbe représente approximativement la loi qui lie les deux variables, et pourra môme servir à obtenir, par interpolation graphique, des systèmes de valeurs des variables, autres que ceux que renferme la table. Les physiciens font aujourd’hui un fréquent usage des courbes pour exprimer les résultats de leurs recherches. C’est ainsi qu’on figure la loi des tensions de la vapeur d’eau à diverses températures : on prend des abcisses proportionnelles aux températures exprimées en degrés, et les ordonnées proportionnelles aux tensions exprimées en atmosphères. De môme, dans la courbe hygrométrique, les abscisses sont les degrés de l’hygromètre de Saussure, et les ordonnées sont les tensions correspondantes de la vapeur contenue dans l’air. On représente aussi par des courbes les lois de la mortalité, etc. Ces courbes peuvent suppléer à des tables, et la marche des variables y est bien plus facile à saisir (voyez Géométrie analytique. Interpolation). E. R.
COURBET (Horticulture), de la forme courbe de
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trument. — Grande serpe employée pour couper les taillis ou pour abattre des arbustes et de jeunes arbres.
COURBETTE (Hippiatrique). — Manœuvre que l’on fait exécuter aux clievaux dressés, dans les manèges ; l’animal saute en élevant au-dessus du sol ses jambes de devant également fléchies, tandis que, les hanches basses, . il avance les pieds de derrière en avant de son centre de gravité.
COURBURE (Géométrie;. — Quand on compare des cercles de différents rayons, on dit que leur courbure est d’autant plus prononcée, que leur rayon est plus petit. Si l’on considère, en effet, divers cercles tangents au même point d’une droite, on reconnaît que plus leur rayon est petit, plus vite ils se séparent de la droite. On est ainsi
naturellement conduit à prendre la fraction pour mesurer la courbure d’un cercle de rayon R. Mais s’il s’agit d’une courbe quelconque, la courbure change évidemment d’un point à l’autre; le cercle est la seule courbe plane où elle soit constante. Pour en apprécier la valeur, on emploie ce qu’on nomme le cercle Of^c.ulaleur ou cercle de courbure.
Pour comprendre la définition de ce cercle, il faut se rappeler que la méthode infinitésimale consiste à substituer à la courbe un polygone inscrit d’un nombre infini de côtés infiniment petits; le prolongement d'un de ces côtés détermine la tangente à la courbe. Deux tangentes consécutives correspondent à deux éléments du polygone ou à trois sommets consécutifs. Or, par trois points on peut faire passer un cercle : ce sera le cercle osculateur, si les trois. points sont infiniment voisins.
Traduisons en analyse cette définition. Appelons a, 6, les cooi’données du centre de ce cercle correspondant au point X, y, d’une courbe y = f{x)., et soit p son rayon, ou le rayon de courbure. Il s’agit de déterminer ces trois quantités a, ê,p, de manière que le cercle passe par trois points voisins qui seront
X daj, y + dy x lâx, y -f 2c?
Nous supposons, pour simplifier, que x soit la variable indépendante. Pour que le cercle passe par le premier point, on aura d’abord la condition
Gela posé, remarquons, en général, que pour qu’une courbe F=0 qui passe par un point x,y, passe aussi par le point infiniment voisin, il faut que l’équation de la courbe soit satisfaite quand on y remplace æ et y par et y-t-c/y, c’est-à-dire que F+c?F=0,et comme on a déjà F=0, il suffit que c/F=0. Pour que la courbe passe par un troisième point, il faut que F + c?F soit nul quand on y augmente de nouveau chaque coordonnée de sa différentielle. Or, par ce changement F -\-d¥ devient F -(-rfF-f-(cf F -f-c?^F), et la condition se réduit à — 0, en tenant compte des deux précédentes. En résumé, on doit avoir les trois équations
dx ®’c?x2
Appliquons cette règle générale à la question actuelle, nous obtiendrons les deux nouvelles conditions
dij
dy^
dx^
dhy
où il faut entendre que y, ^ ^ , sont remplacés par
leurs valeurs en a; tirées de l’équation de la courbe. De ces trois conditions, on déduira les éléments du cercle osculateur en fonction de tr, c’est-à-dire pour chacun des points de la courbe proposée.
On les ramène aisément à la forme
O y y,t > ^ y ytl > ? ■ yll >
J/', y" désignant, pour abréger, les deux dérivées de y.
Application aux sections coniques. — En prenant leur équation sous la forme y^ = ou trouve sans
difficulté
{p + qxW
pi
et l'on peut faire voir que cette expression est équiva-
GOU
lente au cube de la normale divisé par le carré du demiparamètre.
Lieu des centres de courbure ou développée. — Prenons sur la courbe proposée des arcs égaux, infiniment petits, que nous pourrons confondre avec des lignes droites. Le cercle osculateur en un point est celui qui passe par ce point et par les deux sommets voisins; son centre est déterminé par l’intersection des normales élevées sur le milieu de deux côtés consécutifs. Ce point d’intersection est donc le centre de courbure correspondant au point donné. De là il suit que les diverses normales donnent, parleurs interse:tions successives, le Heu des centres de courbure, ou ce qu’on appelle la développée. On voit que cette courbe est ce que l’on nomme la courbe enveloppe des normales consécutives (voy. Développée, Développante, Enveloppe).
COURE- VITE ou Court-vite (Zoologie), Tachydromus., Cuv. ; allusion à l’étonnante rapidité de ces oiseaux à la course. — Genre à.' Oiseaux de l’ordre des Échassiers ^ famille des caractérisé par un bec conique,
grêle, arqué, sans sillon et médiocrement fendu; des ailes courtes; des jambes de hauteur moyenne, terminées par trois doigts sans palmature ; pas de pouce. Ces oiseaux, propres aux contrées chaudes de l’Asie et de l’Afrique, sont encore peu connus; ils ont à peu près l’aspect des outardes et on vante leur surprenante rapidité pour courir. Le Coure-vite isabelle {T. isabellinus^ Meyer), originaire du nord de l’Afrique, s’égare exceptionnellement en France et môme en Angleterre).
COURGE (Botanique, Horticulture), Cucurbita, Lin» — Genre de plantes Dicotylédones famille des Cucurbitacées., bien connu de tout le monde, répandu partout et dont la culture fait une de nos plus précieuses plantes potagères (voir les caractères à la fin de l’article). Originaires des climats brûlants de l’Inde et de l’Afrique, elles aiment la chaleur et l’humidité. Suivant M. Nuudin {Annales des sciences naturelles., t. VI), l’immense quantité des variétés de courges connues peut être rapportée à un petit nombre d’espèces primitives, et il les classe en trois types ou espèces botaniques : Cucurbita maxima;
pédoncule renflé, strié, feuilles plus larges que longues; on y trouve tous les potirons, la C. de l’Ohio., le Giraumont turban., {fig. u8'î) etc. ; 2" C. pepo ; pédoncule mince, à cinq fortes cannelures, feuilles découpées assez profondément; poils très-rudes, presque épineux : Citrouille de Touraine, Courge, Sucrière du Brésil, C. des Patagons, \es Patisso7îs, ]es Coloquinelles, etc.; 3° C. moschata; pédoncule faiblement cannelé, très-élargi vers le fruit; feuilles à lobes profonds, odorants; poils nombreux, mais doux: C. pleine de Naples ox\ Porte-manteau. Parmi les variétés de ces trois types, nous citerons les suivantes : A, Potii-'ons {C. pepo. Lin.), à longues tiges rampantes, feuilles larges, sans taches, fruits parvenant souvent au poids de lüO kil., écorce ordinairement unie, quelquefois verruqueuse; B, C. giraumont turban[C. citrul-
Fig. 682. — Courge giraumont turban.
lus), à feuilles plus découpées, maculées, fleurs à odeur d’amande, fruit plus petit, jaune ou verdâtre, à couronne vert foncé, chair ferme, plus sucrée. Elle a, ainsi que la précédente, un grand nombre de sous-variétés ; G, C. des Patagons, une des meilleures variétés (^y.683); fruit très-allongé, d’une teinte vert noir, cannelures régulièreset profondes surtoutesalongueur ; chairpeu épaisse, jaune; D, C. sucrière du Brésil, variété de choix, qui date seulement de 1839; fruit assez gros, d’une teinte rousse, chair jaune, très-sucrée ; elle so rappi ocne pai ses qualités d’une autre variété, la C. de Valpa) aiso-
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jaune nankin, chair rougeâtre, très-sucrée; E, la C. pleine de Naples ou Porte-manteau^ dont le fruit long de 0'“,60, gros et cylindrique; a une chair très-rouge, l’intérieur
Fi^, 683, — Courge des Patagons.
presque plein'; F, la C. musquée de Marseille, très-estimée dans le Midi, mais qui mûrit difficilement à Paris; à feuilles maculées ; chair ferme, sucrée, à odeur de violette. Les bornes de cet article nous empêchent d’en énumérer un plus grand nombre.
La culture des courges exige de les faire germer sur couches et sous cloche en mars; vers la fin d’avril ou en mai, on les plante en pleine terre; puis la plupart sont abandonnées à leur développement. Cependant, les horticulteurs intelligents suppriment plus ou moins certaines parties de la tige ou des fruits, pour donner plus de vigueur au reste.
Caractères du genre : fleurs monoïques, dont les mâles ont un calice et une corolle monopétale, campanulée, quinquéfide; 5 étamines insérées au fond de la corolle ; les femelles ont le calièe et la corolle semblables, l’ovaire inférieur, style court, trifide; fruit en grosse baie ou pomme charnue.
COUPiLAN ou CouRLiRi (Zoologie). — Oiseau américain très-voisin des Grues et nommé par Linné Ardea scolopacen; il est devenu le type du genre Courlan {Aramus, Vieill.), ordre des Échassiers^ famille des Cultrirostres^ tribu des Ardéidés^ dont on peut donner les caractèi'es suivants : bec plus long que la tête, renflé vers le dernier tiers de sa longueur, plus grêle et plus fendu que chez les grues ; doigts assez longs, sans palmature. Le courlan a la taille, l’aspect et les mœurs des hérons; il est commun à Cayenne, où on le nomme Courliri, au Paraguay, à Cuba et dans le sud des États-Unis. Peut-être a-t-il des habitudes de migration?
COURLI, CouRLi ÉPINEUX (Zoologie). — Noms vulgaires de deux coquilles du genre Rocher [Murex haustellum et M. brandaris^ Lin.).
COURLIRI (Zoologie). — Voyez Courlan.
COURLIS, Courlieu, Corlis, Corlieu (Zoologie), Numenius^ Cuv.), nom tiré du pri de ces oiseaux. — Genre (POiseaux de l’ordre des Echassiers, famille des Longirostres, 11 a pour caractères : bec arqué, grêle, rond sur toute sa longueur; le bout du bec supérieur dépasse un peu l’inférieur et fait légèrement saillie audevant de lui vers le bas; ailes médiocres; queue courte; pouce petit, élevé; doigts antérieurs palmés à leur base. Les courlis sont des oiseaux de passage; ils arrivent dans nos pays en avril et partent en août et septembre pour des climats plus chauds. Ils vivent de vers et d’insectes. Le Courlis ou Corlis d’Europe ou Grand Courlis [N. arcuatus, Cuv.), de la taille d’une poule, a le plumage brun, avec le bord de toutes les plumes blanc, le croupion blanc, la queue rayée de ces deux couleurs. On le rencontre le long des côtes en Europe et en Asie ; il niche sur lei plages marécageuses et pond 4 à 5 œufs longs de 0">,068, jaunâtres, avec des taches rousses. Cet oiseau est un gibier peu estimé. — Le Corlieu^ Courlieu ou petit Courlis, petit Corlieu [N.
Cuv.) est moitié moindre que le précédent, dont il a à très-peu près le plumage; il habite l’Europe, mais il est moins commun mie le grand courlis; on le trouve aussi aux Indes, dans l’Afrique australe, aux États-Unis, aux îles Mari an nés.
COUROLL (Zoologie), nom formé par Levaillant des mots coucou et rollier [Leptosomus ^Yio'ûX.). — Genre d: Oiseaux de l’ordre des Grimpeurs, famille des Cuculidés. Il est caractérisé par un bec gros, pointu, droit, comprimé, légèrement arqué à l’extrémité de la mandibule supérieure; les narines obliques, placées presque au milieu de la longueur du bec ; la queue composée de douze pennes. On les dit principalement frugivores. Le C. vourong-driou ou vouroudriou {L. viridis^ Vieill.) est un
oiseau des grandes forêts de la Cafrerieet de Madagascar. Levaillant en a décrit la structure et les mœurs dans son Hist. nat. des oiseaux d’Afrique.
COURONNE (Botanique), du latin corona, couronne. — On donne ce nom à l’ensemble de certains appendices soudés en partie à la corolle, comme dans les silènes, mais surtout dans les stapélies, où ils prennent diverses formes souvent très-bizarres. En général, dans les apocynées et les asclépiadées, ces appendices forment un verticille et sont opposés à chacune des étamines. On nomme couronne du périanthe des appendices minces, pétaloïdes, formés d’une seule pièce circulaire qui surmonte l’orifice des périanthes. La fleur du narcisse présente une couronne de ce genre. Quelquefois, le limbe du calice persistant au sommet de certain fruit infère forme une couronne ; ainsi, la baie des groseilliers est couronnée par ce limbe; d’autres fois, ce fruit est couronné par le stigmate, comme dans les nénuphars. Dans certaines Ombellifères, telles que la coriandre, les œnanthes^ le fruit [crémocarpe) est terminé par le limbe du calice, qui forme une couronne. On donne aussi ce nom à la touffe de feuilles ou de bractées qui terminent les épis de quelques plantes. Dans ce cas, les épis sont dits couronnés, comme dans l’ananas, la couronne impériale, la sauge hormin, la lavande stœchas, etc. Enfin, les botanistes anatomistes ont quelquefois nommé couronne cette partie des tiges ligneuses qui se trouve placée entre le bois et la moelle et qui n’est autre chose que l’étui médullaire. G — s.
Couronne (Anatomie, Zoologie). — On nomme couronne, chez les vertébrés, la partie des dents qui s'élève libre au-dessus de la gencive ; — les premières protubérances, annonçant les bois, qui naissent sur le front des faons; — les plumes érectiles qui surmontent la tête de certains oiseaux ; — le duvet qüi environne la base du bec chez les oiseaux de proie.
Couronne (Vétérinaire). — On nomme ainsi, à l’extérieur du cheval, le léger bourrelet charnu qui borde la partie supérieure du sabot. Ce bourrelet fait partie de la deuxième phalange du doigt et repose sur le second os phalangien, que l’on nomme, à cause de cela, os de la couronne. La couronne est sujette à des plaies contuses nommées atteintes, et à des tumeurs osseuses appelées formes. Ces lésions résultent en général de coups reçus. On trouve également la couronne dans les races ovine, bovine, caprine et porcine.
COURONNÉ, SE couronner (Vétérinaire). — On dit qu’un cheval se couronne lorsqu’il se blèsse en tombant sur les genoux. Si la lésion est profonde, il en résulte une cicatrice apparente, le poil enlevé ne se reproduit pas et l’animal s’en trouve plus ou moins déprécié. On devra donc s’assurer avec grand soin si cette cicatrice est le résultat d’un accident ordinaire, ou si la chute qui l’a déterminée a eu lieu par suite de la faiblesse et du défaut d’aplomb. La fatigue peut aussi faire broncher un cheval par usure des membres comme on dit. Dans tous les cas, cet accident doit mettre en défiance ; un cheval couronné est toujours dangereux, surtout pour le cavalier, La plaie récente qui constitue le couronnement doit être lavée avec de l’eau blanche, de l’eau légèrement salée et ensuite saupoudrée avec du charbon pulvérisé; si elle est profonde, on la pansera comme une plaie ordinaire (voyez Plaie).
COURONNEMENT (Arboriculture). — Les arbres sont affectés de couronnement ou décurtation quand leur sommet cesse de végéter^ se dessèche et meurt ; le plus souvent l’âge avancé des arbres est la cause de cette maladie; mais elle peut être la suite d’un défaut de sève résultant de la pauvreté du sol, du défaut de feuilles, de l’ardeur du soleil ou d’une forte gelée. Certains arbres, comme le chêne, sont particulièrement sujets au couronnement.
COURONNES (Astronomie). — On désigne sous le nom de couronnes des cercles concentriques qu’on observe autour du soleil ou de la lune, lorsque les rayons venus de l’astre tombent sur des vapeurs vésiculaires condensées, ou sur des nuages légers. On observe plus fréquemment ces anneaux autour de la lune, à cause de la vivacité de la lumière du disque solaire qui ne permet d’en faire l’observation qu’à l’aide d’un verre noirci ; aussi, leur donne-t-on quelquefois le nom vulgaire et d’ailleurs fort impropre d’arcs-en-ciel lunaires.
Lorsque le phénomène se présente dans toute sa netteté, les cercles présentent, à partir du soleil, une succession de couleurs analogues à celles que l’on observe dans les anneaux colorés ; la distance du premier cercle au soleil varie de 1° à 4°; elle dépend de la grandeur
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des vésicules interposées entre l’astre et l’observateur. C’est un phénomène analogue aux couronnes que l’on observe, lorsqu’on regarde une source lumineuse à travers une lame de verre sur laquelle on a projeté du lycopode, ou que l’on a simplement ternie par la vapeur de l’haleine.
On a confondu souvent les couronnes avec les halos ; on les appelait même petits halos ; en réalité, ces phénomènes sont totalement différents : les premiers ont pour cause la diffraction de la lumière, tandis que les seconds dépendent simplement de la réfraction.
La théorie des ondes lumineuses rend un compte trèsprécis de la formation des couronnes; il est possible, sans entrer dans des détails que ne comporte pas la nature de cet article, de donner une idée de cette explication.
Si l’on conçoit la surface d’une onde, ses différents points peuvent être considérés comme autant de sources de lumière qui envoient des rayons dans toutes les directions de l’espace. Pour un point particulier, la plupart de ces rayons interfèrent (voyez Interférences), et i I n’y a d’efficaces que ceux qui proviennent d’une portion très-limitée de l’onde, celle qui avoisine son point d’intersection avec la droite qui va de l’œil à la source lumineuse. Mais si Ton suppose répartis de part et d’autre de ce point, d’une manière régulière, un certain nombre de petits corps opaques, ceux-ci, supprimant quelques-uns des rayons, empêcheront l’interférence de se produire, de sorte qu’on devra apercevoir des alternatives régulières de lumière plus ou moins vive, et comme la disposition des corpuscules est régulière, que ceux-ci d’ailleurs sont supposés avoir un diamètre uniforme, ces maxima et minima de lumière donneront lieu à des cercles dont le diamètre dépend évidemment de la grandeur des corpuscules eux-mêmes.
.^Cette explication supposant, et dans la grandeur des vésicules et dans leur disposition, une régularité qui ne doit pas se rencontrer très-fréquemment, on conçoit pourquoi le phénomène des couronnes ne peut s’observer d’une manière complète que dans des circonstances assez rares. P. D.
COUROUCOU (Zoologie), TrogoUy Lin., nom brésilien rappelant le cri de ces oiseaux. — Genre à’Oiseaux de l’ordre des Grimpeurs y famille des Cuculidés ; caractérisés par un bec court, plus large que haut, courbé dès sa base avec une arête supérieure arquée, mousse ; pieds petits, emplumés jusque près des doigts; queue longue et large; plumage fin, léger, fourni, paré ordinairement de couleurs brillantes avec certaines parties d’un éclat métallique. On trouve ces oiseaux dans les régions intertropicales des deux continents ; ils ont des mœurs analogues à celles de nos engoulevents.
COURROIES SANS FIN (Mécanique).
— Lanières de cuir réunies par leurs deux extrémités, tendues entre deux tambours ou poulies qu’elles embrassent et qu’elles obligent à se mouvoir simultanément. Elles constituent un des moyens de transmission de mouvement, les meilleurs et les plus fréquemment employés dans les ateliers toutes les fois que les résistances à vaincre ne sont pas trop considérables.
Toute courroie a deux brins, l’un conducteur, l’autre conduit. L’une des poulies est également conductrice et l’autre conduite. A l’état de mouvement, le premier brin est nécessairement plus tendu que le second ; l’égaHté de tension n’a lieu qu’au repos ; mais la somme des tensions n’en reste pas moins constante. La tension du brin conduit fait presser la conrrpie sur les poulies et donne lieu à une adhérence qui fait marcher ensemble et sans glissement ces poulies et leur courroie; mais c’est la différence entre les tensions des deux brins qui, à l’aide de cette adhérence, force la poulie conduite à obéir aux mouvements de la poulie conductrice.
Une courroie doit donc être d’autant plus fortement tendue, que la résistance à vaincre est plus grande. Pour arriver à ce résultat, on se sert assez souvent de tendeurs ou rouleaux mobiles qui, appuyant sur l’un des brins , l’infléchissent sans gêner son mouvement. Le
tendeur peut aussi être disposé de telle manière que la courroie embrasse les poulies sur une plus grande partie de leur pourtour, ce qui accroît dans une môme proportion l’adhérence.
Une courroie de 0“,10 de large sur 0'",004 d’épaisseur, agissant sur une poulie en fonte, peut exercer sur celle-ci un effort de traction de 83 kil., ce qui, à une vitesse de 9 mètres par seconde, correspondrait à un travail de 10 chevaux-vapeur.
Lorsqu’il s’agit d’opérer des transmissions à do trèsgrandes distances, telles que 100, 200 ou même 250 mètres, on emploie avec succès des câbles métalliques (voy. ce mot) soutenus de distance en distance par des poulies intermédiaires. Ces sortes de câbles n’avaient été utilisés jusqu’à présent que pour lever des fardeaux dans les mines, ou comme cordages de navire. Cette disposition a été employée par M. Hirn, pour transmettre à 240 mètres de distance une force de 38 chevaux destinée à mener un atelier de tissage avec toutes ses dépendances. Dans ce mode nouveau de transmission qui présente de très-notables avantages, on a reconnu que les poulies doivent avoir un grand diamètre, 1 mètre au minimum. La gorge doit être garnie d’une bande de cuir ou de gutta-pereba, le frottement contre le bois nu altérant très-rapidement ce dernier.
COURS DE VENTRE, COURANTE. — Voyez DlARRHÉE.
COURS d’eaü (Vitesse d’un) (Mécanique, Hydraulique). — La vitesse moyenne d’un cours d’eau est souvent utile à connaître, soit pour évaluer le volume des eaux qu’il débite par seconde, soit pour calculer sa force dynamique. A l’article Canal, nous avons indiqué comment on
obtient la mesure de cette vitesse dans le cas où le lit du cours d’eau a une section régulière. Il n’en est pas ainsi généralement dans les fleuves ou rivières; s’il arrive cependant pour ceux-ci môme que leur lit présente cette régularité ou à peu près dans une certaine portion de son étendue, le môme procédé leur est alors applicable. Dans les cas où il ne le serait pas, on peut avoir recours au moulinet de Woltmann dont nous donnons la figure, et dont voici la description et l’emploi. Cinq petites palettes planes sont implantées à l’extrémité d’un axe très-mobile, à la manière des ailes d’un moulin à vent. Quand ces palettes sont plongées dans une eau courante, l’axe dirigé dans le sens du courant ,« clics tournent avec une rapidité d’autant plus grande que le courant est plus rapide, en sorte que la vitesse qu’clhs acquièrent peut servir à reconnaître la vitesse de l’eau, Il faut donc pouvoir mesurer la viiess?- de rotation de ce moulinet. A cet effet, son axe porte une vis sans fin G qui engrène avec une première roue dentée B, marchant ainsi d’une dent à chaque tour complet du nioulinet; cette première route dentée engrène à son tour avec une
Fi'r. 684. — Moulinet de Woltmann
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seconde B marchant d’une dent à chaque rotation complète de la première. Ces deux roues sont portées sur une traverse que l’on peut soulever ou abaisser au moyen d’une tringle E. La traverse par son poids maintient abaissées les deux roues dentées, et dans cet état la vis sans fin n’engrenant plus avec elles, le moulinet peut tourner librement sans les faire mouvoir. Mais dès qu’on soulève la tringle, la liaison des pièces est effectuée. L’appareil tout entier est porté sur une tige de fer cylindrique, le long de laquelle on peut le faire glisser à volonté.
Pour se servir du moulinet de Woltmann, on tourne les roues dentées de manière que l’une de leurs dents servant de point de départ se trouve en regard d’un repère A; on fait glisser l’appareil sur la tige D, jusqu’à ce qu’il se trouve à la hauteur à laquelle il doit fonctionner au-dessus du fond du cours d’eau ; on le fixe en ce point au moyen d’une vis de pression, puis on introduit la tige dans l’eau en la plaçant verticalement, de manière que son extrémité touche le fond et môme s’y enfonce un peu, et que le moulinet soit placé en avant du côté d’où vient le courant. Au bout de quelques instants, les ailettes ont pris un mouvement de rotation uniforme sous l’impulsion de l’eau ; on tire alors la tringle et on engrène les roues. On maintient l’appareil dans cet état pendant un certain temps, une minute par exemple, puis on abandonne la tringle. Les roues s’arrêtent immédiatement, tandis que le moulinet continue sa marche. On le retire et on note les dents qui sont en regard des repères A. Le nombre de dents dont la deuxième roue a marché indique le nombre de révolutions de la première, et en multipliant ce nombre par le nombre de dents de cette première roue, et y ajoutant le nombre de dents qui ont passé sur elle en dehors de sa dernière révolution, on obtient le nombre total de tours du moulinet pendant cette minute qu’a duré l’expérience.
La vitesse du moulinet n'est pas exactement proportionnelle à la vitesse de l’eau ; elle varie d’ailleurs dans un même courant avec la mobilité de l’appareil, avec son poids, avec la grandeur des ailettes et leur inclinaison sur leur axe commun. Chaque moulinet doit donc être gradué à l’avance par son immersion dans des cours d’eau à lits réguliers, et dont on connaît à l’avance la vitesse. Au moyen de deux observations, par exemple, on pourra calculer une formule de ce genre V = a-{-bn, dans laquelle V est la vitesse de l’eau et n le nombre de tours exécutés par le moulinet en une minute. Supposons, par exemple, que dans un courant dont la vitesse est de 1 mètre, le nombre de tours soit de 9 000, et de 19 000, dans un courant dont la vitesse est 2 mètres, nous aurons, en remplaçant V et n par leurs valeurs,
d’où nous déduirons a = 0,l et b= 0,0001 ; notre formule sera alors
Et si, dans une expérience, nous trouvons n égal à 16 000 , nous en conclurons que la vitesse est V = 0,1 +0,0001 X 15O00, ou de 1“,60. L’instrument est ordinairement vendu tout gradué. Il vaut mieux le graduer soi-même.
La vitesse d’un cours d’eau est ordinairement très-variable d’un point à l’autre de son étendue. La môme quantité d’eau circulant dans ces divers points, et cette quantité ayant pour mesure le produit de la vitesse de l’eau en un point par la section transversale du cours en ce point, plus la section sera petite, plus la vitesse du courant y sera grande, et aussi plus la pente de l’eau devra y être forte. L’eau d’une rivière est presque stagnante dans les points où le lit est large et profond, tandis que le courant devient rapide aux points où le lit est v^esserré et peu profond.
Une autre condition règle la vitesse générale d’un cours d’eau. Cette vitesse est toujours telle, en eftet, que les résistances dues au frottement de l’eau sur elle-même et sur son lit compensent l’action de la pesanteur. Or, d’une part, les frottements croissent avec la vitesse, et l’action de la pesanteur pour mouvoir l’eau augmente avec la pente; ces deux quantités, pente et vitesse, doivent donc croître en môme temps. D’un autre côté, la pesanteur agit sur toute la masse de l’eau, tandis que les frottements n’ont guère lieu que sur la surface du lit. La force accélératrice du mouvement (pesanteur)
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croît donc comme la section du cours d’eau, tandis que la force retardatrice (frottement) ne croît que comme la section du lit, ou, comme on dit, son périmètre mouillé. Et comme la géométrie enseigne que le lit dans lequel, pour un même périmètre mouillé, la section du cours d’eau est le plus grande possible est un lit à section rectangulaire dont la base serait double de la hauteur, c’est dans un semblable lit qu’à égalité de pente la vitesse de l’eau sera la plus grande. Cette condition n’est jamais remplie dans un cours d’eau naturel ; le périmètre mouillé y est d’une forme, irrégulière et la largeur du cours d'eau y est toujours plus de deux fois plus grande que sa profondeur; aussi, dans les crues où cette profondeur augmente, la vitesse du courant est-elle augmentée par cette seule cause en môme temps que la pente devient un peu plus considérable. Mais quand le cours d’eau sort de son lit pour se répandre sur ses rives, les nappes d’eau qu’il forme ainsi sont dans des conditions de faible vitesse qui permettent aux limons de se déposer.
VITESSES