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la cuisse sur le bassin en lu ponant en dehors ; c’est donc lui qui agit principalement pour faire croiser les jambes à la manière des tailleurs sur leur établi. Telle est l’origine du nom qu’il a reçu depuis longtemps.
COUtUPaÈRE ou Couturier (Zoologie). — Nom vulgaire d’une Fauvette {Sylvia sutoria, Latli. (voyez Fauvette).
COUVAIN (Zoologie). — On nomme ainsi les œufs et les larves des abeilles, guêpes, bourdons et insectes de cette sorte.
COUVÉE iZoologie). — On nomme ainsi les œufs soumis à une môme incubation ou les petits oiseaux sortis de CCS œiils (voyez Incubation, Reproduction).
COUVRE-CHEF (Médecine). — Espèce de bandage pour la tête. 11 y a le grand couvre-chef, qui se, fait avec une serviette ou une pièce de linge de cette forme, et le petit couvre chef o\\ mouchoir en triangle, dont le nom indique la forme. Ce bandage mis en place forme une espèce de coiffe ; on s’en sert pour maintenir un appareil appliqué sur la voûte du crâne.
GOWPOX (Médecine, Vétérinaire), mot anglais passé dans notre langue, composé de cow, vache, et pox, variole. — On a donné ce nom, en Angleterre, à une éruption de boutons qui se développe sur les trayons des vaches et qui est l’origine du virus vaccin. On a dit que cette éruption provenait du transport et de l’inoculation aux vaches, de la matière sanieuse produite par la maladie des chevaux, connue sous le nom de eaux aux jambes (voyez ce mot), transport opéré par les individus qui traient les vaches après avoir pansé les chevaux affectés' de cette maladie. Les expériences nombreuses qui ont été faites, sans avoir résolu complètement la question, ne paraissent pas favorables à cette opinion. Quoi qu’il en soit, la matière du cowpox, se répandant sur les doigts des personnes chargées de traire ces vaches, leur communique cette éruption et les préserve de la petite vérole. C’est à Jenner qu’on doit cette découverte (voyez Vaccin, Variole).
COXAL (Os), du latin coxa, hanche. — Nom donné parfois à l’o.s iliaque qui soutient la saillie de la hanche et fait partie du bassin (voyez Bassin, Squelette).
COXALGIE (Médecine), du latin coxa, hanche et du grec algos, douleur, maladie de la hanche. — On appelle coxalgie une aflectiou de l’articulation coxo- fémorale, caractérisée par la douleur, la chaleur, les élancements dans cette partie et la difficulté ou l’impossibilité de marcher. La nature de cette maladie, qui se rapproche beaucoup de celle des tumeurs blanches, consiste dans une altération de la substance osseuse des tissus cartilagineux, fibre-cartilagineux et des parties molles qui constituent l’articulation ; elle dépend le plus souvent du vice scrofuleux et reconnaît pour cause déterminante riiabitaiion dans des lieux bas et humides, une mauvaise nourriture, des violences extérieures, etc. La coxalgie, qui n’est que la première période de la maladie connue sous le nom de luxation spontanée, commence par une douleur vague, profonde, souvent intermittente; elle devient bientôt fixe, se propage tout le long de la cuisse; il s’ensuit une claudication plus ou moins prononcée, enfin un allongement du membre; â cet état, dont la durée n’a rien de fixe ni de déterminé, succède tout à coup, par quelque cause légère ou même sans cause, un raccourcissement marqué : c’est la seconde période de la maladie; la tête du fémur, chassée peu à peu de la cavité cotyloïde (voyez ce mot) par le gonflement des surfaces articulaires, en est sortie tout à coup : la luxation a eu lieu ; de là le raccourcissement qu’on remarque. Bientôt des abcès se forment dans l’articulation et aux environs; il survient de la fièvre et quelquefois le malade succombe après de longues souffrances. Le plus souvent, il guérit, mais la maladie est longue et il reste toujours une claudication incurable. Les meilleurs moyens de traitement sont le repos absolu, les antiphlogistiques dans le débuL tels que sangsues, cataplasmes, ventouses scarifiées, puis les révulsifs, ainsi les moxas, les vésicatoires; à tout cela on joindra, suivant les indications, un régime approprié; dans le début, les viandes blanches, les boissons émollientes; plus tard, une bonne nourritin-e, une médication toni(iue, les préparations d’iode, etc. Ce traitement a souvent réussi à guérir la maladie sans luxation; mais, si elle a lieu, il faut encore insister sur les moyens toniques et, du reste, se comporter suivant les indications nouvelles et les comnlications qui surviennent (voyez Abcès, Scrofules, Luxation). F - N.
COYPOU (Zoologie). — Voyez Myopotame.
CRABE (Zoologie), du grec karabos, qui désigne les, mômes animaux. -—Nom vulgaire des Crustacés qui sont les types de la famille des Décapodes hrachyures. Le mot Crabe {Cancer) avait été adopté par Linné pour désigner un grand genre comprenant les espèces de cette famille. Latreille {Règne animal de Cuvier) partagea les Crabes de Linné en sept tribus : C. nageurs, C. arqués, C. quadrilatères, C. orbiculaires, C. triangulaires, C. cry^ ptopodes, C, notopodes. Aujourd’hui, ce mot crabe désigne seulement un genre de la tribu des C. arqués de Latreille ou de la famille des Cyclométopes de M. Milne- Edwards (voyez au mot Braciiyure) {Histoire nata~ relie des crustacés). Il résulte de toutes ces variations ce fait singulier que les gens du monde nomment crabes à peu près tous les Brachyures (voyez ce mot), et que les naturalistes n’emploient plus ce 'mot vulgaire que pour désigner un genre dont presque toutes les espèces sont exotiques. Il serait difficile d'indiquer à quelles espèces communes le langage du monde applique ce mot; toutefois les crabes les plus répandus sur nos côtes de France sont : VEtrille commune, la petite Étrille et le C. enragé ou commun (voyez Fortune), le C. poupart ou Tourteau, le Grapse madré et le Grapse porte-pinceau (voyez Grapse), la Leucosie noyau (voyez Leucosie), le Mdia ou Araignée de mer (voyez Maïa), le Calappe migranecu Coq de mer ou Crabe honteux (voyez Calappe), la Dromie (voyez Dromie). On mange assez communément l’Æ'fnY/e et le Tourteau ; mais ce n’est pas
un mets délicat, et leur chair, comme celle du homard, est difficile à digérer. On connaît particulièrement encore sous le nom de Crabes de petits crustacés brachyures du genre Pinnothère (voyez ce mot) qui se trouvent quelquefois, du mois de juin au mois de septembre, dans la moule comestible. C’est à leur présence que l’on attribue les accidents éprouvés souvent à ces mômes époques par les personnes qui mangent des moules ; mais rien ne prouve que cette opinion du vulgaire soit fondée.
Le nom latin des crabes {cancer) a été francisé dans le mot cancre, employé quelquefois comme synonyme du mot crabe, mais il est surtout connu comme une désignation injurieuse; la démarche lente et tortueuse de beaucoup de crabes, qui marchent de côté, est peut-être l’origine de cette acception.
Caractères du genre ancien (Cancer, Latr.) : troisième article des pieds mâchoires extérieu s échancré ou marqué d’un sinus près de l’extrémité interne et presque carré; antennes ne dépassant guère le front et comptant peu d’articles; pinces arrondies, sans crête en dessus. Dans ce genre, où Latreille établit plusieurs coupes, se trouve le C. poupart ou Tomdeau {C. pagurus. Lin,)»
Fig. 694. — Crabe tourteau.
qui acquiert 0"*,30 de largeur et pèse jusqu’à 5.’‘*É500; il est roussâtre, avec les doigts des pinces noirs et le dessous du corps jaune pâle. On le trouve souvent à la halle de Paris, car il est extrêmement commun sur nos côtes de l’Atlantique et se rencontre, quoique moins abondamment, dans la Méditerranée. Cette espèce fait partie du genre Platycarcm de Milne-Edvvards, et non de son genre Crabe qui est beaucoup plus restreint, et qui a pour type le Cancer integerrimus de Lamarck et ne comprend que treize espèces, la plupart originaiies de l’Inde.
Crabe des Moluques (Zoologie). — Voyez Limule.
Crabe des palétuviers ou Crabe de vase (Zoologie). — C’est l’t/ca de la Guyane et du Brésil (Cancer Mca, Lin.).
Crabe fi uviatile (Zoologie). — Voyez Thelphuse.
Crabe honteux (Zoologie). — C’est le Calappe nugrane.
Crabes appelants (Zoologie). — Voyez Gélasime.
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Crabe de terre, Crabes peints, Crabes violets (Zoologie).— Voyez OcYPODE, Gécarcin.
Crabes fossiles (Géologie). — On connaît des crabes fossiles appartenant aux quatre genres ; Crabe [Cancer) ^
Fig. 69S. — Cancer macrochelus.
Carpilie iCarpilius)^ Vlatycarcin [Platycarcinus), Fortune ou Etrille [Portunus). Les espèces fossiles de ces genres ont été trouvées dans les étages tertiaires de l’époque parisienne (éocène) et de l’époque falunienne (miocène). Souvent on désigne sous le nom général de crabes fossiles les décapodes brachyures dont les débris se rencontrent dans les terrains ; dans ce sens, il faut indiquer qu’on a trouvé des Gélasimes et des Grapses dans les terrains tertiaires supérieurs; des Leucosies et animaux voisins dans la craie et les couclies des étages parisien et falunien; des Dromies^ des Ranines dan'fe ces derniers terrains tertiaires.
GRABIER (Zoologie). — Nom donné à divers animaux qui se nourrissent de crabes : parmi les mammifères un Raton [Procyon cancrivoi'us^ Geoff.), de la Guyane et du Brésil; un animal du genre Chien [Canis cancrivorus-, Desm.j, de la Guyane ; mie Sarigue (Didelphiscancrivorn^ Lin.), nommée aussi Puant de Cayenne^ également de la Guyane. Un oiseau du genre Héron [Ardea comata^ Pall.), de l’Asie, de l’Afrique et du midi de l’Europe, est connu sous le nom de Crabier de Mahonoii simplement Crabier,
GRABRON (Zoologie), Crabro, Uabric. ; du latin crahro^ espèce de guêpe. — : Genre àÛnsectes de l’ordre des Hyménoptères^ famille des tribu des Crabro-
nites. Caractères : antennes coudées, fusiformes dans les mâles, filiformes dans les femelles; mandibules terminées en pointe. Leur tête est forte; vue en dessus, elle a un aspect quadrangulaire et elle porte sur le front un chapeau brillant, nacré, argenté ou doré; leur thorax est globuleux; leur abdomen est lisse et noir, ordinairement tacheté ou annelé de jaune. Les crabrons ont le port et les formes de grosses guêpes; ils se nourrissent du suc des fleurs, mais leurs larves sont carnassières. Ils font leur nid dans la terre, le bois pourri ou la moelle de quelques arbrisseaux. Dès qu’on les saisit, ils font entendre un bruit aigu; les femelles sont armées d’un aiguillon au bout de l’abdomen. Ils détruisent, pour nourrir leurs larves, beaucoup d’insectes et de chenilles. L’espèce la plus commune en nos pays est le C. à grosse tête [C. cephalotes^ Fab.), noir, avec quelques taches ou lignes jaunes sur les diverses parties de la tête et une tache ferrugineuse sur les côtés de l’abdomen.
GRABRONITES (Zoologie). — Tribu êê Insectes qui a pour type le genre Crabron et qui prend rang parmi les Hyménoptères fouisseurs (voyez Grabron).
GRAGHAT (Médecine). — Les crachats proviennent le plus souvent d’une sécrétion morbide de la membrane muqueuse ou des glandes et des follicules de l’arrièrebouche ou de la partie postérieure des fosses nasales; ils peuvent aussi venir des parties les plus profondes des voies aériennes. Il ne faut pas confondre avec les crachats les matières liquides expulsées par le vomissement ou celles qui constituent la salivation. Quoique l’abondance des crachats ne soit pas absolument incompatible avec l’état de santé, cette incommodité n’en constitue pas moins un fait anormal accusant dans les organes qui les sécrètent une disposition irrégulière. Considérés sous le rapport de leur nature et de leur importance dans le diagnostic des maladies, les crachats olTrent de nombreuses variétés; ainsi, ils peuvent être muqueux, sanguinolents, sanglants, striés de sang, rouilles, jus de pruneaux, purulents, etc. On en tire des indications sur l’état des voies aériennes.
Crachat de coucou ou de grenouille (Zoologie). —
Nom vulgaire de certaines masses d’une écume blanchâtre qu’on observe au printemps sur les feuilles des plantes; ces petites masses proviennent des larves des cercopes (voyez ce mot) .
CRACHEMENT de sang (Médecine). — Ce symptôme, qui efiraye souvent, mérite surtout l’attention lorsque le sang expulsé par le crachat provient réellement de la poitrine. Il arrive souvent en effet que les crachats contiennent du sang provenant des fosses nasales ; ce sang est ordinairement foncé en couleur, souvent même caillé, et en môme temps le malade mouclie du sang; il n’y a pas à se préoccuper beaucoup de ces petits accidents. Lorsqu’il vient de la poitrine, le sang est plus vermeil, plus abondant et ne sort pas par le nez, à moins qu’il ne soit expulsé avec force dans le mouvement de toux ; il y a lieu alors d’avoir recours à un médecin (voyez Hémoptysie).
CRA-CRA (Zoologie). — Nom vulgaire de la Rousserolle [Curruca turdo'ides^ Cuv.), oiseau du groupe des Fauvettes.
CRADEAU (Zoologie). — Nom vulgaire de la Sardine [Clupea sardina. Cuv.).
CRAIE (Minéralogie, Géologie). — Voyez Crétacé, Calcaire.
Craie de Briançon (Minéralogie). — Voyez Talc.
GRAMBE (Zoologie), Cramhus., Fab., du grec krambos^ sec, brûlé. — Genre êê Insectes de l’ordre des Lépidoptères., famille des Nocturnes., section des Tinéites. Il est caractérisé par l’existence d’une trompe distincte, avec des palpes inférieures avancées en forme de bec droit jusqu’au bout. Ces teignes ont, dans l’état de repos, une forme presque cylindrique ; leurs ailes supérieures sont ornées de taches ou de bandes argentées ou nacrées ; on trouve les unes dans les prairies humides et les herbes hautes des bois, les autres dans les prairies sèches. Leur vol est bas et court ; elles sont communes pendant les mois les plus chauds. Leurs chenilles vivent sous les mousses, dont elles mangent les racines.
CRAMBÉ (Botanique), Crambe^ Tourn. ; nom que les Grecs donnaient au chou, et plus spécialement au chou marin. — Genre de plantes de la famille des Crucifères. tribu des Raphanées. Caractères principaux : filets des quatre pluslongues étamines bifurqués ; silicule à 2 loges articulées, la supérieure globuleuse. Le C. maritime (C. maritirna., Lin.), appelé aussi Chou marin., est une herbe vivace dont les feuilles inférieures sont grandes, ondulées, glauques et les fleurs en grappes terminales blanches. Cette espèce croît spontanément sur les côtes de France; elle s’étend jusqu’à la Baltique. En Angleterre, on la cultive beaucoup comme plante alimentaire. Ses jeunes pousses annuelles, blanchies par certains procédés de culture, se mangent bouillies et assaisonnées à la manière du chou-fleur et de l’asperge. Leur saveur se rapproche un peu de celle de ces légumes. Le C. de Tartarie [C. t(rtarica, Jacq.) est aussi une plante vivace qui s’élève à !a hauteur de 1 mètre environ. Ses feuilles radicales soi t multifides, dentées, incisées. En Sibérie, où cette espèce est abondante, la pulpe de la racine, ou bouillie ou accommodée en salade, est un aliment très-répandu. G — s.
CRAMPE (Médecine). — Contraction involontaire, passagère et douloureuse d’un ou de plusieurs muscles, et surtout de ceux qui constituent le mollet; on les observe aussi assez souvent à la cuisse, à la main, au cou ; elles peuvent exister dans tous les muscles. Elles résultent ordinairement d’une extension forcée des fibres musculaires, d’une fausse position ou d’un mouvement désordonné ; elles sont encore produites par la compression, la piqûre, la contusion d’un nerf; quelquefois les crampes sont liées à un état du cerveau et des nerfs, qui constitue les accidents nerveux observés dans l'hystérie, l’hypochondrie, etc. Elles se présentent comme symptômes de certaines maladies, telles que la colique de plomb et surtout le choléra, dont elles constituent un des signes les plus fréquents et les plus douloureux. Les crampes légères des jambes cessent assez promptement lorsqu’on peut appuyer fortement le pied sur le sol en étendant le membre; on peut aussi avoir recours avec succès aux frictions. Les autres rentrent dans le traitement de la maladie à laquelle elles sont liées.
On appelle crampe d'estomac une douleur vive dans la région épigastrique, qui paraît résulter d’une contraction spasmodique des fibres musculaires de cet organe. Cette douleur est quelquefois si violente qu’il siirvient des vomissements, des frissons, des sueurs froides et même la syncope. Le traitement consiste dans l’emploi des calmants comme les opiacés^, la jusquiame, la belladonne, des antispasmodiques, tels que l’éther, le sous-
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nitrate de bismuth, le camphre; on ajoute à ces^ moyens les révulsifs, comme les pédiluves, les vésicatoires, etc.
On donne le nom de crampe de poitrine à une constriction douloureuse du thorax qu’on appelle encore angine de poitrine (voyez ce mot). F — n.
Crampe (Zoologie). — Un des noms vulgaires de la Torpille.
CRAMPONS (Botanique). — Appendices plus ou moins longs avec lesquels certains végétaux, comme le lierre, s’attachent aux surfaces sur lesquelles ils vivent; les crampons ne sont pas contournés et ne pénétrent pas dans l’écorce des végétaux auxquels ils adhèrent.
CRAN, Cran de Bretagne, Cranson (Botanique). — Nom vulgaire du Cochlearia armoracia., Lin. (voyez Cochlearia).
CRANE (Anatomie), du latin cranium., crâne. — Le crâne est une sorte de boîte osseuse contenant les masses centrales les plus volumineuses du système nerveux cérébro-spinal ; il termine en avant la colonne vertébrale. Les os qui le forment sont en général plats et articulés entre eux d’une manière fixe. Leur nombre varie considérablement dans la série des vertébrés.
Chez Vhomme., on compte 8 os dans le crâne, savoir : 4 os pairs, les deux temporaux et les deux pariétaux; 4 os impairs : le frontal ou coronaf Voccipitaf qui contient le trou vertébral par lequel la cavité crânienne communique avec le canal vertébral ; \q sphéndide.^ placé à la base du crâne, en avant du trou vertébral et dont les extrémités ou grandes ailes se voient dans la fosse temporale; enfin Vethmoïde qui forme le plancher supérieur des fosses nasales. Ces os sont unis enti’e eux au moyen de nombreuses articulations nommées sutures. La partie inférieure du crâne s’articule avec les os de la face et de la colonne vertébrale. On distingue dans le crâne une région antérieure nommée sinciput.^ une postérieure appelée occiput, une supérieure qui est la voûte, le vertex ou bregma ; deux latérales sont dites les tempes, et, enfin, une inférieure nommée base du crâne (voyez Tête, Phrénologie, Craniologie).
CRANGON (Zoologie), Crangon, Fabr. — Genre de Crustacés, ordre des Décapodes, famille des Macroures, tribu des Salicoques, dont l’espèce la plus commune est le C. coynmun {C .vutgaris, Fab. ), long de 0“*,05 environ, d’un vert glauque pâle, ponctué de gris et uni ; on lui donne les noms vulgaires de Cardon, Crevette de mer, et oii le pêche toute l’année dans des filets sur nos côtes de l’Océan ; sa chair est moins délicate que celle des palémons, et, comme elle, quelque peu difficile à digérer.
GRANIE (Zoologie), Crania, Retzius. — Genre de Mollusques brachiopjodes , à coquille bivalve, irrégulière, de contexture perforée, dont la valve inférieure est fixée à un corps submergé, l’autre conique, libre ; l’animal a des bras fixes, charnus, sans charpente osseuse. On en connaît quelques espèces vivantes et un beaucoup plus grand nombre â l’état fossile, la plupart provenant des terrains crétacés.
CRANIOLOGIE (Physiologie), du grec cra7iion,crà\\o, et logos, science ; et Cranioscopie, du grec cranion, crâne, Qi scopein, examiner. — Ces deux mots, dont on s’est servi indistinctement, ont été introduits dans la science depuis les travaux du docteur Gall sur l’anatomie et la physiologie du cerveau. Ils désignent le système proposé par ce savant pour faire apprécier le degré de développement du cerveau et de ses diverses parties, et pour en tirer des inductions sur les diverses dispositions intellectuelles et affectives des hommes et des animaux. Ces noms ont été remplacés par celui de phrénologie, plus généralement adopté aujourd’hui par les médecins et tes philosophes (voyez Phrénologie).
CRANSAG (Eaux minérales). — Village de France (Aveyron), arrond. et à 30 kil. N.-E. de Villefranche. Il y a plusieurs sources d’eaux minérales froides, incolores, inodores, non gazeuses et d’une saveur styptique ; elles contiennent de principe fixe; ce sont des sulfates de
chaux, de magnésie, d’alumine, de fer et de manganèse. Elles conviennent dans les maladies de la rate, du foie, de l’estomac, dans les constipations, et spécialement dans les fièvres intermittentes rebelles.
CRANSON (Botanique). — Voyez Cochlearia,
CRAPAUD (Zoologie), Bufo, Laur. — Genre de Reptiles, de l’ordre des Batracmis, famille des Anoures, qui se distinguent des grenouilles par l’absence de dents au palais et môme le plus souvent aux mâchoires; ils ont du reste le corps ventru, couvert de verrues ou de papilles; un gros bourrelet percé de pores derrière l’oreille, d’où suinte une humeur laiteuse et létide, les pattes de der-
rière peu allongées, ce qui fait qu’ils sautent mal et qu’ils se traînent assez péniblement au lieu de marcher; leur aspect repoussant et leur résidence habituelle dans les lieux humides et bourbeux les a assez injustement rendus odieux à tout le monde. Ils ne possèdent cependant aucun venin, et si l’humeur âcre qui suinte de leur corps, inoculée dans des plaies, peut être funeste à quelques petits animaux, elle est à coup sûr entièrement inofilensive pour Fhomme et pour les animaux d’une taille môme bien inférieure à la sienne. Lorsque les crapauds sont surpris, comme ils ne peuvent fuir avec promptitude, ils s’arrêtent, enflent leur corps de manière à le rendre dur et élastique, font suinter de leur peau leur humeur blanche, et lancent au loin leur urine âcre, fétide. Ils se cachent d'ordinaire dans les lieux sombres et humides, d’où ils ne sortent que la nuit ou après les pluies chaudes; quelquefois, à ces moments, ils paraissent en si grande quantité qu’on a cru à des pluies de crapauds tout vivants.’ Quoique les crapauds adultes vivent le plus souvent à terre, cependant les petits sont aquatiques, et c’est dans les mares ou les étangs que les femelles vont déposer leurs œufs. Les petits naissent à l’état de têtards et subissent des métamorphoses analogues à celles des jeunes grenouilles (voyez Batraciens, Métamorphoses). Les crapauds se nourrissent de petits mollusques, de vers et d’insectes vivants. Pendant les hivers froids, ils restent engourdis dans des trous; alors leur respiration est très-bornée, et ils ont besoin d’une très-petite quantité d’air. C’est ainsi que quelques personnes ont prétendu expliquer comment des crapauds auraient vécu enfermés des années dans des blocs de pierre, de silex, etc. Cette opinion, favorablement accueillie par le vulgaire et d’un examen très-difficile, n’a pas encore reçu une solution complète. Voici les ffiits les plus récents. En août 1851 {Comptes rendus de VAcadémie des sciences), une commission ayant G. Duménl pour rapporteur eut à examiner le fait d’un gros caillou arrondi qui, cassé en deux, fit voir une cavité d’où s’échappa, assure-t-on, un crapaud vivant; les ouvriers témoins du fait le saisirent et l’y replacèrent ; mais étaitil bien réellement dans ce caillou? s’il y était, n’avait-i! pas pu recevoir de l’air par quelque fissure? L’Académie ne pouvant éclaircir aucun de ces points, ni le rapporteur ni l’Académie n’osèrent se prononcer sur ce fait. A cette époque, M. Seguin envoya à l’Académie des sciences deux blocs de plâtre dans lesquels il avait enfermé un crapaud et une vipère en 1852. L’Académie les fit ouvrir en juin 18G0; ils furent trouvés tous les dèux morts et môme desséchés. Cette expérience parut peu favorable à l’assertion cilée plus haut. Cependant, dans des expériences faites, en 177 7 , par Hérissant, et, en 181 7, par W. Edwards, on a constaté que, dans les mômes conditions, des crapauds avaient pu vivre un grand nombre de jours et môme jusqu’à dix-huit mois.
Les principales espèces sont : le C. commim {B. vutgaris Cuv.), très-commun aux environs de Paris, gris roussâtre
Fig. 696. — Crapaud commun.
OU gris brun, le dos couvert de beaucoup de tubercules, gros comme des lentilles ; pieds de derrière demi-palmés. Il a 0"b08 à 0“,09 de longueur; son têtard est petit et noirâtre. Ce crapaud vit, dit-on, quinze ans. Son cri a quelque rapport avec l’aboiement du chien. On le trouve dans les lieux obscurs et humides; il saute très-mal. Le C. des joncs {B. calamita, Gm.), également des environs de Paris^ ne peut que grimper aux herbes aquatiques ; il^est remarquable par une ligne d’unjaunevif le long de 1 éclime et une ligne rouge sur les flancs; il répand une odeur insupportable de poudre à canon. Le C. brun {B. fuscus, Laur.) saute assez bien; on le mange dans quelques pays.
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CUA
Le C. accoucheur {B. obsfetricans, Lanr.), très-commun en France, doit son nom à ce que le mâle porte attachés autour de ses cuisses les œufs pondus par la femelle ; au moment de l’éclosion, il court se plonger dans l’eau où doivent vivre les jeunes têtards. Enfin, le C. à ventre jaune {B. igneus, Merr.) est le plus petit et le plus aquatique de ceux de notre pays ; il vit même dans les marais salins. Ad. F.
Crapaud de mer (Zoologie). — Nom vulgaire d’une espèce de Poissons^ la Scorpène horrible.
Crapaud volant (Zoologie). — Nom vulgaire de V Engoulevent.
CRAPAUD (Vétérinaire). — Maladie de la sole et de la fourchette du cheval, caractérisée par le décollement, la désunion de la corne et du tissu réticulaire de la commissure de la fourchette, avec suintement fétide, végétations, dénudation de la surface du pied, etc. Elle est considérée comme de nature cancéreuse. On l’a aussi appelée ulcère rongeant, cancéreux, carcinome du tissu réticulaire du pied. Les animaux lymphatiques, ceux qui sont affectés d’eaux aux jambes, de crevasses -aux pieds, y sont sujets: cette maladie reconnaît encore pour cause les pâturages humides et marécageux, l’hiver, les saisons pluvieuses. Le crapaud est une maladie difficile à guérir, surtout lorsqu’il est ancien; le traitement consiste dans l’emploi des astringents, des caustiques et môme du feu ; les pansements avec un onguent dessiccatif, le tout secondé par des toniques, quelques purgatifs et les soins hygiéniques.
CRAPAUDINE (Vétérinaire). — Ulcération autour de la couronne du pied chez le cheval, l’âne et le mulet ; on lui donne aussi le nom de peigne ou celui de teigne. Les causes sont l’humidité, la boue, les pluies d’automne. Elle est caractérisée par le suintement d’un liquide grisâtre, la corne se fendille et se sépare du bourrelet, les poils se hérissent, etc. Cette maladie est grave ; comme la précédente, on la traite par les astringents, les caustiques et le feu.
CRAPAUDINE (Zoologie). — Nom vulgaire d’une espèce de Poisson (voyez Anarrhique).
CRAPAUDINE (Botanique). — Synonyme de Sidérite.
CRAPAUDINE (Paléontologie). — On donne ce nom à des dents fossiles de différents poissons, tels Anarrhique ou Loup marin, les Spares et plusieurs espèces du genre Dorade. Ces dents ont une forme hémisphérique. 11 y en a d’une seule couleur, ordinairement rousse ou brune; ce sont les vraies Crapaud ines ; on prétendait qu’elles venaient de la tête des vieux crapauds. Celles qui présentent des cercles concentriques de diverses couleurs s’appellent œil de loup ou œil de serpent, suivant leur grandeur, qui varie de 0“,004 à 0“,027 de diamètre.
.CRAPAUDINE (Mécanique). — Pièce généralement en fer ou en acier, creusée d’une cavité servant à recevoir le pivot inférieur d’un axe vertical autour duquel tourne un objet pesant. Les meules de moulins à farine, les turbines, sont montées sur crapaudine; certaines portes le sont également.
CRAQUELINS (Pêche). — Dans quelques ports de mer, les pêcheurs donnent ce nom aux crustacés qui viennent de changer de test et qui sont dans un état mou. Ils s’en servent avantageusement pour la pêche des poissons de mer.
Craquelins (Économie domestique). — Espèce de pâtisserie qui croque.
CRASSANE, CRESANE (Arboriculture), Bergamotte Ci assane, Duham. — Espèce de poire des plus estimées, arrondie, plus large que haute, portée par un pédoncule assez menu et allongé; la peau d’un vert grisâtre. Sa chair est très-fondante, abondante en eau, d’une saveur fraîche, sucrée, très-légèrement acerbe, mais d’un goût exquis. Elle mûrit en automne.
CRASSULACÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, classe des Crassulinées, établie par A. L. de Jussieu sous le nom de Crassulées. Elle comprend des herbes ou des sous-arbrisseaux à feuilles charnues plus ou moins succulentes. Leurs fleurs sont régulières, disposées le plus souvent en cyme ou en grappes unilatérales. Calice libre; pétales en ■nombre égal à celui des sépales ; ovaires en môme nombre, â une seule loge, accompagnés ordinairement de petites écailles à leur base; fruits, follicules à déhiscence dorsale ■ou ventrale. Les plantes de cette famille habitent principalement les endroits secs et les rochers. La plus grande partie se trouve au cap de Bonne Espérance. On en rencontre aussi un assez grand nombre en Europe. Leur 'îuc, qui contient de l’acide malique en proportion no-
table, possède en général des propriétés rafi'aîchissantes et sédatives. Genres principaux : Bulliardie {Bulliardia, de Cand.), Crassule {Crassula, Lin.), Rochea^ de Gand. ; Cotylédon, de Cîxod.', Ombiliqué {Umbilicus, de Gand.), Echeveria, de Cand.; Orpin {Sedum, Lin.); Joubarbe {Sempervivum , Lin.). Travaux monographiques : De Gandolle et Redouté, Plantes grasses, et de Gandolle, Mémoire sur les Crassulacées (1828); Prodronms., t. III.
CRASSULE (Botanique), Crassula, Lin. ; de crassus, épais, à cause de l’épaisseur des tiges et des feuilles de ces plantes. — Genre de plantes type de la famille des Crassulacées (voyez ce mot), dont les espèces sont des herbes ou des sous-arbrisseaux à feuilles ordinairement éparses. Elles habitent le cap de Bonne-Espérance. La C. lactée {C. lactea. Ait.), haute de ü'",25 environ, a les tiges cylindriques, les feuilles ovales, ponctuées et les fleurs blanches étoilées. La C. purtulacée [C. portnlaca^ Lamk.) s’élève souvent à plus do 1 mètre. Scs feuilles sont luisantes, ponctuées et ses fleurs d’un beau rouge. La C. ciliée {C. ciliata. Lin.) a les tiges presque nues, peu rameuses, les feuilles munies de cils et les fleurs jaunes en corymbe. Ces plantes sont cultivéfes en serre froide dans la terre de bruyère. Comme espèce spontanée en Europe, nous ne possédons que la C. rouge {C. rubens. Lin.), petite plante très-commune sur nos murs et dans les endroits rocailleux, sablonneux. Ses fleurs sont sessiles, blanches, avec une ligne rougeâtre sur chaque pétale. Ses étamines, quelquefois au nombre de 10, ont leurs anthères noirâtres. Caractères du genre : calice plus court que les pétales, à 5 sépales; 5 pétales; 5 étamines; 5 ovaires libres et accompagnés d’écailles à leur base.
GRATÆGUS (Botanique). — Voyez Alisier.
CRATÈRE (Géologie). — Voyez Volcan.
CRATÉVIER (Botanique), Cratœva, Lin., du nom d’un médecin cité par Hippocrate. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes, famille des Capparidées, tribu des Capparées. Il comprend des arbres et des arbrisseaux à feuilles composées, trifoliées et habitant les régions tropicales, particulièrement celles du nouveau continent. La fleur a 4 dents au calice; 4 pétales; 8-28 étamines; le fruit est une baie globuleuse allongée. On ne compte guère qu’une dizaine d’espèces de ce genre. Le C. tapier (C. tapia,Lin.), des Antilles et du Brésil, s’élève à 10 mètres environ et porte des baies aussi grosses qu’une orange, répandant une odeur d’ail très-prononcée. On les mange et on les emploie à préparer une boisson fermentée. Les espèces de ce genre se cultivent parfois dans notre climat, en serre chaude ; elles exigent une température élevée. Jusqu’ici, on n’a pas pu en obtenir de fleurs.
GRAVANT (Zoologie). — Voyez Bernache.
CRAVATE (Zoologie). — Ce nom a été donné vulgairement à plusieurs oiseaux, avec une épithète; ainsi la Cravate blanche est une espèce du genre Tyran, la Cravate jaune est Valouette du Cap, la Cravate noire est un colibri, etc.
GRAVE (Zoologie), Fregilas, Cuv. — Genre à: Oiseaux de l’ordre des Passereaux, famille des Ténuirostres, section des Huppes; la forme de leur bec un peu plus long que la tête, arrondi, un peu grêle, a déterminé Cuvier à les placer avec les huppes; leurs mœurs et surtout leurs narines recouvertes par des plumes dirigées en avant ont engagé d’autres auteurs à les rapprocher des corbeaux. Le C. d’Europe {C. graculus. Lin. ; F. erythroramphos, Dum.) a la taille d’une corneille, le plumage noir, avec le bec et les pieds rouges. C’est un oiseau vif, inquiet et turbulent, qui fait entendre presque sans cesse un cri aigu. Il habite les hautes montagnes de la Suisse, de l’Italie septentrionale, du Tyrol, de la Carinthie, de la Bavière. Il niche dans les fentes de rochers, comme le choquard ou choucas des Alpes, avec lequel on l’a confondu parfois. Sa ponte est de quatre ou cinq œufs blancs, avec des taches d’un brun très-pâle. Il se nourrit de fruits et d’insectes. « Quand il descend dans les vallées, dit Cuvier, c’est un signe de neige et de mauvais temps. »
CRAX (Zoologie). — Voyez Hocco.
CRAYON (Technologie). — On désigne, en général, sous ce nom toute substance solide pouvant laisser une trace permanente sur le papier, le bois, ou toute autre surface unie sur laquelle elle est frottée.
La matière, taillée au préalable, est habituellement protégée contre les chances de rupture et d’usure inutile par une enveloppe eu bois ou en métal, lorsqu’il s agit de crayon pour le dessin linéaire. Elle reste libre en cy-
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