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Fruit d’une ombellifère

CRÈME. — Voyez Lait, Fromage, Baratte.

Crème de tartre. — Voy. Tartrates, au Supplém.

CRÉMAILLÈRE (Mécanique). — Tige métallique sur l’un des côtés de laquelle sont taillées des dents qui engrènent avec un pignon ou roue dentée. Elle sert à transformer un mouvement de rotation en un mouvement rectiligne. Le cric est formé d’une crémaillère que l’on fait mouvoir au moyen d’une manivelle et d’une ou deux roues dentées avec pignon. Les crémaillères offrent tous les avantages et tous les inconvénients des en^ grenages {voyez ce mot).

GRÉMOCARPE (Botanique), du grec crémaô, je suspends, et carpos, fruit.— Nom donné par de Mirbel au fruit des plantes do la famille des Ombellifères , il est composé de deux akènes accolées d’abord, qui, en mûrissant, se séparent l’un de l’autre et ne restent unis que par l’axe ou faisceau de vaisseaux nourriciers, dédoublé en deux filets dont chacun porte suspendu l’akène correspondant.

CRÉNELÉ (Botanique), du mot créneau. — Ou ajoute cette épithète au nom des organes des plantes, lorsque leur bord est découpé en lobes courts, arrondis, séparés par des échancrures larges, peu profondes et arrondies également.

GRÉNILABRE (Zoologie), Crenilabrus, Guv. ; du latin crena, lente, et labrum, lèvre. — Genre de Poissons de l’ordre des Acanthoptérygiens, famille des LabrdideSy caractérisé par un préopercule dentelé, un seul rang de dents à chaque mâchoire, une dorsale épineuse, libre, sans écailles. Les poissons de ce genre, généralement ornés de brillantes couleurs, sont répandus dans la Méditerranée et plus rares dans les mers du Nord. Une des plus belles espèces est le C. paon {C. pavo, Valenc.), long d’environ 0‘«,45, richement coloré de vert, de jaune et de rouge et nommé pour cela Papagello [Perroquet) par les pêcheurs romains. Le C. lapina {C. lapina, Guv.), de la môme taille, est argenté, à trois larges bandes longitu dinales formées de points vermillons, avec les nageoires pectorales jaunes et les ventrales bleues. L’un et l’autre habitent la Méditerranée.

CRÉOLE (Anthropologie), étymologie incertaine. — On nomme ainsi les individus nés, dans les colonies d’Amérique et des Indes, de parents étrangers à ces colonies. Quoique plus spécialement réservée aux personnes dont les parents sont originaires d’Europe, cette dénomination s’applique aussi aux descendants des nègres transportés aux colonies; on va même parfois jusqu’à l’appliquer aux animaux nés dans les colonies de parents d’une provenance étrangère . Les idées que l’on a habituellement de la complexion, du caractère et des facultés des créoles concernent surtout les créoles de l’Amérique intertropicale et des îles qui en dépendent. Ceux-là présentent un singulier mélange de facultés intellectuelles vives et faciles, avec une invincible nonchalance, de passions énergiques et aveugles, avec des élans de générosité et d’oubli de soi-même, de dureté farouche, avec une sensibilité parfois excessive. Il est difficile de déterminer quelle est, dans le caractère des créoles, la part d’influence de l’éducation si différente de celle des enfants européens, et la part du climat chaud et énervant qui les voit naître. Il importe seulement de remarquer que les créoles nés dans rinde offrent d’autres traits de caractère et que l’on trouve encore plus de dissemblance lorsqu’on compare aux premiers les descendants d’Européens qui peuplent les États-Unis d’Amérique, le Canada, la colonie du Cap. Il n’existe pas, à vrai dire, de type créole en général, mais bien des types variés selon les colonies où on les observe.

CRÉOPHAGE (Zoologie), du grec créas, chair, et pKa~ manger. — On emploie parfois ce mot pour désigner des animaux qui se nourrissent de la substance d’autres animaux.

CRÉOSOTE (Chimie), créas, viande, sozein, condenser (C23H*®0^). — Corps huileux, incolore, d’une odeur iTénétrante, ayant une grande analogie avec celle des viandes fumées, tachant le papier comme une huile

(1) Fig. 697. — Fruit d’une Ombellifère [Prangos uloptera\. après la dehiscence qui a écarté les deux carpelles c, c et séparé l’axe a en deux filets, auxquels ces carpelles restent suspenaus - s, s styles persistants.

GRE

GRÉ

grasse ; la tache disparaît cependant à la longue. Il bout à 2o3°; sa vapeur est irritante pour les muqueuses; elle provoque le larmoiement. Mise en contact avec la peau, la créosote détruit l’épiderme; prise à l’intérieur, elle agit comme un poison énergique. Par l’approche d’une flamme, elle brûle en donnant beaucoup de fumée. Sa densité est 1,0-it. Très-peu soluble dans l’eau, elle se dissout très bien dans l’alcool, l’éther, le sulfure de carbone et la plupart des hydrocarbures liquides. Elle constitue elle-même un véritable dissolvant pour les alcalis, les résines, l’indigo, le camphre, etc., et plusieurs sels minéraux. Quoique neutre, elle contracte des combinaisons avec les acides, et notamment avec l’acide acétique; elle coagule l’albumine. Elle réduit quelques sels métalliques, et particulièrement l’azotate d’argent et le chlorure d’or pur. — On trouve la créosote dans l’acide pyroligneux impur, qui en contient 2 p. 100 environ, dans le goudron de bois où sa proportion s’élève jusqu’à 25 p. 100, dans le goudron de houille, dans le goudron de tourbe. On l’extrait habituellement du goudron de bois par distillation. Le liquide qui se condense dans le récipient se partage en trois couches : la couche inférieure, qui est huileuse, contient la créosote mélangée avec plusieurs carbures d’hydrogène, et notamment avec Vmpione (IIG). On sature cette huile impure par le carbonate de potasse et on la rectifie ; le produit plus lourd que l’eau est dissous dans la potasse qui se colore d’abord en brun , puis la solution alcaline est traitée par l’acide sulfurique qui s’empare de l’alcali et laisse déposer la créosote déjà un peu épurée. On continue la même opération jusqu’à ce que la potasse, en dissolvant la créosote, ne se colore plus en brun. La créosote est le principe conservateur, par excellence, des matières animales; c’est à la présence d’une petite quantité de cette substance que la fumée, î’eau de goudron, le vinaigre de bois doivent leurs propriétés antiputrides. On l’a quelquefois employée en médecine pour la guérison des ulcères, dans la phthisie pulmonaire, dans les hémoptysies. On s’en sert principalement pour combattre la carie dentaire. — La créosote a été découverte par Reichenbach et étudiée plus tard par J. Liebig, Berzelius, Calderini, etc. B.

CRÊPIDE (Botanique), Lin. ; nom donné par

Pline à une plante qu’on n’a pas reconnue ; il vient du grec krèpis^ pantoufle, allusion à la forme du fruit.

— Genre de plantes Dicotylédones gamopétales péri-

famille des Composée.?, tribu des C/u’coracéei', soustribu des Lactucées. Caractères : akènes cylindriques amincis au sommet ou terminés par un bec très-court; aigrettes à soies capillaires blanches, disposées en un gi’and nombre de rangées. Les crépides sont des herbes dressées, à fleurs jaunes et habitant les climats tempérés de l’hémisphère boréal, principalement dans l’ancien continent. Parmi les nombreuses espèces de ce genre, on rencontre aux environs de Paris, sur les coteaux arides, la C. élégante (C. pulchra. Lin.) ; sur les vieux murs et au bord des chemins pierreux, la C. des toits {C. teclorum^ Lin.); dans les champs et les prés, la C. viveuse (C. vivens, Vill.) et la C. bisannuelle (C. biennis^lÀn.). G — s.

CRÉPrrATION (Médecine), du \‘àtm crepitare, craquer.

— On donne ce nom au bruit sourd et vibrant que produit un os fracturé lorsqu’on imprime au membre certains mouvements pour s’assurer de l’existence de la fracture. Ce bruit est dû au frottement des surfaces des fragments osseux l’nne sur l’autre ; parfois ce frottement n’est perceptible qu’au toucher, et non à l’oreille; on dit encore qu’il y a crépitation. La crépitation est le signe confirmatif des fractures (voyez ce mot). On appelle aussi crépitation le bruit que produit l’air épanché dans le tissu pulmonaire ou entre les lamelles du tissu cellulaire des parties emphysémateuses, à la suite des blessures qui ont intéressé le poumon (voyez Emphysème).

CnÉpiTATioN ou Décrépitation (Physique). — Phénomène que présentent certains corps, comme le sel marin, quand on les projette sur des charbons ardents. Les petites explosions qu’ils font entendre avec projection de matière tiennent à ce qu’entre les lamelles qui forment leurs cristaux se trouve logée une certaine quantité d’eau qui, en se vaporisant sous l’influence de la chaleur, fait éclater le cristal. Le sel fondu et privé de cette eau ne crépite plus au feu.

CRÉPUSCULAIRES (Zoologie). — L’ordre des Insectes lépidoptères se divise en trois familles : Lépidoptères

diurnes; 2" Lépidoptères crépusculaires ; 3° Lépidoptères nocturnes. La famille des Crépusculaires comprend des lépidoptères que l’on voit voler le soir et le matin et qui. Je plus souvent, demeurent cachés le reste du temps.

Leurs ailes, pendant le repos, sont maintenues dans une situation horizontale ou inclinée par une soie raide placée à la base du bord externe des secondes ailes et qui s’engage dans un crochet de la face inférieure des premières ailes; leurs antennes sont conformées en massue allongée, en prisme ou en fuseau. Ces papillons, souvent peints de fort belles nuances, ont le corps gros et le vol lourd; leurs chenilles ont seize pattes; leurs chrysalides sont généralement arrondies. Cette famille correspond au grand genre Sphinx de Linné ; Latreille la partageait en quatre sections: 1° les Hespérisphinges (genr. Agarista., Leach; Coronz>, Latr. ; Castnia^ Fab.); 2" les Sphingides (genr. Sphinx,Ltxtr.’, Macroglossurn, Scop.) ; 3° les Sésiades {genv. Sesia, Latr.; thyrides, Hoffm. ; Ægocera, Latr.); 4° les Zygœnides (genr. Zygœna., DdAx.\Syntomis., \Y\g.\ Atychia, Ilig.; Procris., Fab.).

CRÉPUSCULE (Météorologie). — Lorsque le soleil se couche ou disparaît au-dessous de l’horizon, la nuit ne remplace pas immédiatement le jour; le passage se fait par degrés et constitue le crépuscule du soir. De môme, le lever du soleil est précédé par l’aurore ou crépuscule du matin. Ce phénomène est dù à la présence de l’atmosphère dont les couches supérieures sont encore éclai- j rées quand le soleil est déjà abaissé sous l’horizon ; c’est ; donc par réflexion que la lumière solaire nous arrive alors. La durée du crépuscule est liée à la hauteur de l’atmosphère, et pourrait servir à la calculer très-exactement si les rayons lumineux n’éprouvaient qu’une seule ; réflexion. Le crépuscule cesse d’être sensible quand le \ soleil est à environ 16 ou 18° au-dessous de l’horizon. On i

peut trouver pour un lieu donné le temps que le soleil i

met à s’abaisser ou à s’élever de cet angle, suivant l’épo- j que de l’année, et on aura ainsi la durée du crépuscule.

A l’équateur, cette durée est de 1*" 12“ aux équinoxes.

A Paris, le plus court crépuscule est de l** 60“, vers le j 3 mars et le 1 1 octobre. Au solstice d’été, le crépuscule y dure toute la nuit, car le soleil ne s’abaisse pas de 18° i au-dessous de l’horizon ce jour-là. On voit le centre de la lumière crépusculaire se confondre d’abord avec le ‘ point du coucher du soleil, marcher ensuite vers le nord, i tandis que cette lueur perd de son intensité, puis elle se | rapproche du point du lever du soleil. Au pôle, le crépuscule dure tant que la déclinaison australe du soleil ! n’est pas inférieure à 16° ou 18° (voyez Atmosphère). ||

GREQUIER (Botanique). — Nom vulgaire d’une espèce l| de Prunier sauvage.

CRESCENTIE (Botanique), Crescentia, Lin. ; en mé- | moire de Pierre Ci’escenti, naturaliste italien du xiii° siè- j de. — Genre de plantes renfermant des arbres connus j sous le nom de Calebassier (voyez ce mot). '

GRESSE (Botanique), Cressa., Lin. ; du mot cretica., de j l’île de Crète. — Genre de plantes Dicotylédones gamopé- J taies périgyneSy famille des Convolvulacées., tribu des t Convolvxdées., renfermant quelques espèces de l’Europe i méridionale, de l’Asie, de l’Amérique intertropicale. Ces j plantes croissent aux bords de la mer. La C. de Crète ! (C. cretensis., Lin.), qui se trouve dans tout le midi de < l’Europe et dans le nord de l’Afrique, est recueillie pour i l’extraction de la soude. !

CRESSERELLE ou Crécerelle (Zoologie), Falco Tin- I nunculus.,Lm. ; nom tiré du cri de l’oiseau, du latin, tin- < nulus., éclatant. — Espèce ôèOiseau du genre Faucon 1 (voyez ce mot), très-commun dans toute l’Europe et vul- 5 gairement connu en France sous le nom dèEmouchet, de 1 Mouquet., qui désigne surtout la femelle nommée aussi, > par Brisson, Épervier des alouettes. La cresserelle mâle ç pèse environ 250 grammes et mesure 0“,38 de longueur li sur 0“,66 d’envergure ; bec bleuâtre, noir à la pointe ; j tarses jaunes; parties supérieures rousses, tachetées de ? noir ; parties inférieures blanches, avec des taches brunes i allongées; tête et queue d’un gris cendré. La femelle pèse t environ 350 grammes, mesure 0“,43 de longueur et / 0“,75 d’envergure; parties rousses plus claires et finement rayées de noir; parties inférieures d’un roux jaunâtre, avec les taches noires; queue roussâtre, barrée de t noir. Les cresserelles nichent, au printemps, dans les vieilles tours et les maisons abandonnées ou sur les '■> arbres les plus élevés des forêts; leur nid, construit de î» fragments de bois, reçoit cinq ou six œuft rougeâtres, | plus foncés à chaque bout et longs de 0“,035. Les jeunes, | d’abord couverts d’un duvet blanc, ont une livrée qui se rapproche du plumage de la mère. Les cresserelles se nourrissent de petits oiseaux et de petits mammifères,et même de grenouilles et d’insectes; leur cri aigu et répété rappelle un peu le bruit d’une crécelle. On a f quelquefois employé la cresserelle dans la fauconnerie» J

CRÉ

CRÉ

CüESSERELLB GRISE OU KOBEZ (Zoologîe), FcdcO VUfipes, Beseke. — Espèce à'Oiseau du genre Faucon^ long de 0*“,58 ; mâle cendré foncé, cuisses et ventre roux; femelle cendrée sur le dos, avec des taches noires; tête et parties inférieures rousses. ‘Rare en France, cet oiseau est commun en Sibérie et se trouve en Pologne et en Allemagne; il se nourrit d’insectes. On trouve souvent les kobez mêlés aux cressei-elles, dont ils ont les mœurs.

CRESSERELLETïFi ou Grécerellette (Zoologie) , Falco tinnûnculdides^ Term. ; allusion àla ressemblance avec la cresserelle. — Espèce dû Oiseau du genre Faucon^ vulgairement nommé Crëcerine, assez semblable à la cresserelle pour le plumage, mais plus petit (longueur 0“,31) ; il s’en distingue par ses ongles blanchâtres (noirs chez la cresserelle) et l’absence de taches sur le dos du mâle. Les mœurs de la cresserellette sont celles de la cresserelle ; elle habite le midi de l’Europe et se trouve de passage en France pendant l’été.

CRESSON (Botanique), du nom anglo-saxon crmew ou cerse. — On donne ce nom à plusieurs plantes de la famille des Crucifères qui appartiennent à des genres différents, tels que Lin. ; R. Browm,

et Sisymbrium^lÀn.ludi plus importante estleC. officinal, C. de fontaine ou C. d'eau {Nasiurtium officinale, R. Brown ) du genre Nasitort, (voyez ce mot). C’est une herbe vivace dont les tiges ne s’élèvent guère à plus de 0“,40; elles sont rameuses, creuses, très-tendres, succulentes et présentent des cannelures longitudinales. Ses feuilles, remplies de sucs, sont ovales et divisées en segments. Ses fleurs sont petites, blanches et forment des grappes terminales. Elle abonde sur le bord de nos ruisseaux et, en général, dans les endroits inondés ou très-humides. On rencontrele cresson en Europe, en Asie, en Amériqueet au cap de Bonne-Espérance. Chacun sait qu’il s’accommode en une salade très-saine et sert souvent d’assaisonnement aux viandes rôties. C’est aussi un excellent antiscorbutique. Aux environs de Paris, comme dans beaucoup d’autres localités, le cresson de fontaine est cultivé dans des lieux constamment inondés qu’on nomme des cressonnières. Pour les établir, il faut avoir des eaux courantes, et sur leurs bords on sème du cresson qui se propage par ses racines traçantes. Si l’on manque d’eau courante, on fait des cressonnières artificielles dans des baquets à moitié remplis de terre et placés près d’un puits; on y sème ou on y plante le cresson, on couvre d’une couche d’eau que l’on renouvelle de temps en temps (voir, pour les cressonnières artificielles, un travail de M. H. de Thury, Ann. de la Soc. centr. d^hort., t. XVII). Le cresson mérite la réputation dont il jouit comme aliment sain; moins difficile à digérer que les autres salades, il est plus nourrissant. Nous possédons encore comme cressons indigènes le Nasitort sauvage {N. sylvestre, R. Brown), dont les tiges rampantes ne s’élèvent qu’à 0“,30; les segments des feuilles sont presque cordiformes et dentés; le N. aquatique [N. amphibium, R. Brown), herbe vivace élevée souvent de plus de 1 mètre; le Cresson ou N. des marais {N. palustre, de Cand.), également vivace, à tiges rameuses et diffuses, à fleurs d’un jaune pâle. Pour le cresson des prés et d’autres espèces, voir Gardamtime, Sisymbre. G — s.

CRESSONNIÈRE (Horticulture). — Voyez Cresson.

CRÉTACÉS (Terrains), Époque ou Période crétacée (Géologie), du latin creta, craie. — On donne ce nom à une série de couches delà période secondaire, généralement d’une grande épaisseur, répandues sur de très-vastes surfaces de l’écorce solide du globe, et qui sont superposées aux dépôts portlandiens, derniers étages des terrains et inférieures au calcaire ànummuliies et, en général, aux terrains tertiaires de V époque pliocène. D’après Dufresnoy, Élie de Beaumont, Beudant, on divise les terrains crétacés en deux étages : 1® V étage crétacé inférieur; 2° Ÿétage crétacé supérieur. Uétage crétacé inférieur est surtout formé de couches calcaires alternant avec des marnes, des argiles, des grès qui ont une tendance à la coloration verte. Cet étage comprend, en commençant par les couches inférieures : les dépôts néocomiens (marnes limoneuses, sables, argiles grises, avec amas lenticulaires de calcaire); les dépôts wealdiens (couches calcaires, sableuses et argileuses disséminées en petits bassins et d’origine fluviatile) ; le grès vert (sables blancs, jaunâtres, sables verts, calcaires, marnes bleues, argiles, grès verts) ; la craie verte ou chloritée (calcaires plus ou moins crayeux, blancs ou verts, craie tufteau). — h' étage crétacé supérieur compose surtout de calcaires

tendres, plus ou moins crayeux, avec quelques bancs d’argile, surtout aux parties inférieures de l’étage. Il com-

prend : la craie marneuse (argiles , marnes crayeuse» calcaire crayeux); la craie blanche (calcaire crayeux, avec rognons siliceux) ; le calcaire à hippurites du midi et du sud-ouest de la France. Certains auteurs comptent encore dans Fétage crétacé supérieur le calcaire à nummulites, que beaucoup de géologues considèrent commeune des plus anciennes couches des terrains tertiaires.

Dans son Cours élémentaire de paléontologie, A. d’Orbigny, considérant surtout les terrains crétacés au point de vue des débris animaux qu’on y rencontre, les partage en sept étages qui s’éloignent peu de la division précédente, comme le montre le tableau suivant.

^0HS DES COUCHES

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