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C6H806 4HO = C6H

Glycérine.

Acroléine.

L’acroléine peut être considérée comme l’aldéhyde de l’alcool acrylique (voyez Aldéhyde).

De même, l’acide acroléique est à l’alcool acrylique ce que l’acide acétique est à l’alcool ordinaire (voyez Alcool, Acide acétique).

L’acroléine a été découverte par Rerzelius. B.

ACROLÉIQUE ou acrylique (Acide). Acide organique CfiR^O^ Provenant de l’oxygénation spontanée à l’air, de I’acroléine (voyez Acroléine).

AGROMION (Anatomie), du grec akros^ au sommet, et omos^ épaule. — On donne ce nom à une apophyse (voyez ce mot) qui termine en haut et en dehors, Fépine de V omoplate ; elle s’articule avec l’extrémité externe de la clavicule et donne attache aux muscles trapèze et deltoïde.

AGROSTIG (Botanique), Acrostichum de Linné; du grec akros., à la surface, et stichos^ rangée. Allusion aux rangées de sores disposées à la surface inférieure des feuilles. — Genre de plantes de la famille des Fougères.^ tribu des Polypodiacées.

Il comprend des plantes habitant spécialement les régions intertropicales des deux hémisphères. L’A . grimpant {A. scande?is, Bory) vient à Caracas et à la Guadeloupe, ses feuilles, grandes quelquefois d’un mètre, sont d’un vert un peu glauque. Cette espèce est d’un très-joli effet dans les serres où elle s’enroule autour des piliers. L’A. corne d’élan [A. o/ctcome, Willem.) et Y A. grand {A. grande.^ A. Brong.) sont deux belles espèces épiphytes, avec de grandes feuilles palmées ou réniformes. On les cultive dans les serres. G — s.

AGROSTIGHIÉES ou AGROSTICHACÉES (Botanique). — Tribu de la famille des Fougères établie par Gaudichaud en prenant pour type le genre Acrostichum, et groupant autour de lui les G, Polybotrya., Campium, Gy^mopteîds, Olfersia, etc.

ACSAB. — Mesure de capacité, juive (4<iécii^38).

ACTE. — Mesure de longueur des Romains valant 35“, 502248. — Mesure de superficie, acte simple {actus minimus)^ 120 pieds romains de long, sur 4 de large, soit 42™<i,llG32. Acte carré {actus quadratus semis | jugerwm), 120 pieds romains en tous sens, soit l2ares^6040896.

ACTÉE (Botanique), Actœuy du grec aktaia^ sureau, parce que Linné avait trouvé de la ressemblance entre

ses fruits et ceux du sureau. — Genre de plantes de la famille des Renonculacées^ tribu des Rdléborées., dont une espèce 1’^. épiée ou en épi ou A. compacte {A.

spicata. Lin.) vulgairement Aei’èe de S. Christophe , originaire du Caucase, s’est répandue dans les parties tempérées froides de l’Europe; et se rencontre aux environs de Paris. Ses petites fleurs blanches [fig.

40) donnent des fruits noirs; mais c’est une plante vénéneuse qui peut nuire aux bestiaux ; sa racine, ou plutôt son rhizôme, vendue en certains pays sous le nom Al Ellébore noir, ^^çté employée autrefois en médecine; la pousse aérienne s’élève environ à 1“,30; c’est dans les boismontueux qu’on

Fig. 45. — Actée, feuilles.

Fig. 46. — Actée, rameau fleuri.

rencontre cette plante ; son suc âcre et vésicant la rend efficace contre la vermine et la gale, L’A. cimicifuqe ou chasse-punaise, ne figure plus dans le genre Actée mais est devenue le type d’un genre Cimicifuga.

— Caractères du genre Actœa. — Fleurs blanches ; calice de 4 à 5 sépales pétaloïdes ; corolle de 4 pétales étroits simulant des étamines stériles ; étamines nombreuses ; ovaire unique, monocarpelle, stigmate sessile; fruit en baie contenant une seule graine. Ces plantes voisines des Aconits sont vénéneusescomme eux. G. — s.

ACTINIAIRES ou AGTINIENS (Zoologie). —Famille de polypes formée par certains zoologistes avec le grand genre Actmie de G. Guvier.

AGTINIES (Zoologie), Actinia, du grec aktis, rayon d’étoile. — Animaux marins de l’embranchement des Zoophytes ou Rayonnés de la classe des Polypes, ordre des Pot. charnus Ao G. Guvier, où ils forment un grand genre^ désigné vulgairement sous le nom AY Anémones de mer et quelquefois A' Orties de mer fixes. Ges animaux exclusivement charnus, peints de riches couleurs, ressemblent à de grosses fleurs doublées, dont les nombreux tentacules rangés en cercle autour de leur bouche rappellent des pétales multipliés. Baster, Réaumur et surtout Dicquemare ont fait sur les actinies des expériences qui révèlent chez elles une énergie surprenante de vitalité ; ces polypes reproduisent plusieurs fois leurs tentaculescoupés ; ils se régénèrent complètement au moyen d’un fragment quelque peu considérable de leu/ corps. Ils supportent de longs jeûnes, le Iroid de la glace pendant 12 et 15 heures, le vide de la machine pneumatique,, sans paraître en souffrir; mais l’eau de mer leur est nécessaire, car ils périssent promptement dans l’eau douce. Leurnourriturecunsisteen petits mollusques, vers et crustacés, dont, après 12 heures environ , ils rejettent par la bouche les parties dures non digestibles : les actinies se reproduisent tantôt par une rupture de leur corps qui projette au dehors des fragments destinés à se compléter en de nouveaux animaux de la même espèce, tantôt par une sorte de ponte : « Les petites actinies, dit G. Guvier, passent de l’ovaire dans l’estomac et sortent par la bouche. » On trouve ordinairement ces polypes adhérents aux rochers des rivages, ils glissent à leur surface ou s’en détachent pour se déplacer. On a remarqué qu’ils épanouissent largement leurs tentacules sous l’influence d’une belle lumière ou d’un temps beau et calme, tandis qu’ils se contractent en se refermant, sous des influences contraires.

Les espèces d’actinies les plus communes sur nos côtes sont : VA. coriace ou à gros tentacules {A. senilis. Lin.) large de 0“,06 à O^^OT, d’une couleur orangée, deux rangs de tentacules ordinairement marqués d’un anneau rose ; elle se trouve dans le sable ; — VA . pourpre {A. equina. Lin.) ou A.

rousse qui couvre tous les rochers de nos côtes de la Manche ; sa peau douce, finement striée, est colorée en pourpre tacheté de vert ; elle est plus petite que ]«, précédente ; — 1’^ .

blanche {A. plumosa, Guv.) large de 0'",09 à 0“,10 qui ressemble à un gros œillet blanc ; — 1’^. brune (.L effœta, Guv.) d’un brun

clair, rayé de blanc longitudinalement, très-commune sur les bords de la Méditerranée. — La chair des actinies n’est nullement malfaisante; on en mange en quelques pays. Les expériences et observations de Dicquemare sur les actinies se trouvent dans le Journal de physique, juin 1776, et dans les Trans. phil., t. LXIIl.

AGTINOGRAPHES. — Appareils à l’aide desquels on compare les intensités de lumières qui ne brillent pas simultanément par le temps qu’elles mettent à impressionner photographiquement une surface sensible.

Fig. 47. — Actinie pourpre fixée sur une pierre et épanouie.

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AGTINOMÈTRE. — Voyez Pvrhéliomètre.

AGTINOTE (Minéralogie). — Voyez Amphibole.

AGTION (Mécanique). — Voyez Réaction, Travail.

AGÜPÜNGTURE (Médecine), du latin acm^ aiguille, et punctura^ piqûre. — Moyen thérapeutique célèbre à une certaine époque et qui consiste à introduire, dans les tissus où siège le mal, des aiguilles, en or, en argent, en platine ou en acier détrempé ; elles peuvent êtres pourvues d’une tête en métal ou en cire, et sont en général d’une longueur de 1 0 à 12 centimètres ; leur introduction s’opère en les frappant avec un petit maillet, ou le plus souvent en les faisant tourner rapidement entre le pouce et l’index. L’acupuncture a été employée chez nous, dans le traitement des névralgies, des rhumatismes, de certaines inflammations, etc. Pratiquée dès la plus haute antiquité, par les Ghinois et les Japonais, contre toutes les maladies, cette opération fut apportée en Europe au dix-septième siècle par le voyageur Kempfer ; abandonnée bientôt après, elle fut remise en honneur par Vicq-d’Azyr, et plus tard par M. J. Gloquet qui publia en 1826 le résultat de ses observations dans un Traité de V acupuncture^ Paris, 1826. Gapendant elle ne tarda pas à retomber dans un oubli presque complet. — Voyez aussi notice sur V acupuncture^ par Pelietan, 1828. F — N.

ADANSONIA (Botanique). — Voyez Baobab.

ADANSONIÉES (Botanique), du nom du botaniste Adanson. — Tribu de la famille des Bombacées^ qui a pour type le genre Âdansonia ou Baobab (voyez ce mot).

ADAPIS (Zoologie). — Petit mammifère pachyderme fossile, voisin du Daman, découvert par G. Guvier dans les plâtres des environs de Paris.

ADDITION (Arithmétique, Algèbre). — Opération ayant pour but de trouver une quantité qui contienne à elle seule autant d’unités et de parties d’unité qu’il s’en trouve dans plusieurs quantités données. Le résultat de l’addition s’appelle somme ou total. Le signe de l’addition est le signe + que l’on place entre les quantités à additionner.

Pour additionner des nombres entiers, on fait séparément et successivement la somme des unités de chaque espèce, en ayant soin de tenir compte des unités d’ordre supérieur obtenues dans chacune de ces opérations partielles. On opère tout à fait de môme pour les nombres décimaux et les nombres complexes. Pour les fractions, on les réduit d’abord au môme dénominateur, on fait la somme des numérateurs, et on lui donne le dominateur commun.

En algèbre l’addition consiste simplement à placer les quantités à la suite les unes des autres avec leurs signes et à faire la réduction des termes semblables. Ainsi la somme des deux expressions suivantes (a^ — 6ab-|-7bc), (4a-— 12bc4-3ab — d^) sera a- — 5ab-l-7bc-|-4a2 — I2bc 4-3ab — d^ ou en réduisant les termes semblables 5a- — 2ab — 5bc — db

ADDITIONNEUSE. — Machine servant à faire les additions. — Voyez Calculer [Machine à).

ADDIX. — Mesure de capacité grecque (3i‘S604).

ADDUCTEURS (Muscles) (Anatomie), du latin adducere., amener. — Muscles dont la fonction est de ramener vers l’axe du corps les parties auxquelles ils sont attachés ; ce sont les muscles antagonistes des abducteurs; les muscles adducteurs du bras sont le grand pectoral, le grand dorsal et le grand rond; à la main, ce sont les muscles fléchisseurs ; aux doigts, les adducteurs sont les inter-osseux et adducteur dupouce (il faut remarquer ici, que l’axe du corps est remplacé par l’axe du membre); â la cuisse on trouve comme adducteurs, le pectiné et les trois adducteurs ; au tarse les muscles rotateurs sont en môme temps abducteurs et adducteurs.

ADÈLE (Zoologie), Adela , du grec adêlos, obscur?

— Genre ôHnsectes Lépidoptères; famille des, Noctii^mes., section des Tinéites (Règne animal) et du grand genre Phalœna de Linné; établi par Latreille aux dépens des Alucites (voyez ce mot) de Fabricius ; il est caractérisé par des antennes fort longues, les yeux rapprochés, les palpes intérieurs très-petits et velus; les ailes généralement brillantes. Les chenilles des adèles vivent sur les feuilles des arbres; et de leurs débris, elles se font un fourreau qu’elles transportent avec elles. Les adèles sont de petits papillons très-élégants, nuancés de couleurs métalliques qu’on peut comparer à celles des oiseaux mouches. On en connaît plusieurs espèces qui vivent dans nos bois; on peut citer, VAd. de Degéer [Alucita degeerella., Fabr.), très-commune aux environs de Paris ;

— VA. de Réaumur [A, Reaumurella., Fabr.) noire, ailes sup. dorées.

ADÉNITE (Médecine), du grec aden, glande. — Inflammation des ganglions lymphatiques [voyez Bubon, Glande, Scrofules).

ADÉNOLOGIE (Anatomie), du grec aden., glande, et logos., science. — Partie de l’anatomie qui décrit les glandes. — Le mot Adénotomie a été employé aussi pour désigner l’anatomie de ces organes.

ADHÉRENGE (Médecine), du latin adhœrere., être fixé à. — On nomme ainsi en pathologie l’union intime de deux parties organiques qui normalement doivent être indépendantes Tune de l’autre; l’adhérence est toujours le résultat d’une inflammation qu’on appelle dans ce cas adhésive ; ainsi les adhérences peuvent avoir lieu à Torifice des ouvertures naturelles, dans l’intérieur môme des grandes cavités, dans les articulations, à la peau dans certaines cicatrices vicieuses, surtout à la suite des brûlures, etc. L’art a souvent recours à cette propriété pour réparer des déchirures, des coupures, réunir des parties divisées, o*u des solutions naturelles de continuité dans certaines parties du corps (voyez Autoplastie, Bec de lièvre. Brûlures, Staphylorrhaphie). F — n.

ADHÉRENGE (Physique), lat. adhœrere, être attaché à. — Fait consistant en ce que deux corps restent fixés et comme soudés l’un à l’autre, une fois qu’ils ont été mis en contact intime. Le tain adhère aux glaces, la cire à cacheter au papier, l’encre à la plume que Ton y trempe, Tair aux minces feuilles métalliques qu’il empêche de s’enfoncer dans Teau. Gomme deux corps peuvent rester adhérents l’un à l’autre, môme dans le vide, c’est-à-dire lorsqu’ils se trouvent soustraits à la pression provenant de Tair extérieur (voyez Pression atmosphérique), on est conduit à reconnaître l’existence d’une action permanente qui s’exerce entre les deux surfaces en contact (voyez Adhésion). Toutefois il ne faut pas négliger, dans les cas ordinaires d’adhérence, la part d’effet due à la pression atmosphérique.

G’est l’adhérence des matériaux entre eux qui donne de la solidité à nos maisons, c’est elle qui retient les montagnes sur leur base argileuse et inclinée. Que l’argile se détrempe, que l’adhérence faiblisse, et nous voyons se produire ces catastrophes occasionnées par Téboulement de montagnes comme il s’en est présenté plusieurs cas dans les Alpes.

ADHÉSION (Physique). — Forcé qui tient unis T un à l’autre deux corps amenés au contact. G’est un cas particulier de cette force générale nommée attraction (voyez ce mot) qui tend sans cesse à rapprocher la matière de la matière. Lorsqu’on établit le contact de deux disques de verre ou de métal ou tout simplement de deux balles de plomb fraîchement coupées , par des faces bien planes et bien polies de manière à éviter l’interposition de Tair, on peut faire supporter au système une charge assez considérable tendant à détacher l’un des corps de l’autre dans le sens perpendiculaire aux surfaces de contact, sans produire la séparation môme dans le vide. L’adhésion intervient dans le frottement [voyez ce mot). Elle augmente avec la pression que Ton exerce pour rapprocher les surfaces de contact, surtout si cette pression est maintenue pendant quelque temps. — Les liquides adhèrent aux corps solides môme à ceux qu’ils ne mouillent pas : si Ton applique à la surface de Teau ou du mercure un disque de verre ou de métal suspendu horizontalement au-dessous de Tun des plateaux d’une balance et tenu en équilibre par un poids convenable mis dans l’autre plateau , il faudra, pour détacher le disque , surcharger plus ou moins ce plateau suivant les conditions de l’opération. Dans le cas de Teau, le disque, en se détachant, emporte une couche de liquide; l’adhésion du liquide au disque est plus forte que celle du liquide à lui-même et le résultat est indépendant de la nature du disque. Dans le cas du mercure, le disque se détache sec, sans rien emporter; on a vaincu l’adhésion du liquide au disque plus faible cette fois que l’adhésion du liquide à lui-même. On s’aide de l’adhésion pour opérer des transvasements sans perte de matière ; ou applique le bord du vase contenant le liquide à transvaser contre une baguette de verre déjà mouillée et on produit l’écoulement le long de cette baguette ; [fig. 48) ; on a ainsi un filet liquide adhérent à la baguette de verre et facile à introduire môme dans un vase à ouverture étroite. Les gaz adhèrent et se condensent à la surface des corps. Les corps poreux et les corps en poudre (voyez Garbone, Noir de platine) jouissent d’un pouvoir condensant remarquable. On peut dire d’une manière générale que tout corps est enveloppé d’une couche d’air adhérente comme d’une sorte d’atmosphèi c.

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