DAM
sessile à 2 ovules-, gousse indéhiscente enfermée dans le calice. La Z), queue de renard {D. alopecuroides^'Nuit.)^ herbe annuelle de la Louisiane. Fleurs, disposées en épis, d’un violet pâle, étendard blanc. La D. à fleurs jaunes (D. leucostoma^ Schlothd.), 'arbrisseau du Mexique, introduit dans nos climats en 1841.
DAMAN (Zoologie), Hyraæ ^ Hermann. — Genre de Mammifères^ de l’ordre des Pachydermes^ famille des Pachydermes ordinaires^ caractérisé par 4 doigts munis de sabots aplatis et 1 pouce rudimentaire aux extrémités antérieures, 3 aux postérieures; pas de dents canines; 6 incisives et 28 molaires, dont la configuration rappelle celle des rhinocéros : « Ce sont, dit Cuvier, des rhinocéros en miniature; » pelage fin et épais; queue réduite à un simple tubercule ; oreilles larges et rondes. Les damans vivent de fruits et d’herbes, mais peuvent manger à peu près de tout ; ils recherchent la chaleur et ne se trouvent que dans l’Afrique occidentale et méridionale. Ils sont assez semblables d’aspect aux marmottes, mais ils manquent de queue. Ces animaux ont beaucoup embarrassé les zoologistes par la difficulté de saisir leurs ressemblances naturelles ; Cuvier a trouvé dans leurs dents molaires l’indication de leurs véritables affinités. Le D. de Syrie {H. Syriacus, Schreb.) est le Saphan dont le Lévitique interdit la chair'aux Hébreux, comme impure ; les Arabes, qui le nomment Agneau des Israélites^ et les chrétiens recherchent ce gibier comme fort agréable au goût. Fr. et G. Cuvier pensent que c’est le même qu’on trouve au cap de Bonne-Espérance et môme on Abyssinie et qui a été décrit sous le nom de Hyrax capensis.
DAMAS (Arboriculture). — Espèce de Prunes^ dont il existe un grand nombre de variétés ; ainsi les Damas blanc^ violet long^ violet rond^ gris^ musqué, violet de Tours, noir tardif et hâtif, etc. Ce sont de toutes les prunes, celles qui quittent le mieux le noyau.
DAMASONE (Botanique), Damasonium, Juss.; du grec aamao, je dompte ; on regardait jadis cette plante comme un antidote du prétendu venin du crapaud. — Genre de plantes Monocotylédones Apérispermées, famille des Alismacées, tribu des Alismées ; il diffère du genre Alisma de Linné, par ses carpelles à 2 graines, soudés par leur suture ventrale et divergeant en étoile. Le,D. commun {D. vulgare, Goss. etGerm.), vulgairement Étoile d’eau. Flûte du berger. Plantain aquatique étoilé, est une plante herbacée, très-abondante dans nos étangs et nos mares. Ses feuilles sont pétiolées, ovales cordiformes à 3 nervures ; sa hampe élevée de 0"’,08 à 0“,1?, porte des fleurs blanches disposées en 2 verticilles.
DAMASSÉ (Acier) (Métallurgie). — C’est un acier qui nous venait de l’Orient sous le nom de Damas, parce que c’est à Damas, en Syrie, que l’on s’en servit de temps immémorial pour fabriquer des armes renommées par leur force et leur tranchant. Une lame de bon damas peut couper facilement dans l’air un fichu de gaze; elle peut môme, sans s’ébrécher, couper des os, des clous, etc., entailler une lame d’acier trempée au môme point. Un rasoir de damas sans défauts dure au moins deux fois autant que le meilleur rasoir anglais. Aujourd’hui, l’Europe fabrique d’excellent damas, grâce aux recherches d’un ingénieur russe, M. Anoçoff. Pour obtenir le meilleur damas, on fond dans un creuset très-réfractaire 5 kil. de fer de première qualité avec de graphite natif pur ou du meilleur graphite de creusets, de battitures de fer et ^ de dolomie qui sert de fondant. Il faut une trèshaute température et une fusion aussi prolongée que possible. L’opération est terminée quand le creuset commence à s’affaisser. Le culot, séparé des scories est forgé et mis en barres. Plus il est lent à se forger et net à se fendre, meilleure est sa qualité. Les objets en damas se façonnent comme ceux de tout autre acier, seulement, il faut chauffer aussi peu que possible. Pour les tremper, on les chauffe d'abord au rouge, puis on les plonge dans de la graisse chaude où on les laisse refroidir. Après les avoir essuyés, on les rechaufie au-dessus du charbon, en donnant la couleur convenable au genre et à la destination des objets. Pour polir les objets de damas, il suffit d’émeri fin délayé dans de l’huile. Cet acier se recouvre d’une espèce de moiré quand on le traite par un acide qui dissout le fer sans attaquer le charbon. L’acide sulfurique produit très-bien le moiré, surtout quand on l’emploie à l’état de sulfate de fer ou de couperose verte. Celui qui contient une certaine quantité de sulfate d’alumine paraît être le meilleur mordant pour décaper les lames de damas. Pour 1 ‘,50 d’eau, on emploie jusqu’à 100 grammes de sulfate. Le décapage demande beaucoup d’adresse et
d’expérience. Il faut d’abord nettoyer la lame au moyen de cendres fines avec de la lessive, puis la laver dans l’eau pure et la plonger dans une solution chaude du mordant. Les moires se développent et l’on prolonge un peu l’opération pour qu’elles ressortent d’une manière plus tranchée sur le fond qui acquiert en même temps la couleur et le reflet propres au damas ; mais si on la prolongeait trop longtemps, le moiré finirait par disparaître. On lave ensuite la lame avec de la lessive et de l’eau froide, ou l’essuie légèrement et rapidement avec un chifibn de toile sec en ayant soin de ne pas toucher un endroit essuyé à sec avec le chiffon humide, car on produirait là une irisation qui nuirait à la beauté du moiré.
On peut aussi produire le moiré avec du vinaigre, de la bière, du jus de citron : on humecte l’objet avec le liquide, on lave avec de l’eau froide après l’apparition du moiré et on essuie avec un chiffon.
On juge de la valeur et de la qualité des damas au moiré, à la couleur du fond et au reflet.
Plus le dessin est grand et marqué, plus l’acier a de valeur, il est considéré comme grand quand il atteint les dimensions des notes de musique. Le damas est aussi parfait que possible, quand les lignes longitudinales et transversales qui forment le moiré sur le culot ou sur les scories qui le recouvrent lors de la fabrication sont trèscourbes et comprennent entre elles une foule de petits points dont la masse ressemble à une grappe de raisin. Sous le rapport du fond, on divise les damas en damas gris, damas bruns et damas noirs. Plus les scories sont foncées, plus la qualité du métal est bonne. Le reflet se manifeste à la surface du culot quand celui-ci sort du creuset et est refroidi à l’abri de l’air. Sous le rapport du reflet, les damas sont divisés en damas sans reflet, en damas à reflet rougeâtre et en damas à reflet doré. Plus le reflet se rapproche de la teinte d’or, plus le métal est excellent.
Voici les qualités d’un damas parfait : 1° une malléabilité et une ductilité parfaites ; 2" une très-grande dureté après la trempe ; 3“ un tranchant vif et délicat ; 4" une très grande élasticité. Une lame d’épée faite de bon damas ploie sans se briser quand on la courbe à angle droit en posant le pied sur le bout, et reprend, quand on la redresse, sa première élasticité.
Tels sont les résultats dus aux travaux de M. Anoçoft. On peut encore obtenir des aciers damassés en alliant à l’acier une très-petite quantité de certains métaux, tels j que platine, chrome, titane, etc. Mais les aciers ainsi obi tenus ne présentent pas le même genre de moiré que le damas oriental et lui sont inférieurs en qualité. L’acier allié avec du platine prend un moiré fin, assez uniforme, un beau poli et est de bonne qualité.
Pendant longtemps, on donna une préférence marquée aux canons de fusil dits damassés. Voici comment on les fabrique : on soude ensemble des trousses de petites lames d’acier, séparées quelquefois par des rubans de fer, on les étire au marteau, on les tord et on les coupe ensuite pour en former une nouvelle trousse que l’on traite de la même manière. On peut obtenir ainsi un damassé trèsagréable à l’œil, mais qui ne ressemble en rien au vrai) damas. L.
DAME d’onze heures (Botanique). — Voyez Ornitho-