‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 239 sur 385 · DEF · texte numérisé non relu

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gnée en marchant vers l’ouest. En 1814, elle était de 34' le 10 août à midi ; depuis lors, elle rétrograde. Le 26 octobre 1861, vers li>|, elle était de 19" 26', 3 au nordouest; en 18G4, elle était de 18°57',8, ce qui donne une diminution de 28', 5. Des phénomènes analogues ont été observés en beaucoup d’autres lieux; l’oscillation séculaire de la déclinaison est donc un fait très-général. Dans certaines régions, en Europe, par exemple, la déclinaison est maintenant occidentale ; dans d’autres parties, elle est orientale, et, enfin, dans une série de points intermédiaires, l’aiguille se dirige vers les pôles; on appelle lignes sans déclinaison une suite de points où la déclinaison est nulle. On appelle méridiens magnétiques des lignes telles que, si on les suivait avec une boussole, on trouverait toujours le même angle de déclinaison et parallèles magnétiques les courbes tracées à la surface de la terre dans des directions constamment perpendiculaires aux méridiens magnétiques. Ces sortes de lignes varient avec le temps, et des observations faites jusqu’à ce jour , on n’a pas encore pu déduire la loi de ces variations.

Variations accidentelles. — Ces variations sont de véritables perturbations qui se manifestent brusquement dans les mouvements de l’aiguille aimantée, sans qu’on en puisse prévoir l’époque et la grandeur. Arago a démontré le premier l’influence exercée par les aurores boréales sur l’aiguille aimantée, soit en des points où elles étaient visibles, soit en des points extrêmement éloignés, et on a fait voir que les tremblements de terre produisent des oscillations spéciales sur l’aiguille des variations diurnes. 11 y a aussi les éruptions volcaniques et d’autres causes inconnues qui produisent ces sortes de perturbations". L.

Déclinaison d’une étoile (Astronomie). — C’est sa distance à l’équateur comptée en degrés sur le cercle horaire de l’étoile (voyez Coordonnées astronomiques).

DÉCLINÉ (Botanique). — On dit que le style, que les étamines sont déclinés^ lorsqu’ils se portent vers la partie inférieure de la fleur; il en est ainsi dans le marronnier d’Inde, le Iis jaune, le lis de Saint-Jacques, etc. Ce terme est opposé à celui de ascendant.

DÉCOCTION (Pharmacie), du latin decoquere., faire cuire. — Opération pharmaceutique qui consiste à faire bouillir dans un liquide des substances médicamenteuses pour en extraire les principes solubles. On donne aussi ee nom au produit même de l’opération, qu’on a aussi appelé décuit., décocti, decoctum. Le liquide employé est presque toujours de l’eau, quoiqu’on emploie quelquefois du vinaigre, du vin, etc. La décoction diffère de l’infusion bouillante en ce que, dans cette dernière, on se contente de mettre les substances en contact avec le liquide en ébullition, et on retire immédiatement du feu (voyez Infusion). Les décoctions ne doivent pas être, en général, trop prolongées, parce qu’il y a un grand nombre de principes susceptibles de s’altérer par une longue ébullition ; du reste, celle-ci doit varier suivant la nature des matières; ainsi, en général, les matières tendres doivent bouillir moins longtemps que celles qui sont dures : aussi, dans une décoction composée de plusieurs substances, on introduit les plus tendres en dernier lieu. On altérerait, en les soumettant à la décoction, les substances qui renferment des principes volatils et aromatiques. La meilleure manière de faire une décoction, c’est d’employer la plus petite quantité d’eau possible et de compléter ensuite la quantité voulue par l’addition d’eau froide; par ce procédé, on évite autant que possible la privation d’air qui résulte de l’ébullition.

Décoction blanche de Sydenham (Pharmacie). — C’est une espèce de boisson qu’on emploie souvent dans la dgssenterie., la diarrhée (voyez ces mots) comme adoucissante, nourrissante et facile à digérer. Elle renferme de la corne de cerf calcinée, de la mie de pain blanc, de la gomme arabique, du sirop de sucre et une eau distillée de cannelle ou autre.

DÉCOLLEMENT (Médecine). — On donne ce nom à l’état d’une partie qui se trouve séparée d’une autre, à laquelle elle adhère naturellement, par la destruction du tissu cellulaire qui les unissait ; ainsi la peau est décollée lorsque, dans les plaies, les brûlures, les ulcères, les abcès, elle est détachée des parties sous-jacentes. Lorsque cet accident a lieu, il faut ou fendre la peau dans toute la profondeur du décollement et réduire le tout à une plaie simple, ou exercer une compression méthodique, ou faire des injections d’un liquide irritant pour déterminer une inflammation adhésive; les circonstances particulières qui se présentent déterminent l'emploi de T un ou de l’autre de ces procédés.

DÉCOLORIMÈTBE. (Voy. Tinctoriales, matières).

DÉCOMPOSÉ (Botanique). — On désigne par ce terme une conformation particulière de feuilles à limbe fractionné en folioles ; ce qui caractérise les feuilles décomposées, c’est que les folioles sont portées seulement par les nervures secondaires provenant du pétiole commun, tandis que, dans les feuilles composées, les folioles sont portées par les nervures primaires. Les feuilles décomposées ont, en général, des folioles petites et très-nombreuses, comme on le voit dans les vrais acacias, les mimosées, etc. Dans quehiues espèces, le fractionnement du limbe étant encore plus grand, les folioles tiennent aux nervures ternaires ou quaternaires; ces feuilles sont supra-décomposées.

DÉCORTICATION (Botanique). — Voyez Égorgement.

DÉCOUSU (Vétérinaire). — Terme dont on se sert pour caractériser un animal dont les différentes régions ne sont pas régulièrement proportionnées; cette expression s’applique plus particulièrement à la race chevaline ; ainsi on dit d’un cheval qu’il est décousu lorsqu’il manque d’harmonie dans les différentes parties de son corps, quand, par exemple, il est de haute taille avec des membres longs et grêles.

DÉGRÉPITATION (Physique, Chimie).— C’est le bruit que produisent certains sels en tombant dans le feu. Le sel de cuisine présente ce phénomène. La décrépitation est due en général à la présence d’un peu d’eau interposée entre les lames cristallines qui se sont successivement superposées pendant la cristallisation. L’eau échauffée tend à se transformer en vapeur qui brise et lance dans l’air les parties du sel qui s’opposent à son expansion. Cependant, certains sels décrépitent encore par la chaleur lorsqu’on les a desséchés pendant fort longtemps dans le vide et qu’on a ainsi volatilisé la petite quantité d’eau interposée; il faut admettre que la transformation de l’eau en vapeur n’est pas la seule cause de la décrépitation. On l’attribue alors à une répartition inégale de la chaleur entre les parties du sel qui détermine la rupture des cristaux.

DÉCRÉPITUDE (Physiologie), du latin decrepitus , (\\xi a jeté son dernier éclat. — Ce mot est synonyme à^extrên\e vieillesse. La décrépitude succède à la caducité et commence en général à quatre-vingts ans, quelquefois plus tard : ce n’est plus en quelque sorte que la vie végétative; elle est caractérisée par la chute des forces, la flétrissure de la plupart des organes et l’affaiblissement de l’intelligence.

DÉCREUSAGE (Chimie industrielle). — Préparation que les teinturiers font subir à la soie pour lui enlever l’enduit gommeux qui enveloppe le fil extrait du cocon. Elle consiste en des lavages répétés dans des eaux alcalines ou savonneuses (voyez Blanchiment).

DÉCUBITUS (Médecine), du latin decubare,decubitum, être couché. — Attitude du corps lorsqu’il repose couché sur un plan horizontal. Le décubitus offre souvent au médecin des indications qui peuvent éclairer le diagnostic de certaines maladies (voyez Coucher).

DÉCUMAIRE (Botanique), Decumaria, Lin.; de decumanus, groupé dix par dix. — Genre de plantes Dicotylédones dialypctales périgynes, famille des Philadelphées; 10 sépales; 10 pétales oblongs; 30 étamines; 10 stigmates raj'^onnants; capsule ovoïde à 10 loges et à déhiscence irrégulière. Le D. grimpant (D. barbara, Lin.) est un arbrisseau sarmenteux de la Caroline. Ses fleurs, disposées en grappes et en corymbes terminaux, sont blanches et répandent une odeur agréable.

DÉCURRENT (Botanique). — On appelle feuilles décurrentes celles dont le limbe se prolonge le long du pétiole ou de la tige et y adhère comme si elle en naissait; on dit alors qu’ils sont ailés, comme cela a lieu dans certains chardons.

DÉCURTATION (Arboriculture), oo couronnement des arbres. — C’est une maladie à la suite de laquelle la partie supérieure d’un arbre languit et meurt par un défaut de nutrition résultant, soit de la stérilité du sol, soit de l’atonie des feuilles qui ont été atteintes par un coup de soleil ou par des gelées tardives. Plusieurs grands arbres des forêts, et particulièrement les chênes, y sont sujets. Pour remédier à cette maladie, on retranchera de l’arbre les parties affectées et on rechaussera les racines avec de bonne teire végétale.

DÉDOLATION (Chirurgie), du latin dedolare, tailler avec la doloire. — Plaie produite par un instrument tranchant qui coupe plus ou moins obliquement une partie quelconque du corps; c’est au crâne qu’on remarque le plus souvent cette sorte de lésion.

DÉFAILLANCE (Médecine), du latin fcdlere, tomber,

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