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qu’on peut être assuré que notre artillerie trouvera bien peu d’endroits où elle ne puisse passer.
Au point de vue du tir, voici quel a été le problème : construire un affût ne reculant pas trop quand
la pièce lance un projectile assez lourd. Or, quand un projectile part, il laisse sa pièce animée d’une quantité de mouvement à peu près égale à la sienne. Le recul , dépend donc de la vitesse du projectile et augmente avec elle, et comme la vitesse avec laquelle part le projectile dépend de la charge qui le lance, pour avoir un faible recul, il fallait une faible charge, et pour obtenir un résultat avec une faible charge, il fallait un projectile offrant peu de prise à la résistance de l’air; l’invention des projectiles à ailettes a résolu le problème.
Les ferrures hâtant le pourrissement des bois, on a songé à faire des affûts avec une autre matière. On a fait des essais sur la fonte et le fer forgé. Mais à part l’inconvénient du poids qui rend ces affûts inadmissibles pour les pièces de campagne, il a été reconnu que la cohésion de ces métaux était telle, qu’en recevant- le choc d’un boulet, ils éclataient fréquemment et pouvaient ainsi faire office de vrais projectiles.
Affût de campagne. — Il est formé {fig. 60) d’une flèche en bois portant à l’ une de ses extrémités deux flasques sur lesquels repose la bouche à feu par ses deux tourillons; l’autre extrémité de la flèche appelée crosse est posée sur le sol, quand la pièce est en batterie, ou bien est portée par V avant4rain^ voiture à deux roues et à timon qui sert à tramer la bouche à feu. La jonction de l’avant- train à la crosse, s’opère en engageant la lunette (anneau fixé à la crosse), dans le crochet cheville-ouvrière, que porte l’avant-train. Une chevillette traversant le crochet empê-
che la lunette d’en sortir quelque forte secousse que reçoive le système.
Outre la lunette, la crosse porte encore deux anneaux destinés à recevoir le levier de pointage à l’aide duquel on donne à la pièce une direction déterminée. Toutes les fois qu’on réunit l’affût à l’ avant-train, on dégage le levier de ses anneaux et on l’accroche sur l’un des côtés de la flèche; on place de l’autre côté l’écouvillon, longue tige munie d’une brosse pour nettoyer la pièce et d’un refouloir pour enfoncer la charge. Chaque affût porte deux leviers de pointage et deux écouvillons.
Enfin, à la partie de l’affût située sous la culasse de la pièce, se trouve une vis dont la tête porte cette culasse et qui sert à faire varier l’angle de la pièce avec l’horizon. C’est la vis de pointage.
On peut traîner la pièce avec l’avant-train sans engager la lunette dans le crochet cheville-ouvrière. Une longue corde, la prolonge., fixée à l’avant-train par une de ses extrémités, porte à l’autre extrémité une tige en i fer qu’on engage dans la lunette. L’avant-train peut ! ainsi tramer sa pièce à distance. Tant qu’on ne se sert î pas de sa prolonge elle reste ployée sur deux crochets fixés derrière l’avant-train. Ce sont les crochets de prolonge.
Le nouvel affût pour canon rayé de 4 diffère peu du précédent. Il a des roues beaucoup moindres, la pièce est moins élevée, la flèche courte et légère. De chaque côté de la pièce et en dedans des roues, l’essieu porte deux coffrets, pouvant contenir chacun deux charges. La tète de la vis de pointage porte le bouton de la culasse; cette vis est plus longue et ses filets sont arrondis au lieu d’être saillants.
Fig. 60» — Affût de campagne.
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par une limraière {ftg. 61) qu’on adapte à volonté à la crosse de 1 affût.
L’affût de montagne porte un obusier de 12 qui pèse 100 kil. ; cet obusier se transporte avec son affût et les munitions à l’aide de trois mulets, le premier porte 1 affût ^ et les roues^ le second la pièce et la limonière le troisième porte deux coffres à munitions. '
Il existe déjà un obusier de montagne rayé. Mais son affût est le même que le précédent. Le chargement sur les mulets est le même. La seule modification a trait à la disposition des charges dans les coffres à munitions.
Affûts d’obüsiebs de montagne. — Il est unique dans son espèce, attecte à peu près la même forme que la précédente avec des dimentions deux fois moindres environ et pèse 65 kil. sans les roues. L’avant-train est remplacé
Fig. 61. — Affût d’obusier de montagne.
A ffût de siège. — On en distingue deux qui ne diffèrent guère que par les dimensions de quelques pièces.
L’un pour le canon de 24 et l’obusier de siège de 22, l’autre pour le canon de 12.
L’affût de siège est plus grand et plus lourd que l’affût de campagne. Il ne porte aucun levier de pointage sur les côtés, ni anneau de pointage et lunette à la crosse. Son avant-train ne porte pas de caisson. Enfin sa vis de pointage est quelquefois remplacée par un coin en bois. A l’extrémité postérieure des flasques se trouve un talus servant d’arrêt. Il est destiné à servir d’en-
castrement pour les tourillons de la pièce dans la position de route.
La pièce en batterie est manœuvrée à l’aide de leviers par quatre ou six servants sous la direction du poin-
Quand on veut transporter la pièce à une distance un peu considérable, on la met dans la position de route, c est-à-dire qu’on la recule jusque sur l’avant-train de manière à placer les tourillons contre les arrêts de l’affût dont nous avons parlé. Une partie du poids de la pièce est alors portée sur l’avant-train.
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Affûts de place et de cote. — On distingue quatre affûts de place. Chacun peut recevoir une ou plusieurs pièces.
1“ L’affût d’obusier de place;
2" L’affût du canon de place de 24 ;
3" L’affût du canon de place de 16;
4" L’affût du canon de place de 12;
Un môme mode de construction s’applique à tous ces affûts.
La défense des places et des côtes exigeant un vaste champ de tir pour les pièces qu’on y emploie, les affûts de ces pièces les élèvent au-dessus du parapet, tout en permettant de les manœuvrer sans trop se découvrir.
L’affût de place {fig. (;2) est porté sur deux châssis qui s’appuient l’un sur l’autre. Le premier est le grand châssis; le second est le petit châssis.
L’affût est porté directement par le grand châssis. Ce dernier se compose de trois poutrelles horizontales et parallèles, réunies par des entre-toises. Les deux poutrelles extrêmes portent les moyeux des roues de l’affût; celle du milieu appelée directrice parce qu’elle
sert à diriger la pièce sur le but, porte la crosse de l’affût. Elle dépasse de beaucoup les autres et se trouve munie à son extrémité d’une roulette qui repose sur le sol et dont l’axe est parallèle aux poutrelles. Cette roulette permet de donner à la directrice et par suite à l’axe de la pièce, telle direction que l’on veut.
Affût de place et de cùle.
Affûts de mortiers. — Il y a 5 affûts de mortiers ; les affûts de mortiers de 32®, de 27®, de 22®, de 15® et l’affût de mortier à plaque de 32® en fonte.
Comme nous l’avons déjà dit, ces affûts ne portent pas de roues. Ils sont formés (fig. 63) de deux flasques en fonte
réunies par deux entre-toises et reposent comme les pièces de siège sur une plate-forme en bois. Chaque flasque porte deux tenons de manœuvre sur lesquels les servants agissent à l’aide de leviers pour mettre la pièce dans une direction convenable. Un coin en bois maintient le mortier sous l’angle assigné.
AFFUTS MARINS. — Cet affût est pour ainsi dire intermédiaire entre l’affût à roues et le mortier. Il est porté sur quatre roulettes et se compose de deux flasques en bois réunies par une entre-toise. On amarre l’affût à l’aide d’une corde nommée brague qui retient la culasse de la pièce. C’est donc plutôt la pièce qui est amarrée. La culasse porte un évidement appelé croc de brague dans lequel on engage l’amarre. Ba.
AFFUTER, AIGUISER, repasser (Technologie). — On affûte les outils tranchants ou pointus, qui ont été émoussés par l’usage en les frottant contre des morceaux de grès fin, compacte et surtout homogène, ou contre des meules de grès tournant rapidement. On diminue ainsi l’épaisseur de la lame d’acier, et on rend son tranchant plus vif; mais quand l’usure est poussée au delà d’une certaine limite, le tranchant plie sous la pression, cesse de s’user et forme une bordure très-mince appelée morfil. On enlève le morfil par l’affilage sur une pierre très-douce à grain très-fin (voyez Affiloir).
AGALLOCHE ou Ayaloudjin (voyez Aquilaire).
AGALMATOLITHE (Minéralogie), du grec agalmn., statue, et lithos^ pierre. — Sorte de silicate alumineux potassique dont on fait les statuettes dites magots.
" AGAME (Zoologie), Agama, Daudin : étymologie obscure, c’est peut-être son nom de pays. — Genre de Vertébrés de la classe des Reptiles, ordre des Sauriens, famille des Iguaniem, section des Agamwis comprenant des es-
pèces nullement venimeuses, mais étrangères à l’Europe; leur aspect rappelle celui des lézards et leurs plus grandes dimensions ne dépassent pas i décimètre. VA. des colons habite l’Afrique, VA. ocellé la Nouvelle-Hollande.
AGAMES (Botanique), du grec «privatif, et gaméin, se marier; allusion aux procédés mystérieux par lesquels ces plantes se reproduisent. — ■ Ce mot est employé par quelques botanistes pour désigner le groupe des Acotylédones ou Cryptogames. — Voyez Agotylédones.
AGAMI (Zoologie), nom de cet oiseau à Cayenne. — Genre à'Oiseaux de l’ordre des Echassiers, famille des Cultrirosfres, tribu des Grues, caractérisé par la brièveté du bec ; le cou et la tête [fig, 64) sont revêtus
d’un simple duvet, le tour de l’œil est nu ; ces oiseaux vivent de grains et de fruits dans les grandes forêts de l’Amérique méridionale; mais ce qui les a surtuot signalés à l’attention et a rendu immédiatement désirable
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