‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 265 sur 385 · DEUXIÈME SYSTÈME CRISTALLIN · texte numérisé non relu

DEUXIÈME SYSTÈME CRISTALLIN

Soufre

(Octaédrique). Prisme rhomboïdal droit.

(Prismatique). Prisme oblique à base ronde.

Carbone

(Diamant), Système régulier.

(Graphite). Rhomboèdre.

Palladium

Idem.

Idem.

Iridium

Idem.

Idem.

Zinc

Système cubique.

Système rhomboédrique.

Etain

Cube.

Prisme droit à base carrée.

Acide titanique

(Rutile). Prisme droit à base carrée.

(Brookite). Prisme rhomboïdal droit.

Acide arsénieux

Octaèdres réguliers.

Prisme droit rhomboïdal.

Pyrite

(Pyrite jaune). Système régulier. *

(Pyrite blanche). Prisme rhomboïdal droit.

Sulfure de cuivre

Système régulier.

Prisme rhomboïdal droit?

Sulfure d’argent

Idem.

Idem.

Protoxyde de plomb

Système régulier?

Prisme droit rhomboïdal?

lodure de mercure

Prisme droit à base carrée.

Prisme droit à base rhombe.

Sesquioxyde de fer

Système cubique.

Système rhomboédrique.

Cuivre oxydulé

Octaèdre régulier.

Carbonate de chaux

(Spath d’Islande). Prisme hexagonal régulier.

(Arragonite) Prisme rhomboïdal droit.

Nitrate de potasse

Prisme hexagonal régulier.

Prisme rhomboïdal droit.

Nitrate de soude.

Idem.

Idem.

Sulfate de potasse

Bisulfate de potasse...

Idem.

Prisme rhomboïdal droit.

Sulfate de nickel

Prisme droit à base carrée.

Prisme droit rhomboïdal.

Séléniate de zinc

Idem.

Idem.

Sulfotricarbonate de plomb

Prisme hexagonal régulier.

Prisme oblique à base rhombe.

Mésotypes

Prisme droit à base carrée.

Prisme rhomboïdal droit.

Micas

(A deux axes). Prisme rhomboïdal droit.

(A un axe). Prisme hexagonal régulier.

Grenat.

(Grenat proprement dit). Système régulier.

(idocrase). Prisme droit à base carrée.

M. Pasteur, en étudiant les substances dimorphes les mieux caract^isées, a re«onnu que les deux formes .sont très-voisines l’une de l’autre, soit par les éléments des cristaux primitifs, soit par les angles des faces qui les modifient : l’une appartient à un système cristallin, l’autre est à la limite d’un système voisin; elle n’est, pour ainsi dire, que la première légèrement déformée. Ainsi le prisme oblique du soufre prismatique est presque droit et, par ses dimensions, à peu près égal au prisme droit du soufre octaédrique. Les facettes de chacun d’eux rentrent les unes dans les autres à de légères différences près dans les angles.

Des circonstances toutes physiques suffisent pour produire l’une ou l’autre de ces deux formes. Bien qu’on ne connaisse pas encore toutes celles qui peuvent influer, l’action de la chaleur est certaine : le soufre prismatique s’obtient par la fusion, le soufre octaédrique par la dissolution à froid : on peut de la môme dissolution obtenir du carbonate de chaux rhomboédrique ou prismatique suivant qu’on opère à chaud ou à froid; et lorsque l’une des formes est maintenue à la température qui convient à la production de la seconde forme, on la voit souvent passer à celle-ci en se désagrégeant et devenant opaque, comme cela a lieu pour le soufre, le carbonate de chaux, l’iodure de mercure.

L’existence de deux formes entraîne avec elle des différences dans certaines propriétés physiques : ainsi la couleur peut être différente : l’iodure de mercure prismatique à base carrée de rouge devient jaune en se transformant en prisme à base rhombe ; les propriétés optiques qui dépendent du système peuvent varier; la densité est souvent différente (soufre, carbonate de chaux, acide titanique, diamant); la dureté change quelquefois (carbonate de chaux); dans le soufre, le point de fusion paraît varier; la facilité à se dissoudre ou à se combiner

avec les corps d’une affinité faible peut même présenter i des différences. En tout cas il en est de ces différences i comme de celles du système cristallin, elles sont peu j considérables (voyez le mémoire de Haüy |

celui de M. Pasteur sur le dimorphisme dans les Annales de chimie de physique, 3® série, t. XXIII). Ra.

DIMORPHOTHEGA (Botanique), Dfmor/)/ioMec«,Vail.; du grec dis, deux; morphê, forme ; ihèhê, boîte. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales périgynes, famille des Composées, tribu des Sénécionidées, sous-tribu des i Anthémidées , établi par Vaillant pour des plantes herbacées ou des arbrisseaux du cap de Bonne-Espérance, à ' feuilles alternes plus ou moins rudes. Le Souci pluvial | ou Hygromètre (D. pluvialis, Moënch.) est une plante s annuelle à feuilles lancéolées, à tige feuillue, qui donne, j de juin à septembre, des fleurs blanches en dessus des S rayons, violâtres en dessous; celles du disque sont brunes. | Son nom spécifique vient de ce que les rayons du capi- | tule se replient à l’approche de la pluie. »

DIMYAiRES (Zoologie), du grec dis, deux, et myôn, 1 muscle. — Lamark a ainsi nommé les mollusques à co- î quilles bivalves présentant deux empreintes musculaires * parce que, dans ce cas, l’animal est pourvu de deux muscles adducteurs des valves. J

DINDON (Zoologie), Aldrovande; corruption ’i

par abréviation du mot Coq d’Inde. — Genre A’ Oiseaux i de l’ordre des Gallinacés, caractérisé comme il suit : j taille élevée, bec médiocre et convexe; tête recouverte de caroncules ou d’une membrane cliarnue érectile et mamelonnée qui se prolonge sous la gorge, le long du j cou et sur le front en un appendice conique qui pend j parfois par-dessus le bec; bouquet de soies sur la poi- , . trine; les caroncules du bec et de la gorge, ainsi que les ' ! soies de la poitrine, sont peu développées chez la femelle; il en est de môme des ergots; tarses assez longs; queue i

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