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a 1 4 rémîges dont les couvertures peuvent se redresser comme celles des paons, de manière à faire la roue. On en connaU deux espèces. La plus remarquable par ses couleurs, mais aussi la plus rare, est le D. ocellé [M. ocellatn^ Cuv.), de la baie de Honduras. Il a la taille du dindon vulgaire, et son plumage blanc et vert à reflets, sa queue à miroirs couleur de saphir et de rubis entourés de cercles d’or, l’ont fait comparer pour la beauté et môme préférer au paon.
Le T), ordinaire [M. gallo-pavo, Cuv.), à l’état sauvage, est brun verdâtre à reflets cuivrés ; il est haut d’environ 1“,30; son envergure est de plus de 2'",60 et son poids atteint jusqu’à 8, 10, etmème20kil.(Barlam). 11
Fig. 790- — Dindon.
vit seulement dans les forêts de l’Amérique septentrionale par troupes de plusieurs centaines d’individus, les mâles séparés des femelles. Leur nourriture consiste en [ glands verts, en fruits sauvages et en insectes ; ils perchent sur les arbres. Au mois de septembre, ils se râpprochent des lieux habités, et c’est à cette époque que leur chasse devient plus aisée et plus fructueuse. Mais si le dindon ne vole pas aisément, il se laisse difficilement surprendre par le chasseur et il court avec une telle rapidité qu’il fatigue le meilleur cheval. Le moment le plus [favorable pour cette chasse est après le coucher du sojleil, parce qu’alors ils sont perchésles uns près des autres, jet qu’on peut les approcher et les tirer facilement. Lorsque l’un vient à tomber frappé par le chasseur, les autres ne se dérangent pas et on peut ainsi continuer la Ichasse jusqu’au dernier. Sa chair est aussi estimée que Icelle du faisan , et elle est assez commune aux États- |ünis à cette époque de l’année.
Comme on le voit, le dindon est originaire de TAmé- Irique, que l’on nomma les Grandes-Indes ou Indes occi- Identales. Le nom de poule d'Inde qu’on donna d’abord lau dindon fait croire à tort qu’il est originaire d’Asie, et Ison nom anglais turquey indique qu’une semblable erreur p’est établie chez nos voisins. Ce sont les jésuites quil’imiportèreiit en Espagne, puis en France vers l’an 1520. Le jpremier qui fut mangé parut au banquet des noces de ICliarles IX, eu 1670. Sa couleur, à l’état domestique, i^arie du noir au blanc; mais cette dernière, lorsqu’elle Bst seule, indique une constitution faible. C’est d’ailleurs me précieuse conquête pour l’agriculture, car, bien qu’il soit moins beau, moins grand et de chair moins délicate lu’à l’état sauvage, il exige à l’état adulte une nourriture facile et peu recherchée ;.il se plaît mieux dans les Ndroits arides, comme la Sologne, où il peut vivre en liberté, que dans la fertile Normandie, où on le tient en- [ermé. La femelle, plus petite que le mâle, est une excellente couveuse, et cette qualité la rend précieuse dans les jermes ; elle peut couver et faire éclore jusqu’à trente œufs |le poule. Elle fait par an deux pontes de quinze à vingt mfs (l’un blanc sale tachetés de points roux, et un peu plus
gros que ceux de la poule. La première ponte seule doit être gardée pour la production, car les jeunes dindons étant très-délicats exigent nécessairement après leur naissance de la chaleur, de l’ombre et de la sécheresse. On doit en prendre le plus grand soin pendant soixante jours environ ; d’abord, on leur donne des jaunes d’œufs hachés, puis de la mie de pain, de la viande hachée ou de la farine d’orge et de pomme de terre; quinze jours après, on les conduit deux fois par jour aux champs en évitant avec le plus grand soin le grand soleil et l’humidité, enfin, au bout de deux mois, pendant que le rouge (les caroncules) leur pousse, on leur donne encore une pâtée aiguisée de sel ou de vin. Après quatre mois, ils peuvent être mangés. Les mâles doivent être tués avant deux ans, sinon leur chair est coriace et ils deviennent difficiles à garder dans les basses-cours. Alors on les emboque pour les engraisser, en les enfermant dans un endroit sec, chaud, obscur et isolé où on leur fait avaler, pendant quinze jours, de force de grosses boulettes de châtaignes, de farine ou de pois. F. L.
DINEBA, DtNEBRA (Botanique), Binebo^ Dinebra, Pal. de Beauv. — Genre de plantes Monocof ylédones perispermées, famille des Graminées^ tribu des Chloridées, établi par Pallissot de Beauvois, et caractérisé par des épillets unilatéraux, biflores; une des fleurs hermaphrotlite et sessile, l’autre stérile ; 3 étamines ; .2 styles. On en connaît plusieurs espèces dont quelques-unes sont cultivées en France.
DINOSAURIEN (Zoologie fossile). — Ordre de Reptiles fossiles établi par Owen et qui répond en partie à l’ordre des Sauriens de Cuvier. Owen l’avait divisé en trois genres : le Mégalosaure^ VHylœnsaure^ Vlguanodon.
DINOTHERIUM (Zoologie fossile). — Animal gigantesque, dont le classement dans l’ordre zoologique a été longtemps douteux et difficile à établir. Cuvier d’abord, qui n’avait eu à sa disposition que ses dents molaires et un radius mutilé, l’avait pliicé dans le genre Tapir sous le nom de Tapir giganteus. Mais plusieurs parties plus importantes découvertes depuis dans les sablières de Eppelsheim, duché de Hesse-Darmstadt (une mâchoire inférieure, des mâchoires entières, un crâne tout entier), avaient éclairé les zoologistes, et ils avaient généralement pensé que cet animal était un Pachyderme voisin des Hippopotames, lorsque M. Larlet découvrit dans le département de la Haute-Vienne une partie du squeletted’un dinothérium; les os longs sont d’une forme semblable à celle des éléphants. L’animal devait être d’une taille très-élevée; son tibia mesure 0™,67 de long, tandis que celui de Féléphant est de 0“,54. La tête n’a pas moins de I“,10 de l’extrémité de l’os de la trompe jusqu’aux condyles.
La mâchoire inférieure est terminée par deux énormes défenses dirigées en bas (voyez la figure).
Les dents molaires sont au nombre de 20. Aussi , aujourd’hui,presque tout le monde s’est rangé à l’opinion émise plus haut, et l’on considère le dinothérium comme un Pachyderme voisin des Mastodontes, des Hippopotames, des Éléphants et des Tapirs. Les différents débris de ces animaux ont été trouvés en Allemagne , en France, en Suisse, dans les terrains tertiaires moyens, dits miocènes^ faluniens. M. Kaup en a établi plusieurs espèces : le D. giganteum^ le D, Cuvierii, A'mii tiers plus petit; le D. medium, etc.
DIOGLÉE (Botanique), Bioclea, Humb., Bonpl., et Kunth, du botaniste grec Diodes Caristinus. — Genre de plantes Bicotylédones dialypétales périgynes, famille des PapillonacéeSy tribu des Phaséolées ; caractérisé par un calice à 4 divisions dont, une plus large; un étendard à bord membraneux et des ailes aussi longues que lui; carène plus courte; gousse oblongue, coriace. La D. glycinoide (B. glycinoides, de Cand.) est un arbrisseau grimpant de la Nouvelle-Grenade dont les fleurs, disposées en grappes, sont d’un beau rouge écarlate, avec une tache blanche à la base de l’étendard. Cette
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plante se cultive en serre tempérée pour l’ornement.
DIOGTRIE (Zoologie), Dioctria^ Meig, — Genre à' Insectes^ ordre des Diptères^ famille des Tanystomes, tribu des Asiliques; caractérisé par les antennes une fois plus longues que la tête, portées sur un pédoncule commun, le premier article plus long que le suivant. La D. œlundigue (D. œlandica longue d’environ 0'“,0I4, est noire, lisse, luisante, les pieds et les balanciers fauves, les ailes noires. Cette jolie petite espèce se trouve dans les bois humides.
DIODJE (Botanique), Diodia^ Lin.; du grec diodeia^ passage, parce qu’elle croît le long des chemins. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales périgynes^ famille des Rubiacées^ tribu des Spermacocées. Ce sont des sousarbrisseaux du nouveau monde à feuilles opposées ou verticillées, à fleurs axillaires et solitaires. La D. de Virginie (D. Virginica, Lin.), qui croît dans l’Amérique centrale, a une tige rameuse, couchée, rougeâtre, longue de 0“,30. Ses fleurs sont blanches, presque sessiles, opposées et solitaires.
DIODON (Zoologie), Diodon, Guv, ; du grec dis, deux, et odous, dent. — Genre de Poissons osseux, de l’ordre des Plecfognathes, famille des Gymnodontes. Ils ont le corps couvert de piquants longs, forts et mobiles, analogues à ceux du porc-épic et du hérisson, ce qui leur a valu le nom éé Orbes épineux. Leur mâchoire indivise ne présente qu’une pièce en haut et une en bas. Le D. atingo, Bloch., à peu près orbiculaire, a 0®,35 de diamètre, il se nourrit de mollusques dont il brise les coquilles avec scs fortes mâchoires, et se tient pour les trouver près des côtes. Il est pourtant assez difficile de le prendre à cause de ses piquants, et sa chair n’est d’ailleurs pas mangeable. Il a la singulière propriété de se gonfler considérablement quand il est amené à terre.
DIŒGIE (Botanique), du grec dis, double, et oïkos, logis. — Nom que Linné a donné à la vingt-deuxième classe de son système sexuel renfermant les végétaux dioïques (voyez ce mot). Gette classe est divisée en quatorze ordres caractérisés spécialement par le nombre et la soudure des étamines ; r Monnndrie (Vaquois); 2“ Diandrie (Vallisnërie, Gécropie, Saule) ; 3® Triandrie (Dattier) ; 4“ Tétrandrie (Gui, Girier) ; 5® Pentandrie (Pistachier, Épinard, Houblon, Ghanvre); G® Hexandrie (Salsepareille, Igname); 8® Octandrie (Peuplier); 9® Ennéandrie (Mercuriale, Hydro ch aride); 10» Décandrie {CdicSccL, Goriaria); 11® Icosandrie (Flacurtie); 12® Polyandrie (Gliffortie); 13® Monadelphie (Genévrier, If, Adélie, Népenthès); 14® Gynayidrie (Glutie).
DIOÏQUES (Botanique), môme étymologie que Diœcie, — On nomme ainsi les plantes à fleurs unisexuées dont chaque espèce porte ses fleurs à étamines (staminées) sur un pied distinct et ses fleurs à pistils (pistillées) sur un autre ; telles sont le chanvre, les ignames, le houblon, etc.
DIOMEDEA (Zoologie). — Les anciens désignaient sous ce nom certains oiseaux de l’île de Diomède, près de Tarente, que l’on disait accueillir les Grecs et se jeter sur les Barbares. Linné et Latham ont appelé Diomedea le genre Albatros; Gesner avait auparavant appliqué ce nom an Pétrel Puffin.
DIONÉE (Botanique), Dionœo, Ellis; du grec Dionè, Vénus. — Nom scientifique d’un genre de plantes connu vulgairement sous le nom à.' Attrape-mouche.
DIOPSIS (Zoologie), Diopsis, Lin. ; du grec dis, deux ; ôps, regard. — Genre d’insectes de l’ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides; caractérisé par les antennes à palettes insérées au-dessous de deux prolongements latéraux de la tête, grêles, cylindriques, à l’extrémité desquels sont les yeux, ce qui leur a fait donner le nom de Mouches à lunettes. Le D. ichneurnoné {D. ichneumonea, Dali.), long de0“,011 à 0"*,012, a le corps allongé, la tête fauve, le corselet noir, l’abdomen fauve, les pattes jaunes. De Guinée.
DIOPTRIQUÉ (Physique), du grec dia, au travers,foptomai, voir. — ■ Branche de la physique dont l’objet est l’étude des lois que suit la lumière en traversant les corps diaphanes (voyez Lumière, Réfraction).
DIORAMA (Physique). — Spectacle qui consiste en tableaux où l’on reproduit, par le jeu delà lumière, les effets les plus variés de jour et de nuit. Le diorama a été inventé, en 1822, par MM. Daguerre et Bouton. Les tableaux les plus remarqués étaient la messe de minuit, Péboulement dans la vallée de Goldau. Aux effets de jour et de nuit étaient jointes des décompositions de formes, au moyen desquelles, dans la messe de minuit, par exemple, des figures apparaissaient où l’on venait de voir des chaises, on bien, dans la vallée de Goldau, des
rochers éboulés remplaçaient l’aspect de la riante vallée. Les toiles sont transparentes, d’assez grandes dimensions, tendues sur un plan vertical, éloignées du spectateur de 15 à 20 mètres, isolées de tout objet qui puisse servir de terme de comparaison et disposées de telle sorte que les bords ne puissent être aperçus. Voici, diaprés i Daguerre lui-même, les procédés de peinture et d’éclairage qu’il a inventés et appliqués aux tableaux du dio- i rama. :
Procédé de peinture. — Gomme la toile doit être peinte 1 des deux côtés et éclairée par réflexion et par réfraction, j il faut employer un corps très-transparent et d’un tissu i aussi égal que possible. On peut prendre de la percale -, ou du calicot. L’étoffe doit être d’une grande largeur : pour qu’il y ait très-peu de coutures qui sont toujours j difficiles à dissimuler, surtout dans les grandes lumières i du tableau. Lorsque la toile est tendue, on lui donne de ; chaque côté au moins deux couches de colle de parchemin. (
Le premier effet (effet de jour), qui doit être le plus i clair des deux, s’exécute sur le devant de la toile. On ) fait d’abord le trait avec de la mine de plomb, en ayant i soin de ne pas salir la toile dont la blancheur est la , seule ressource que l’on ait pour les lumières du tableau, s Les couleurs dont on se sert sont broyées à l’huile, mais f employées sur la toile avec de l’essence, à laquelle on , ajoute quelquefois un peu d’huile grasse, seulement pour ) les vigueurs que l’on peut, du reste, vernir sans incon- j vénient. Les moyens employés pour cette peinture sont i ceux de l’aquarelle, avec cette seule différence que les I couleurs sont broyées à l’huile an lieu de gomme, et étendues avec de l’essence au lieu d’eau. On ne peut em- '• ployer ni blanc, ni aucune couleur opaque quelconque par épaisseurs, parce qu’elles feraient, dans le second effet, des taches plus ou moins teintées, suivant leur plus ou moins d’opacité. Il faut tâcher d’accuser les vigueurs au premier coup, afin de détruire le moins possible la transparence de la toile.
Le second effet (effet de nuit) se peint derrière la toile. Pendant qu’on l’exécute, on ne doit avoir d’autre lumière que celle qui arrive du devant du tableau en traversant la toile. De cette manière, on aperçoit en transparent les formes du premier effet, lesquelles doivent être conservées ou annulées.
On glace d’abord sur toute la surface de la toile une couche d’un blanc transparent, tel que le blanc de Glichy, broyé à l’huile et détrempé à l’essence. On efface les traits de la brosse au moyen d’un blaireau . Avec cette couche, on peut dissimuler un peu les coutures, en ayant soin de la mettre plus légère sur les lisières dont la transparence est toujours moindre que celle du reste de la toile. Lorsque cette couche est sèche, on trace les changements que l’on veut faire au premier effet. Dans l’exécution de ce second effet, on ne s’occupe que du modelé en blanc et noir sans s’inquiéter des couleurs du premier tableau qui s’aperçoivent en transparent; le modelé s’obtient au moyen d’une teinte dont le blanc est la base et dans laquelle on met une petite quantité de noir de pêche pour obtenir un gris dont on détermine le degré d’intensité en l’appliquant sur la couche de derrière et en regardant par devant pour s’assurer qu’elle ne s’aperçoit pas. On obtient alors la dégradation des teintes par le plus ou moins d’opacité de cette teinte.
Il arrivera que les ombres du premier effet viendront gêner l’exécution du second. Pour remédier à cet inconvénient et pour dissimuler ces ombres, on peut en rac corder la valeur au moyen de la teinte employée plus ou moins épaisse, selon le plus ou moins de vigueur des ombres que l’on veut détruire.
Il est nécessaire de pousser ce second effet à la plus grande vigueur, parce que l’on peut avoir besoin de clairs à l’endroit où se trouvent des vigueurs dans le premier. Lorsqu’on a modelé cette peinture avec cette différence d’opacité de teinte et qu’on a obtenu l’effet désiré, on peut alors la colorer en se servant des couleurs les plus transparentes broyées à l’huile. C’est encore une aqua- ^ relie qu’il faut faire; mais il faut employer moins d’essence dans ces glacis, qui ne deviennent puissants qu’autant qu’on y revient à plusieurs reprises et qu’on emploie plus d’huile grasse. Poiu* les colorations très-légèreî, a l’essence seule suffit pour étendre les couleurs. *
Éclairage. — L’effet peint sur le devant de la toile est éclairé par réflexion, c’est-à-dire seulement par 1^*' Ri' mière qui vient de devant ; l’autre effet reçoit sa lumi^e | par réfraction, c’est à-diie par derrière seulement. On peut, dans l’un et l’autre effet, employer à la fois les dc u.x lumières pour modifier certaines parties du tableau. La
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lumière qui éclaire le tableau par devant doit autant que possible venir d’en haut ; celle qui vient par derrière doit arriver par des croisées verticales qui doivent évidemment être tout à fait fermées quand on voit le premier tableau seulement.
S’il arrivait qu’on eût besoin de modifier un endroit du premier elfet par la lumière de derrière, il faudrait que cette lumière fût encadrée de manière à ne frapper que sur ce point seulement. Les croisées doivent être éloignées du tableau de 2 mètres au moins, afin de pouvoir modifier à volonté la lumière en la faisant passer par des milieux colorés, suivant les exigences de l’effet; on emploie le même moyen pour le tableau du devant.
Quoique dans les tableaux de diorama il n’y eût effectivement de peints que deux effets, l’un de jour peint par devant, et l’autre de nuit peint par derrière, cependant, ces effets, ne passant de l’un à l’autre que par une combinaison compliquée des milieux que la lumière avait à traverser, donnaient une foule d’autres effets semblables à ceux que présente la nature dans ses transitions du matin au soir, du soir au matin ; une faible nuance dans le milieu que traverse la lumière suffit souvent pour opérer beaucoup de changement dans la couleur, qui résulte, comme on le sait, de la décomposition de la lumière à la surface des corps, d’après l’arrangement de leurs molécules. L.
DIORITE (Minéralogie). — Roche composée formée de deux éléments, Vamphibole hornblende et le feldspath albite. La structure de cette roche est granitoïde, et par son aspect elle se rapproche de la syénite. L’albite, qui est le feldspath le plus commun dans les diorites, est fréquemment en cristaux maclés : l’amphibole y est souvent ausi en cristaux volumineux qui, dans les diorites de l’Oural, offrent cette circonstance singulière de posséder le clivage de l’amphibole avec la forme extérieure du pyroxène. Les diorites renferment accidentellement du mica, des grenats, des émeraudes, des pyrites et du feroxydulé : ce dernier minéral y est surtout trèsfréquent. On appelle porphyres dioritiques ou diorites porphyro'ides des roches formées d’une pâte compacte verdâtre, avec cristaux d’amphibole et d’albite disséminés; la pâte est essentiellement feldspathique. On les rencontre dans les Pyrénées. Le granité orbiculaire de Corse appartient aussi aux diorites : il doit son nom à des masses cristallines arrondies qui forment des noyaux au milieu de la roche et lui donnent, lorsqu’elle est polie, un aspect assez remarquable. Lorsque les cristaux d’albite, devenant moins nombreux, finissent par disparaître, les diorites passent aux amphibolites , roches assez rares d’ailleurs, formées de cristaux allongés d’amphibole accolés longitudinalement. Cette disposition donne à la roche une structure schisteuse. Ces schistes amphiboliques paraissent contenir, en outre, un autre élément associé à l’amphibole : c’est la chlorite. Lev.
DIOSCORÉES, Dioscoréacées. — Famille de plantes Monocotylédones périspermées^ classe des Lùdoïdées , établie par Robert Brown pour quelques genres rangés par A. L. de Jussieu dans sa famille des Asparagacées. Caractères ; fleurs ordinairement dioïques ; périânthe divisé en C lobes; 6 étamines insérées à divers niveaux sur le périânthe ou 3 seulement par suite d’avortement ; ovaire infère, triangulaire, à 3 loges biovulées; fruit : capsule, samare en baie. Les plantes de cette famille sont des herbes vivaces ou des sous-arbrisseaux grimpants, à rhizome charnu. Leurs feuilles ont les nervures digitées et sont fréquemment parsemées de petits points glanduleux. Les Dioscorées habitent presque exclusivement les régions chaudes de l’hémisphère austral. Leurs usages sont très-importants pour l’alimentation. C’est dans cette famille que se trouvent les ignames dont le rhizôme féculent fournit un aliment fort utile. Genres principaux : Igname [Dioscorea^lAo..]^ Testudinaria^ Tamier.
DIOSMA (Botanique), Diosma^ Berg. ; du grec dios, divin, et osmè^ odeur. — Genre de plantes type de la famille des Diosme’es (voyez ce mot). Caractères : 6 sépales; 5 pétales; 5 étamines incluses; disque glanduleux à 5 lobes; 5 carpelles biovulés; capsule à 5 coques. Les espèces de ce genre sont des arbustes à feuilles persistantes et habitent le cap de Bonne-Espérance. Le D. û feuilles denticule'es {B. serra fifolia^ Vent.) et le D. crénelé (D. crenata,\Àa.) sont des arbrisseaux à fleurs blanches, répandant une odeur très-pénétrante. Les Hottentots les emploient dans la préparation d’une pommade avec laquelle ils se frottent le corps. D’autres espèces réjiandent une odeur tellement désagréable qu’on est obligé de les exclure des serres.
I DIOSMÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones dialy pétales hypogynes^ classe des TérébenthinAes; voisine de celle des Rutacées, mais dont les membranes des loges du fruit se séparent du sarcocarpe charnu. LesDiosmées sont desherbes et des arbrisseaux des régions intertropicales de l’hémisphère austral. La plupart renferment un principe amer et une huile essentielle. Genres principaux : Fraxinelle, Diosma^ Correa^ Lemonia^ etc.
DIOSPYROIDÉES (Botanique), du grec dios^ divin, et pyros^ grain. — Groupe de plantes qui forme la vingtneuvième classe des végétaux dans la méthode deM. Ad. Brongniart, caractérisée ainsi par l’illustre botaniste: corolle régulière à préfloraison contournée ou imbriquée ; étamines en nombre multiple des pétales ou égales et alternes; ovaire à carpelles soudés, en nontbre égal aux divisions de la corolle, rarement moindre, uni ovulés ou bi ovulés; fruit : drupe à plusieurs nucules libres ou soudées.Périsperme charnu ou nul. Les principales familles de cette classe sont les Ébénacées, les Oléinées, les Ilicinées^ les Empêtrées^ les Sapotées, les Styracées, les Napotéonées.
DIOSPYROS (Botanique), Diospyros, Dalech. ; du grec Bios, Jnpiter^ et pyros, blé. — Genre de plantes de la famille des ÉbénncéeSy dont les espèces sont connues sous le nom vulgaire de Plaqueminier (voyez ce -mot).
DIOTIS (Botanique), Biotis, Desf. ; du grec dis, deux, et ôtion, petite oreille; allusion aux deux oreillettes du tube de la corolle. — Genre de plantes Bicotylédones gamopétales périgynes, famille des Composées, tribu des Sénécionidées , sous-tribu des Anlhémidées ; ne contenant qu’une seule espèce détachée par Desfontaine des Santolines, pour en former le genre dont il est question ici, et qui se distingue par un calice hémisphérique, un réceptacle commun soutenant un grand nombre de fleurons hermaphrodites. La B. candide, B. cotonneuse (D. candidissima, Desf.) est une plante vivace, à feuilles nombreuses sessiles, à capitules sub globuleux en corymbe; fleurs jaunes. Elle se trouve sur les côtes des mers de l’Europe, dans les sables maritimes.
DIPflTHÉRlTE (Médecine), du grec diphthera, peau. — Dans ces derniers temps, on a donné ce nom à un genre de maladie qui a pour caractère la formation de fausses membranes à la surface des membranes muqueuses et même de la peau lorsque celle-ci vient à être dénudée. Mais on la rencontre plus particulièrement dans la bouche, le pharynx et les voies aériennes ; dans ces différents cas, elle constitue la stomatite pultacée, V angine couenneuse , le croup .
DIPHYE (Zoologie), Biphya, Cuv.: du grec diphyés, double. — Genre de Zoophytes, de la classe des Acalèphes, famille des Hydrostatiques. Ces animaux singuliers, d’une transparence comparable à celle du crista', sont composés de deux individus gélatineux de forme pyramidale, emboîtés l’un dans l’autre et unis par une sorte de chapelet né du fond de la cavité de l’emboîtant et qui s’engage dans un demi-canal de l’emboîté. Quand on sépare ces deux individus, aucun d’eux ne meurt pour cela. Ces êtres si simples se trouvent dans les mers des contrées chaudes et tempérées.
DIPHYLLIDE (Zoologie), Biphyllidiœ,Cx\\.\ du grec dis, deux, et phyllon, feuille. — Genre de Mollusques, ordre des Inférobr anches, séparé par Cuvier des Phyllidies, dont ils se distinguent par le manteau plus pointu en arrière, recouvrant un pied large sur lequel rampe l’animal qui vit enfoncé à peu de profondeur dans la vase ou dans le sable. On n’en connaît guère que deux espèces qui sont de la Méditerranée.
DIPLAGÜS (Botanique), Biplacus, Nutt. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes, famille des Scrophularinées, tribu des Gratiolées, établi par Nuttal. Ce sont des plantes à feuilles opposées, sessiles, ordinairement visqueuses, à fleurs rouges ou jaunes. Le D. visqueux {D. glutinosus, Nutt.) est. un arbrisseau â feuilles oblongues, dentées, visqueuses, ainsi que les fleurs qui s’épanouissent de juin à octobre; elles sont grandes, solitaires, jaune orange, un peu odorantes. Le D. pourpre (D. puniceus. Don) a les fleurs plus longues et d’un pourpre foncé. Il y en a encore plusieurs autres espèces et même des variétés. Originaire du Mexique.
DIPLADE.MA (Botanique), Bipladeniu, do Gand. — Genre de plantes Bicotytédones gamopétales hypogynes, de la famille des Apocynées, tribu des Éclatées, dont plusieurs espèces, toutes de l’Amérique australe, sont cultivées dans nus serres. La B. rose des champs a sa tige garnie de grandes feuilles opposées, ovales, comme veloutées; elle donne en été de charmants bouquets termi-
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naux de fleurs roses, grandes et marquées d’une bande de carmin. La D. remarquable, la D. à tige noueuse, la D. pourpre noir et plusieurs autres donnent également en serre chaude des fleurs d’un très-joli effet.
DIPLOE (Anatomie), du grec diploos^ double. — Les anciens désignaient sous ce nom collectif les deux lames de tissu compacte qui entrent dans la composition des os du crâne; cependant Hippocrate avait déjà dit, en parlant des plaies de tête, que les deux lames du crâne communiquent entre elles par le diploë, espèce de substance spongieuse. C’est dans ce dernier sens qu’on entend aujourd’hui ce mot. Ce tissu a la plus grande ressemblance avec le tissu spongieux de l’extrémité des os longs, seulement les lamelles dont il est formé sont plus larges. Du reste, il est plus abondant à la circonférence qu’au centre des os, de telle sorte que quelquefois les deux lames compactes sont immédiatement en contact.
DIPLOPIE (Médecine), du grec diploos, double, et ôps^ regard. — On appelle ainsi un certain trouble de la vue dans lequel les objets paraissent doubles ; cet état tient en général au défaut de parallélisme dans les deux axes visuels, déterminé soit parce que les impressions transmises par les deux yeux au cerveau sont inégales, soit parce que cet organe, par suite d’un dérangement fonctionnel, perçoit ces sensations inégalement. La diplopie est souvent causée parle strabismecommençant;elle peut être sous la dépendance d’une maladie aiguë du cerveau. Quelquefois elle est produite par un coup, l’exposition à une lumière trop vive; on la voit aussi survenir après l’usage de certains narcotiques, la belladone, par exemple. On l’a vue aussi précéder l’amaurose. Le traitement de cette affection n’a rien de spécial et rentre, en général, dans celui des maladies auxquelles elle est subordonnée.
DIPLOPTÈRES (Zoologie), du grec diploos^ double, et pteroUy aile. — Famille d'insectes^ de l’ordre des Hyménoptères^ section des Porte-aiguillon^ dont les ailes supérieures sont doublées dans leur longueur. Leurs pieds sont impropres à recueillir le pollen et leurs antennes coudées et grossies au bout. Cette famille se partage en deux tribus, les Masnrides et les Gue'piaires.
DIPLOSTOME (Zoologie), Diplostoma, Raffinesq. ; du grec diploos, double, et stoma, bouche. — Genre de Mammifères, de l’ordre des Rongeurs, établi par Raffinesque, très-voisin des Géomys; ils en ont tous les caractères; excepté qu’ils manquent absolument de queue; ils sont bas sur jambe, d’un gris roussâtre. Ils habitent TAtnérique septentrionale. L’espèce signalée par Cuvier {Règne animal) avait cinq doigts à tous les pieds comme les géomys. Raflanesque ne leur donne que quatre doigts à chaque pied.
DIPODES (Zoologie). — Nom donné par Blainville à un groupe de Poissons qui n’ont que des nageoires ventrales ou pectorales; ils appartiennent à plusieurs ordres de la méthode de Cuvier.
On a aussi donné le nom de Dipodes (à deux pieds) aux Reptiles sauriens qui n’ont que les deux membres postérieurs ; ce sont les bipèdes de Lacépède.
DIPSACÉES (Botanique). — Famille de plantes Dicotylédones gamopétales périgynes, classe des Lonicérinées ; établie par Jussieu et ayant pour type le genre Cardère (Dipsacus). Caractères : fleurs hermaphrodites accompagnées d’un calice et réunies en glomérules sur uii réceptacle commun ; 4 étamines à anthères distinctes ; style simple; ovaire infère; fruit sec, indéhiscent. Les plantes de cette famille sont ordinairement des herbes à feuilles non stipulées, opposées, plus rarement verticillées (voyez p. 383 la figure de la Cardère à foulon), à fleurs ramassées en épis épais ou en capitules entourés d’un involucre commun, qui souvent simulent ainsi une fleur composée. Les dipsacées habitent principalement les régions tempérées de l’ancien continent. Genres principaux ; Morina, Cardère, Scabieuse.
DIPSACUS (Botanique). — Voyez CAnDÈRE.
DIPSAS (Zoologie), du grec dipsa, soif. — Genres de Reptiles, ordre des Op/ifc/feny, famille des Vrais Serpents, grand genre des Couleuvres rangé par Schlegel dans son groupe des Couleuvres d’arbres; les Dipsas sont propres aux régions équinoxiales; de forme grêle et allongée, ils vivent sur les arbres et poursuivent leur proie de branche en branche. Les anciens croyaient que la morsure de ce serpent était dangereuse et faisait mourir ceux qui en étaient atteints, au milieu des angoisses d’une soifardente. Maison a reconnu qu’il n’est point venimeux. Les espèces de l’Asie et de Java atteignent parfois 2 mètres do long. Le D. indica, Guv., est noir annelé de blanc.
DIPTERYX (Botanique). — Voyez Coümaroü.
DIPIERES (Zoologie), du grec dis, deux, et pieron, aile. — Ordi’e d'insectes n’ayant que deux ailes et six pieds. Leur bouche est constituée pour la succion, et ils ont, en outre., des appareils particuliers nommés balanciers^ et plusieurs espèces sont pourvues de cuillerons, placés sous les ailes. On comprend dans cet ordre les petits insectes vulgaires, tels que mouches, cousins, moucherons, etc. Les autres caractères généraux des diptères sont : tête globuleuse ou hémisphérique portée sur un pédicule court et mince; leur bouche est pourvue d’un j suçoir, dont les différentes parties servent, les unes à ' percer les enveloppes des tissus qui contiennent les liqueurs dont ils se nourrissent, les autres à en opérer la succion. Le nombre des yeux lisses, lorsqu’il y en a, est toujours de trois.
Les ailes sont oblongues, membraneuses et diaphanes.
Les cuillerons sont de petites coquilles nacrées situées sous les ailes et s’ouvrant lorsque celles-ci s’écartent; mais dont l’usage est inconnu.
Les balanciers sont des organes vibratiles situés plus en arrière et qui ont paru à quelques naturalistes destinés à faire contre-poids aux ailes. Le rôle des diptères est de hâter la décomposition des t substances animales. Linné dit à ce sujet que trois mouches consomment le cadavre d’un cheval aussi vite qu’un lion.
Les diptères, en effet, Fig. 792. — Némesirine îongiroslre exempla déposent dans la de dipiéie.
viande leurs larves
en quantité prodigieuse; celles-ci, d’abord molles et apodes se nourrissent aux dépens de la matière qui les renferme. Enfin, ces insectes font la principale nourriture de la majorité des oiseaux. On divise cet ordre en six familles : les Némocères, les Tanystomes, les Tabaniens, les Notacanthes, les Athéricères et les Pupipares.
DIRGA (Botanique), Dirca, Lin. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, famille des Thymélées, établi par Linné pour un arbrisseau que l’on trouve dans les marais du nord de l’Amérique, le D. des marais. Bois de cuir. Bois de plomb (par dérision) des Canadiens {D. paluslris. Lin.); il atteint rarement au delà de 2 mètres. Les feuilles sont alternes; le bois mou, léger, très-souple; les fleurs qui précèdent les feuilles sont jaunâtres, pendantes, en cornets; corolle tubuleuse, monopétale. Cultivée en Europe, en terre toujours humide.
Son écorce sert à faire des cordes et des paniers.
DIRECTRICE (Géométrie). — Ligne suivant le contour de laquelle se meut une ligne droite appelée génératrice qui décrit une surface cylindrique ou conique (voyez Surfaces, Ellipse, Hyperbole, Parabole).
DISGHIDIE (Botanique), Dfyc/n'rfîa, Robert Brown; du grec dis, deux fois, et schizo, je fends. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales kypogynes, famille des Asclépiadées, tribu des Pergulariées . Il comprend des herbes ou des sous-ai'brisseaux à tiges géniculées, à feuilles opposées charnues, à fleurs petites, blanches, en ombelles.
La D, du Bengale (D. Bengalensis, Coleb.) est une herbe grimpante à feuilles elliptiques atténuées à la base en pétiole. Cette espèce est une plante d’amateurs et de peu d’effet dans l’ornement. D’autres espèces de ce genre croissent dans les Moluques et l’Australie.
DISCHIRIE (Zoologie;, Dischirius, Bonel.;du gveedis, deux ; cheiros, main. — Genre d'insectes, ordre des Coléoptères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques,
DIS
DIS
établi par Bonelli pour classer les Scarites de Fabricius, dont les jambes antérieures n’ont pas de dents au côté extérieur, mais se terminent par deux pointes fort longues. Le Scarite bossu (D. gihbus, Bon. ; Scarites gibbus^ Fab.) se trouve aux environs de Paris (voyez Scarite).
DISCOBOLES (Zoologie), Discoboli, Cuv. — Famille de Poissons^ ordre des Malacoptérygiens subbrachiens ^ caractérisée par la forme des nageoires ventrales, qui sont unies et arrondies en disque. Ils se fixent avec ce disque aux rochers ou sur la vase d’autant plus aisément que leur corps est couvert d’une substance visqueuse.
Cette famille comprend les genres Porte-écuelle {Lepa- (iogaster^ Gouan), Cycloptère {Cyclopterus^ Lin.), et Echénéide {Echenis). Elle correspond aux Plécoptères de Duméril.
DISCRET (Médecine). — On dit qu’une petite vérole discrète lorsque les boutons ou pustules sont tellement séparés qu’ils laissent entre eux des intervalles libres. La maladie, dans ce cas, est ordinairement bénigne et parcourt ses différentes périodes avec régularité. Cette nuance est ainsi nommée par opposition à la variole dite confluente^ dans laquelle les boutons sont tellement multipliés qu’ils se confondent sans laisser d’espace entre eux. La variole discrète offre eu général beaucoup moins de gravité que l’autre.
DISCÜSSIF (Matière médicale), du latin discutiens^ qui chasse. — Cette épithète s’applique à certains moyens que l’on applique extérieurement pour dissiper des tumeurs, des engorgements de diverses natures, ou s’opposer à leur développement lorsque les résolutifs ordinaires sont jugés avoir trop peu d’action; leur manière d’agir est bien plus puissante que celle de ces derniers. Les eaux distillées spiritueuses, l’ammoniaque, l’iode, la teinture de cantharides, et en général les toniques et les excitants sont des moyens discussifs.
DISÉPALE (Botanique). — On désigne par cette épithète le calice composé de deux pièces ou sépales; ainsi on dira que dans le pavot, dans la balsamine le calice est di sépale.
DISETTE (Botanique agricole). — Nom d’une variété de Betterave. (Voyez ce mot.)
DISHLEY (Race de) (Agriculture). — Voyez Races