‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 268 sur 385 · DIU · texte numérisé non relu

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Il en est de même des fleurs et des épillets qui sont distiques^ lorsqu’ils naissent ainsi sur deux rangs à droite et à gauche ; ainsi dans le froment locular, vulgairement petit épeautre.

DISTOME (Zoologie), du grec di, deux, et stoma, bouche. — Espèce de ver de la classe des Intestinaux, plus connu sous le nom français Douve.

DISTORSION (Médecine), du latin distorquere^ tourner avec violence. — Lorsque dans un mouvement de rotation sur son axe porté au delà des limites naturelles, une articulation d’un membre a été fortement distendue, on dit qu’il y a distorsion. Les effets de cet accident sont, en général, les mômes que ceux de Ventorse, et demandent l’emploi des mêmes moyens. Le même nom de distorsion a encore été employé pour désigner cet état dans lequel le globe de l’œil est entraîné violemment vers un point de l’orbite, de telle sorte qu’il semble renversé.

DITOMES (Zoologie) , Ditomus, Bonel. , du grec dis., deux, tomê, portion. — Genre dVInsectes, de l’ordre des Coléoptères., section des Pentamères, famille des Carnassiers., tribu des Carabiques, division des Bipartis, établi d’abord par Bonelli, et adopté par Ziégler et le comte Dejean, qui en avaient retranché les espèces à tête plus grosse et à corps plus large, pour en former le genre Aristus. Ainsi restreint, il a été admis par Latreille, et a pour caractères : corps allongé, la tête séparée du corselet par un angle rentrant, et ordinairement armée, dans les mâles, d’une ou deux cornes. Ces insectes se creusent des trous dans le sable et s’y tiennent cachés. Le D. calydonius, Dej., et le Carabus calydonius, de Fabr., forment, dit Latreille, deux espèces très-distinctes. On les trouve en Italie, dans le midi de la France.

DITRACHYCEROS (Zoologie), du grec dis, deux, trachys, rude, keras, corne. — En 1802, le professeur Sulzer publia à Strasbourg une dissertation tendant à prouver l’existence d’un ver intestinal trouvé en quantité considérable dans les déjections alvines d’une femme : cet animalcule avait environ 0"*,006 de longueur et était formé de deux parties distinctes, le corps aplati, renflé par un bout, pointu de l’autre, et deux cornes de l’épaisseur d’un crin; Hermann lui donna le nom de Ditrachyceros. Depuis cette époque, l’animalité de ces corpuscules a été contestée et niée formellement par Bremser dans son Traité des vers intestinaux de Vhomme, qui les regarde comme les graines d’une plante avalée par cette femme. M. Eschricht en a vu qui avaient été vomis par une petite fille, et les regarde aussi comme des graines ; d’un autre côté, de Blainville dit, article Ditrachyceros du Dict. des SC. nn^wr., que Lesauvage, médecin de Caen, a retrouvé ce ver dans le canal intestinal d’une femme, ma^s que lui, de Blainville, n’a vu « ni sa dissertation, ni l’animal lui-même. » L’existence de ce ver ne doit donc être présentée (lu’avec doute.

DIURÉTIQUES (Médigaiîenxs) (Médecine). — On appelle ainsi des médicaments auxquels on accorde la propriété d'augmeiUer la sécrétion et l’excrétion des urines. Beaucoup de causes peuvent en faire varier la quantité, et on ne pourrait pas donner le nom de Diurétiques à tous les moyens qui augmentent cette quantité, en raison de certaines circonstances individuelles et souvent accidentelles. On sait, par exemple, que la sécrétion de l’urine est liée intimement avec l’absorption, avec toutes les grandes exhalations, et que ces fonctions se remplacent mutuellement, d’où peut résulter une variation notable dans la quantité de ce liquide; d’un autre côté, elle est naturellement modifiée en raison de la proportion des boissons ingérées dans un temps donné. Il devient très-difficile, d’après cela, d’apprécier d’une manière précise le rôle que jouent les substances médicamenteuses qui passent généralement pour jouir de vertus diurétiques; aussi nous ne parierons ici que de celles, en petit nombre, dont l’expérience a constaté l’efficacité, bien que, dans certaines circonstances, cette efficacité môme se trouve en défaut par des causes locales ou générales, étrangères aux agents diurétiques. Au premier rang de ces agents, nous trouvons la digitale pourprée et lascille; ces deux substances, bien que présentant des effets généraux différents, ont une action directe sur les reins, et, lorsqu’elles peuvent être supportées par les organes digestifs et qu’elles ne les irritent pas trop, il est très-rare qu’elles ne produisent pas un effet diurétique presque inmiédiat. A côté de ces médicaments, le règne végétal nous offre encore des diurétiques précieux, le colchique,

1 asperge, le chiendent, la pariétaire, le fenouil, l’arrêteoœiif, les queues de cerise, la térébenthine, les baumes

de copahu, du Pérou, etc. Parmi les diurétiques minéraux, nous trouvons, en première ligne, le sel de nitre (nitrate de potasse), l’acétate de potasse, les sulfates de potasse, de soude, de magnésie, etc. Une remarque générale, c’est que l’action diurétique est d’autant plus active que le liquide aqueux qui sert de véhicule est plus abondant, et l’on peut raisonnablement dire, avec M. le professeur Bouchardat, que l’eau est un excellent diurétique. Dans ces derniers temps, quelques praticiens prétendent encore avoir obtenu de bons effets de l’urée. Les vins blancs, et surtout ceux qui sont toniques et astringents, et les alcooliques ont une action diurétique trèsmarquée, qu’on ne peut mettre en doute. F — N.

DIURNE (Mouvement) (Cosmographie). — Voyez Ciel.

DIURNES (Zoologie), diurni, de jour. — Famille d’Ofseaux, de l’ordre des Oiseaux de proie [Accipitres, Lin.), ainsi nommée parce que ceux qui en font partie chassent le jour, et se distinguent par là de la seconde famille du môme ordre à laquelle on a donné, par opposition, le nom de famille des Nocturnes. Ils ont pour caractères : les yeux dirigés sur les côtés, la base du bec couverte d’une membrane appelée cire, dans laquelle sont percées les narines; trois doigts devant, un sans plume derrière, le plumage serré; sternum large, la fourchette très-écartée ; le vol puissant. Linné n’en avait fait que deux genres : les Vautours et les Faucons, que l’on peut considérer comme des tribus, et que Cuvier a subdivisé de la manière suivante : 1" les Vautours, quatre genres, les Vautours proprement dits, les Cathartes, les Percnoptères, les Griffons ou Gypaëlesj 2" les Faucons divisés en deux sections : la première, celle des Oiseaux de proie nobles, contient les genres Faucons proprement dits, et Gerfauts. La deuxième section, celle des Oiseaux de proie ignobles, a été divisée en deux tribus : 1° celle des Aigles,(\\n renferme les sept genres Aigles proprement dits. Aigles pêcheurs , Balbusards, Circaètes, Caracara. Harpies, Aigles autours, et la petite tribu des Cymindis (Guv.); 2“ la tribu des Autours, divisée en trois genres : les Autours proprement dits, les Eperviers et les Milans; ces derniers partagés en six sous-genres ; les Elanus, les Milans proprement dits, les Bondrées, les Buses, les Busards, les Messagers ou Secrétoires.

Diurnes (Zoologie). — Première famille dêinsectes, de l’ordre des Lépidoptères , établie par Latreille dans le Règne animal de Cuvier ; elle correspond exactement au grand genre Papilio, de Linné, et a pour caractères : le bord extérieur des ailes inférieures dépourvu de soie roide, ou de frein pour retenir les deux supérieures ; les antennes, le plus souvent terminées en petite massue, sont quelquefois plus grêles et en pointe crochue à leur extrémité. Cette famille a été divisée par Latreille en deuxsections. La première section comprend 1° des Papillons hexapodes, groupés dans six genres dont les principaux sont : les Papillons proprement dits, les Parnassiens, les Piérides, les Coliades ; 2° des Papillons tétrapodes partagés eu vingt genres, dont les princifaux sont : les Dundides, les Argynnes, les Vanesses, les Nymphales, les Satyres, les Polyommates . La deuxième section, infiniment moins nombreuse, ne renferme que les genres Hespéries et Uranies.

Quelques naturalistes ont appelé Animaux diurnes ceux qui ne vivent pas au delà d’un jour, tels que les Ephémères .

Diurnes (Botanique). — On a appliqué quelquefois cette épithète aux fleurs qui s’épanouissent et se ferment dans la môme journée; telles sont celles du souci des champs, celles du mouron des champs, etc.

DIVARIQUÉ (Botanique), divaricatus , écarté. — Les rameaux d’une plante sont divariqués lorsqu’ils s’écartent beaucoup dès leur origine et se portent brusquement en différents sens; ainsi la chicorée sauvage,/le cucubale baccifère, etc. Les panicuies, les pédoncules sont quelquefois divariqués.

DIVERGENT '^Botanique), divergens. — Ce nom se dit des parties d’une plante qui s’écartent sous un angle très-ouvert, en partant d’un point commun ; ainsi le.s branches du sapin sont divergentes, les follicules de la pervenche sont divergents, etc.

DIVERSIFLORE (Botanique). — Se dit de l’inflorescence et en particulier de l'ombelle qui présente des fleurs régulières au centre et des fleurs irrégulières à la circonférence. Telles sont les ombelles du tordylium officinal et de la coriandre.

DIVISEUR Commun. — Un diviseur commun à plusieurs nombres est un nombre qui les divise tous exactement. Le plus grand commun diviseur de plusieurs

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nombres est le plus grand des nombres qui les divisent exactement.

Plus grand commun diviseur entre deux nombres. — Comme ce plus grand commun diviseur doit diviser le plus petit nombre, il ne peut le surpasser, et il lui serait précisément égal si le plus petit nombre divisait le plus grand. On commence donc par faire cette division. S’il y a un reste, le plus petit nombre n’est pas le plus grand commun diviseur; mais tout diviseur commun au dividende et au diviseur est aussi un diviseur commun au diviseur et au reste, et réciproquement, tout diviseur commun au reste et au diviseur est un diviseur commun au diviseur et au dividende; donc le plus grand commun diviseur cherché est aussi celui du plus petit nombre et du reste ; donc la recherche du premier est ramenée à celle du second, et l’opération se simplifie, puisque les nombres sont plus petits. On continue le raisonnement et l’opération jusqu’à ce qu’on arrive à unedivision exacte. Le dernier diviseur est le plus grand commun diviseur cherché. Voici, sur un exemple, le type de l’opération :

Quotients.

Restes. 234

Donc G est le plus commun diviseur entre 1296 et

Remarques. — 1“ Si le dernier diviseur est I, les nombres sont dits premiers entre eux.

2“ Tout diviseur commun à deux nombres divise tous les restes obtenus dans la recherche de leur plus grand commun diviseur et, par conséquent, le plus grand diviseur lui-même qui est un de ces restes.

3° En multipliant deux nombres par un troisième, tous les restes et, par suite, le plus grand commun diviseur sont aussi multipliés par ce nombre. Donc le plus grand commun diviseur entre 4 fois 129G et 4 fois 354 est 4 fois G ou 24 .

i® En divisant les deux nombres par un troisième nombre, leur plus grand commun diviseur est aussi divisé par ce nombre. Donc le plus grand commun diviseur entre la moitié de 1296 et la moitié de 354 est la moitié de 6 ou 3. Donc si l’on divise les deux nombres par leur plus grand commun diviseur lui-même, le plus grand commun diviseur des quotients est 1 ; donc ces quotients sont premiers entre eux.

Plus grand commun diviseur de plusieurs nombres, — Cette recherche se ramène à la précédente. On cherche le plus grand commun diviseur entre deux de ces nombres, puis le plus grand commun diviseur entre celui qu’on vient de trouver et un troisième nombre, et ainsi de suite. Le dernier plus grand commun diviseur est celui des nombres proposés.

Remarque. — Tout diviseur commun à plusieurs nombres divise leur plus grand commun diviseur, et récipro- (piement, tout nombre qui divise le plus grand commun diviseur de plusieurs nombres est un diviseur commun à tous ces nombres. Donc, pour trouver tous les diviseurs communs à plusieurs nombres, il suffit de chercher tous les diviseurs de leur plus grand commun diviseur.

DIVISION (Arithmétique). — Opération de l’arithmétique inverse de la multiplication. Elle a pour but de faire trouver le nombre par lequel il faut multiplier un nombre donné pour atoir un autre nombre donné Dans la division, le produit prend le nom dividende., le facteur connu celui de diviseur., et le facteur inconnu celui de quotient.

Division des nombres entiers. — Il est évident que, prenant au hasnrd un dividende et un diviseur, il arrive le plus souvent que le dividende n’est pas le produit du diviseur par un nombre entier. Dans ce cas, on dit que la division a pour but de chercher le nombre entier par lequel il faut multiplier le diviseur pour avoir le plus grand multiple de ce diviseur contenu dans le dividende. La différence entre ce multiple et le dividende s’appelle le reste Aq la division. Le nombre trouvé n’est pas le véritable quotient; mais il n’en diffère pas d’une unité, et on dit qu’il est approché à moins d’une unité.

Les nombres étant abstraits, le quotient peut être considéré soit comme multiplicateur, soit comme multiplicande. Dans le premier cas, il indique, d’après la définition de la multiplication, combien de fois il faut prendre

le diviseur pour avoir soit le dividende, soit le plus grand multiple du diviseur contenu dans le dividende, et alorsi on peut dire que la division a pour but de trouver corn- ' bien de fois un nombre est contenu dans un autre. De ce point de vue particulier vient le nom de quotient. Si le> quotient est considéré comme multiplicande, c’est-à-direl comme une partie du dividende contenue dans celui-ci' autant de fois qu’il y a d’unités dans le diviseur, alors on peut dire que la division a pour but de trouver l’une des: parties d’un nombre divisé en autant de parties égales 1 qu’il y a d’unités dans un autre nombre, ou plus simplement, de partager un nombre en un nombre donné de ^ parties égales. De cet autre point de vue particulier ' viennent les noms de l’opération du dividende et du divi- ■ seur. '

La division est regardée avec raison comme la plus difficile des opérations élémentaires de l’arithmétique. i

1“ Lorsque le diviseur n'a qu'un chiffre et que le dividende est plus petit que dix fois le diviseur, le quo- 1 tient n’a qu’un chiffre qui est immédiatement donné par * la table de la multiplication. Il suffit de considérer la co-t lonne verticale qui commence par le diviseur et de cher-i cher dans cette colonne soit le dividende, soit le plus i petit des deux nombres entre lesquels il est compris, le rang qu’occupe ce nombre indique le chiffre du quotient, i

2“ Lorsque le diviseur a plusieurs chiffres et que le\ dividende est encore plus petit que dix fois le diviseur^l le quotient, qui n’a encore qu’un chiffre, peut aussi se| trouver immédiatement, si, comme dans le cas précé- ’ dent, on a le tableau des neuf premiers multiples du di- 1 viseur.

On peut former ce tableau en ajoutant le diviseur, d’abord à lui-même et ensuite successivement à chaque somme trouvée.

Ainsi le quotient de 7486 par 987 est 7 à moins d’une unité, puisque 7486 est compris entre 7 fois 987 et 8 fois

Mais comme il faut former des multiples inutiles, on a cherché à abréger le calcul en supposant que le nombre; par lequel il faut multiplier 987 unités pour avoir 7486 unités doit être à peu près le même que celui par lequel il faut multiplier 9 centaines pour avoir 74 centaines, cel qui ramènerait au cas précédent.

Mais ce nombre serait 8, tandis que le véritable est 7.) On s’expose donc ainsi à mettre un chiffre trop fort, etj l’on doit l’essayer pour s’assurer qu’il ne l’est pas.

3" Lorsque le diviseur a plusieurs chiffres et que le dividende est plus grand que dix fois le diviseur, il esti évident que le quotient a plusieurs chiffres et qu’on ne peut trouver à la fois tous ces chiffres ; on doit donc lesj chercher successivement. Po ur fixer les idées, soit à diviser* 7486784 par 987. Gomme le quotient a plusieurs chifl[res,| le dividende se compose de la somme des différents pro-i duits obtenus en multipliant 987 par tous ces chiffres du quotient, et probablement encore d’un excès sur cette somme, excès plus petit que le diviseur et qui sera le reste de la division. Si l’on pouvait connaître d’avance chacun de ces produits, il serait facile de trouver chaque; chiffre du quotient et même dans tel ordre qu’on voudrait, puisque chaque dividende partiel ferait connaître! l’ordre des unités du chiffre correspondant du quotient; mais, en réalité, tous ces produits partiels sont confondus. On sait bien où commence vers la droite le produit, du diviseur par chaque chiffre du quotient, puisque les, unités du produit sont de même ordre que celles du quotient, mais on ne sait pas où il se termine vers la gauche. 11 n’y a que le produit du diviseur par le chiffre des unités de l’ordre le plus élevé du quotient dont on puisse assigner exactement la place sur la gauche du dividende. C’est donc ce chiffre qu’il faut chercher le premier. Lej calcul doit donc être ordonné par rapport au résultat dc| l’opération et non par rapport aux données, comme dans) la multiplication, la soustraction et l’addition, et c’est; là ce qui fait la principale difficulté de la théorie de laj division.

Il faut donc connaître d’abord le nombre des chiffres,, du quotient pour pouvoir trouver chacun de ces chiflres». Or, en multipliant le diviseur par 10, 100, 1000, 10000, l on reconnaît que le dividende 7486784 est compris| entre 9870000 et 987000, donc le quotient est compnsj entre inOO et 10000, donc le premier chiffre à gauche) du quotient est de l’ordre des mille, et l’on peut conclure! aus.sitôt cette règle que le quotient a autant de chiffres) que le dividende en a de plus que le diviseur, et un dej plus quand le premier chiffre du dividende surpasse celui, du diviseur.

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