‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 275 sur 385 · OR DÉPOSÉ PAR DÉCIMÈTRE CARRÉ DANS LA DORURE PAR IMMERSION · texte numérisé non relu

OR DÉPOSÉ PAR DÉCIMÈTRE CARRÉ DANS LA DORURE PAR IMMERSION

Par MM. Bonnet et Villermé. Par M. Elambert.

Dorure maximum.. 0gr,0353 0gr,0422

Dorure minimum. . 0g>',0274 s

On voit que la meilleure dorure au trempé n’équivaut pas à la plus faible dorure au mercure. Les pièces dorées au trempé ne sont recouvertes que d’un mince réseau d’or et le cuivre, le dessous demeure attaquable aux agents extérieurs; on ne peut les faire passer ontue-mer. C’est pour cette cause qu’on a substitué, pour un grand nombre de cas, à cette dorure au trempé, la dorure galvanique qui permet de déposer sur la pièce une couche aussi épaisse que l’on veut.

La dorure électrique est fondée sur les mômes principes que la galvanoplastie (voyez ce mot), art dont la découverte est un peu postérieure. La pièce à recouvrir d’or est attachée au pôle négatif d’une pile et immergée dans la dissolution d’or dans laquelle plonge également le rhéophore communiquant au pôle positif. Le sel d’or est réduit par le courant, et le métal, élément électro-positif, se porte au pôle négatif, c’est-à dire sur la pièce à dorer.

Sila théorie de la dorure électrique est très-simple, une füufe de précautions nécessaires pour obtenir une dorure commerciale adhérente et solide en rendent la pratique complexe et difficile. C’est ce qui explique pourquoi Se procédé n’est devenu industriel qu’après de longs essais. Le premier, M. Delarive, appliqua l’or sur les métaux, en se servant d’une dissolution de chlorure d’or aussi

neutre que possible; mais* il obtenait en général peu d’adhérence. Gela tenait à la difficulté d’obtenir une solution assez neutre de chlorure d’or et à la trop grande concentration de cette dissolution. En outre, souvent du chlore rendu libre venait altérer le ton de la pièce dorée en noircissant le^métal à travers le réseau d’or imparfaitement continu. Les procédés ne devinrent industriels qu’après que M. Elkington eut trouvé de meilleures dissolutions aurifères et que M. de Ruolz eut séparé la pile de la cuve à réduction et employé une pile à plusieurs couples; il étendit, en outre, le ‘fait de l’application galvanique à d’autres métaux que l’or.

11 importe, si l’on veut obtenir un dépôt adhérent, de se servir de piles à courant faible et constant (piles de Bunsen, de Daniell), et on règle leur énergie par tâtonnement, afin d’éviter également le mieux possible la décomposition de l’agent acide qui noircit les pièces. Il est indispensable, si l’on veut une bonne dorure, d’opérer avec des dissolutions étendues qui rendent l’action plus lente, mais bien plus régulière. Dans l’industrie, pour accélérer l’action, on dore toujours à chaud, et c’est vers 60° que l’action se manifeste dans les meilleures conditions. Enfin, on doit toujours proportionner la force du

courant à la dimension des objets à dorer; un ou deux éléments de Bunsen suffisent dans la plupart des cas. Au reste, le nombre des éléments à employer varie encore avec le degré de concentration du bain d’or, et le nombre des objets à dorer. La figure 797 représente un appareil qui pourrait être employé pour la dorure de plusieurs objets. AA est la cuve qui contient le bain; T traverse portant des lames d’or, communique avec le pôle positif; S, S' portent les objets à dorer.

'Voici quelques-unes des formules de bains employés pour la dorure :

1° On prend 318*',25 d’oxyde d’or, 500 grammes de cyanure de potassium et 4 litres d’eau ; on fait bouillir pendant une demi-heure et on a ainsi une solution de cyanure d’or dans le cyanure de potassium, bonne à employer à chaud pour le laiton, le cuivre et l’argent.

2° On fait dissoudre dans 100 grammes d’eau 10 grammes de priissiate jaune de potasse et i gramme de chlorure d’or sec obtenu en traitant l’or fin parl’eaii régale et évaporant l’excès d’acide. Il se forme un précipité d’oxyde de fer. On chauffe le tout dans une capsule de porcelaine, et on fait bouillir deux ou trois heures, en ayant soin d’ajouter un peu d’eau de temps en temps. On retire du feu lorsqu’on voit le précipité se rassembler au fond et laisser à la surface un liquide transparent et d’un jaune serin. On filtre et on étend le liquide à dorer de trois à quatre fois son volume d’eau.

3° Le bain d’or suivant, du à M. de Ruolz, est le plus employé. On dissout 10 parties de cyanure de potassium dans lOO parties d’eau distillée, on filtre et on ajoute à la liqueur 1 partie de cyanure d’or, préparé avec soin, bien lavé, séché à l’abri de la lumière et broyé avec précaution dans un peu d’eau, de manière à bien s’hydrater. Le tout est placé dans un flacon bouché à l’émeri qu’on remue fréquemment et qu’on maintient à l’abri de la lumière à une température de 15° à 25°. Au bout de trois jours, la solution est complète et propre à dorer.

Les opérations ultérieures que doivent subir les pièces dorées sont les mômes que pour la dorure au trempé, mais elles sont ici moins nécessaires, vu la supériorité de la dorure galvanique.

On peut dorer (et argenter) l’aluminium (opérations encore peu usitées) en employant comme couche intnr-

DOR

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