AGE
AGN
Le Maguey des Mexicains {A. cuhensis^ Jacq.) est une autre espèce qui croît à Cuba : elle ressemble à l’agavé d’Amérique, et fournit aux Mexicains une liqueur sucrée qui a quelque analogie avec le cidre ; on la nomme aussi vigne du Mexique.
V Agave pitte on fétide {A. fœtida., Lin.) du Mexique est un géant dans ce genre ; sa tige s’élève à 15 et IG mètres sur 0“,40 au plus de diamètre ; elle est utilisée comme les espèces précédentes. — Caractères du genre: Périanthe en entonnoir, persistant ; limbe à G divisions ; G étamines insérées sur le périanthe, à anthères versatiles, linéaires ; ovaire à 3 logos multiovulées ; fruit en capsule coriace, anguleuse, s’ouvrant par 3 valves.
AGE DES ANIMAUX (Zoologie). — Les zoologistes possèdent peu de connaissances sur l’âge des animaux que l’homme n’a jamais tenus en domesticité ou en captivité. Cependant il est un grand nombre d’espèces dont l’aspect extérieur subit, selon les âges, un changement assez visible pour qu’on ait î)u le constater et en tenir compte. C’est ainsi que le jeune âge est très-souvent indiqué, surtout chez les Oiseaux, par des parures spéciales ou livrées (voyez Livrées), qui donnent des indications précises sur l’âge. Chez les Mammifères, on trouve souvent, dans l’examen des dents, dans l’état des cornes, des sabots, du pelage, des renseignements approximatifs sur ce môme point. On pourra voir au mot Métamorphoses quels changements profonds caractérisent parfois chez les animaux inférieurs les diverses périodes de la vie. — Les animaux domestiques ont été étudiés avec un soin minutieux au point de vue des signes indicateurs de l’âge ; on devra, pour en avoir une idée, chercher l’article qui concerne chacun de ces animaux (voyez pour la durée de la vie ; Longévité).
Age des végétaux (Botanique). — Quoique la durée des végétaux soit très-irrégulière, on a l’habitude de les distinguer en quatre classes : 1° les plantes annuelles qui atteignent tout leur développement et qui meurent au bout d’une année ; on les désigne par ce signe O ; les plantes bisannuelles {(S)^ qui périssent la seconde année; 3” les plantes vivaces (3^), qui vivent un nombre d’années indéterminé ; enfin les plantes ligneuses comprenant les arbres, les arbrisseaux et les sous-arbrisseaux. Certains arbres, tels que le baobab.^ semblent pouvoir vivre indéfiniment ; on a rencontré des chênes âgés de plus de six cents ans, des oliviers de trois cents ans. Un pin du Wermeland, en Suède, a duré plus de quatre cents ans. Les cèdres du Liban peuvent aussi vivre un nombre considérable d’années. Pour arriver à calculer l’âge des arbres, il suffit de compter sur une coupe transversale des troncs les lignes concentriques qui représentent les couches annuelles. De Candolle {Flore française., 1805, t. I, p. 222) a démontré que la durée des végétaux n’a pas de terme précis, et que leur mort résulte seulement d’accidents plus ou moins communs selon les espèces et les circonstances (voyez Arbres, Longévité).
Ages de la vie humaine. — Les physiologistes ont divisé de diverses manières la vie humaine. Butte et Kastner ont proposé de prendre pour commune mesure des âges, chez l’homme, la période de 40 semaines (10 fois 4 semaines), où l’enfant vit dans le sein de sa mère, et, d’après ce principe, Burdach admet après cette première ^évioàonn deuxième âge, ou e/2/hnce,de 400 semaines ou 8 années (4 sem. X 10^) ; puis un troisième âge, ou adolescence., de 800 semaines ou IG ans (4 sem. X 2 fois 10^) ; un quatrième âge, ou âge mûr., de 1 200 semaines ou 24 années (4 sem. X 3 fois 10^) ; enfin un cinquième âge,ouufei7Ze55c,de 1 GOO semaines ou 32 années (4 sem. X 4 fois lO^). Ce principe mathématique n’est pas celui qu’on a le plus généralement suivi. — Solon avait considéré la vie comme formée de dix périodes de sept années, égales à V enfance ; Hippocrate admettait également la division de la vie en périodes septénaires ; et d’après cette idée Linné en avait énuméré douze dans toute sa durée. Pythagore ne voyait que quatre âges comptant chacun vingt années. — Longet [Traité de phijsiologie, 18G0, t. II, p. 9J4) partage la vie humaine en trois âges seulement, dont chacun se subdivise en deux époques :
Premier âge. — Jeunesse.... j 8 ans).
° I jeunesse (de 8 a 15 ans).
Deuxième âge. — Maturité.. [ ^^ol^scence (de 15 à 25 ans).
® ( âge mur (de 25 a 60 ans) .
Troisième âge. — Yieillesse. . | (de 60 à 75 ans).
I decrepitude (apres 72 ou 75 ans)
Age (Géologie). — On a parfois désigné certaines périodes auxquelles se rapporte la formation de grands groupes de terrains sous le nom d’Ages géologiques (voyez Terrains, Soulèvements). — On étudie aussi, en géologie, l’âge relatif des montagnes ; on trouvera à l’article Montagnes les principes de cette détermination.
Age (Agriculture), du mot latin agere., conduire. — On nomme ainsi une des principales pièces de la charrue, celle qui sert à fixer le contre, à contenir l’appareil régulateur, la chaîne, le crochet d’attelage, etc., et qui par suite reçoit le mouvement de progression et le transmet à la machine entière (voyez Charrue).
AGENAISE (Race). — Voyez Races bovines.
AGENT physique. — Nom donné à certaines forces physiques attribuées autrefois à des fluides particuliers. Ces agents étaient au nombre de quatre : chaleur, lumière, électricité, magnétisme. De nos jours, la tendance à rattacher ces forces à de simples mouvoments d'un fluide unique, qu’on nomme Vélher, devient de plus eu plus manifeste. A ce point de vue, le mot agent devient synonyme de foixe : la pesanteur serait un agent au même titre que la chaleur.
AGGLUTINANTS ou Agglutinatifs (Médecine), du latin agglutinare., coller à. — On a donné ce nom autrefois à des médicaments pris à l’intérieur et que l’on supposait propres à réunir les parties divisées ; on ne s’en sert plus aujourd’hui que pour désigner des médicaments externes qui servent à maintenir réunies les parties divisées par une blessure ou une lésion quelconque, ou à fixer sur la peau des emplâtres. Les agglutin:i tifs les pins usités sont :1e sparadrap., le diachylon gommé, le taffetas d' Angleterre, X emplâtre d’André Delacroix, etc. La réunion des parties divisées se fait ordinairement au moyen de bandelettes agglutinatives d’une longueur et d’une largeur variables suivant les circonstances dans lesquelles on veut agir et la force adhésive dont on a besoin (voyez Bandelettes, Sparadrap, Diachylon, Taffetas, Emplâtre). F.
AGGRAVÉE (Médecine vétérinaire). — Maladie que l’on observe aux pieds des animaux qui ont marché longtemps, surtout sur un sol dur et graveleux : les chiens, les moutons, les cochons et môme les bœufs, qui ont été soumis à cette fatigue, y sont sujets ; dans ce cas, les pieds sont gonflés, chauds, douloureux, quelquefois ampoulés. Le traitement consiste dans le repos, les bains et tous les moyens adoucissants.
AGGRÉGATION (Force d’). — Voyez Adhésion.
AGGRÉGÉS ou Agrégés (Zoologie), du latin aggregare, réunir. — Famille d’animaux Mollusques, classe des Acéphales sans coquilles de G. Cuvier ; les animaux de cette famille se font remarquer par la réunion de plusieurs individus d’une môme espèce sous une peau commune qui en forme une seule masse, et ce caractère leur a valu leur nom. Ce fait s’observe encore parmi les animaux Rayonnés ou Zoophytes, mais chez un bien plus grand nombre d’espèces (voyez Polypes). — Parmi les Acéphales sans coquilles aggrégés, se rangent les genres Botrylle, Pyrosome, Polyclinum. Lamarck avait cru devoir établir aux dépens de l’ordre des Acéphales sans coquilles, et surtout avec le genre Botrylle, une classe à laquelle il avait donné le nom de Tuniciers ; Cuvier n’a pas adopté cette division, qui a été depuis remise en honneur par beaucoup de naturalistes distingués.
Aggrégés (Botanique). — Ce terme d’organographie végétale s’applique aux bulbes formés par la réunion de plusieurs cayeux, comme dans l’ail cultivé, et aux fleurs agglomérées en pelote, en tête, comme la cuscute, la mauve sauvage, le buis, l’orme champêtre. — Les fruits aggrégés sont ceux que forment les pistils des diverses fleurs d’une inflorçscence en se soudant les uns aux autres de manière à former un corps unique. Ainsi les cônes ou fruits des pins, sapins, cèdres, etc., résultent d’une aggrégation de cette nature. La soudure des genévriers, arbres de la môme famille, est encore plus remarquable ; car les bractées ou écailles, groupées et soudées en sphère charnue, donnent au fruit l’aspect d’une baie.
AGNEAU, Agnelage, Agnellement (Agriculture), du grec agnos, chaste, pur ; l’agneau était la victime pure et sans tache des sacrifices. — Pendant sa première année le petit de la brebis se nomme agneau (voyez Mouton); la mise bas dans l’espèce ovine se nomme, à cause de cela, agnelage ou agnellement. La brebis porte 150 jours ou 5 mois. Vers janvier ou février elle donne le jour à un ou deux petits, très-rarement à trois. A ce moment elle a besoin des soins éclairés du berger, ou tout