‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 286 sur 385 · DYS · texte numérisé non relu

DYS

avec un pignon O dont l’axe porte l’aiguille H ; celle-ci parcourt les divisions du cadran II. En M est le crochet par lequel on fixe ou on suspend l’appareil.

Le dynamomètre imaginé parM. Perreaux pour mesurer la résistance des toiles à voiles et autres tissus, des cordes ou fils métalliques, est fondé sur un semblable système de ressorts, bien que sa construction satisfasse à des conditions particulières imposées par le but à remplir.

Tous ces dynamomètres doivent être gradués à l’avance par l’intermédiaire de poids variés qu’on fait agir successivement sur eux. C’est par leur intermédiaire que l’on a pu évaluer en moyenne à 50 kil. la force maximum des bras de l’homme, à 33 kil. celle des bras de la femme, à 300 kil. la force do traction d’un cheval, à 43 celle de l’homme. Au reste cette détermination de l’effort maximum de l’homme et des animaux n’a qu’une importance assez secondaire en mécanique; un cheval exécutant un travail régulier ne saurait exercer d’une manière continue des efforts de 300 kil. D’ailleurs la force ne constitue qu’un des éléments du travail, le chemin parcouru forme l’autre, et depuis longtemps on cherche des appareils dynamométriques qui puissent permettre d’évaluer à un moment donné ou d’une manière continue le travail produit par un moteur ou le travail dépensé par une machine-outil. La solution de cette question est surtout d’une grande importance pour la France où le travail industriel est distribué entre un très-grand nombre de petits ateliers dont on favoriserait l’utile développement s’il était possible de leur vendre du travail moteur et de mesurer exactement ce travail comme les compteurs à gaz permettent de leur faire payer l’éclairage d’après la quantité de gaz consommé. Plusieui-s dynamomètres ont été proposés dans ce but ; malheui euscment aucun n’a pénétré sérieusement dans l’industrie, parce qu’aucun u’a résolu le problème d’une manière pratique; et aujouid’hui encore, le travail moteur est vendu à peu près au hasard sur des approximations très-vagues du travail consommé. Toutefois nous décrivons à l’article Travail quekiues-uns de ces instruments.

DYSCIIIRIE (Zoologie). — Voyez Dischidie.

DYSDÈPiE (Zoologie), Dysdera^ Lat., Walck. — Genre û' Arachnides^ de l’ordre des Vulmonaires^ famille des Aranéides ou Pileuses^ tribu des Mygales^ établi par Walekenaër, ayant pour caractères : six yeux disposés en fer à cheval avec l’ouverture en devant, les antennespinces très-fortes et avancées, les mâchoires droites et dilatées à l’insertion des palpes. Elles ont le corps oblong, presque cylindrique, l’abdomen mou. Ce genre peu nombreux a pour type la D. érythrine (D. eryfhrina^ Lat. ; Aranea rufipes^ Fab.), longue de Ü“,012 à Ü“,015, d’un rouge de sang, luisant, avec les pieds plus pâles, l’abdomen gris, t)‘ès-mou et soyeux. On la trouve en France, en Espagne, en Égypte, en Algérie. Elle se tient sous les pierres, dans un tuyau en forme de sac oblong.

DYSENTERIE (Médecine), du grec dys^ qui donne l’idée de peine, malheur, et enteron^ intestin (l’Académie écrit dyssenterie, malgré l’étymologie). — On nomme ainsi une espèce d’inflammation des intestins, caractérisée par des besoins fréquents d’aller à la selle, douleurs plus ou moins vives dans le ventre et au fondement, excrétion fréquente, pénible, de matières liquides sanguinolentes, et en petite quantité. Elle peut être sporadique, ou épidémique; elle reconnaît pour causes; les aliments de mauvaise qualité, les fruits peu mûrs ou pris en trop grande quantité, les viandes malsaines, l’usage des eaux stagnantes, bourbeuses, les écarts de régime, les aliments indigestes, l’abus des purgatifs violents, etc. Toutes ces causes agissent encore avec plus d’intensité lorsqu’elles sont favorisées par le développement d’une température chaude et humide ; on peut ranger encore au nombre de ces causes les émanations qui s’élèvent des substances -animales en putréfaction, mais surtout des végétaux, l’impression du froid humide, l’habitation dans les lieux bas et marécageux : la dysenterie sporadique peut se montrer dans toutes les saisons ; la dysenterie épidémique règne surtout en été et en automne, principalement après une température chaude et humide, suivie de nuits trèsfraîches dans les pays chauds et humides, par suite de l’abus des fruits; mais indépendamment des causes signalées plus haut, elle peut être surtout déterminée par l’agglomération d’un grand nombre d’individus dans un espace resserré, ainsi dans les camps, les prisons, les vaisseaux; on l’a même observée dans des provinces entières, causée alors soit par des disettes qui ont forcé les populations à avoir recours aux aliments les plus mal-

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