‹ Dictionnaire général des sciences théoriques et appliquées ... avec des figures intercalées dans le texteChapitre 290 sur 385 · VALEUR · texte numérisé non relu

VALEUR

en kil.

du kil.

en fr.

Peau fraîche ou passée à l’eau chaude.

Crins courts et longs

Sang cuit

Fers et clous

Sabots supposés réduits en poudre....

Viscères et issues employés dans la fa-

brication des asticots

Vidange des boyaux comme fumiers. .

Tendons desséchés

Graisse fondue

Chair musculaire, soit comme nourri-

ture, soit comme engrais

Os

Total

ÉCART (Art vétérinaire). — Maladie de l’articulation de l’épaule qui fait boiter le cheval et qui consiste en général dans une inflammation aiguë ou chronique des ligaments de l’articulation et des tendons musculaires voisins. L’écart a pour cause ordinaire une violence exercée sur l’épaule ou un effort exagéré dans l’écart du membre antérieur. L’écart aigu ou récent rend l’épaule douloureuse au toucher, et l’animal qui souffre en posant le membre sur le sol boite et porte ce membre en avant suivant une ligne courbe qui s’écarte du corps; on dit alors qu’il fauche. L’exercice semble atténuer la claudication [boiterie des vétérinaires), mais elle revient plus intense après le repos. Les vétérinaires traitent l’écart aigu par les moyens antiphlogistiques, et l’écart chronique par des dérivatifs plus ou moins énergiques. Selon l’intensité do l’écart, on le nomme aussi effort d’épaule, entr ouverture, faux écart.

EGBALIUM (Botanique), Ecbalium, L. G. Richard; du grec ecballein, lancer, à cause delà déhiscence du fruit. — Genre de plantes Dicotylédones dialy pétales péri^ gynes, famille des Cucurbitacées. Caractères du genre : fleurs unisexuées monoïques, à 2-6 divisions ; corolle à 5 lobes, soudée avec le calice ; 5 étamines triadelphes; ovaire à 3 loges polyspermes; baie ovale, rugueuse, se détachant du pédoncule à la maturité et s’ouvrant aussitôt par un brusque soubresaut qui projette les graines en dehors. Ce sont des plantes herbacées à feuilles cordiformes, oblongues, obtuses. UE. des champs [E. agreste. Reich., ou Momordîca elaterium. Lin.), nommé aussi Concombre sauvage. Concombre d’âne, Giclet, Momordique élatérie, est une herbe annuelle, hérissée et rugueuse ; ses feuilles sont cordiformes, dentelées, crénelées, et ses fleurs sont jaunes. Cette plante croît dans les lieux stériles du midi de l’Europe. Le suc de ses fruits et de sa racine ajoui autrefois d’une certaine réputation ; c’est, en effet, un purgatif violent, et il provoque des voniissements à faible dose; il est connu sons le nom à.’ Elaterium. G — s.

ECCHYMOSE (Chirurgie), en grec ecchijmôsis, de ec~ chyma, ce qu’on verse dans. — C’est, d’après la définition d’Hippocrate, un épanchement des vaisseaux dont la cause est le plus ordinairement de nature violente ; mais des causes internes peuvent aussi lui donner naissance. Parmi les premières, on distingue les contusions, la rupture des muscles, des tendons et des divers tissus, la compression inégale des parties, celle qui est exercée par un lien, certaines piqûres, des frictions très-fortes, etc. Les ecchymoses par causes internes se manifestent dans le cours de certaines fièvres de mauvais caractère, dans le scorbut. On en observe aussi quelquefois par suite de la rupture de quelques vaisseaux dans les cas de congestion sanguine violente, quelques apoplexies, par exemple. Lorsqu’elles sont superficielles, elles^ se présentent sous l’apparence d’une tache noire ou d’un rouge livide, plus foncée au centre et plus ou moins étendue, suivant la force du choc ou la perméabilité du tissu qui en est le siège. Elles se distinguent des tumeurs sanguines en ce que, dans ce dernier cas, le sang se rassemble en foyer. Le plus ordinairement, le sang extravasé dans le tissu cellulaire est repris par les vaisseaux absorbants ; alors on voit la teinte noire s’éclaircir, passer au jaune foncé, puis plus clair, et enfin s’éteindre

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complètement; mais en môme temps elle s’étend en largeur, gagne le plus souvent les parties déclives, de manière à ce que l’on observe quelquefois les traces d’une ecchymose loin du lieu qui en a été primitivement le siège. Cependant, la résolution n’a pas toujours lieu, surtout lorsque l’ecchymose est très-étendue ; le sang alors joue le rôle de corps étranger, détermine de l’inflammation suivie A'abcès et même de gangrène dans des cas plus graves (voyez 'ces mots). Le traitement des ecchymoses par cause externe est assez simple; les plus légères disparaissent sans traitement ; lorsqu’elles sont plus graves, on favorise la résorption par des applications résolutives ; enfin, dans les cas les plus sérieux, lorsque l’ecchymose est très-étendue, qu’il y a de la douleur, etc., on a recours aux répercussifs plus actifs, l’eau froide, l’eau blanche, les dissolutions de sels astringents. Enfin, on a quelquefois recours aux émissions sanguines. Dans les cas d’abcès ou de gangrène, le traitement sera celui de ces complications. F — n.

EGCRÉMOGARPE (Botanique), Eccremocarpus^ Ruiz et Pavon ; du grec ekkremos, pendant, et karpos, fruit. — Genre de p\‘dnies Dicotylédones gamopétales hypogynes, famille des Bignoniacées, renfermant quelques arbrisseaux grimpants du Pérou, à feuilles rougeâtres, à corolle tubuleuse d’un vert rougeâtre, à étamines didynames. VE.scabre {E. scabra, R. et Pav.) a des feuilles composées, bipennées, avec des folioles en cœur; ses fleurs orangées sont disposées en grappes pendantes et lâches. On le cultive dans nos jardins, où il fleurit toute la belle saison jusqu’aux premières gelées.

ÉGHALAS, ÉCHALASSEMENT (Agriculture). — Dans les vignobles des pays peu favorisés par la température, on fiche en terre un échalas au pied de chaque cep pour supporter les bourgeons de la vigne à mesure qu’ils s’allongent. On empêche ainsi les pousses provenant de ces bourgeons de couvrir de leurs feuilles le sol et les raisins et de nuire à la maturation de ceux-ci. Dans les pays chauds, il n’est pas nécessaire de soutenir ainsi la vigne dès qu’elle a pris assez de force pour se soutenir elle-même. Les échalas sont des pieux tantôt de bois dur (cliâîaignier, chêne, acacia), tantôt de bois tendre (saule, coudrier, peuplier), dont les dimensions varient suivant les vignobles. Le plus ordinairement, ils ont 1“,30 à 1“‘,40 de hauteur sur 0“,10 environ de tour; mais on en emploie qui ne mesurent que l mètre et d’autres, au contraire, qui atteignent 2 mètres. Leur durée est de trente à trente-cinq ans pour les bois durs, dix à quinze pour les bois tendres; on les rend plus durables en carbonisant leur extrémité inférieure sur 0'",40 environ de longueur, en les recouvrant d’une couche de goudron ou en les faisant tremper dans une solution de sulfate de cuivre. L’échalassement a lieu au printemps, et les échalas enlevés chaque automne et mis en tas sont replacés tous les ans. Le fichage des échalas est long, fatigant et coûteux, même avec les instruments imaginés pour le rendre plus facile et plus prompt ; le piétinement des ouvriers qui l’exécutent nuit à l’ameublissement du sol; enfin, trop souvent, les échalas servent d’abri aux œufs et aux larves des insectes nuisibles. On estime que l’échalassement d’un vignoble septentrional, en France, représente une dépense totale annuelle de 90 francs par hectare. Aussi plusieurs viticulteurs expérimentent en ce moment des méthodes qui puissent sans désavantage remplacer l’échalasseraent (voyez Vigne).

ÉGHALOTE (Botanique), corruption du nom d'Âscalon. — Espèce du genre (voyez ce mot), nommée Âllium

ascalonicum, Lin. Le bulbe ou oignon de cette plante est petit, recouvert de tuniques rougeâtres. Les feuilles sont étroites, cylindriques, et les fleurs violacées sont portées â l’extrémité d’une hampe de 0“,30 environ. Ges bulbes et CCS fleurs ont une saveur très-forte ; on les emploie comme assaisonnement. L’échalote, cultivée dès la plus haute antiquité en Palestine, faisait l’objet d’un commerce assez considérable. Une localité des environs d’Ascalon, en Palestine, où elle était très-répandue, avait reçu le nom de ville aux oignons [krommyôn polis). G’est environ vers l’époque de la première croisade que l’échalote fut répandue en France. Les environs d’Étampes étaient réputés pour la culture de. cette plante. Au xiii^ siècle, on criait dans les rues de Paris les bonnes échaloignes d’Etampes.

On multiplie l’échalote en plantant ses bulbes, dont on choisit les petits, moins estimés, pour la cuisine. Il faut une terre bonne et douce, fumée de l’année précédente. On plante en planches ou en bordures, à 0”“,t0 d’intervalle, vers le milieu de février ou parfois aussi en

octobre ou novembre; on arrache en juillet ou août, on laisse sécher les bulbes quelques jours sur terre et on les serre. Gomme assaisonnement, l’échalote est un stimulant assez actif, mais souvent difficile à digérer, particulièrement pour les estomacs délicats et affectés de névroses. G — s.

ÉGHAPPEMENT (Horlogerie). — Mécanisme à l’aide duquel le mouvement produit par le moteur, dans une horloge ou dans une montre, se trouve périodiquement suspendu, de manière à produire une série successive et régulière d’intervalles qui correspondent chacun à un petit mouvement des aiguilles indicatrices. L’échappement est la pièce fondamentale de tout appareil à mesu rer le temps, car c’est lui qui régularise la marche du moteur. Il est formé généralement d’une pièce animée d’un mouvement périodique ou oscillatoire qui lui a valu le nom de balancier. Sa forme, dans nos horloges, varie au gré de l’artiste qui l’exécute ; il doit cependant remplir certaines conditions indispensables pour produire d’une manière complète les résultats qu’on en attend.

Le premier balancier qui ait été employé dans les horloges consistait en une roue en cuivre GD {fig. 818),

Fig. 818. — Échappement à roue de rencontre.

massive à sa circonférence, et mobile autour d’un axe fixé bierj exactement en son centre. Sur l’axe de cette roue étaient placées deux petites palettes a et 6, situées dans deux directions perpendiculaires l’une à l’autre et à une distance l’une de l’autre égale au diamètre d’une roue dentée B appelée roue de rencontre ou roue d’échap^ pement. La roue de rencontre, mise en communication par une série d’engrenages avec le ressort ou le poids qui fait marcher toute la machine, prendrait un mouvement de rotation très-rapide si aucun obstacle ne venait s’y opposer ; mais, dans la situation des deux roues indiquée par notre figure, l’une des dents c de la roue de rencontre appuie contre la palette a, la pousse et fait marcher le balancier dans le sens de la flèche. La palette a fuit donc devant la dent qui lui a donné l’impulsion; mais, pendant ce temps, la palette b s’engage entre deux des dents situées à l’extrémité opposée de la roue dt rencontre, et comme ces dernières marchent nécessairement dans un sens opposé au mouvement de la dent supérieure, un choc a lieu. La palette b est repoussée, le balancier s’arrête pour reprendre une marche opposée à la première, jusqu’à ce qu’un nouveau choc produit par la dent d contre la palette a remette les choses dans leur état primitif. Pendant cet aller et retour du balancier, la dent c a passé, puis viendra le tour de la dent d^ et ainsi de suite. On conçoit dès lors que, si les oscillations du balancier sont toutes d’égale durée, la roue de rencontre mettra toujours exactement le môme temps pour avancer d’une dent et que toute la macfiine marchera d’une manière régulière.

Gette disposition des palettes, que l’on rencontre encore dans les horloges et les montres communes, constitue ce qu’on appelle en horlogerie V échappement àrecul.^ parce que, à chaque fois qu’une palette et une dent se rencontrent, le balancier, qui n’a pas encore perdu toute sa vitesse, force la roue de reculer un peu avant d’en recevoir une impulsion nouvelle.

Dans ces premiers essais de régulation des horloges, on voit que les chocs des dents contre les palettes sont la source unique des mouvements du balancier; il en résulto que le régulateur est soumis d’une manière trop directe à l’influence des causes qui tendent à faire varier l’intensité de ces chocs, telles, par exemple, que l’épaississement graduel des huiles, les inégalités de frottements, etc. Aussi Huyghens apporta-t-il aux horloges un perfectionnement marqué, lorsque en 1657 il remplaça le balancier circulaire par un pendule dont les osciilations sont réglées par la pesanteur .

Dans les horloges telles qu’on les construit actuellement, le balancier-pendule communique ses balance

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■ments à une pièce métallique DABC appelée ancre, qui embrasse le tiers environ de la roue d’échappement E et dont les deux extrémités sont recourbées en forme de crochets. Les dents de la roue A viennent s’appu^'er alternativement sur la face intérieure du crochet G et sur la face extérieure du crochet A. Tant que dure l’arrêt, la roue d’échappement reste immobile, bien que le pendule se meuve encore: c’est V échappement à ancre. Du

reste, dans ce cas, comme dans le précédent, la roue d’échappement marche d’une dent à chaque oscillation double du balancier.

Le balancier a un mouvement qui lui est propre et qui est produit par la pesanteur; mais comme ce mouvement ne tarderait pas à s’éteindre à cause des' frottements auxquels il donne lieu, chacun des crochets est terminé par un plan incliné nm eipq sur lequel glisse la dent au moment d’échapper. Il eu résulte une petite impulsion donnée au balancier et suffisante pour entretenir son mouvement. Là, toutefois, est encore l’écueil de ce genre de régulateur. Si le moteur, poids ou ressort, de la machine éprouve des variations dans sa puissance, si les huiles deviennent plus ou moins fluides, l’impulsion varie, et avec elle l’étendue des oscillations du balancier. La marche de l’horloge en est nécessairement affectée. C’est vers ce point que se porte actuellement toute l’attention de nos meilleurs horlogers.

Le pendule n’est applicable qu’aux horloges fixes; pour les montres, qui doivent marcher également bien dans une position quelconque, il fallait toujours avoir recours au balancier circulaire, dont les mouvements sont au contraire, autant qu’il est possible, soustraits à l’influence de la pesanteur. Huyghens ajoute un petit ressort spiral {ftg. 820) fixé par l’une de ses extrémités

Fig. 820- — Ressort spiral.

A l’une des tables de la montre, et par l’autre à l’axe mobile du balancier. C’est ce petit ressort, facile à voir dans toutes les montres, qui, par son élasticité, imprime au balancier les oscillations que la machine entretient d’ailleurs parla force du moteur. Dans les montres communes, l’échappement est à recul ; il est à cylindre dans

les montres plates, ce qui a été un grand progrès. Les figures 821 et 822 feront aisément comprendre la disposition qui est adoptée dans ce dernier cas. L’axe du balancier, au lieu de porter deux palettes comme dans l’échappement à recula a la forme d’un demi-cylindre creux G [fig. 821) ; les dents mn de la roue d’échappement sont en forme de coin, légèrement convexes en dehors. Pendant les oscillations du balancier, son axe demi-cylindrique présente alternativement sa partie convexe et sa partie concave aux dents de la roue, et donne ainsi lieu à un double temps d’arrêt. Les deux figures 821 et 8,22 montrent, l’une en plan et l’autre en perspective, l’arrêt produit par la partie concave. A chaque échappement, la

partie convexe de la dent glissant sur le bord du demicylindre imprime à celui-ci une légère impulsion qui entretient le mouvement du balancier. C’est à l’échappement à cylindre que l’on doit d’avoir pu réduire dans une aussi forte proportion l’épaisseur des montres plates ; aussi les désigne-t-on généralement sous le nom de montres à cylindre.

Lorsqu’une horloge ou une pendule avance d’une manière continue, on doit allonger son balancier et le raccourcir, au contraire, lorsqu’elle retarde (voyez Pendule). Dans une montre, le balancier est de grandeur invariable ; c’est alors le petit ressort spiral qu’on allonge ou qu’on raccourcit. A cet effet, ce ressort, près de son ex-

trémité fixe G, passe dans un petit collier B qui limite ses mouvements et que l’on peut déplacer dans un sens ou dans l’autre au moyen d’une aiguille D située à la partie

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postérieure de la montre. En portant l’aiguille vers la lettre A, le collier s’éloigne de l’extrémité G du ressort dont la partie mobile est alors raccourcie, et on accélère ainsi le mouvement de la montre; en portant au contraire l’aiguille vers la lettre R, on allonge le spiral mobile et on ralentit le mouvement de la montre.

Quel que soit l’échappement adopté dans une horloge ou dans une montre, on voit, d’après ce qui précède, que chaque dent de la roue d’échappement vient frapper contre un arrêt mobile qui la laisse passer un instant après. Ces chocs successifs produisent les battements que fait entendre la machine. Ils doivent se suivre à des intervalles de temps bien égaux ; s’il en est autrement dans une pendule, c’est qu’elle est mal calée, et souvent sa marche en est gênée.

Ce qui caractérise les deux admirables inventions d’Huyghens, c’est que le régulateur, au lieu de n’avoir d’autre cause d’action que le moteur et de participer, par conséquent, à toutes les irrégularités de celui-ci, a une cause de mouvement propre., la pesanteur dans le pendule, l’élasticité dans le ressort spiral. Toutefois, la nécessité d’entretenir le mouvement du régulateur exige l’intervention continuelle du moteur; on conçoit donc que l’échappement sera d’autant plus parfait que celte intervention sera plus limitée; c’est là l’objet des échappements dits échappements libres. Voici la disposition de l’uii des plus exacts, connu sous le nom d,' échappement à ressort.

Un ressort flexible et très-^él asti que A est fixé par son extrémité amincie dans le talon B et se termine à son autre extrémité par une sorte de crochet F. Ce ressort porte un petit talon G qui fait corps avec lui et qui s’oppose au passage des dents de la roue d’échappement. Pour que ces dents puissent passer, il faut relever le ressort; à cet effet, un second ressort E très-flexible est fixé par une de ses extrémités à un talon D qui dépend du premier, et son -autre extrémité, passant sous le crochet F, vient se terminer près de l’axe du balancier. Or,

Fig. 824. — Échappement à ressort.

celui-ci porte un doigt a qui soulève le second ressort et par suite, le premier quand l’oscillation a lieu en sens contraire de la flèche f; dans l’oscillation opposée, le ressort E est un peu abaissé, mais A reste immobile, ainsi que la roue d’échappement. Au moment où une dent échappe, une autre dent de la même roue vient donner une impulsion au bord i d’une entaille pratiquée dans un disque fixé sur l’axe du balancier; mais cette impulsion est, pour ainsi dire, instantanée , et presque toute l’amplitude des oscillations du balancier s’accomplit librement; de là le nom éé échappement libre

ECHARDE (Chirurgie). — Petit fragment de bois enfoncé violemment dans les chairs, qui y reste fixé et peut donner lieu à tous les accidents signalés à l’article Corps étrangers (voyez ce moi).

ÉCHARDONNAGE (Agriculture). — Opération au moyen de laquelle on débarrasse un champ cultivé des chardons qui l’infestent. Les cultivateurs confondent généralement sous le nom de Chardons deux espèces appartenant aux genres Carduus et Cirsium., de la famille des Composées, tribu des Carduinées. Ces deux espèces ont tant de points de ressemblance, qu’on ne peut guère les distinguer que par l’aigrette plumeuse du corse. Elles font le chagrin des cultivateurs, à cause surtout de leurs feuilles piquantes qui rendent le javelage et la mise en

gerbes fort pénibles, et qui rebutent les animaux qui ne se soucient pas d’en rencontrer dans le fourrage et dans les prairies. Dans les cultures négligées, les chardons se propagent avec une effrayante rapidité, et il est souvent difficile de s’en débarrasser. Plusieurs moyens sont employés : dans certains pays, on les arrache avec des espèces de tenailles en bois; d’autres fois on les coupeà O^jOS ou ü'",I0 de profondeur dans le sol, au moyen d’une lame fixée au bout d’un bâton; mais l’arrachement est plus sûr, seulement il est moins expéditif. C’est vers le commencement de mai que se fait cette opération. Dans tous les cas, ils ne résistent pas aux labours profonds,, s’ils sont praticables, et aux sarclages faits avec soin.

ECHARPE fChirurgie). — On nomme ainsi un bandage destiné à maintenir l’avant-bras fléchi sur le bras et appliqué sur la poitrine. On le fait ordinairement avec une serviette pliée d’abord en triangle; l’angle droit est passé sous l’aisselle du bras qu’on veut maintenir; l’angle aigu qui touche le corps ramené obliquement pour passer sur l'autre épaule va se rattacher au deuxième angle aigu derrière le dos on sur l’épaule du côté sain. On termine en repliant en dedans l’angle qui se trouve au coude da bras mis en écharpe.

On connaît, sous le nom d'écharpe de J. L. Petit., une disposition plus efficace de ce bandage. La serviette, pliée en triangle, est placée d’abord entre le bras qu’on veut maintenir et la poitrine, de façon à ce que l’angle droit du triangle corresponde au coude, un des angles aigus est ramené sur l’épaule saine, l’autre remonte sur l’avant-bras et l’épaule du côté malade, et ces deux angles sont attachés ensemble sur l’omoplate du côté sain. Alors on dédouble la serviette en tirant l’un des doubler de l’angle droit vers la main, l’autre vers le coude ; l’avant-bras se trouve définitivement souienu par le centre de la serviette. Les deux angles droits séparés sont ramenés l’un derrière la main, l’autre derrière le bras.

ÉGHASSE (Zoologie), Himantopus, Briss. — Genre d'Oiseaux de l’ordre des Échassiers, famille des Longirostres. Bec rond, grêle, pointu, dont le sillon des narinesn’occupe que la moitié ; ailes très-longues ; jambes nues, hautes et si minces, qu’elles peuvent plier assez notablement sans se briser ; elles sont trop faibles pour porter l'animal sur un sol dur; aussi se tient-il généralement dans la vase des bords de la mer ou dans les marais.d’eau salée, où il se nourrit d’insectes, de grenouilles ou de petits mollusques. Le vol des échasses est très-rapide^ leurs pattes allongées en arrière et qui suppléent alorsà la brièveté de la queue leur donnent dans les airs un aspect bizarre. Elles fiichent en commun et font leur nid avec des herbes, sur un point élevé, à l’abri de l’eau ; chaque ponte donne 3 à 4 œufs d’un bleu pâle tacheté de brun. L’ J?. d'Europe ou à manteau noir ifl. melano-

pterus, Meyer) est la seule espèce qui visite notre continent, où ou la voit d’avril en août. Elle a 0'“,40 de longueur de la base du bec au bas des tarses ; elle est blanche, avec une calotte et un manteau noirs ; ses pieds sont rouges. Elle est assez rare. F. L.

ÉCHASSIERS (Zoologie), Grallœ, Lin., autrement Oiseaux de rivage. — Cinquième ordre de la classe des Oiseaux de G. Cuvier ; il comprend des espèces caractérisées par des jambes nues dans leur partie inférieure.

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aussi bien que les tarses qui sont très-longs relativement à la grosseur du corps; une tête petite portée sur un long cou ; un bec très-variable, le plus souvent droit, long et conique ; des doigts au nombre de deux ou trois devant et un derrière, souvent unis par une courte membi-ane. Leurs ailes généralement longues et, par suite, leur vol rapide, font de la plupart d’entre eux des oiseaux de passage ; mais cependant on rencontre aussi parmi eux des oiseaux excessivement marcheurs, comme l’autruche, le casoar. La plupart ont une nourriture animale, vivent de poissons, de reptiles, de vers et d’insectes, et se plaisent sur les rivages et les plages. Cet ordre comprend cinq familles : 1" les Brévipennes ; 2° les Pressirostres ; 3» les Cultrirostres ; 4“ les Longirosires ; 5® les Maçrodactyles (voyez ces mots).

ÉCHAÜBOULURE (Médecine). — Nom vulgaire de certaines élevures rouges et accompagnées de démangeaisons qui se montrent sur la peau pendant les chaleurs de l’été. Bains, boissons rafraîchissantes.

ÉCHAÜBOULURE (Ai’t vétérinaire). — Éruption de petites tumeurs grosses comme une noisette ou une noix, qui s’observe chez le cheval et le bœuf. Cette éruption est souvent précédée d’un léger accès de fièvre. Elle cède à l’emploi de la saignée et des purgatifs légers.

ÉCHAUFFANTS (Médecine). — On désigne ainsi vulgairement les aliments ou les médicaments qui excitent l’activité des organes et, en accélérant la circulation, tendent à augmenter la production de la chaleur animale (voyez Excitants, Toniques). Les liqueurs alcooliques et le vin, le café, le thé, les viandes noires, les salaisons, les épices figurent parmi les aliments échauffants.

ÉGHAUCFEMENT (Médecine vétérinaire). — On appelle ainsi un état d’excitation, d’irritation, chez les animaux domestiques, produit par la chaleur, la fatigue, l’abus d’une nourriture trop abondante ou trop excitante. Il est caractérisé par la clialeur et la sécheresse de la bouche, des éruptions à la peau, de fréquentes envies d’uriner, l’accélération du pouls, la soif, l’inappétence, la rougeur des muqueuses apparentes, la constipation, etc. Le repos, les boissons rafraîchissantes, d’orge, de son, quelques lavements, la diminution des aliments, quel- 4[uefois la saignée, sont les meilleurs moyens de combattre réchauffement.

ÉCHELET (Zoologie), Ciimacteris, Temminck. — Genre d'Oiseaux de Tordre des Passereaux, famille des Téauirostres, tribu des Grimpereaux. On en connaît deux espèces propres aux îles Célèbes, Timor et à la côte septentrionale de l’Australie, de couleur grise ou brune mêlée de jaune ou de roux et un peu plus grandes que notre grimpereau,

ÉCÜELETTE (Zoologie). — Genre (P Oiseaux do, Tordre des Passereaux, famille des Ténuirostres , tribu des Grimpereaux, caractérisé par un bec très-long, grêle, légèrement arqué, pointu à l’extrémité, et très-anguleux à la base. Leur queue arrondie a des pennes faibles et flexibles, sur lesquelles l’oiseau ne peut s’appuyer, et qui ne s’usent pas, comme cela a lieu chez les grimpereaux, contre les murs et les rochers le long desquels les échelettes se cramponnent et grimpent sans cesse à Taide de leurs grands ongles. Ces habitudes ont valu à ce genre le nom de Tichodrome, Iliger (du grec teichos, muraille, et dromeus, coureur), que Vieillot a changé fort inutilement en Pétrodrome j et le nom vulgaire d’Echelette donné dans beaucoup de parties de la France à l’espèce d’Europe n’a pas d’autre origine. Cet oiseau, Certhia muraria, de Linné, Echelette des murailles, de Cuvier, Grimpereau de muraille de plusieurs de nos provinces, poursuit sans cesse, le long des murs à pic, les insectes, les araignées dont il se nourrit. Il y progresse par sauts successifs, déployant chaque fois légèrement ses ailes pour se soutenir. Son plumage est d une jolie teinte gris cendré avec les couvertures de l’aile et les bords des plus grandes pennes de l’aile d’un rouge vif ; la gorge et les joues du mâle sont d’un noir profond. Comme nos grimpereaux, V Echelette est peu farouche et se laisse approcher sans grande difficulté; elle va dans la belle saison nicher par couples solitaires dans les fentes des rochers, sur les montagnes élevées, et redescend à l’automne vers nos habitations. La ponte est de six œufs blancs et longs d’environ 0“,02. La longueur de l’oiseau adulte est de 0“,16; on le rencontre surtout dans le midi de l’Europe, et presque partout en France.

ECHELLE (Géométrie). — Rapport qui existe entre la longueur des lignes d’un plan et ceile des lignes du terrain qu’elles représentent ; ainsi on dit un plan au a U , etc.

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On appelle aussi échelle une ligne tracée sur le plan et qui porte des divisions dont la longueur correspond sur le plan à des longueurs déterminées du terrain représenté, comme le mètre, le kilomètre, etc.

Echelle de proportion. — Échelle dont la disposition permet d’évaluer facilement les dixièmes de l’unité la plus petite de l’échelle ordinaire du plan sans avoir des divisions plus petites.

EGHÉNEIS, EGHÈNE (Zoologie), Echeneis, Lin.; du grec echein, retenir, etnaus, vaisseau, parce que Ton supposait qu’il arrêtait les vaisseaux dans leur marche. — Genre de Poissons de Tordi-e des Malacoptérijgiens subbrachiens., famille des Discoboles. Les poissons de ce genre se reconnaissent immédiatement au singulier disque ovalaire et aplati qui surmonte leur tête; c’est un appareil composé d’un grand nombre de lames cartilagineuses transversales rapprochées les unes des autres. Ces lames sont mobiles, dirigées obliquement en arrière et le poisson peut ainsi produire avec elles une sorte de succion qui le fait adhérer avec une grande force aux rochers, aux vaisseaux et môme aux autres poissons. Le fameux Ré-

Fig. 8Î6. — Echéneïs rémora.

mora de la Méditerranée est une espèce d'Echène [E. rémora, Lin.), longue de 0“,'25 à 0“,30. On lui a faussement attribué le pouvoir d’arrêter la marche des navires, et Pline a particulièrement insisté sur ce pouvoir fabuleux. Il attribue la défaite d’Actium à un rémora qui, au début de la bataille, aurait arrêté le vaisseau d’Antoine. Il est également faux que les échènes sucent par leur plaque le sang des autres poissons. Le rémora, pourvu de faibles nageoires, s’attache au contraire aux navires et aux autres poissons pour être transporté avec eux. On connaît trois autres espèces d’échènes qui ont une structure analogue. L’if, naucrate {E. naucrates, Lin.) est, assure-t-on, employé à la pêche sur les côtes de la Cafrerie. On l'attache avec un anneau et une corde, et on le lâche après les poissons pour le retirer dès qu’il s’y est attaché. C’est la plus grande espèce; elle atteint l“,3t) de longueur. Tous ces poissons reçoivent des pêcheurs les noms dQSucets,Arrête-nef, Pilotes. Leur chair est sèche et sans goût. F. L.

ÉCHENILLAGE, Échenilloir (Agiiculture). — Les dégâts occasionnés par les chenilles étant redoutables pour toute une contrée et nonseulement pour un domaine, V échenillage des arbres et arbustes épars, des haies et des buissons, c’est-à-dire la destruction des chenilles et de leurs nids, est prescrit par une disposition légale et des décrets et ordonnances complémentaires (voyez Dict. gén.

des lettres, des beauxarts et des SC. mor. et pol. ,art. Échenillage).

La loi voulait que Téchenillage fût achevé, le 20 février; mais une date uniforme ne saurait convenir à toutes les contrées de la France, et les arrêtés des autorités locales ont, trop rarement encore, modifié la loi sur ce point. Dans le département de la Seine, on doit écheniller avant le 20 mars. La contravention à ces prescriptions diverses entraîne une amende de 1 franc à 5 francs, plus les frais d’échenillage. Comme la destruction des chenilles sur les menues branches se

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fait plus avantageusement en retranchant ces branches pour les brûler avec les bourses et toiles, ainsi que la loi l’ordonne, on emploie habituellement dans ce but un instrument nommé échenilloir^ représenté ci-contre et qui est un véritable sécateur à manche. A est une lame courbe fixe, avec laquelle on attire la branche ; B est une lame mobile comme celle d’un ciseau, et, pour couper la branche qu’entoure la lame A, on tire l’autre lame au moyen de la corde G. L’échenilloir est aussi un instrument d’élagage (Voyez ce mot).

ÉCHENILLEUR (Zoologie), Ceblepyris^ Guv. — Genre à'Oiseaux de l’ordre des Passereaux^ famille des Dentirostres, tribu des Coiingas, Ges oiseaux, qui, comme leur nom l’indique, vivent de chenilles, se tiennent sur les arbres les plus élevés de l’Afrique et des Indes. Leur queue est très-large et étagée ; les plumes du croupion ont une tige forte et raide terminée par un bouquet de barbes. Leur plumage est sombre ; leur taille est à peu près celle du merle.

EGHEVERIA (Botanique), Echeveria, deGand. ; dédié au peintre Echeveria. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes^ famille des Crassulacées^ comprenant des sous-arbrisseaux charnus du Mexique, qui ont le port des joubarbes et dont plusieurs sont cultivés en Europe comme plantes d’ornement.

ÉCHIDNÉ (Zoologie), Ec/iidna^ Guv. ; du grec échinodès, semblable à un hérisson. — Genre de Mammifères exclusivement propres à la Nouvelle -Hollande et à la Terre de Van-Diemen, et dont le corps est couvert d’épines comme celui des hérissons et qui peuvent, comme eux, se rouler en boule. Leur museau, mince et long.

est terminé par une petite bouche contenant une langue extensible comme celle des Fourmiliers ; plusieurs rangées de petites épines remplacent les dents. Leurs pieds, courts et robustes, ont cinq doigts armés d’ongles forts et propres à fouir ; aussi ne vivent-ils que dans les endroits sablonneux. Les mâles ont aux pieds de derrière un ergot corné qui sert d’orifice à une glande sécrétant une liqueur sans doute légèrement venimeuse. Les échidnés vivent d’insectes, de fourmis. On en distingue deux espèces ; YE. épineux {E. hystrix^ Guv.) et VE. soyeux [E. setosa, Guv.), dont les épines sont à demi cachées par le poil ; mais ce second pourrait bien n’être que le premier encore jeune. La démarche de ces animaux est lente, et leur allure timide. Guvier classait les échidnés dans l’ordre des Edentés^ famille des Monotrèmes. Mais on considère aujourd’hui cette dernière famille comme un ordre distinct, et la présence des os marsupiaux chez tous les Monotrèmes a fait rapprocher le nouvel ordre de celui des Marsupiaux, dans la sous-classe des Mammifères didelphes. — Gonsultez : Shaw, Zoologie de la Nouvelle-Hollande^ texte anglais, et vovages de la Favorite et de V Astrolabe.

EGHIMYS (Zoologie), Echimys.^ Et. GeoflT. ; du grec echinos, hérisson, et mus, rat. — Genre de Mammifères de l’ordre des Rongeurs, voisin de nos Loirs, mais naturel à l’Amérique méridionale; ils ont le corps couvert d’un mélange de piquants aplatis et de poils; leurs queues longues revêtues d’écailles et de poils, leurs pattes grêles à cinq doigts, leurs oreilles grandes et ovales, les caractérisent d’une façon tranchée. Ce sont des animaux fouisseurs ; ils se nourrissent de fruits et de racines et se creusent des terriers en longs boyaux ; leur taille est celle de nos rats.

ÉCHINE (Anatomie). — Nom vulgaire de l’épine du dos, parce qu’elle se fait remarquer par les saillies des apophyses épineuses des vertèbres ; du mot grec echinos, hérisson.

ÉGHINIDES (Zoologie), du grec echinos, hérisson. — Nom adopté par beaucoup de naturalistes, et entre autres par de Blainville, pour désigner, dans la classe des animaux Zoophytes échinodermes , la seconde famille de l’ordre des Pédicellés de Cuvier, celle des Oui 'S ins ou Hérissons de mèr. La plupart de ces naturalistes consi-

dèrent aujourd’hui le groupe des Echinid&s, non comme une simple famille, mais comme un des trois, ordres dans lesquels il convient de partager la classe des Echinodermes. Agassiz et Desor (Ann. des sc. nat., 3® série, t. VI et suiv., 1846-1847) ont divisé l’ordre des Echinides en quatre familles naturelles : 1® les Cidarides, forme circulaire, bouche centrale à la face inférieure du corps, appareil masticatoire compliqué, anus opposé à la bouche (genres principaux : Cidaris, Diadema, Echinus) ; 2® les Clypéastrdides, forme pentagonale, elliptique ou circulaire, bouche centrale armée de cinq pièces masticatoires, anus postérieur marginal (genres principaux : Clypéaster, Echinocyamus) ; 3° les Cassidulides, forme allongée ou subcirculaire, bouche centrale ou légèrement excentrique en avant, dépourvue d’appareil masticatoire, anus postérieur ou inférieur (genres principaux : Echi~ noneuSy Galerites, Nucleohtes, Clypeus, Cassidulus) ; 4® les Spatangoïdes, forme allongée ou subcirculaire, bilatérale, bouche excentrique en avant, bilabiée ou subanguleuse, sans appareil masticatoire (genres principaux : Spatangus, Hemiaster, Holaster, Ananchytes).

ÉGHÎNOGAGTE (Botanique), Echinocactus, Link; du grec echinos, hérisson, à cause des épines dont la tige est couverte. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales périgynes, famille des Cactées. Ge sont des plantes à ti^e simple, ovoïde ou globuleuse, disposée en côtes longitudinales, séparées par dessillons droits; à fleurs grandes, qui durent plusieurs jours et naissent sur les angles sail lants des côtes ; à sépales et pétales nombreux, imbriqués, soudés en tube ; étamines nombreuses ; stigmate multi-parti. VE. d'Otto (E. Ottonis, Lehm.) est un sousarbrisseau à côtes épaisses, arrondies ; fleurs sessiles en rosace jaune-citron ; étamines pourpres. C’est une jolie espèce. Du Mexique. VE. œil vert (E. chlorophthalmus). Du Mexique. Petite plante globuleuse, dont les fleurs, larges de 0“,06 à 0“,08, forment une rosace pourpre au sommet, rose pâle à la base. Les échinocactes veulent une bonne terre mêlée de terre de bruyère ; il faut les arroser fréquemment l’été ; l’hiver, on peut les tenir à sec. On les cultive en serre chaude ou en bonne serre tempérée.

ÉGHINOGOQUE (Zoologie), Echinococcus, Rudolphi ; du grec echinos, épine, et coccos, grain. — Genre mentionné par Guvier comme devant probablement prendre place à côté des Cœnures, parmi ses Vers intestinaux parenchymateux ; mais il avoue n’avoir observé aucune espèce de ce genre et n’en avoir point une idée claire. Ges singuliers animaux vivent en parasites dans diverses cavités ou organes de l’homme ou des animaux mammifères ; ils sont formés d’une vésicule blanchâtre, semi-transparente, contenant un liquide clair dans lequel vivent libres ou adhérents à la face interne de la vésicule un grand nombre de petits animaux longs de 0“,005, semblables à de petits grains blancs et composés d’une tête en forme de tête d’épingle, armée de quatre suçoirs et d’une couronne de crochets, puis d’un corps très-court, non articulé. Ges vésicules se trouvent habituellement contenues dans des poches ou kystes que leur présence a développées dans les organes qu’ils habitent. Les échinocoques ne sont probablement qu’une des phases du développement d’un helminthe ou ver intestinal ; mais on ne connaît pas encore leur transformation. VE. de l'homme (E. hominis, Rud.) a été rencontré chez l’espèce humaine dans le cerveau, dans le foie, dans la rate, dans les reins, dans l’œil, dans certaines parties du tissu cellulaire. Quelques autres espèces ont été observées chez des singes, chez le cochon, le chameau, le mouton, le chamois, le bœuf, le kanguroo. Les affections produites par la présence de ces animaux ont toujours été graves, mais elles sont peu communes. Voyez Hydatides.

ÊGHINODERMES(Zoologie),dugrecec/«mo5,hérissonou épine, et rferma, peau, — Première classe de l’embranchement des animaux Zoophytes ou Rayonnés ; elle comprend les Zoophytes les mieux organisés, tous caractérisés par l’existence d’une peau nettement distincte des organes sous-jacents, sou vent pourvue de pointes ou d’épines fixes ou mobiles, et soutenue souvent aussi par une sorte de squelette intérieur; cette peau, en tous cas, possède toujours un nombre plus ou moins considérable de prolongements ou cirrhes en forme de tentacules et servant à la fois à la locomotion, à la respiration et au toucher. La forme générale des échinodermes est essentiellement rayonnée ; leur corps présente toujours une cavité visc^ raie, où sont renfermés l’appareil digestif et les principaux organes de circulation, de respiration, de reproduction. Guvier divisait la classe des Echinodermes en

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deux ordres : 1° E . pédiceUés^ comprenant les Asiévies ou Etoiles de mer, les Encrines, les Oursins et les Holothuries; 2° E . sans pieds, comprenant divers genres qui ont été rapportés depuis, les uns aux Ilolotiiuries, les

Fig. 8â9. — Exemple d’Echinoderme (un oursin). Les épines du test sont enlevées du côté gauche.

autres aux Actinies, quelques-uns aux Annélides. Le premier ordre constitue donc seul aujourd'hui cette classe que Agassiz et Desor (A/m. des sc. nat. 1840) partagent eu trois ordres : les Stellérides ou Étoiles de mer, les Echinides ou Oursins, et les Holothuries. Les principaux zoologistes qui ont étudié les échinodermes sont : de Blainville, Agassiz, J. Millier, Valentin, dont les nombreux travaux ne peuvent être mentionnés ici en détail.

ÉCHIAOMYJE (Zoologie), Echinomyia, Dum. ; du gi ec echinos, hérisson, et myia, mouche. — Genre à' Insectes de l’ordre des Diptères, famille des Athéricères, tribu des Muscides ; W comprend de grandes mouches à corps épais, hérissé de soies roides; leurs antennes ont le second article plus long que le troisième. VE. géante [Musca (passa. Lin.) de la taille du bourdon commun, noire, avec la tête jaune et l’origine des ailes roussàtre. On l’entend bourdonner dans les bois pendant qu’elle voltige sur les fleurs, et souvent aussi sur les bouses de vache, où elle dépose ses œufs et où sa larve se développe. Réaumur en a décrit l’histoire dans ses Mémoires sur les insectes (tome IV). D’autres espèces placent, au contraire, leurs œufs dans le corps de certaines chenilles dont elles préparent ainsi la destruction.

ÉGHINOPHORE (Botanique), Echinophora, Tourn. ; du grec echinos, épine, et phoros, qui porte. — Genre de plantes Dicotylédones dialy pétales périgynes, famille des Omhellifères, tribu des Smyrnées. Elles sont vivaces, herbacées, souvent épineuses, à feuilles alternes; deux fois ailées; fleurs disposées en ombelles terminales, à chaque ombellule deux sortes de fleurs, les extériem-es staminées, une seule pistillée au centre, fessile, pétales écliancrées; le fruit est composé de deux graines dont l’une avorte souvent. On n’en connaît que quelques espèces dans les parties méridionales de l’Europe. VE. épineuse \E. spinosa. Lin.) tige anguleuse, cannelée, rameaux étalés, haute de 0“,20; feuilles épaisses, d’un vert blanchâtre; fleurs blanches disposées en ombelles très-ouvertes, de iO à 15 rayons. Sur les bords de la Méditerranée, en France, et dans tout le midi de l’Europe.

ÉGHIINOPS, ÉcniNOPE (Botanique), Echinops, Lin. ; du grec echinos, hérisson, et opsis, figure; allusion à ses capitules arrondis et épineux qui ressemblent au hérisson. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales périgynes de la famille des Composées, tribu des Cynarées, type de la sous-tribu des Éckinopsidées . Les espèces qu’il comprend olfrent une disposition bien remarquable; ce sont des capitules uniflores qui, par leur réunion sur un réceptacle globuleux, nu, forment une tête sphérique. Ce sont des herbes épineuses à feuilles découpées, bordées de dents en épines. Leurs fleurs sont blanches ou bleues. On trouve naturalisé aux environs de Paris VE. commun, nommé aussi Houlette {E. sphœrocephalus. Lin.). C’est une herbe vivace, vigoureuse, à feuilles tomenteuses, blanchâtres en dessous. Ses fleurs, qui sont bleues, s’épanouissent en été. Cette plante se cultive pour l’ornement des jardins. L’échinops le plus recherché est VE, azuré, vulgairement Boulette azurée, [E. ritro.

Lin.). Ses feuilles ont les découpures plus étroites que celles de la précédente espèce. Il croît spontanément en Europe. Les échinops demandent une exposition au midi, elles conviennent aux jardins pittoresques et réussissent bien dans toute espèce de terre.

ÉCHINOPSIS (Botanique), Echinopsis, Zuccar. ; du grec echinos, hérisson, et opsis, apparence. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétates périgynes, de la famille des Cactées. Ce sont des arbustes de l’Amérique méridionale, charnus, à tige anguleuse, à fleurs rougeâtres, s’épanouissant la nuit. VE. d'Eyriès {E. Eyriesti,, Turp.) est une masse charnue, globuleuse, qui acquiert le volume de la tête, portant des mamelons cotonneux, sur quelques- uns desquels paraît une fleur d’un jaune verdâtre, exhalant l’odeur de la fleur d’oranger. Les éebinopsis sont des plantes de serre tempérée.

ÉGHiNORHYlN'QüE (Zoologie), Echinorhynchus, Rud.; du grec echinos, épine, et rhynchos, bec. — Genre à' Helminthes o\x Vers intestinaux, ordre des Parenchymateux de Cuvier, famille des A( anthocéphales. Leur corps est en forme de sac arrondi ou allongé, souvent annelé par des plis transverses; l’extrémité antérieure est pourvue d’une proéminence ou trompe armée de petits crochets recourbés en arrière, qui peut saillir ou se retirer à la volonté de l’animal. Intérieurement on trouve deux boyaux en cul -de-sac naissant de la base de la trompe, et qui sont sans doute des organes de digestion. Ces vers s’attachent aux intestins de divers animaux vertébrés, au moyen de leur trompe épineuse ; parfois ils en percent complètement les parois ( t pénètrent dans la cavité môme du ventre, où on en a trouvé fixés à la lace externe des intestins. Rudolpbi en a distingué une cinquantaine d’espèces, dont pas une ne vit dans le corps de l’homme. On rencontre très-communément chez le cochon et chez le mouton VE. géant {E. gigas, Rud.) dont la femelle atteint jusqu’à 0“,â0, tandis que le mâle n’a pas plus de 0™,20 de longueur. Les autres espèces sont notablement plus petites (entre 0*“,004 et 0“’,030). Il paraît démontré que les espèces de ce genre sont à un état adulte et ne doivent pas être considérées comme des états transitoires d’autres helminthes mieux organisés.

ÉCHINOSPERMEi Botanique), Ê'cnî«09/)ernzw/n,Swartz; du grec echinos, surlace hérissée, et sperma, graine, à cause de ses semences hérissées. — Genre de plantes Dicotylédones gamopétales hypogynes, de la famille des Borraginées, tribu des Borrugées. Ce sont des plantes herbacées, à feuilles simples, alternes, rudes ou pileuses, caractérisées par : une corolle patérilbi-me, à limbe quinquéparti, 5 étamines incluses, style 4-lobé, 4 semences non perforées, hé-'^issées de poils rudes. Elles ont la plus grande ressemblance avec les myosotis, dont elles se distinguent parce que ces derniers ont des graines non hérissées. VE. faux myosotis ou à fruits de bardane, vulgairement bardanette {E. lappula, Lehin. ; E, myosotis, Lin.), est une plante bisannuelle, à feuilles velues, scabres; tige droite, rameuse, couverte de poils blancs; ses fleurs sont petites, bleues, quelquefois blanches, en grapi^es le long des rameaux. Cette plante, qui offre le port de la vipénne, croît dans toute l'Europe, au milieu des décombres dans les lieux arides.

ÉGHiTE (Botanique), Echites, P. Brown; du grec ectiis, vipère, à cause de sa tige serpentante. — Genres de plante Dicotylédones gam( plaies hypogynes de la famille des Apocynées, type de la tribu des Echitées. La plupart des échites sont des aibiisseaux grimpants à feuilles opposées munies de cils glanduleux. Leurs fleurs, disposées en cymes ou en grappes sont odorantes. Ces plantes contiennent un suc laiteux, âcre et amer. VEch. odorant {Ech. suaveolens, Lindl.) est une grande plante, un sous-arbrisseau à tige volubile, ()ui se développe en longues guirlandes; à feuilles opposées, ovales, acuminées : donnant en juin et juillet de grandes fleurs blanches, odorantes, en entonnoir, disposées en grappes ax. flaires. Elle végète et mûrit même ses graines sous le climat de France; c’est une des plus jolies espèces. VE. presque dressé {E. suberecta, Jacq.) s’élève à 3-4 mètres. Ses fleurs sont jaunes, au nombre de 10-12 à chaque cyme terminale. Cette espèce est originaire de la Jamaïque. VE. rampant [E. torulosa, Lamk), spontané à Saint- Domingue, a les fleurs rouges. VE. de San-Francisco {E. Franciscea, Alp. de Garni.), introduit du Brésil en 1846, se distingue par ses fleurs violacées, ongues de 0"',04 à 0"',05. Caractères : calice à 5 divisions; corolle hypocratérimorphe ou en entonnoir, à lobes contournés de droite à gauche ; antlières presque sessiles adhérentes

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