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ter fortement les jambes pour manger l’herbe; il se nourrit aussi de jeunes pousses d’arbi e. La gorge du mâle porte une proéminence garnie de poils noirs formant une sorte
de barbe ; il est de couleur gris-foncé, et se plaît dans les forêts humides et marécageuses du nord des deux continents, passant une partie de la journée dans l’eau en été, pour éviter les insectes, et recherchant en hiver les lieux élevés. Il était autrefois employé comme bête de trait, en Suède. Sa peau sert à confectionner des buffleteries, eC sa chair est estimée comme aliment. La femelle de l’élan ne fait ordinairement qu’un petit à la première portée, ensuite constamment deux, rarement trois. Les faons ont, la première année, des dagues de 0“,03 de long, la seconde 0m,30, à la troisième elles deviennent fourches; dès la quatrième année, elles prennent six andouillers et s’aplatissent la cinquième sous la forme de lames triangulaires. L’élan vit vingt ans ; ses bois se renouvellent tous les ans. F. L.
ELAPHRE (Zoologie), Elaphrus, Fab. ; du grec elaphros, agile. — Genre Insectes de l’ordre des Coléoptères^ section des Pentamères, famille des Carnassiers, tribu des Carabiques , section des Grandipalpes, assez semblables par la forme et la vivacité aux cicindèles. Ils sont petits et se cachent dans les herbes et les fissures qui se trouvent au bord des étangs à demi desséchés ; on les fait sortir de leur retraite en y répandant de l’eau. VE, des rivages [E. riparius,Yàh.) est l’espèce la plus répandue. Il a O^jOüG de long ; il est vert cuivré et taché de cercles foncés, mamelonnés, disposés sur quatre lignes.
ELAPHUS (Zoologie). — Voyez Cerf.
ELAPS (Zoologie), du grec elaps, nom que les anciens donnaient à un serpent non venimeux. — Genre de Reptiles de l’ordre des Ophidiens, famille des Serpents, division des Venimeux, groupe des Vipères; caractères : les mâchoires peu dilatables; la tête couverte de grandes plaques polygonales, renflée en arrière, aussi grosse que le corps avec lequel elle est tout d’une venue; celui-ci est recouvert d’écailles oblongues. Les nombreuses espèces de ce genre habitent les régions australes, et leur corps est annelé de blanc, de noir et de rouge très- vifs; on le nomme parfois Serpent-corail. Au reste, plusieurs espèces de serpents venimeux ont reçu ce nom vulgaire de corail ou coral dans la Guyane, la Caroline, etc., où on les rencontre et où ils sont la terreur des habitants, ainsi la Noire et Fauve de Lacép. {Elaps corallinus, Merr.) ; le Triscale de Lacép. (Elaps triscalis, Merr., Coluh. corallinus, Lin.), etc.
VE.de Marcgrave (E. /e/?mwc«/w,y,Guv.), l’un des plus grands, est gros comme le doigt et long de 0“,75. Il habite la Guyane, et sa morsure est très-dangereuse. Cuvier remarque que ce serpent fait redouter, quoique innocents, le Tortrix scytale (rouleau) et la couleuvre d'Esculape qui lui ressemblent par leur forme, leur grandeur et leurs couleurs.
ÉLASTICITÉ (Pliysique). — L’élasticité est la propriété qu’ont les corps de reprendre leur forme primitive, lorsque certaines causes extérieures l’ont modifiée, et que ces causes cessent d’agir. C’est ainsi, par exemple, qu’une lame d’acier fixée à une de ses extrémités, et dont on écarte l’autre, revient à sa première position en exécutant autour d’elle une série de vibrations. Les corps présentent de très-grandes différences au point de vue de l’élasticité; les uns, comme le caoutchouc par exemple, peuvent subir de très-grandes déformations, sans cesser de revenir à leur premier état, tandis que d’autres, comme la cire molle, conservent successivement les diverses formes qu’on leur imprime. Dans les premiers, la limite d'élasticité est très-étendue; dans les seconds, elle est très-faible ou nulle. On dit aussi que les premiers sont f ès-élas tiques, tandis que les seconds le sont très-peu. Toutefois, ces expressions ne sont pas très-précises et peuvent donner lieu à des équivoques. En effet, on peut dire qu’un corps est très-élastique, lorsqu’une certaine action extérieure développe une très-forte réaction, circonstance qui ne suppose pas du tout que sa limite d’élasticité soit étendue,
et qui, généralement mémo, est exclusive de ce dernier phénomène. A ce point de vue, les corps analogues au caoutchouc seraient peu élastiques.
Si l’on considère la limite d’élasticité comme la mesure de cette importante propriété de la matière, on pourra dire que les liquides et les gaz sont des corps parfaitement élastiques, car, quelque modification qu’on fasse subir à leur volume, celui-ci revient toujours le môme lorsque le fluide est placé dans les circonstances primitives de pression.
Les applications de l’élasticité des solides sont nombreuses et importantes. C’est à son élasticité que le caoutchouc doit d’être employé dans un si grand nombre ‘ de circonstances. L’acier plus ou moins trempé est une des substances qui présentent cette propriété à un degré remarquable, et c’est avec lui qu’on construit tous les ressorts. Les ressorts sont employés comme moteurs dans les montres, les pendules, les tournebroches, par suite delà tendaneequ’ilsont à reprendre leur première forme, lorsqu’on les a tendus; dans ce mouvement de réaction, ils entraînent avec eux un système de rouages qui sont eux-mêmes liés aux pièces que l’appareil doit faire mouvoir.
Les ressorts sont d’un usage continuel dans les machines, pour maintenir et ramener dans des positions invariables certaines pièces qui ne doivent s’en écarter que très-peu, comme, par exemple, les soupapes. '
Dans les voitures suspendues, le corps de la voiture est porté par des ressorts formés de plusieurs lames d’acier assujetties ensemble, mais dont les longueurs vont en décroissant. De cette façon, le milieu où s’exerce l’effort principal du poids a une épaisseur suffisante pour y résister, tandis que les extrémités possèdent la flexibilité nécessaire au but qu’on se propose, et qui est }
d’atténuer la violence des chocs que l’essieu peut subir. |
L’élasticité des ressorts fournit un moyen très-com- |
mode de comparer les forces entre elles (voyez Dyn.4mo- MÈTRES). I
L’élasticité est évidemment un phénomène molécu- i
laire; aussi toutes les circonstances qui tendent à rno- |
difier la constitution moléculaire des corps, modifient-elles |
aussi son élasticité. Mais il n’est pas généralement pos- i
sible de prévoir à priori dans quel sens ont lieu ces j
modifications. Ainsi par exemple, tandis que la trempe
Fig. 872. — Appareil de M. Wertheim pour l’élasticilé de Iraclion.
augmente si notablement l’élasticité de l’acier, du verre, etc., elle diminue celle du bronze (voyez BRO^zE)* <