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ELI

îivail émis l’opinion que cette maladie était due à l’inflammation des vaisseaux et des ganglions lymphatiques cutanés [Histoire d'une maladie particulière au système lymphatique^ in-8. Paris, 180G). Cette opinion, adoptée par M. Rayer, admise aussi par M. Cazenave, est mise en doute par M. le prof. Grisole. «Elle n’a encore en sa faveur, dit-il, aucune preuve anatomique certaine. L’éléphantiasis consiste pour nous en une perversion de la nutrition dont la cause est encore inconnue. » Le pronostic est toujours fâcheux; bien que cette maladie entraîne rarement la mort et qu’elle n’altère pas, en général, d’une manière grave les fonctions de la nutrition, elle n’en constitue pas moins une infirmité incommode et de longue durée, presque toujours rebutante et dont la guérison est excessivement rare.

Le traitement antiphlogistique a eu de bons résultats, au début de la maladie surtout, entre les mains de Hendy; il préfère les saignées locales aux saignées générales ; on aura recours aux applications émollientes, narcotiques. Le même médecin a calmé les envies de vomir avec l’oxyde de zincsublimé à la dose de 0,s'30 à 0g'‘,40 par jour. Les premiers accidents inflammatoires une fois calmés, on appliquera un bandage compressif; cette pratique est trèssouventefficace; on yjoindra quelques topiques légèrement répercussifs, tel quel’acétate de plomb; ces moyens seront aidés par le repos, au lit si la maladie siège aux jambes. Si la maladie est ancienne, il reste bien peu de chances de succès, et l’amputation même, pratiquée quelquefois sur les instantes prières des malades qui voulaient être débarrassés à tout prix du poids incommode qui les fatiguait, l’amputation, disons-nous, n’a procuré qu’un soulagement momentané, la maladie reparaissant bientôt sur d’autres parties du corps. F — n.

ELEUSINE (Botanique), Gærtn., de Eleusis, ville d’Attique, où Gérés était adorée : allusion aux propriétés alimentaires de la plante. — Genre de plantes Monocotylédones périspermées, de la famille des Graminées, tribu des Chloridées, Caractères ; épis digités, fasciculés ; épillets sessiles à 2 ou un plus grand nombre de fleurs ; glumes et glumelles sans arête ; graine libre à la maturité et ridée en travers. Les plantes de ce genre sont des herbes annuelles à feuilles planes. Elles habitent les régions tropicales. VE, coracan [E, coracana, Gærtn.) s’élève souvent à plus d’un mètre. Elle est très-répandue par la culture dans l’Inde et le Japon. Sa fécondité est extraordinaire. On a vu cette espèce produire 600 pour un. Son fourrage et son grain rendent de grands services, ainsique ceux de l’J^, stricta, Gærtn., et VE. tocusso, Fresen, qu’on cultive en Afrique. (VE. d'Egypte. — Dactyloctenium œgyptiacum, Willd.; Cynosurus œgyptius. Lin.) fait partie du genre Dactyloctène. C’est une plante dont la tige, la racine et les graines sont très-préconisées dans la médecine africaine.

ELEÜTHÊRATES (Zoologie). — Ordre de la classe des Insectes , étdLhli par Fabricius dans son Système entomologique, qu’il caractérise par : mâchoire nue, libre, portant des palpes, ce qui peut s’appliquer à tous les insectes mâcheurs. Cet ordre correspond à celui des Coléoptères, adopté par tous les entomologistes.

ÉLEVAGE (Zootechnie, Agriculture), du moi élever. — On nomme ainsi les diverses pratiques suivies pour élevernosdivers animaux domestiques, quadrupèdes*oiseaux, insectes, etc. Il est impossible de traiter dans un même article une matière aussi variée. Le lecteur voudra bien chercher au nom de chaque espèce et au mot Races les indications concernant l’élevage.

Elévateurs (Muscles) (Anatomie). — Muscles destinés à élever une partie quelconque du corps. Ce nom a été plus particulièrement donné à quelques muscles de la face : 1° E. de l'œil; c’est le droit supérieur de l'œil (voyez Droit). 2“ Ë. de la paupière supérieure [or bito-palpé- 6r«/,Chauss.), situé à la partie supérieure de l’orbite, s’étend de lagaîneméningienne du nerf optique au bord supérieur du cartilage tarse de la paupière supérieure. 3" E, commun de la lèvre supérieure et de l'aile du nez [grand sus-maxillo-labial, Chauss.); sur les côtés du nez, il va de l’apophyse montante de l’os maxillaire aux cartilages de l’aile du nez et à la peau de la lèvre supérieure. 4° E. propre de la lèvre supérieure [Moyen sus-maxHlo-la- 6fa/, Chauss.) ; dans l’épaisseur de la joue, il s’étend de la partie inférieure de la base de l’orbite à la peau de la jèvre supérieure. Le nom et la situation de ces muscles indiquent leurs fonctions.

ÉLÉVATION (Géométrie). — Projection verticale d’une machine ou d’un bâtiment sur un plan vertical qui ne coupe pas l’objet que l’on veut représenter.

ELEVATOIRE (Chirurgie). — Instrument destiné à relever les os. On se sert particulièrement de l’élévatoire pour faire cesser la compression que les os du crâne brisés et enfoncés déterminent sur les méninges et sur le cerveau. On l’emploie aussi pour soulever et extraire le disque osseux détaché par la couronne du trépan dans l’opération de ce nom. L’élévatoire de J. L, Petit, modifié par Louis, est le plus généralement employé.

ELEVURE (Médecine). — Nom vulgaire par lequel ou désigne quelquefois les différents exanthèmes de la peau, pustules, papules, vésicules, tubercules miliaires. Ce mot, n’offrant aucun sens rigoureux, doit être retranché des descriptions nosologiques.

ELIMINATION (Algèbre). — Nous indiquons à l’article Equations comment on s’y prend pour résoudre un certain nombre d’équations du premier degré contenant un égal nombre d’inconnues. Pour cela, on élimine successivement toutes les inconnues, moins une, ce qui conduit à une équation ne contenant plus que cetteseule inconnue. Il n’existe alors qu’un seul système de valeurs satisfaisant aux équations. Si les équations sont d’un degré supérieur au premier, il y a généralement plusieurs systèmes propres à satisfaire aux équations proposées ; le but de l’élimination est de trouver tous ces systèmes. La marche à suivre consiste encore à déduire des équations données une équation qui ne renferme plus qu’une inconnue, et qu’on appelle Véquation finale. On démontre que le degré de cette équation finale est au plus égal au produit des degrés des équations proposées. Si l’on a deux équations du second degré, l’équation finale est généralement du quatrième degré, ce qui indique l’existence de quatre solutions.

En voici un exemple. Soient les deux équations

24 «2 + 20 æy -f b î/2 84 = 0 (1)

On remarque d’abord qu’à l’une de ces équations on peut toujours, substituer une de leurs combinaisons ; par exemple, on éliminera ce qui donne 8 Oxy 4- 65^^ — 420=0;

d’où

Cette valeur étant portée dans l’équation (2), il vient pour équation finale en y,

Cette dernière fait connaître quatre valeurs de y qui, mises successivement flans (3), fourniront les quatre valeurs correspondantes de x. Ici l’équation (4) se résout facilement, car elle est bicarrée et a pour racines

il en résulte pour x les valeurs

Ces quatre systèmes de valeurs satisfont seuls aux équations proposées.

On opérera de la même manière toutes les fois que l’on saura résoudre l’une des équations par rapport à une inconnue, car il sera facile alors d’éliminer cette inconnue. Lorsque cette résolution n’est pas possible, on emploie un procédé connu sous le nom de méthode du plus grand commun diviseur. En voici le principe : Si, pour une valeur donnée à x, deux équations acquièrent un commun diviseur en y, cette valeur de x appartient à l’un des systèmes de solutions communes aux deux équations (voyez les Traités d'algèbre, oi l’article équations NUMÉRIQUES [Résoluüon des]). E. R.

F.LIXIR (Matière médicale). — Ce mot vient-il, comme le pensent quelques-uns, du verbe grec alexein, aoriste moyen êlexamên, conjurer un mal, ou du latin eligere, choisir? On appelle ainsi certaines teintures alcooliques ou éthérées, plus ou moins composées et chargées de principes végétaux et même minéraux, qui jouissent de propriétés très-différentes. Ensuite, par un abus de mots, on a donné le même nom à des préparations qui ne contiennent ni alcool ni éther. Voici quelques-uns des élixirs qu’on emploie le plus souvent :

1® E . antiasthmatique, de Boèrhaave ; c’est un alcoolat d’anis, de camphre, d’iris, de racine d’asaret, de calarnus aromaticus, de réglisse, d’aunée. Son nom indique son usage (25 à 30 gouttes dans du thé).

ELL

ELL

2® E.anligoulteux^de FîY/ei'i'.?; préparé avec quinquina, fleurs decoqiicJicot, sassafras, digérés pendant quinze jours dans le rhum ; on ajoute de la résine de gaïac et du sirop de salsepareille. Une ou deux cuille- rées par jour.

3“ E. américains ow deCourcelles ; racines d’année, de canne à sucre, d’aristoloche, de canne de Provence, fleurs de millepertuis et de sureau, feuilles d’avocatier, de croton balsamiferum, baies de genévrier, feuilles et fleurs d’oranger, fleurs de tilleul, feuilles de romarin, racine d’asaret, opium, le tout digéré dans de l’alcool. Administré contre la chlorose, l’anémie ; vanté aussi comme antilaiteux; mais ici il doit être employé avec réserve (voyez Anti-laiteux).

4“ J?. anti-odo7iialgique ;mec le bois de gaïac, la racine de pyrèthre, muscade, girofle, macérés dans l’alcool pendant six jours; on passe, et on ajoute des huiles de romarin et de bergamotte. Une cuillerée à café dans un verre d’eau pour se rincer la bouche.

5“ E. de^Garus; c’est une teinture alcoolique de myrrhe, d’aloès, de cannelle, de muscade, à laquelle on ajoute un sirop, et que l’on colore avec du caramel. Il sert quelquefois de liqueur de table.

G® E. de longue vie ; il est composé d’aloès succotrin, de racine de gentiane, de rhubarbe, de zédoaire, d’agaric blanc, de safran, de thériaque et de sucre pulvérisé qu’on fait digérer dans l’alcool pendant plusieurs jours; employé comme stomachique et légèrement purgatif.

VE .viscéral d’Hoffmann; c’est une infusion d’absinthe, de chardon bénit, de petite centaurée, de gentiane, d’écorce d’orange dans du vin de Hongrie ou de Malaga. Il est amer et stomachique, à la dose de 4 à S grammes,

Les bornes qui nous sont imposées nous obligent à citer seulement les suivants :£■. antipestilentiel, \de Spina ; E. antiscrofuleux, de Peyrilhe ; E. antiseptique, d’Huxham ; E. antiseptvjue, de Ghaussier ; E. fétide ; E. stomachique, de Stoughton ; E. de pt^opidété, de Paracelse; E. vitriolique, de Mynsicht, etc. F — N.

ELONGATION (Astronomie). — C’est la distance angulaire d’une planète au soleil, vue de la terre. Pour les planètes inférieures, il y a une élongation maxima tandis que pour la lune et les autres planètes l’élongation peut atteindre 180®. La plus grande élongation de Vénus varie de 45® à 48®; celle de Mercure de 18<> à 28®, à cause de la grande ellipticité de son orbite. Mercure n’étant jamais distant du soleil de plus de 28°, on comprend pourquoi il est si rarement visible à Tœil nu, et se perd d’ordinaire dans les rayons du soleil.

ELLÉBORE ou Hellébore (Botanique) , Helleborus, Lin.; du grec é/eïîî, faire périr, et bora, aliment meurtrier. — Genre de plantes Dicotylédones dialypétales hypogynes, de la famille des Renonçai acées, type de la tribu des Helléborées. Les ellébores, dont on cultive environ une dizaine d’espèces, sont des herbes vivaces. La plus remarquable est VE. à fleurs roses ou E. noir (H, niger, Lin.), appelé aussi Rose de Noël, par, ce qu’il fleurit vers la fin de décembre. Ses feuilles sont toutes radicales, longuement pétiolées, coriaces, à 8-0 segments. Ses fleurs, ordinairement solitaires à l’extrémité d’une hampe qui n’atteint guère plus de 0"*,30, sont larges et très-ouvertes. Elles produisent d’autant plus d’effet qu’elles s’épanouissent à une époque où les floraisons sont très-rares. On trouve aux environs de Paris, VE. fétide {H. fœtidus, Lin.) ou Pied de gidffon, ainsi nommé à cause de la forme de ses feuilles, et qui fleurit dans les lieux pierreux aux premiers jours du printemps ; sa tige est glabre, simple inférieurement, rameuse dans la partie supérieure, ses feuilles pétiolées, d’un vert sombre, sont partagées en huit ou dix digitations 'allongées, aiguës, lancéolées, d’un vert blanchâtre. Ses fleurs verdâtres, un peu bordées de rouge, sont pédonculées, penchées et disposées plusieurs ensemble en une sorte de panicule. Elle croît naturellement en France, en Allemagne, en Angleterre. L’i?. à fleurs vertes {H. viridis. Lin.), fleurit nu printemps dans les lieux ombragés. Sa hampe a 2-5 fleurs, et des bractées découpées, palmées. Toute la plante exhale une odeur repoussante, et ses propriétés vénéneuses sont parfois fatales aux bestiaux. Le suc de cet ellébore est très-corrosif et brûle la peau. Caractères du genre : calice à 5 sépales; 8-10 pétales tubulés ou en cornet, plus courts que le calice ; 30 à 60 étamines; 3-10 ovaires; 3 à 5 capsules ovales-oblongues contenant plusieurs graines arrondies.

L’ellébore a été renommé chez les anciens pour ses propriétés curatives, et particulièrement dans les maladies nerveuses. Sous ce nom, d’ailleurs, les médocins grecs et romains employaient diverses plantes,

mais surtout 1’^. dV Orient, qui croissait sur les montagnes de Delphes, sur l’Olympe, l’Athos et en Asie Mineure, Cette espèce fournit un purgatif violent. Dans nos contrées, VE. noir, dont les racines nous viennent de TAuvergne et de la Suisse, a remplacé l’espèce d’Orient comme purgatif et diurétique très-actif, d’une saveur âcre et brûlante à l’état frais ; avec le temps, toutes ces propriétés disparaissent complètement. On substitue fort bien à VE. noir, VE. fétide ou Pied de griffon. On administrait ces racines en poudre, en infusion, en teinture, contre les paralysies, les hydropisies atoniques, la chorée, les affections mentales : on ne les emploie presque plus aujourd’hui, et l’on doit peut-être le regretter.

Suivant les fictions poétiques des Grecs, Mélampe, devin et surtout célèbre médecin, guérit les filles du roi Prœtus devenues folles, en leur faisant boire du lait de chèvres qui avaient mangé de l’ellébore, ou plutôt en leur administrant lui-même cette plante. Cette histoire, racontée avec des circonstances un peu différentes par Dioscoride, Hérodote, Pausanias, Pline et une foule d’autres auteurs, témoigne de la grande réputation dont jouissait dans l’antiquité ce médicament. Mais quelle était l’espèce dont se servaient les anciens? C’est une question qui a été beaucoup agitée; il paraît en somme qu’ils distinguaient deux espèces bien différentes : 1° VE. blanc qui est le veratrum album de Lin. de la famille des Mélanthacées (voyez Vératre) ; 2» et celui qu’ils appelaient E. noir, et qui, d’après les travaux de Tournefort, est VE. oriental {E. orientalis niger amplissimo folio, Tourn.). En visitant les contrées oû croissait 1’.^. noir des anciens, c’est-à-dire Anticyre, la Béotie, l’Eubée, le mont Hélicon, etc., l'illustre botaniste n’y a trouvé que cette espèce, d’où il conclut que c’est l’É. des anciens. L’usage de ce médicament était précédé et accompagné d’une série de procédés et de pratiques qui faisaient de son emploi une des parties les plus essentielles de la thérapeutique des anciens. (Voir l’exposé de ces différentes pratiques à l’article Elléborisme du grand Dictionnaire des sciences médicales.) On y lit : « Sans rien décider sur l’importance et la sagesse des opérations qui précédaient l’administration de ce remède, on ne peut s’empêcher de faire remarquer qu’ils étaient trop bons observateurs, et que nos théories sont trop incertaines, pour qu’il soit permis de condamner sans examen, dans leur conduite, les choses môme qui nous semblent inutiles ou ridicules. » Les anciens employaient l’ellébore particulièrement contre toutes les maladies connues aujourd’hui sous le nom de névroses des fonctions cérébrales, telles que l’épilepsie, l’hypochondrie, et surtout les différentes formes de la manie ; aussi sa réputation est elle devenue proverbiale depuis l’antiquité. Horace conseille de donner aux avares une très-grande quantité d’ellébore {{multo maxima pars ellebori)-, ailleurs il dit d’un homme qui avait le cerveau malade, qu’il faut l’envoyer à Anticyre {naviget Anticyras). Enfin notre immortel fabuliste fait dire par le lièvre à la tortue qu’il traite de folle ;

Ma commère, il vous faut purger

Avec quatre graius d’ellébore.

L’action purgative était, en effet, celle qui se manifestait tout d’abord ; mais les anciens ne s’arrêtaient pas à cette seule idée. Pour eux il y avait dans ce moyen thérapeutique une action générale sur l’ensemble de l’organisme, les secousses violentes, les effets variés qui accompagnaient ou suivaient son usage, autorisaient cette idée. Du reste on le proscrivait dans les circonstances où il y avait trop d’excitation ou trop d’affaiblissement. Hippocrate défendait de l’administrer à ceux qui crachent du sang, à ceux qui sont débiles et lymphatiques, à ceux qui ont la vue faible, etc. , ou à ceux qui ont une forte sauté.

Ellébore blanc (Botanique). — Nom vulgaire d’une espèce de Vérâh'c, le VaraHe. G — s et F — n.

ELLÉBORÉES ou Helléborées (Botanique'. — Tribu de plantes de la famille des Renonculacées . Caractérisée par : sépales pétaloïdes, à préfloraison imbriquée; pétales nuis ou irréguliers ; follicules ou capsules à plusieurs loges contenant de nombreuses graines. Genres principaux : Ellébore {Helleborus, Adans.); Prolle {Trollius. Lin.); Nigelle {Nigella, Tourn.) ; Ancolief (Aquilegia, Tourti.) ; Pied d'alouette ou Dauphinelle {Delphinium, Tourn.); Aconit {Aconitum, Tourn.); Populage {Caltha, Lin.).

ELLÉBORINEou Helléeqrine (Botanique), à cause de

ELL

ELL

l’analogie des feuilles avec celles du Vérâtre, Varaire ou Ellébore blanc. — Nom- vulgaire d’un genre de plantes Monocohjlédones apérispermées de la famille des Orchidées^ tribu des Ophi'ydées^ nommé Serapias par Linné, et dont plusieurs espèces font partie aujourd’hui du genre Epipaclis de L. G. Richard (voyez Epipactide). VE. en cœur (S. cordigera, Lin.) est une plante tuberculeuse, à feuilles oblongues, lancéolées. Fleurs en épi au nombre de 4-5 grandes, labelle du périanthe d’un rouge lie de vin. Prés humides de l’ouest et du midi de la- France.

ELLIPSE (Géométrie). — L’ellipse est une courbe plane, telle que la somme des distances de chacun de ses points à deux points fixes est constante ; ces deux points fixes s’appellent foyers. Si l’on y attache les extrémités d’un fil, puis si l’on tend le fil à l’aide d’un crayon que l’on fait mouvoir en maintenant toujours la tension; la somme des distances MF et MF' [fig. 906) restera égale à la longueur du fil, par conséquent le crayon M décrira une ellipse. C’est ainsi que les jardiniers tracent cette courbe à laquelle on donne quelquefois le nom à' ovale des jardiniers.

Au lieu de décrire l’ellipse d’un mouvement continu, on peut la construire par points. Pour cela, à partir du

milieu O de FF', on portera de chaque côté deux distances OA, OA', égales à la moitié de la ligne donnée ou de la longueur du fil ; A et A' seront les sommets de la courbe.

Marquons un point quelconque G entre F et F', et de F comme centre avec GA pour rayon, puis de F' avec GA' pour rayon, décrivons des arcs de cercle, ils se couperont en un point M de l’ellipse. Ces arcs se coupent aussi en dessous de AA', ce qui donne un second point symétrique premier. Enfin, on peut échanger les rayons GA, CA', ce qui donnera un point à gauche de BB'. La courbe est donc symétrique par rapport aux axes AA', BB'. AA' est le grand axe., BB' le petit axe, O le centre.

Le point B étant également éloigné de F et F', sa distance aux foyers est la moitié de AA', ou le demi-grand axe. Représentant OA par a, OB par 6, OF par e, nous aurons a^ — b’^-^-c^. De là un moyen de trouver les foyers d’une ellipse lorsqu’on connaît ses axes.

Si, tt restant le même, c augmente, il faut que b diminue ; l’ellipse sera donc d’autant plus allongée que les foyers seront plus voisins des sommets. Au contraire, en rapprochant les foyers du centre, l’ellipse devient de moins en moins allongée. Enfin pour c = 0, a=b, et l’on a un cercle : le cercle peut donc être considéré comme une ellipse où les deux foyers sont réunis au centre.

Les droites FM, F' M sont les rayons vecteurséox pointM. Pour tout point de l’ellipse, la somme des rayons vecteurs est égale au grand axe 2a. Pour un point extérieur, cette somme est plus grande que 2a; pour un point intérieur, elle est moindre.

On conclut de là les propriétés de la tangente à l’ellipse, La tangente en un point M d’une ellipse (fig. 907)

divise en deux parties égales l’angle FMH formé pac l’un des rayons vecteurs et le prolongement de l’autre.

On peut prouver, en effet, q ue cette bissectrice n’a q ue le point M commun avec Tel lipse . Abaissons du foyer sur cette droite une perpendiculaire FJ, et prolon-

Fig. 907. — Tangente à l’ellipse. geons-la jusqu’à la ren-

contre de F'M, nous aurons MF = MH, et aussi, pour tout point N de la bissectrice NF = NH. Or IS’F' -h NH > MF' + MH ; donc NF' -f INF > MF' -h MF, ou >2a; ce qui prouve que le point N est extérieur.

De ce théorème se déduit aisément celui-ci : La normale divise en deux parties égales l’angle des rayons vecieurs. Et encore celui-ci : Le lieu des pieds des perpendiculaires abaissées du foyer d’une ellipse sur ses tangentes est un cercle de même centre et de rayon a

Si par un point M donné sur l’ellipse on veut lui mener une tangente, on mènera les deux rayons vecteurs on prolongera l’un d’eux d’une longueur MH égale à

l’autre, et, joignant FH, on abaissera de M sur cette droite une perpendiculaire qui sera la tangente demandée, puisqu’elle divisera en deux parties égales l’angle FMH.

Pour mener la tangente par un point N donné hors de la courbe, il faut préalablement trouver le point do contact M. Or, si de N comme centre avec INF comme rayon, on décrit un arc de cercle, il ira passer par H. De plus, ce point H est à une distance 2a de F'. On décrira donc de F', comme centre avec le grand axe pour rayon, un arc de cercle qui coupera le précédent en H. Ge point déterminé, il suffit de le joindre à F' pour avoir le point de contact. Si l’ellipse n’était pas tracée, on joindrait HF, et du point N on abaisserait une perpendiculaire sur cette droite. Les deux arcs de cercle qui déterminent H se couperont en deux points; il en résulte deux solutions, c’est-à-dire deux tangentes, ainsi qu’on pouvait le prévoir.

Ces diverses propriétés de l’ellipse peuvent s’établir par la géométrie analytique ; mais il faut d’abord avoir son équation. Cherchons donc le lieu géométrique des points dont la somme des distances à deirx points fixes est constante. Prenons pour axe des x, la droite qui joint les deux points fixes F et F' {fig. 908), pour axe des y la perpendiculaire élevée sur le milieu de FF'. Appelons 2c la distance FF', qui est nécessairement moindre que 2a.

M étant un point du lieu cherché, x gX, y ses coordonnées, on a :

F'M FM = 2 a

F'M^ = -P [c -f æ)2, FM2 — — x'fi.

Retranchant membre à membre, il vient Fm2— FM2=4cæ,

et divisant par la première égalité

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