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ÉLY

Fig. 908. — Cordes supplémentaires de Vellipse.

conclut de là que deux cordes supplémentaires sont toujours parallèles à un système de diamètres conjugués. De là un moyen très-simple de trouver le conjugué d’un

diamètre donné, de construire un système de diamètres conjugués faisant entre eux un angle donné, et aussi de mener une tangente par un point pris sur l’ellipse; car la tangente peut être considérée comme la limite des cordes qui lui sont parallèles. Elle est donc parallèle au conjugué du diamètre qui passe par le point de contact.

Voici d’autres théorèmes importants dont nous ne pouvons donner ici que l’énoncé : deux tangentes à une ellipse se coupent sur le diamètre qui divise en deux parties égales la corde menée par les points de contact.

Si plusieurs angles circonscrits à une même ellipse ont leurs sommets sur une même droite, leurs cordes de contact se couperont en un même point sur le conjugué du diamètre parallèle à cette droite. Ce point est appelé le pôle de la droite qui est dite elle-même la polaire du point. Ces propositions ont lieu pour le cercle qui n’est qu’un cas particulier de l’ellipse.

L’ellipse est une des courbes dont les applications sont

les plus fréquentes. Elle joue surtout un grand rôle en astronomie, les orbites des planètes étant, comme on sait, des ellipses dont le soleil occupe un des foyers. Il convient alors de rapporter la courbe à des coordonnées polaires, c’est-à-dire de déterminer un point par sa distance r au foyer, et par V angle 6 que ce rayon vecteur fait avec le grand axe Yx. Or, quand l’ellipse est rapportée à son centre et à ses axes, on a vu que le rayon vecteur

FM = a — , c étant la distance focale égale à

v/«2 — Mais alors

FM = r et OP = a;=:c -f- r cos

Substituant, on trouvera, réduction faite,

a c cos ô

Remplaçons aP- — par , posons le demi-paramètre

—=ü, et l’excentricité -=e, nous aurons a a ’

J-becosô

C’est l’équation polaire de l’ellipse; elle montre que p est

l’ordonnée du foyer. L’excentricité e=

est une quantité essentiellement positive et plus petite que l’unité. Elle tend vers l’unité, si a croît indéfiniment, c’est-à-dire si l’ellipse dégénère en une parabole (voyez Sections coniques). E. R.

ellipsoïde. — Voyez Surfaces.

ELMIS (Zoologie), Latr. — Sous-genre ôêlnsectes, de l’ordre des Coléoptères, section des Pentamères, famille des C/at7Cor«e5,tribudes Macrodactyles, faisant partie du grand genre Dryops, d’Olivier, dont les caractères sont ; antennes filiformes de 1 1 articles ; pattes et tarses longs; élytres semblant soudées, mais cachant des ailes. Ces insectes se fixent fortement sous les pierres, dans les courants d’eau vive, ou sous les feuilles de nénuphar ; l’espèce la plus connue est canaliculê des environs de Paris. Nous citerons aussi l’Ê', de Maugé {E. Maugetli, Latr.), plus petit, noirâtre en dessus, cendré en dessous; des environs de Fontainebleau.

ELOpiTES (Zoologie), du grec elôdês, de marais. — Duméril et Bibron ont établi sous ce nom une famille de Tortues, qui répond au genre des Tortues d’eau douce, de Cuvier, Emydes de Al. Brongniart.

ELOPE (Zoologie), Elops, Lin., du grec ellops, nom d’un poisson inconnu. — Genre de Poissons, de l’ordre des Malacopférygiens abdominaux, famille des Clupes. Ils ont la forme générale et la disposition des nageoires

que l’on trouve chez les harengs, avec une épine plate au bord supérieur et au bord inférieur de la nageoire caudale ; la bouche peu fendue et une trentaine de rayons à la membrane des ouïes. Leur couleur est d’un beau gris argenté. On n’en connaît que deux espèces qui habitent les deux hémisphères. Quoique pleine d’arêtes, leur chair est recherchée et donne un très-bon bouillon. UE. lézard {E. sauras, Lin.) a la tête longue et dépourvue d’écailles; le corps nuancé de bleu et d’argent, avec des teintes rouges sur les .nageoires, la tête souvent comme dorée. Il est des mers de la Caroline.

ELYME (Botanique), Elymus, Lin.; elumos était le nom que les Grecs donnaient à une espèce de panic. — Genre de plantes Monocotylédones périspermées de la famille des Graminées, tribu ÔQ^Hordéacées. Caractères : épillets à 2-7 fleurs; gl urnes herbacées inégales; glumelle inférieure concave, souvent terminée par une arête; glumelle supérieure bicarinée ; caryopse sillonné sur sa face interne. Parmi les espèces de ce genre dont plusieurs ont été réparties entre les genres voisins, la plus importante est VE. des sables, nommée vulgaire-

Fig. 910. — Êlyme des sables, ou gourbet.

ment Gourbet {E. arenarius. Lin.). C’est une plante qui peut s’élever jusqu’à 1“,50. Ses feuilles sont piquantes. Sa tige, traçante et stolonifère, ses racines rampantes très- nombreuses et très-longues sont précieuses pour la fixation des sables mouvants. Elle est commune sur les côtes maritimes de l’Europe.

ELYTRES (Zoologie), Elytrum, du grec elytron, en veloppe, étui ; on les désigne quelquefois sous ce dernier nom. — Ce sont des enveloppes qui recouvrent les ailes des insectes plus particulièrement compris dans l’ordre des Coléoptères. On sait que beaucoup d’insectes, tels

EMB

ÉMA

que les hannetons, les cantharides, ont, au lieu des deux ailes supérieures ou antérieures, deux espèces d’écailles plus ou moins épaisses, plus ou moins solides, opaques, qui s'ouvrent et se ferment, et sous lesquelles les ailes se replient transversalement dans le repos; ce sont les élytres. Il y a d’autres insectes dans lesquels l’extrémité de ces écailles est membraneuse, comme les ailes; on les nomme alors demi-étuis ou hémélytres. Ces organes ne servent pas seulement à recouvrir et à protéger les ailes, ils ont encore pour but de garantir le corps de l’insecte qui, ordinairement, est mou à sa partie supérieure. Les élytres présentent de très-grandes différences dans leurs formes, leur contexture, leurs proportions, leur consistance, leurs surfaces, dans leurs bords et leurs extrémités ; différences qui ont fourni aux entomologistes un grand nombre de bons caractères propres à classer et à faire distinguer les insectes de cet ordre.

EMACIATION (Physiologie). — Nom par lequel on désigne un état général de grande maigreur, surtout lorsqu’il est survenu à la suite d’un amaigrissement progrèssif et plus ou moins lent. Il est aussi employé quelquefois pour indiquer la maigreur partielle d’un membre que l’on désigne encore plus particulièrement sous lo nom à'atrophie.

EMARGINÉ (Botanique). — Cette épithète, employée quelquefois en zoologie et plus particulièrement en botanique, s’applique aux organes qui présentent une échancrure peu prolonde et arrondie; ainsi les feuilles du buis, les pétales du géranium sanguin, etc., sont émarginés,

EMARGINÜLE (Zoologie), Èmarginula, Lamk. — Genre à.Q Mollusques de la classe des Gfl^fero/)oc/e^, ordre des Scuti br anches ; démembré des Patelles (de Lin.) ; corps ovale, conique; pied ovalaire, épais, dont le pourtour est garni d’une rangée de filets ; tête grosse, allongée, garnie de deux grands tentacules coniques; à la base externe de ces tentacules sont les yeux portés sur un pédicule court. La coquille conique, à sommet bien distinct et incliné en arrière, recouvre la partie médiane de l’animal ; elle est blanche et diaphane, ornée de stries et de côtes, fendue à son bord antérieur pour laisser communiquer au dehors la cavité branchiale qui est située au-dessus et en arrière de la tête. Ces mollusques, généralement de petite taille (0“,0ll à 0“,00G), vivent dans les endroits peu profonds, dans les fissures des rochers. On en connaît un assez grand nombre d’espèces vivantes, que l’on rencontre à peu près dans toutes les mers. L’É. conique {E. conica, Lamk.; Patella fissura. Lin.), est une petite coquille de 0“,0/0 à 0“,012, que l’on trouve dans les mers du Nord et môme dans la Méditerranée. — Les terrains de l’époque tertiaire renferment un assez grand nombre d’espèces fossiles de ce genre ; on en rencontre aussi dans les terrains secondaires depuis l’époque salifère.

EMAIL (Technologie). — On appelle émail une espèce de verre plus ou moins fusible, blanc ou coloré par des oxydes métalliques en suspension dans la masse vitreuse.

Dans l’industrie, on applique généralement ce nom à toute matière vitreuse, rendue opaque par certains oxydes métalliques, tels que l’acide stannique, l’acide arsénieux, le phosphate de chaux, l’antimoniate de soude. On le donne aussi, soit aux matières vitreuses, transparentes ou opaques, applicables sur métaux, soit aux couleurs dont on décore les porcelaines et môme les faïences communes, soit aux matières vitreuses, opaques ou transparentes, qui servent de glaçures aux poteries, soit même à toute pièce métallique recouverte d’émaux.

En général, l’émail est formé par un verre très-fusible, afin que la température employée pour le fondre ne soit pas assez élevée pour volatiliser le corps qui doit le rendre opaque. Le mélange des matières doit être aussi parfait que possible : un des caractères des émaux est l’homogénéité.

Le plus simple des émaux, et qui sert de base à la préparation de tous les autres, s’obtient en chauffant à l’air un mélange de 16 parties d’étain et de 100 parties de plomb. La surface se recouvre d’une poudre de stannate d’oxyde de plomb qui est purifié par des lavages, et qu’on appelle calcine. On mêle ensuite 200 parties de cette calcine avec 100 parties de sable très-pur, et 80 parties de carbonate de potasse ; ou chauffe ce mélange de manière à lui faire éprouver un commencement de fusion, et la fritte ainsi obtenue sert de base à tous les émaux. C’est un silicate multiple de potasse, de plomb et d’étain.

Dans les émaux colorés, la matière colorante est toujours en très-petite quantité par rapport à la masse vitreuse.

On colore l’émail en bleu avec de l’oxyde de cobalt; en vert, soit avec de l’oxyde de chrome, soit avec du bioxyde de cuivre pur ou mélangé d’un peu d’oxyde de fer; en jaune, avec un mélange de 1 partie d’oxyde d’antimoine, 1 à 3 de carbonate de plomb, 1 d’alun et 1 de sel ammoniac ; en violet, avec du peroxyde de manganèse; en noir, avec un mélange de peroxyde de manganèse et d’oxyde de fer ; en rouge, soit avec le pourpre de Cassius, soit avec le chlorure d’or, soit avec de l’oxydule de cuivre.

Emaillage. — C’est l’art de recouvrir les métaux de couleurs ou de peintures rendues brillantes et inaltérables par la chaleur qui les fait adhérer fortement. On appelle métal émaillé (fer, fonte, or, argent ou cuivre), tout métal recouvert d’une couche de cristal, incolore ou coloré. Tantôt le métal apparaît à travers la couche d’un émail transparent, soit avec sa couleur propre, soit avec des tons modifiés par la couleur de l’émail. Tantôt le métal disparaît entièrement sous la couche d’un émail opaque, blanc ou coloré.

On appelle paillons, des métaux recouverts d’un émail opaque sur lequel on applique, par places, des ornements en métal brillant, or ou argent, recouverts à leur tour de cristal transparent, incolore ou coloré.

On appelle peinture sur émail sous-fondant des peintures appliquées sur un fond blanc opaque, et dont on rend le glacé complet en le recouvrant d’un cristal transparent, appelé fondant.

On appelle peinture sur émail, sans fondant, les métaux émaillés chargés de peintures obtenues par un mélange de matière colorante et de fondant.

Les fondants sont ordinairement composés de sable, de minium, de carbonate de soude, dans des proportions différentes. Ainsi, dans l’émaillage sur fer, on peut mettvfî immédiatement en contact avec la tôle un fondant composé de 48 de sable, 30 de minium, 30 de carbonate de soude, et 10 d’acide borique cristallisé. Les dosages qui fournissent les nuances employées dans l’émaillage sont variés. Ainsi, pour obtenir des bleus violacés, on fait fondre ensemble du minium, du sable, du carbonate de potasse, de l’oxyde de cobalt, ou bien de l’oxyde de cobalt avec du peroxyde de manganèse.

Les émaux, opaques ou transparents, sont broyés dans un mortier d’agate, à l’état humide, en frappant sur le pilon avec un maillet de bois pour briser et non pour écraser. La poussière ne doit pas être trop fine. On lave à l’eau pour la purifier. On décape la pièce à émailler en la faisant bouillir avec du carbonate de potasse et en la frottant avec des cendres chaudes, puis on lave, d’abord avec de l’acide sulfurique étendu et ensuite avec de l’eau pure. On l’essuie et on la dessèche promptement en la plongeant dans de la sciure de bois.

Pour étendre l’émail broyé et imbibé d’eau, on se sert d’une petite spatule; on le ressuie en y appliquant sur un point une étoffe de toile peu serrée qui absorbe le liquide. On régularise la couche d’émail avec la partie plane de la spatule, on laisse sécher à l’air libre, et on porte la pièce dans le moufle pour la faire cuire; mais ce premier travail ne suffit pas, parce que les grains du verre laissent des vides qu’il faut remplir, des épaisseurs qu’il faut polir. On applique de la môme manière une seconde couche d’émail qui régularise la surface. Une pièce n’est bien travaillée que lorsqu’elle ne présente ni fentes, ni bouillons; on fait sauter les grains, on polit les rugosités, on crève les bouillons, on fouille les crevasses, on rebouche les cavités avec de l’émail en poudre, que Ton cuit de nouveau pour le souder avec les parties voisines.

Quant à la peinture, on porphyrise les émaux colorés, aussi fin que possible, avec de Thuile de lavande, sur une table en porphyre, avec une molette, on laisse sécher la pâte jusqu’à ce qu’elle ait la consistance convenable. Quand elle est appliquée, on fait sécher les pièces à Tétuve, puis on. les passe dans le moufle pour fixer les couleurs et les vitrifier.

C’est au jugé que Témailleur quitte le feu. Il faut à l’ouvrier un coup d’œil exercé, surtout lorsque les émaux ne glacent pas tous en môme temps. L.

EMBARRAS gastrique, — intestinal (Médecine). — On entend par ce nom un amas plus ou moins considérable de matières saburrales qui s’accumulent dans quelques points du canal digestif, soit l’estomac, soit l’intestin; dans le premier cas, la maladie prend le nom à' embarras gastrique j dans le second, celui à'' embarras intestinal.

V embarras est caractérisé par un goût amer,

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