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un enduit blanc ou jaunâtre delà langue, perte de l’appétit, nausées, quelquefois vomissements de matières jaunes, verdâtres, amères ; il y a le plus souvent sensibilité à l’épigastre, mouvement fébrile, céphalalgie, soif, quelquefois délire, et tout le cortège des maladies graves. Les excès de table, les affections morales tristes favorisent le développement de cette maladie, qui peut présenter les nuances les plus diverses depuis la plus légère jusqu’à la plus grave. En admettant, avec un certain nombre de médecins, comme un fait démontré, l’existence de ces saburres dans l’estomac,%il resterait à déterminer si elles sont cause ou effet; ces appréciations ont une grande importance au point de vue du traitement, qui devra toujours être dirigé clans le sens des symptômes ; de sorte que s’il y a douleur à l’épigastre, chaleur, fièvre, soif, on devra avoir recours plutôt aux antiphlogistiques, saignées, bains, cataplasmes, boissons adoucissantes, diète. Si, au contraire, il y a absence de ces signes, mais bouche pâteuse, langue molle, couverte d’un enduit plus ou moins épais, on se trouvera bien des évacuants ; c’est au médecin sage et éclairé de juger, d’après les différences que nous venons de signaler, dans quel cas l’un ou l’autre de ces modes de traitement devra être employé. Du reste, cette affection se confond souvent avec l’embarras intestinal dont nous allons dire deux mots.
Embarras intestinal. — Aux symptômes généraux de l’embarras gastrique viennent se joindre des coliques, des borborygmes, tension de l’abdomen, sensibilité vive à la pression, constipation ou diarrhée de matières jaunes, verdâtres, quelquefois sentiment de lassitude dans les membres, dans les lombes, etc. Nous répéterons ici ce que nous avons dit de l’embarras gastrique ; ces symptômes, du l’este, indiqués par Pinel, ne sont pas autres que ceux d’une irritation de la muqueuse intestinale, et c’est cette dfernière considération qui doit guider le médecin dans le traitement de la maladie, pour lequel nous renverrons à ce qui a été dit plus haut. Voyez aussi Gastrite, Entérite. % F — n.
EMBARRURE (Chirurgie). — On appelle ainsi une disposition particulière des esquilles, dans les fractures des os plats surtout, telle, qu’elles restent enfoncées ou retenues par leurs extrémités sous l’os fracturé, comme cela s’observe dans certaines fractures des os du crâne. On doit procéder à leur extraction le plus tôt possible, avant que les accidents inflammatoires se soient développés ; cette opération nécessite quelquefois des incisions, des débridements et môme l’application du trépan.
Embarrüre (Vétérinaire). — On se sert souvent, pour séparer les chevaux à l’écurie, d’une traverse en bois, mobile et suspendue avec des cordes ; il arrive quelquefois qu’ils se blessent aux jambes contre ces barres-, on a donné à ces blessures le nom vulgaire d' embarrüre ; elles n’ofirent du reste rien de particulier, présentent les mômes caractères et exigent le même traitement que celles qui sont connues sous le nom d'enchevêtrures (voyez ce mot).
EMBERIZA (Zoologie). — Nom donné par Linné au genre d' Oiseaux nommé Bruant.
EMBÉRIZOIDES (Zoologie), Emberizo'ides., Temm. — Genre d'Oiseaux de l’ordre des Passereaux., voisin des Bruants et des Tangaras, établi par Temminck pour le Chipiu oreillon blanc de d’Azzara et le Fringilla macroura de Latham. Ce sont des oiseaux de l’Amérique méridionale, à bec court, comprimé, à bords sinueux et à arête recourbée. Leurs ailes sont courtes et arrondies : « ils paraissent être, dit Cuvier, des bruants à queue longue et étagée, et dont le bec se rapproche un peu de celui des moineaux. » UOreilton blanc {E. mclanotis, Tem.) est un oiseau de 0“,13 à 0“,14 de longueur ; il vit au Paraguay, dans les plaines, au milieu des hautes herbes, où il court avec rapidité en cherchant les insectes et les graines dont il fait sa nourriture. Son nom est dù à une ligne blanche qui va de chaque narine à l’occiput et t ranche vivement sur la couleur noire desa tête . L’E. longibaude (E. marginal is /Temm, Fringilla mnc? OM?’«,Lath.), long de 0“,18, est brun tacheté de noir et de blanc.
EMllAUMEMENT (Médecine). — Le respect pour les morts est universel; et si l’on consulte l’histoire des différents peuples, on reste convaincu que ce sentiment, dans son universalité, est primitif et naturel à liiomme.
A ce respect pour les morts se rattachent les embaumements.
Nous distinguerons dans cette étude deux sortes de procédés : les procédés anciens et les procédés modernes.
Procéde's anciens.— OdïQz les Grecs, qui n’embaumaient pas les corps, on avait imaginé de les brûler, et alors on recueillait religieusement les cendres ; mais toujours, dans ce cas, on pratiquait un embaumement temporaire pour les préserver de la corruption pendant le temps qui précédait la cérémonie.
A Rome, si le défunt, pendant sa vie, avait rempli des emplois publics, avant de procéder à ses funérailles, on l’exposait pendant sept jours vêtu de sa robe et baigné de liqueurs odorantes.
Mais, de tous les peuples anciens, il n’en est aucun chez lequel la coutume d’embaumer ait été plus commune que chez les Égyptiens. Leurs momies attestent une certaine perfection des sciences et des arts, et, chose admirable, leurs corps s’offrent encore à nous intacts et comme endormis à côté de leurs villes et de leurs symboles anéantis.
Les Égyptiens, qui se proposaient une conservation indéfinie du corps, y mettaient un soin extrême.
Leur procédé consistait à vider toutes les cavités, soit en dissolvant les viscères dans une liqueur caustique, soit, après en avoir opéré l’extraction, à les dépouiller de leur graisse et de leurs parties muqueuses par l’action prolongée du natrum. On lavait ensuite les corps avec soin et on les faisait sécher à l’air chaud, dans le sable ou dans une étuve. Pendant cette dessiccation les uns étaient vernis au dehors et remplis à l’intérieur de substances odorantes propres à éloigner les insectes ; les autres étaient plongés dans un bitume chaud et liquide qui les pénétrait de toutes parts. Enfin, des bandes multipliées,, enduites de gommes et de résines et appliquées avec art sur toutes les régions du corps, fermaient tout accès à l’air et à l’humidité.
Mais ce mode d’embaumement n’était pas le seul chez les Égyptiens, et les corps qu’ils nous offrent conservés sans aucune trace de mutilation, par l’influence seule des circonstances atmosphériques, nous permettent d’affirmer qu’ils ont pu pratiquer l’embaumement ou mieux la conservation des corps, bien des siècles avant le perfectionnement de leurs arts, et que les conditions hygrométriques et thermométriques de l’air et de la terre ont eu plus de part à la conservation de leurs momies que la recherche et l’efficacité de leurs procédés.
Les Guanches, chez lesquels l’embaumement était une coutume, employaient des procédés à peu près analogues à ceux des Égyptiens ; on a trouvé beaucoup de leurs momies dans les catacombes de Ténériffe, de l’ile de Fer, etc.
Parmi le peuple que Dieu s’était choisi, nous rencontrons les mômes usages, mais sanctifiés de plus par une législation divine. Nous lisons dans la Genèse qu’on employa quarante jours pour embaumer le corps de Jacob.
Notre-Seigneur ne devait séjourner que trois jours dans le tombeau ; et cependant, observateur scrupuleux des coutumes de Judée, il permit que son corps fût soumis à un embaumement temporaire.
Saint Marc dit, chap. xvi : « Le jour du sabbat étant passé, Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des parfums pour embaumer Jésus. »
Procédés modernes. — Dans les temps modernes, on a cherché à ramener dans nos mœurs la coutume des embaumements, mais au lieu d’hommes spéciaux, qui eussent eu tout intérêt à perfectionner leur art, ce furent ^ les médecins qui les pratiquèrent. \
Quel était le procédé employé dans ces occasions bien ' rares ? Le procédé égyptien mis à la portée de notre pays, | c’est-à-dire une boucherie épouvantable, qui n’avait môme . pas l’avantage de conserver; car, ainsi que je l’ai dit plus haut, la chaleur et la sécheresse étaient pour beau- > coup dans la conservation de,s momies.
On a beaucoup vanté la méthode de Ruysch et de Swam- f merdam. Est-il quelqu’un qui puisse décrire le procédé de ) ces anatomistes, ou qui seulement puisse affirmer avoir 1 vu de leurs préparations? ^ é
Au commencement de ce siècle, le célèbre Chaussier 1 indiqua le perchlorure de mercure comme un excellent | agent conservateur; on a aussi beaucoup parlé des bons J résultats obtenus avec les sels d’arsenic. *
Outre que ces composés ont l’inconvénient d’être des poisons violents, aux dangereuses atteintes desquels l’o- ; pérateur le plus prudent n’échappe pas toujours, il est inutile d’en discuter les propriétés plus ou moins conservatrices, attendu qu’une loi récente interdit l’emploi dans les embaumements de tout composé vénéneux.
Procédé Gannul. — Après neuf années d’expériences sur la conservation des cadavres, J. N. Gannal reconnut 1 que les sels d’alumine jouissaient au plus haut degré de j